RSS

Archives du 28 juin 2011

BRUXELLES – Grèce: l’Europe agite le chiffon rouge d’une faillite « immédiate »

BRUXELLES – Risque de faillite « immédiate » d’Athènes, mise en danger de l’euro et même de l’économie mondiale: l’Europe a pris des accents dramatiques mardi pour placer le Parlement grec face à ses responsabilités, avant un vote crucial sur un impopulaire plan d’austérité.

L’adoption du plan d’austérité est « le seul moyen d’éviter un défaut (de paiement) immédiat » de la Grèce et « il n’y a pas de plan B », a prévenu le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

La crise grecque « menace de déstabiliser d’autres économies de la zone euro et même le bon fonctionnement de l’union monétaire européenne, avec des effets sérieux pour les perspectives de croissance dans de grandes parties de l’Europe et au-delà », a insisté le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia.

« Les heures qui viennent seront décisives, capitales non seulement pour le peuple grec, mais aussi pour la zone euro et même pour la stabilité de l’économie mondiale », a enfin renchéri le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy.

Le Parlement grec vote cette semaine sur un programme très impopulaire prévoyant 28,4 milliards d’euros d’économies d’ici 2015 et des privatisations censées rapporter 50 milliards d’euros supplémentaires.

Cette cure, imposé par les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce, est la condition sine qua non d’un versement de 12 milliards d’euros de prêts dont Athènes a absolument besoin pour honorer des remboursements de dette autour de la mi-juillet.

Mais son examen a lieu dans un contexte très tendu. Le pays est en grève générale et l’opposition de droite refuse toujours de soutenir l’austérité.

Ces 12 milliards font partie du premier plan de sauvetage grec de 110 milliards d’euros sur trois ans promis l’an dernier par les Européens et le Fonds monétaire international. Il faudra y ajouter plus d’une centaine de milliards dans le cadre d’un deuxième plan de sauvetage dont Athènes a fait officiellement la demande la semaine dernière.

« L’Europe peut seulement aider la Grèce si la Grèce s’aide elle-même », a toutefois averti Olli Rehn.

Des décisions sur le déblocage de la tranche de 12 milliards, mais aussi sur les nouvelles aides, sont espérées lors d’une réunion dimanche des ministres des Finances de la zone euro. Mais la Commission européenne et le ministre néerlandais des Finances, Jan Kees De Jager, ont laissé entendre qu’il faudrait peut-être attendre un peu plus pour le deuxième plan de sauvetage.

La salve de déclarations alarmistes de mardi vise à prendre le contre-pied de propos ayant laissé entendre ces derniers jours qu’il y aurait un plan B si le Parlement grec échouait à voter le programme d’austérité.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a notamment indiqué que « tout doit être organisé pour affronter le pire ». Et un haut responsable européen a évoqué, sous couvert de l’anonymat, des préparatifs pour un tel plan B, assurant que « la prochaine étape n’est pas un défaut de paiement ».

Du coup, les responsables de l’UE sont montés au créneau pour s’assurer que la pression sur les élus grecs ne retombe pas.

Sans ce vote, « aucun autre argent ne sera versé et une restructuration (de la dette grecque) devra avoir lieu », a insisté le ministre slovaque des Finances, Ivan Miklos.

Les Européens le martèlent sur tous les tons, les dirigeants politiques grecs doivent désormais « prendre leurs responsabilités ».

« L’Europe n’est pas à la source des problèmes, les problèmes ont été créés il y a dix ans », a souligné Herman Van Rompuy, dénonçant notamment « un manque de (responsabilité) politique, un manque de surveillance » des comptes de la nation et une « fraude fiscale massive ».

AFP

 
11 Commentaires

Publié par le 28 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

GB: frappés par la rigueur les Britanniques boudent leurs magasins

AFP – Rigueur oblige, les consommateurs britanniques se serrent la ceinture pour faire face à la baisse de leurs revenus, entraînant une multiplication des fermetures de magasins et contribuant à l’anémie persistante de l’économie.

Dans son estimation finale sur la croissance trimestrielle du pays – un indicateur qui tourne à l’obsession nationale de crainte d’un retour dans la récession -, l’Office national des statistiques a confirmé mardi que le produit intérieur brut avait augmenté de 0,5% en début d’année. Juste de quoi compenser la baisse équivalente du dernier trimestre 2010.

Publiée pour la première fois, c’est une autre donnée qui a frappé les esprits: le revenu réel disponible des ménages a chuté de 0,8% durant les trois premiers mois de 2011, après une baisse d’ampleur équivalente le trimestre précédent.

Les consommateurs britanniques n’ont guère eu le choix. Ils ont moins épargné et, surtout, ils ont déserté certains magasins, d’autant moins enclins à dépenser que le plan de rigueur drastique du gouvernement n’en est qu’à ses débuts.

Ainsi, par rapport à la même période de l’année précédente, les dépenses d’habillement ont dégringolé à elles seules de 7,7%. Les sacrifices ont aussi porté en priorité sur l’aménagement de la maison et les sorties au restaurant.

Bref, « les consommateurs sont sous pression et il y a de bonnes raisons d’être inquiets sur leur capacité ou même leur envie de continuer à dépenser », résume Howard Archer, du cabinet de recherche IHS Global Insight.

Comme ses confrères, il revoit chaque mois à la baisse ses prévisions de croissance annuelle pour l’année en cours, qu’il n’estime plus qu’à 1,3% -contre 1,7% attendu par le gouvernement.

Les commerçants sont quant à eux de plus en plus nombreux à mettre la clé sous la porte, comme du temps de la récession de 2008-2009. Dans sa dernière édition, le Sunday Times évoquait le spectre « de centres-villes ou de centres commerciaux bientôt à moitié vidés de leurs magasins ».

La liste des victimes s’allonge parmi les grandes enseignes. Dernier en date à prendre des mesures radicales pour éviter la faillite, le chocolatier Thorntons a annoncé mardi la fermeture d’au moins 120 points de vente sur 200 dans les trois ans qui viennent.

La semaine dernière, trente magasins britanniques de l’enseigne d’ameublement Habitat ont été mis en liquidation faute de générer des revenus suffisants. Lourdement déficitaire, la chaîne de distribution d’électroménager Comet (249 magasins) vient de facto d’être mise en vente par son propriétaire Kesa Electricals, qui aimerait se concentrer sur son enseigne française à succès Darty.

Dans le secteur des loisirs, la chaîne HMV (musique et vidéo) est en train de fermer une soixantaine de boutiques, tout comme l’enseigne de jeux vidéo Game. Spécialisés dans la vente de vins et spiritueux, les 127 magasins Oddbins du Royaume-Uni ont été placés en redressement judiciaire… Et d’autres noms devraient suivre dès cet été.

Chaque annonce de ce genre s’accompagne de la perte de centaines ou de milliers d’emplois, de quoi entretenir le pessimisme ambiant au moment où les coupes budgétaires entraînent des suppressions de postes massives dans le secteur public.

Dans ce contexte, le gouvernement du conservateur David Cameron dit plus que jamais compter sur le commerce extérieur pour tirer l’activité et l’emploi. Et suit donc avec d’autant plus d’inquiétude les mésaventures de la zone euro, où le Royaume-Uni réalise près de la moitié de ses exportations

 
1 commentaire

Publié par le 28 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Espace: l’ISS évacuée d’urgence un débris passe à 250 mètres de la Station

MOSCOU – L’équipage de la Station spatiale internationale a dû se réfugier brièvement mardi à bord de vaisseaux de secours en vue d’une évacuation et un débris orbital qui menaçait l’ISS est passé à seulement 250 mètres, a rapporté l’agence russe Interfax.

Des débris spatiaux ont été repérés trop tard pour que la station puisse effectuer une manoeuvre d’esquive. Les six membres de l’équipage ont reçu l’ordre de prendre place à bord des vaisseaux Soyouz, a indiqué une source spatiale russe vers 12H00 GMT, citée par Interfax.

Peu après, la même source a annoncé que le danger était passé, tout en relevant qu’un débris non-identifié était passé tout juste à côté de l’installation spatiale.

L’équipage a été informé qu’un débris spatial était passé à côté de la station et qu’il peut quitter les vaisseaux Soyouz, a-t-elle indiqué, ajoutant que le débris était passé à seulement 250 mètres de l’ISS.

Aucune confirmation officielle de l’incident n’a pas être obtenue dans l’immédiat. Une porte-parole du centre de contrôle russe des vols spatiaux (TSOuP) a indiqué à l’AFP ne pouvoir ni confirmer ni infirmer cette information.

Selon elle, lorsque l’ISS est menacée par des débris orbitaux, l’équipage reçoit l’ordre de prendre place à bord de capsules de secours pour pouvoir fuir la station si nécessaire.

Il s’agit de la procédure normale pour évacuer, puis quitter la station si nécessaire. Ce n’est pas une procédure extraordinaire. Ils (les cosmonautes) ont des instructions permanentes en ce sens, a expliqué la porte-parole.

En cas d’impact, l’ISS pourrait être dépressurisée, ce qui condamnerait son équipage.

Trois Russes – Andreï Borissenko, Alexandre Samokoutaev et Sergueï Volkov -, deux Américains – Roland Garan, Michael Fossum – et un Japonais, Satoshi Furukawa, constituent actuellement l’équipage de l’ISS.

En mars 2009, l’équipage de l’ISS avait déjà dû se réfugier à bord d’un vaisseau Soyouz, un débris menaçant la station. Une dizaine de minutes plus tard, la NASA avait annoncé que le danger était passé.

A l’époque, les scientifiques avaient relevé que ces incidents allaient se multiplier dans un espace de plus en plus encombré par des débris en tous genres.

Outre les satellites abandonnés et certains autres gros objets, les experts estiment que quelque 300.000 débris de 1 à 10 cm, et des milliards d’objets plus petits gravitent autour de la terre.

Quelque 18.000 de ces objets, très dangereux pour les navettes et l’ISS car ils se déplacent à des dizaines de milliers de km/h, sont suivis par les radars américains et répertoriés.

Cette surveillance n’a pas empêché une collision le 10 février 2009 entre un satellite militaire russe et un satellite commercial américain. Il s’agissait d’une première selon des experts.

(©AFP / 28 juin 2011 15h39)

 
4 Commentaires

Publié par le 28 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

La résistance,c’est maintenant…!

 
6 Commentaires

Publié par le 28 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Corne de l’Afrique: 10 millions d’habitants frappés par la sécheresse

Plus de 10 millions de personnes sont touchées par la pire sécheresse en 60 ans dans la Corne de l’Afrique et ont un besoin urgent d’aide humanitaire pour faire face dans certaines régions à la famine, a déclaré mardi l’ONU.

Dans la Corne de l’Afrique, «plus de 10 millions de personnes sont touchées à un stade ou à un autre par la sécheresse qui dure depuis des années», a indiqué la porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Elisabeth Byrs.

«On n’a pas vu de telle sécheresse depuis 60 ans», a-t-elle ajouté, expliquant que le manque de pluies avait provoqué «une crise alimentaire importante dans cette région du monde aujourd’hui».

«Dans plusieurs régions, on peut parler de famine», a insisté Mme Byrs, précisant que des régions situées loin des côtes notamment au Kenya, en Ethiopie et en Somalie étaient particulièrement affectées.

 
3 Commentaires

Publié par le 28 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Le Net italien bientôt censuré ?

Dès début juillet, l’Autorité pour les garanties dans les communications (Agcom) aura un droit de regard arbitraire sur les sites Internet italiens et pourra les fermer sans procédure juridique. L’hebdomadaire L’Espresso dénonce une loi arbitraire inédite en démocratie. Elle est soutenue par Berlusconi et les lobbys de l’audiovisuel, en particulier le groupe Mediaset. En réalité, le projet de loi permettra à l’Agcom de fermer des sites incitant à la piraterie. Le texte repose sur une défense du copyright en ligne, permettant de fermer un site sur simple signalement de violation d’un droit d’auteur. Des associations dénonçant le projet s’inquiètent d’une loi susceptible de conduire à des censures politiques et de nuire à de nombreux sites innocents, dénoncés de manière arbitraire puis interdits sans qu’aucun organe de surveillance ne contrôle ces décisions.

http://www.courrierinternational.com/breve/2011/06/28/le-net-italien-bientot-censure

 
Poster un commentaire

Publié par le 28 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes :

Lady Gaga soupçonnée de détournement de fonds

Lady Gaga avait fait un tabac avec ses bracelets pour venir en aide au Japon. Mais a-t-elle réellement fait don des sommes récoltées au fonds de secours japonais, ou a-t-elle pris ses fans pour des gogos ? Une action en nom collectif a été lancée contre Lady Gaga par un réseau juridique qui craint qu’une partie de l’argent récolté pour le Japon sinistré ait atterri dans la poche de la chanteuse.

Lady Gaga pourrait prochainement devoir s’expliquer devant les tribunaux comme le souhaitent les juristes du cabinet américain 1800LAWFIRM. Ces derniers voudraient s’assurer que tous les fonds récoltés pour l’association « Nous prions pour le Japon », créée par la chanteuse, et dont l’objectif était de voler au secours des victimes du Tsunami de mars, ont été reversés. L’opération résonnait comme un cri du cœur : Mettre en vente des bracelets en caoutchouc à 5 dollars l’unité et de reverser l’argent aux sinistrés de la catastrophe. Elle affirmait ainsi : « Tous les profits seront reversés aux victimes du tsunami. Allez-y ! ».

La star n’aurait jamais communiqué sur les sommes récoltées, mais les chiffres avancés tourneraient autour d’1,5 millions de dollars. Le réseau 1800LAWFIRM attaque Lady Gaga en justice et lui réclame 5 millions de dollars. Du côté des avocats à l’origine de la Class action initiée contre la chanteuse, on s’explique : « Tout en nous félicitant des efforts philanthropiques déployés par Lady Gaga, nous voulons nous assurer que les affirmations selon lesquelles “tout l’argent recueilli sera reversé aux victimes du tremblement de terre au Japon” sont vérifiées dans les faits. Nous n’en sommes pas persuadés à l’heure actuelle ».

http://www.orserie.fr/style-attitude/article/lady-gaga-soupconnee-de-12131

 
3 Commentaires

Publié par le 28 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
%d blogueurs aiment cette page :