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Archives du 2 juin 2011

Particules de mort dans les vallées de Fukushima

 

Au nord-ouest de la centrale nucléaire, des sites extérieurs aux zones d’évacuation et de confinement ont été contaminés. Mal informés, leurs habitants sont exposés à une radioactivité dangereuse

 

PLUS DE RISQUE EN SUIVANT :

 Tout d’un coup, ils ont été saisis par l’envie de savoir. Comme révoltés par des semaines d’ignorance sur le danger invisible qui les entoure, Tsugumi et Kenji Kanno ont prié leur tout premier visiteur doté d’un compteur Geiger de bien vouloir mesurer la radioactivité de leur ferme d’Iitate (préfecture de Fukushima). Qu’importe s’il s’agissait d’un journaliste et non d’un spécialiste. Ils ont présenté au détecteur les futurs vestiges d’une vie quotidienne en train de s’effacer: l’intérieur de la maison qu’il va falloir abandonner, le potager qui ne les nourrit plus, la rizière qui se dessèche et même les pattes du chien, qu’ils emmèneront avec eux.

 

L’appareil a grésillé des chiffres guère rassurants jusqu’à ce que le déclenchement de son alarme soit recouvert par un cri d’effroi. Là, sous le conduit de la gouttière, les herbes présentaient, samedi 21 mai, une radioactivité de 80 microsieverts par heure. Une exposition d’une année à cette radiation, si elle demeurait égale, reviendrait à recevoir 700 millisieverts, alors que le seuil au-delà duquel les risques de cancer sont avérés se situe à 100 millisieverts par an. Certains points de la ferme des Kanno présentent des taux d’irradiation comparables à ceux des zones proches de la centrale de Tchernobyl. L’eau de pluie qui a ruisselé en ces endroits a concentré tout le drame d’Iitate et de ses habitants.

 

La propriété de la famille Kanno se situe pourtant à plus de 45 km de la centrale de Fukushima Daiichi, endommagée le 11 mars par le séisme et le tsunami qui ont frappé le nord-est du Japon. La totalité d’Iitate, commune de moyenne montagne désignée récemment comme un des plus beaux paysages du pays, se trouve en dehors des cercles concentriques tracés autour des réacteurs endommagés. Celui des 20 kilomètres , qui a délimité d’emblée la zone d’évacuation obligatoire. Et celui des 30 kilomètres, qui contient la zone dite de confinement.

 

 

Mais la radioactivité ne s’est pas conformée aux traits de compas des autorités. Les 16 et 17 mars, les particules émises par les explosions des réacteurs ont été poussées par le vent vers l’intérieur des terres. Leurs nuages, très bas, ont remonté les vallées, puis passé les cols en direction du nord-ouest et d’Iitate. Tout au long de leur progression, les éléments nocifs ont été rabattus au sol, ou sur les toits des maisons, par la pluie et, pire, la neige tombée en abondance ces journées-là.

 

Aujourd’hui, dans cette contrée, tout ce qui a concentré cette eau du ciel affole le compteur Geiger: les gouttières, mais aussi les caniveaux ou la boue séchée. Autant de traces accumulées de la virulence de ce qui s’est abattu sur cette région, alors qu’aucun de ses habitants n’en avait été prévenu.

 

«Ce n’est que des semaines après que l’on nous a expliqué ce qui s’était passé, les risques que l’on courait, et que l’on a annoncé qu’il fallait évacuer», dit Tsugumi Kanno, comme nombre d’autres citoyens d’Iitate interrogés. «Pendant toutes les journées où il a neigé, nous n’avons vu personne, nous n’avons reçu aucun conseil. Nous n’avions même pas les informations nationales, parce que l’électricité était coupée.»

 

Les premières alarmes n’ont en effet été données que deux semaines après cette contamination, par des mesures éparses menées par des organisations non gouvernementales. Le tracé et la dangerosité de cette langue de terre empoisonnée n’ont été mis en évidence que le 10 avril par une carte dressée par les experts français de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), d’après des mesures sur le site effectuées par les Américains.

 

Les Japonais n’ont finalement produit leur propre document que le 24 avril avec des chiffres qui donnent enfin la mesure exacte du danger, bien supérieur à celui qui avait jusqu’alors été estimé. Alors que certains territoires à l’intérieur du cercle de l’évacuation immédiate apparaissent relativement préservés, la bande du nord-ouest présente, elle, des doses très élevées. La majeure partie des territoires de Namie, Katsurao et Iitate est touchée par une radioactivité nettement supérieure à 20 millisieverts par an, soit le seuil toléré pour les travailleurs du nucléaire. Et certaines zones y sont irradiées largement au-delà du fameux seuil des 100 millisieverts annuels, aux risques pour la santé avérés. «Ces données démontrent qu’il y a bien eu, localement, des contaminations radioactives d’un même ordre de grandeur que celles de Tchernobyl», commente Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l’homme à l’IRSN.

 

Pourquoi les autorités japonaises ont-elles assumé si tard ces chiffres, qui les ont finalement décidées à lancer une évacuation des territoires qui doit être achevée le 31 mai? Elles savaient depuis le début pourtant: la preuve en est affichée sur le bord des routes d’Iitate. Dans chaque hameau, à côté des consignes d’évacuation, des panneaux récapitulent depuis peu des mesures locales de la radioactivité. Celui qui se trouve à Nagatoro, l’un des bourgs les plus touchés, remonte jusqu’au 17 mars, et les chiffres qu’il avoue sont édifiants: 95 microsieverts par heure cette journée-là (soit l’équivalent de 830 millisieverts par an), 52 le lendemain et encore 60 le 20 mars.

 

L’invasion de ces vallées par les particules de mort avait été repérée et mesurée. Mais elle n’a donné lieu à aucune décision d’urgence: ni évacuation, ni confinement, ni consignes à la population. Les autorités compétentes semblent avoir simplement eu le souci de ne pas être un jour accusées d’avoir caché les choses.

 

Les données étaient publiées quotidiennement sur des sites peu accessibles par les populations concernées, a fortiori quand elles étaient privées d’électricité. Elles étaient immergées dans un flot de chiffres sans intérêt, dans lesquels se perdaient même les meilleurs spécialistes étrangers. Comme si les responsables avaient seulement cherché à «noyer le poison» de cette zone pas prévue par leurs plans très sommaires de réaction à l’accident nucléaire.

 

Sur place, pour les villageois, ces journées d’ignorance des risques ont pourtant été celles du danger maximal. Aujourd’hui, les dosimètres n’enregistrent plus que les effets de la présence du césium 137, un élément qui perd la moitié de sa radioactivité en trente ans, ce qui va condamner durablement les territoires les plus touchés. Mais, les premiers jours après la catastrophe, la neige faisait surtout tomber de l’iode 131 sur les toits et les champs. Une particule à l’existence beaucoup plus fugace (elle perd la moitié de sa radioactivité en huit jours) mais bien plus abondante et virulente. C’est elle qui est à l’origine des milliers de cas de cancer de la thyroïde recensés après la catastrophe de Tchernobyl.

 

Particulièrement nocive pour les enfants et les femmes enceintes, elle peut être combattue par l’absorption de capsules d’iode non radioactive. Aucune distribution n’en a été effectuée dans Iitate et ses communes avoisinantes.

 

Mais le pire c’est que, au cours de ces journées de neige empoisonnée, ces contrées montagneuses n’hébergeaient pas seulement l’immense majorité de leurs 8000 habitants, coincés là par le manque d’essence. Elles abritaient également des réfugiés venus de la côte dévastée par le tsunami, principalement de Minamisoma. Certains, aux maisons intactes, avaient même fui vers ces parages en entendant les énormes explosions des réacteurs nucléaires. Combien en tout? Personne n’en a une idée précise sur place, à cause des solidarités familiales qui ont surpeuplé les foyers.

 

Dans la ferme des Kanno, qui vivent habituellement à quatre – le couple et les parents de Tsugumi, aujourd’hui évacués – ils étaient 20 à se serrer. «De la famille éloignée, avec une petite fille de 3 ans et une femme enceinte», frémit-elle. Ils sont arrivés le 13 mars, repartis vers des centres pour réfugiés le 19, et sont donc restés à Iitate durant tout le pic de nocivité de l’iode 131. Comme la plupart des autres victimes de la catastrophe côtière.

 

«Au centre communal, il y a eu jusqu’à 1400 réfugiés. Nous passions la journée sur les routes, sous cette neige, pour leur apporter de quoi se nourrir», se souvient, amèrement, Yoshitomo Sugihara, responsable du hameau de Nagatoro, tout au sud de la commune. Autour de sa ferme, la radioactivité ambiante équivaut encore aujourd’hui à 105 millisieverts par an. Une association non gouvernementale s’est servie de sa propriété comme échantillon pour une évaluation de la pollution. La terre de sa cour a été raclée, le toit nettoyé à l’eau sous pression, les branches des arbres les plus exposés ont été coupées.

 

Après mesure, les chercheurs ont alors entassé cette matière, hautement radioactive, dans des sacs, au milieu des premiers arbres de la forêt, à défaut de pouvoir l’évacuer. Même dans leur enveloppe en plastique, ces déchets déclenchent l’alarme du détecteur.

 

«Je suis devenu le cobaye de ce désastre», sourit le vieil homme en montrant le dosimètre qu’il porte en permanence à la poitrine. Lui souhaite revenir dans sa ferme au-delà de la date butoir de l’évacuation. L’une de ses six vaches est pleine, et il serait trop risqué de la transporter avant qu’elle mette bas, mi-juin. «De toute manière, constate-t-il, avec tout ce que j’ai dû prendre dans les premières semaines, je ne crains plus rien.»

 

De fait, dans cette région momentanément surpeuplée, alors qu’elle aurait dû être immédiatement évacuée, un hasard – le seul à être heureux – a sans doute évité une catastrophe sanitaire majeure: l’hiver. La neige qui a fait le malheur d’Iitate a peut-être aussi sauvé ses habitants. «En cette saison, il n’y a rien dans les potagers», dit Tsugumi Kanno. Personne n’est allé chercher des légumes frais contaminés, dont la consommation aurait été extrêmement dangereuse. Les vaches sont restées à l’étable, préservées du plus gros des radiations, et n’ont mangé que du foin de l’année précédente.

 

En l’absence de toute consigne des autorités, plusieurs habitants nous ont toutefois indiqué avoir continué à consommer les choux chinois, gardés dans des pots à l’extérieur des maisons, et des radis noirs, conservés sous une épaisseur de terre peut-être suffisante pour les avoir préservés de l’iode. La plupart ont également continué à boire de l’eau des sources captées dans les montagnes.

 

Que se serait-il passé si la catastrophe avait eu lieu ces jours-ci, au cours de ce printemps irradié qui répand sur la région sa beauté vénéneuse? Tout au long des routes désertes, devant les maisons fermées par les habitants qui ont fui, les jardins débordent de fleurs. La pêche a été interdite à ceux qui restent, mais des villageois soupçonnent leurs voisins de continuer à aller chercher des pousses de bambou et des champignons, au mépris des risques pour leur santé. Comme s’ils cherchaient encore, pour quelques jours, à perpétuer les habitudes d’une région qui se vide pour longtemps.

 

Plus de la moitié des habitants d’Iitate et des communes voisines concernées par le plan d’évacuation sont déjà partis par leurs propres moyens. Le 15 mai, les ultimes enfants et femmes enceintes ont été évacués. Les récalcitrants profitent du flou des consignes émises par les autorités. Certains attendent la date du 31 mai pour voir ce qui se passera, d’autres pourront de toute manière revenir dans la journée pour travailler dans plusieurs entreprises qui ne déménageront pas tout de suite. Personne ne sait vraiment si la zone sera fermée aussi hermétiquement que celle qui encercle la centrale de Fukushima.

 

De fait, les autorités demeurent ambiguës, comme si elles n’osaient plus brusquer des habitants auxquelles elles ont laissé courir un si grand danger. Ce flou gêné tient aussi à l’enchevêtrement des responsabilités, entre municipalité, préfecture et Etat: dans cette situation d’urgence inédite, plus personne ne donne vraiment l’impression de savoir qui décide quoi. Il est également dû à l’épreuve de force financière entre le gouvernement et Tepco, le premier cherchant à faire prendre en charge directement par le second le coût de ces nouveaux relogements, de toutes ces fermetures d’exploitations agricoles et de ces déménagements d’entreprises entières.

 

Pour l’heure, le couple Kanno n’a touché que l’équivalent de 12 000 francs suisses comme indemnisation, auxquels s’ajouteront 730 francs mensuels d’aide au logement. «Tepco a ravagé nos vies et cherche maintenant à éviter de réparer les dégâts», constate Tsugumi Kanno, qui se déclare «au-delà de la colère et de la peur». Le couple se prépare donc à partir dans un appartement de la ville de Fukushima, à 60 km de la centrale, sans trop savoir s’il aura le droit de revenir.

 

Plus au sud, dans la partie la plus contaminée de la commune, et à Namie, à l’intérieur de la zone de confinement, les routes ressemblent déjà à celles du périmètre interdit autour de la centrale. On y parcourt des kilomètres sans voir quiconque, à regretter d’avoir l’œil rivé sur le compteur Geiger plutôt que sur les nuances de vert des collines boisées. Seules les maisons vides racontent le drame que la nature nie.

 

Les panneaux placés sur la chaussée commencent à dissuader toute circulation. Ils cernent la petite maison de Yumiko Amano, qui fait mine de ne pas les voir. Comme elle ne s’intéresse pas non plus aux doses auxquelles elle est exposée depuis le premier jour, sans avoir jamais quitté ce lieu. Dans ce fond de vallée creusé par la rivière Ukedo, connue pour ses brumes et ses saumons, la radioactivité ambiante dépasse les 150 millisieverts par an. Sous une gouttière de la maisonnette de la quadragénaire, elle équivaut à 1,2 sievert annuel.

 

Ces chiffres vont rendre inaccessibles ces fermes intactes, ces jardins si bien disposés bien plus de temps qu’il n’en faudra pour reconstruire les villages de la côte ravagée par le tsunami. Yumiko Amano n’entend pas moins rester là jusqu’à la date limite, avec son chien, ses chats et tous les animaux domestiques abandonnés par les voisins. Elle a choisi la philosophie pour faire face: «Nous avons profité des bienfaits de ce mode de vie, nous ne devons pas en fuir les conséquences néfastes.»

 

A Nagatoro, à peine moins irradié, Yoshitomo Sugihara a, lui, opté pour la nostalgie anticipée. Il a décidé de photographier tous les lieux, et tous les derniers instants de cette existence déjà révolue. Il sait qu’aux quelques journées passées à ignorer un péril si grand vont succéder des années à remâcher un exil forcé.

 

Des effets sur la santé difficiles à mesurer

 On n’est pas près de savoir exactement si les habitants d’Iitate auront à souffrir de l’accident

 

Quelles conséquences l’exposition à l’iode 131 aura-t-elle pour la santé des habitants et des réfugiés qui se trouvaient à Iitate, au nord-ouest de Fukushima, et dans ses alentours? En avril, les autorités japonaises avaient laissé filtrer des nouvelles très rassurantes. Aucun des nombreux enfants examinés jusque-là n’a présenté la moindre anomalie, avaient-elles laissé entendre, sans indiquer s’il s’agissait spécifiquement d’habitants de ces zones n’ayant fait l’objet d’aucune mesure d’évacuation ni de confinement, et sans préciser la nature de ces examens.

 

Sur place, personne ne se risque à être aussi catégorique. D’abord, parce que nombre d’enfants et de femmes enceintes venus de la côte ravagée par le tsunami sont ensuite repartis vers d’autres centres d’accueil sans avoir été testés. Leur éparpillement dans tout le Japon risque aujourd’hui de compliquer ces vérifications. Ensuite, parce que les données concernant les habitants d’une commune en cours d’évacuation comme Iitate sont réparties entre plusieurs points de contrôle et ont visiblement du mal à être centralisées en fonction des communes d’origine des habitants. Enfin, parce que l’immense majorité des contrôles effectués consiste en un simple examen de la contamination externe des individus en promenant un capteur sur leur corps.

 

La détection des dégâts potentiels de l’iode 131 demande un examen plus long et plus minutieux de la quantité de rayonnement émise par la thyroïde de chaque individu. Pour l’heure, d’après des statistiques du 15 mai, 299 enfants de moins de 15 ans d’Iitate ont été contrôlés de cette manière sans qu’apparaisse d’anomalie. Mais il va falloir probablement patienter encore pour en avoir le cœur net sur la totalité de cette population.

 

Par Jérôme Fenoglio envoyé spécial à iitate et namie (Japon) /le temps 31mai11

http://lupus1.wordpress.com/2011/06/02/japonrisque-nucleaire-particules-de-mort-dans-les-vallees-de-fukushima/

http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=23463

 

 

L’arnaque des impôts:Piqûre de rappel!

Étienne Chouard sur l’arnaque de l’impôt sur le revenu.

 

Donc oui,une petite piqûre de rappel pour celles et ceux qui ne savent pas comment tout cela a commencé et une petite dédicace spéciale à mon kiné,un mec sympa d’ailleurs et qui pense encore que cet impôt sert à faire fonctionner les hopitaux,les écoles….etc    😉

 

 
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Publié par le 2 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Québec/Canada : L’avenir post-Fukushima de la centrale Gentilly-2

Mme la ministre Normandeau a émis un communiqué de presse dans lequel, assez curieusement, elle ignorait les événements tragiques de Fukushima.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Québec, Canada : L’avenir post-Fukushima de la centrale Gentilly-2
par Michel Duguay

Mondialisation.ca, Le 1 juin 2011

 

 

 

Réunis à Deauville en France les 26-27 mai 2011, les leaders du G-8 ont parlé de tirer des leçons des accidents nucléaires à Fukushima, de rehausser les normes internationales de sûreté nucléaire et de les rendre obligatoires. La décision de l’Allemagne de sortir du nucléaire d’ici 2022 est un des faits saillants post-Fukushima.

Au même moment, à Québec à l’Assemblée nationale, suite à l’étude de la motion du Parti Québécois de mercredi 25 mai proposant le déclassement de la centrale nucléaire de Gentilly-2,  le bureau de Mme la ministre Nathalie Normandeau a émis un communiqué de presse dans lequel, assez curieusement, elle ignorait les événements tragiques de Fukushima. Elle ignorait également les efforts mis en jeu par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) en vue de tirer des leçons de Fukushima et de mettre en place des mesures de prévention et d’atténuation des accidents nucléaires graves. Mme Normandeau affirmait que la centrale nucléaire Gentilly-2 répond «aux plus hauts standards» en sûreté et sécurité nucléaire. L’histoire montre que ceci n’est pas le cas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le réacteur CANDU Gentilly-2 a été conçu au début des années ’70, à une époque où la technologie nucléaire en était à ses débuts. Une démonstration au Québec du manque de maturité nucléaire fut l’échec du réacteur Gentilly-1 à Bécancour. Inauguré en 1971 il a été fermé en 1978 après avoir fonctionné seulement 180 jours, et ce, de façon dangereusement instable. La Canadian Nuclear Association reconnaît maintenant sur son site web que Gentilly-1 comportait des problèmes de conception et d’opération, et qu’il n’était pas rentable.

 

Ailleurs dans le monde, les accidents nucléaires majeurs de Three Mile Island en 1979, de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011 ont démenti une vision exagérément optimiste du nucléaire. On constate qu’un accident nucléaire majeur se produit non pas «une fois sur un million d’années», suivant d’anciennes affirmations, mais plutôt une fois sur 20 ou 30 ans.

 

Le sondage de la firme Abacus au Canada le premier avril 2011 a montré que 58% des canadiens et 67% des québécois/québécoises s’opposent maintenant à la construction de nouvelles centrales nucléaires. Seulement 12% du public québécois croit que l’énergie nucléaire est sans danger et souhaite la construction de nouvelles centrales nucléaires.

 

En décembre 2009, le Parti Québécois a décidé de s’opposer à la réfection de Gentilly-2 en se fondant sur une analyse prudente des facteurs économiques et des nombreux problèmes techniques qui compromettent la sûreté du réacteur. Le talon d’Achille du CANDU est son coefficient positif de réactivité nucléaire dû au vide, lequel dénote la tendance du CANDU à s’emballer dans certaines circonstances, notamment à la suite d’un bris de tuyau sous haute pression. L’emballement nucléaire peut avoir des conséquences genre Fukushima. Cet emballement potentiel a été mentionné dans deux documentaires de Radio-Canada en novembre 2009 et en mai 2011. En ignorant ce problème majeur, Mme Normandeau ne démontre pas sa prudence en matière de sûreté nucléaire.

 

Les normes de sûreté aux États-Unis et en Angleterre exigent un coefficient négatif de réactivité nucléaire. Les réacteurs CANDU ne sont pas acceptés dans ces deux pays.

 

En août 2008, Hydro-Québec (1) avait estimé le coût de la réfection à environ deux milliards de dollars. Historiquement en Amérique du nord, les dépassements de coûts des projets nucléaires on atteint en moyenne environ 200%. M. François Lachapelle, ancien comptable chez Hydro-Québec, estime le coût de l’électricité d’un Gentilly-2 reconstruit à 15 cents par kilowattheure (kWh). Avec de l’électricité vendue au Vermont pour 6 cents/kWh, le Québec ne sera pas gagnant avec la réfection de Gentilly-2.

 

Mme Normandeau fait grand cas des 800 emplois à Gentilly-2. Si le Québec souhaite la prospérité économique, il faut impérativement parler d’emplois rentables. En tenant compte des dépassements de coûts, des coûts pour l’entreposage permanent des déchets radioactifs et du déclassement du réacteur, on arrive à au moins 8 milliards pour le coût total du projet pour maintenir 800 emplois. Cela correspond à 10 millions de dollars par emploi.

 

Mme Normandeau parle de retombées de 100 millions par année dans la région de Bécancour. Mais si Hydro-Québec emprunte 4 milliards sur les marchés financiers pour Gentilly-2,  la dette du Québec, déjà dangereusement élevée, en sera d’autant augmentée. On a vu en Europe les conséquences financières douloureuses imposées à des pays trop endettés.

 

Autre conséquence négative d’une réfection de Gentilly-2 : la réputation d’Hydro-Québec en sera diminuée. La tendance moderne des réseaux électriques est vers des réseaux dits intelligents. Gentilly-2 a fonctionné seulement 66% du temps en 2008, et 79% du temps en moyenne de 1983 à 2008. Un réacteur nucléaire peut s’arrêter pour des raisons imprévisibles et demeurer en arrêt durant des semaines, même des mois, ce qui n’est pas un comportement souhaitable dans un réseau électrique intelligent. Gentilly-2 constitue la source la moins fiable d’électricité, contrairement à ce qu’affirme la Ministre Normandeau. De plus, la documentation technique de la CCSN révèle de nombreuses questions problématiques de sûreté affligeant les réacteurs CANDU. Gentilly-2 présente une menace nucléaire pour toute la vallée du Saint-Laurent.

 

Mme la Ministre Normandeau parle de l’expertise en énergie nucléaire au Québec. L’expertise en conception des réacteurs CANDU se trouve principalement en Ontario où sont en opération 16 réacteurs nucléaires, avec deux en état d’arrêt permanent. En février 2010 la firme parapublique Ontario Power Generation (OPG), un peu l’équivalent d’Hydro-Québec, a annoncé qu’elle rejetait l’option de réfection des quatre réacteurs CANDU à sa centrale Pickering B près de Toronto, jugeant cette opération non-rentable. Si OPG juge la réfection non-rentable en Ontario où est concentrée la manufacture et l’expertise en technologie CANDU, pourquoi cette réfection serait-elle rentable au Québec?

 

Le Québec possède une excellente expertise en médecine nucléaire et en technologie de cyclotrons pour produire les isotopes médicaux, notamment à l’Université de Sherbrooke. Cette technologie est supportée financièrement par le gouvernement fédéral, lequel veut expressément écarter à l’avenir le réacteur de Chalk River du marché des isotopes pour les diagnostiques médicaux. Le gouvernement québécois pourrait bonifier l’approche cyclotron pour les isotopes, laquelle apporte des services sanitaires sans créer de déchets radioactifs et sans créer une menace nucléaire.

 

Pour revenir aux 800 emplois à Bécancour, l’exemple de l’Ontario est à considérer. En 2009 le gouvernement de Dalton McGuinty a lancé un projet de 8 milliards en énergies renouvelables qui vise la création de 30 000 emplois répartis partout dans la province. Suite à Fukushima l’Allemagne a décidé de fermer tous ses réacteurs nucléaires d’ici 2022 et de les remplacer par des sources d’énergie éolienne, solaire et géothermique. De plus l’Allemagne vise à réduire la demande électrique de 10% par l’efficacité énergétique et la conservation. La Suisse vise une sortie du nucléaire d’ici 2034. Avec son vaste territoire le Québec possède des ressources éolienne et solaire bien supérieures à celles de l’Allemagne. Le sondage de la firme Abacus a montré que 85% des canadiens souhaitent le développement du solaire et 79% celui de l’éolien.

 

À Bécancour, la moitié des emplois seront requis pour le déclassement du réacteur sur deux décennies, et l’autre moitié pourrait être convertie au développement des énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Sous l’effet de la réglementation fédérale Hydro-Québec a déjà mis de côté des centaines de millions de dollars pour le déclassement. Les milliards économisés par la non-réfection de Gentilly-2 pourront créer des dizaines de milliers d’emplois rentables dans toute la province. C’est un exemple de tableau post-Fukushima pour Gentilly-2. 

(1) Hydro-Québec est une société d’état qui produit, transporte et distribue de l’ électricité au Québec.
 

 

 

 

Michel Duguay, Université Laval, Département de génie électrique et de génie informatique, Québec. L’auteur détient un doctorat en physique nucléaire de l’Université Yale aux USA, et il a effectué des travaux de recherche dans plusieurs domaines, dont les lasers et l’énergie solaire.

 

Michel.Duguay@gel.ulaval.ca   

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25084

Merci Pierre.

 


 

 

 

 

 

 

 

burkina, ça chauffe à bobo-dioulasso!

 

Date: Jeudi 2 juin 2011, 11h35

salut Steph.

 

dans la nuit du 31 mai au 1er juin, les militaires se livré à des poillages en ville de Bob.  beaucoup de commerces, et un « super » marché  (« super » à l’échelle de Bobo…) ont été entièrement pillés et vandlaisé.  des poteau électriques en ville arrachés, etc…  un gardien a été tué.

 

la nuit dernière, on remet ça.  cette fois ci 3  gardiens tués,  beaucoup d’autre commerces pillés.

les hotels ont été visités par les militaires et les occupants rançonnés.

 

Ce matin la Mairie était incendiée par les commerçants en colère. j’y ai assisté de loin.

 

à suivre…

 

ci-dessous,  le message générique reçu comme analyse.

mon analyse à moi c’est que décidemment, on a pas besoin d’armée dans aucun pays……….   et qu’il faut simplement désarmer tout le monde.

et que les commerçants qui brûlent la Mairie ont tout mon respect.,

Salut

 

 

 

 

 

Analyse situation sécuritaire

Les manifestations des militaires à Bobo ces derniers jours sont essentiellement une manifestation de leur solidarité avec les autres camps militaires.
Les militaires du régiment parachutiste commando de Dédougou ayant manifesté la semaine dernière pour des indemnités, il fallait s’attendre à ce que les militaires du groupement parachutiste de Bobo manifestent également pour soutenir leurs collègues (ces deux camps de parachutistes commandos sont régis par le même statut et La solidarité de groupe est un principe essentiel dans l’armée).

En outre, les militaires de Bobo, qui n’avaient jusque-là pas participé aux mouvements des autres capmps militaires, étaient depuis un moment la risée de leurs collègues et étaient traités de « femmes », de « vigiles du pouvoir ». Dans cette logique, il n’est pas exclu que les autres camps qui n’ont pas encore manifesté (Ouahigouya notamment) entrent aussi dans la danse.

Les risques de confrontations avec les populations civiles victimes des actes de violences, de vandalismes et des pillages sont aussi à craindre. A travers les articles des journaux et forums de discussions en ligne, on constate qu’il y a un au raz-le-bol des populations civiles.

Face à ces nouvelles manifestations des soldats, la réaction du Gouvernement est attendue:
– soit le Gouvernement prend des sanctions contre les manifestants et le risque d’explosion de la violence est grand;
– soit le Gouvernement ne prend pas de sanctions et ce sont les civils qui seront mécontents.
Dans tous les cas, le Gouvernement sera bien obligé de dédommager les commerçants victimes des pillages.

Il est grand temps que le Chef de l’Etat donne un signal fort qui permettra de ramener la paix et la quiétude.

 

En tous cas,merci de nous tenir au courant….

Gaffe à toi l’ami,pas de zéle surtout…!

 
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Publié par le 2 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Bactérie ECEH au 02 Juin

L’épidémie de diarrhées s’étend: quelle est son origine, comment se transmet-elle?

PARIS – La flambée de cas de diarrhées sanglantes partie d’Allemagne s’étend en Europe: quelle est la bactérie en cause ? comment se traduit la maladie ? comment se transmet-elle à l’homme ? quelles précautions prendre ?

Q – Quelle est la bactérie responsable de ces intoxications alimentaires ?

R – L’épidémie qui sévit actuellement en Allemagne est due à une infection à Escherichia coli (E. coli, aussi appelée colibacille) entéro-hémorragique (EHEC) d’un type très rare (E. coli O104 : H4), productrice de shiga-toxines (ou vérotoxines) et pouvant provoquer des hémorragies intestinales.

Q – Quelle est la source de l’épidémie ?

R – A ce stade, la source de la contamination n’a pas été formellement identifiée. Les investigations se poursuivent (analyses microbiologiques, enquêtes de traçabilité des aliments suspectés…).

Les autorités de Hambourg, épicentre de la contamination, avaient indiqué dans un premier temps que les concombres espagnols étaient la cause possible de l’épidémie. Mais toutes les analyses réalisées jusqu’à présent, en Allemagne, en Espagne et en Italie, semblent les mettre hors de cause.

Q – Comment se traduit la maladie ?

R – Elle se traduit par des diarrhées banales ou sanglantes dans les cas les plus graves, des maux de tête et de vives douleurs abdominales.

Sa complication la plus grave, parfois mortelle, est le syndrome hémolytique et urémique (SHU). Il peut évoluer vers une anémie hémolytique (destruction des globules rouges), une thrombopénie (baisse des plaquettes) et une insuffisance rénale aiguë.

Q – Comment se transmet-elle à l’homme ?

R – Le réservoir principal de ces bactéries est le tube digestif des ruminants.

L’homme se contamine principalement par la consommation d’aliments contaminés. Les principaux aliments à risque sont les produits carnés consommés crus ou insuffisamment cuits (viande hachée par exemple), le lait cru ou les produits laitiers au lait cru, et les végétaux consommés crus (salades et légumes par exemple).

La bactérie peut se propager par contact direct avec une personne infectée, via des matières fécales.

La transmission à l’homme peut enfin se faire par contact direct avec des animaux contaminés ou avec l’environnement contaminé par leurs excréments.

Q – Quel est le délai d’incubation ?

R – L’incubation est de 7 à 15 jours après consommation d’aliments contaminés ou contacts avec des animaux contaminés.

Q – Quelles précautions faut-il prendre ?

R – Il convient de respecter les règles d’hygiène usuelles : lavage des mains avant de préparer les repas, avant de passer à table et après avoir été aux toilettes; nettoyage soigneux des fruits et légumes et épluchage ou cuisson; nettoyage des couverts et ustensiles de cuisine ayant servi à éplucher les fruits et légumes; nettoyage des plats et surfaces (dont les réfrigérateurs) ayant été en contact avec les aliments.

En Allemagne, l’Institut Robert Koch, chargé de la veille sanitaire, a maintenu ses recommandations contre la consommation de tomates, concombres et salades crues.

Q – Combien de personnes touchées ?

R – Quelque 2.000 personnes ont développé la maladie en Allemagne (dont quelque 470 SHU), mais des cas ont été signalés ailleurs en Europe et jusqu’aux Etats-Unis, chez des patients apparemment tous liés à l’Allemagne.

Le bilan total de l’épidémie était jeudi en milieu de journée de 18 morts (17 en Allemagne et un en Suède).

(©AFP / 02 juin 2011 15h30)

 

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La bactérie Eceh sème la mort et la zizanie en Europe

FRANCFORT (Allemagne) – La bactérie d’origine inconnue qui a déjà tué 17 personnes semait la zizanie en Europe jeudi, Madrid réclamant des dédommagements après la mise en cause de ses concombres tandis que Moscou décrétait un embargo sur les légumes européens.

Jeudi la Grande-Bretagne a à son tour signalé des cas d’infection à la bactérie E.coli, liés à l’Allemagne.

Rapidement désignés comme le vecteur de la maladie par les autorités sanitaires de Hambourg (nord de l’Allemagne), épicentre de l’épidémie, les légumes espagnols sont désormais hors de cause.

La Commission européenne a levé mercredi soir la mise en garde qui pesait sur eux. La veille, les autorités sanitaires de Hambourg avaient reconnu avoir fait fausse route.

Mais les dommages sont considérables pour l’agriculture espagnole, qui a vu ses exportations s’effondrer poussant le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero à monter au créneau jeudi pour réclamer des dédommagements des préjudices provoqués auprès de l’Union européenne.

La veille, son ministre de l’Intérieur Alfredo Perez Rubalcabasa n’avait pas exclu une plainte contre les autorités de Hambourg.

Les Pays-Bas comme l’Allemagne réclament aussi des aides pour leur agriculture, alors que la décision de la Russie jeudi de décréter un embargo sur les légumes en provenance d’Europe risque d’aggraver la crise.

L’interdiction des importations de légumes frais, qui concerne tous les pays de l’Union européenne, prend effet ce (jeudi) matin, a déclaré le chef de l’Agence de protection des consommateurs, Guénnadi Onichtchenko, cité par l’agence Interfax.

La Commission européenne a immédiatement protesté, annonçant qu’elle allait demander à la Russie des explications sur cette décision qu’elle juge disproportionnée.

Les exportations de légumes vers la Russie représentent entre 3 et 4 milliards d’euros (chaque année), a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Commission européenne pour les questions de santé publique, Frédéric Vincent.

Face aux tensions et aux morts, le temps presse pour trouver le vecteur de la contamination par la bactérie E.coli 0104 (Eceh).

Or le concombre exclu, les chercheurs allemands qui planchent depuis des jours sur des centaines d’échantillons, sont pour l’instant dans l’incapacité de l’identifier, ont admis les autorités.

Ce ne sera pas facile, a déclaré mercredi le commissaire européen en charge de la Santé John Dalli, ajoutant que ce n’est plus une question de traçabilité. Il faut demander aux gens ce qu’ils ont mangé.

Or, l’incubation est d’une dizaine de jours avant que la maladie ne se déclare, précisent les experts de la Commission.

Seule certitude: les crudités, consommés en grande quantité en cette saison, comme les fruits mais aussi la viande, sont dans la ligne de mire des scientifiques.

Les recherches ont recommencé avec de nouveaux outils. L’Institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques (BfR) a annoncé avoir mis au point un nouveau test, en coopération avec des chercheurs français de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), pour détecter la bactérie dans les aliments.

La maladie se manifeste par des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

Déjà plus de 2.000 cas ont été signalés en Allemagne, 500 de plus que mercredi. Des malades ont aussi été enregistrés dans le reste de l’Europe et jusqu’aux Etats-Unis, tous ayant apparemment transité par l’Allemagne.

Dix-sept personnes sont mortes, 16 en Allemagne et une en Suède.

En ce jeudi férié, les services sanitaires allemands ont pourtant prévu de tourner au ralenti et l’Institut fédéral Robert Koch (RKI) de Berlin, chargé de la veille sanitaire pour le pays ne devrait pas communiquer de nouveau bilan.

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La souche bactérienne confirmée par l’agence UE de veille sanitaire

STOCKHOLM – Le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) a confirmé jeudi l’identification de la bactérie à l’origine d’une épidémie d’infections, qui a fait 18 morts, notamment en Allemagne.

Il s’agit d’une souche rare d’une bactérie Escherichia coli, 0104:H4 (Stx2-positive, eae-négative, hly-négative, ESBL, aat, aggR, aap), selon un communiqué de de l’ECDC, basé à Stockholm.

La cause de la contamination est toujours à l’étude, précise l’agence européenne.

Le 29 mai, donnant déjà le type de la bactérie, l’ECDC avait souligné qu’elle était très rare, et que jusqu’alors, un seul cas concernant une femme en Corée en 2005 avait été rapporté dans une publication scientifique.

Dans les cas les plus graves, l’infection dégénère en syndrome hémolytique et urémique (SHU) qui entraîne une destruction des cellules sanguines et des atteintes rénales.

Rien n’indique à l’heure actuelle que le lait crû ou la viande aient un lien avec l’épidémie.

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Bactérie Eceh: 17ème mort en Allemagne

FRANCFORT (Allemagne) – La bactérie E.coli (Eceh) a fait une nouvelle victime en Allemagne, portant le bilan à 17 morts dans ce pays, ont annoncé jeudi les autorités sanitaires de Hambourg (nord ouest).

La victime, une dame âgée hospitalisée qui était hospitalisée dans cette ville, est morte dans la nuit de mercredi à jeudi, ont-elles précisé.

Ce nouveau décès porte le bilan total de l’épidémie à 18 morts, en incluant le patient décédé mardi en Suède.

L’épicentre de la contamination, dont l’origine reste inconnue, est localisé à Hambourg.

Quelque 2.000 personnes ont développé la maladie en Allemagne, principalement dans le nord, mais des cas ont été signalés ailleurs en Europe et jusqu’aux Etats-Unis, chez des patients apparemment tous liés à l’Allemagne.

La bactérie provoque des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

(©AFP / 02 juin 2011 13h43)

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Bactérie mortelle: le Portugal va demander une indemnisation à bruxelles

LISBONNE – Le Portugal va demander une indemnisation à la Commission européenne pour les préjudices causés à son agriculture par la psychose provoquée par l’épidémie de diarrhées mortelles partie d’Allemagne, a annoncé jeudi le gouvernement portugais.

Nous avons adressé un rapport à la Commission européenne sur l’impact dans l’agriculture portugaise et avons demandé des indemnisations pour les producteurs, a déclaré le ministre de l’Agriculture portugais, Antonio Serrano, à la radio privée TSF.

En une semaine, nous avons déjà eu un préjudice de l’ordre de deux millions d’euros. J’espère que la Commission européenne pourra rapidement identifier les responsables et indemniser les pays ayant subi un impact négatif sur la production. L’Espagne est le pays le plus pénalisé mais le Portugal a également été très touché, a-t-il précisé.

Les producteurs de fruits et légumes portugais ont enregistré ces derniers jours une chute de leurs ventes en raison de la psychose qui s’est développée autour des légumes espagnols, soupçonnés dans un premier temps d’être le vecteur de la bactérie.

Cette bactérie provoque des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, des troubles rénaux potentiellement mortels (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

La Commission européenne a levé mercredi soir la mise en garde lancée la semaine dernière contre les concombres espagnols.

A l’instar de l’Espagne et du Portugal, d’autres pays européens réclament également des aides de l’Union européenne.

(©AFP / 02 juin 2011 13h29)

 
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Publié par le 2 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

« C’est maintenant l’heure de la débâcle pour la zone euro »

Cela va très mal, de plus en plus mal même… Certains économistes comme Pierre Jovanovic (on ne peut plus ignorer son opinion) nous parlent depuis quelques temps d’un effondrement économique pour octobre-novembre 2011 en Europe, nous n’en sommes pas très loin, et la situation globale européenne n’a rien de rassurante. Chaque pays est en train de se retrouver à un niveau d’endettement record, le Danemark et la Chypre étant les derniers arrivé dans le petit monde des « j’ai plus un rond mais je survit quand même… ». Information étonnante, le Royaume-Uni qui se trouve dans une situation catastrophique, la France qui n’est pas vraiment mieux, et même l’Italie qui a de gros soucis ont toujours leurs notes AAA suivant les agences de notation (qui ont donné le AAA aux USA, c’est dire si elles sont crédibles…) et ne sont pas encore officiellement en crise, c’est normal? ;)

 

Pour l’économiste américain qui a obtenu le Prix Nobel d’économie en 2008, Paul Krugman, c’est l’heure de la débâcle pour la zone euro.

Il s’en explique dans les colonnes du Financial Times (accès payant) : lorsqu’il y a une union monétaire, énonce-t-il, il doit y avoir équivalence entre les avoirs d’un certain montant dans la banque d’un pays, et les avoirs de même montant dans la banque d’un des autres pays de l’union. Mais que se passe-t-il lorsque l’un de ces pays est sur le point de faire faillite ? A ce moment, cette présomption d’égalité ne vaut plus. De ce fait, un euro dans une banque grecque aujourd’hui n’a plus la même valeur que le même euro dans une banque allemande. Dans cette situation, on risque non seulement le retrait brutal des avoirs des clients de la banque, mais plus globalement, ce risque de désengagement s’étend au système bancaire national.

Dans cette situation, une restructuration de la dette semble inévitable, même si c’est un cauchemar, en particulier si la BCE refuse de prêter pour couvrir les défauts de ces pays en faillite. Car en l’absence du soutien de la BCE, les banques s’effondreront. Les gouvernements devront alors geler les comptes bancaires et convertir les dettes dans une nouvelle devise. Cela génèrerait une panique du public qui l’obligerait à retirer ses avoirs des banques, ainsi que les débiteurs privés des autres pays en difficultés. A ce stade, ces pays succomberaient à la catastrophe à leur tour. La zone euro se disloquerait. L’alternative serait une opération musclée pour recycler ces sorties de capitaux par des injections du secteur public.

Martin Wolf, du Financial Times (accès payant), conclut que la solution se trouve entre la faillite de l’un des Etats de la périphérie, et son retrait de la zone, ou un soutien de long terme des positions débitrices de ces pays.

Pour l’heure, le but des dirigeants de la zone est d’atteindre 2013, et de décider alors d’utiliser le nouveau Mécanisme de Stabilité Monétaire pour commencer à organiser un soutien de long-terme d’une manière organisée. Le risque, c’est qu’entretemps, ils ne parviennent plus à obtenir le soutien du public pour défendre la survie de la monnaie unique.

Source: fr.sott.net

http://lesmoutonsenrages.wordpress.com/2011/06/02/cest-maintenant-lheure-de-la-debacle-pour-la-zone-euro/#more-6628

 

 
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Publié par le 2 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Des forages pour le gaz de schiste déclenchent des séismes en Grande-Bretagne !

 

Des tremblements de terre obligent à suspendre le forage de gaz naturel au Royaume Uni
 
Posté le 1er juin 2011 , par “the extinction protocol
 
La nouvelle opération de forage controversée pour le gaz naturel de schiste dans le Lancashire, a été suspendue à la suite d’un deuxième tremblement de terre dans la région qui a pu être déclenché par le processus.
Le tremblement de terre de vendredi dernier près de Blackpool s’est produit au moment même où la compagnie d’énergie CUADRILLA RESSOURCES injectait des liquides sous haute pression dans le sous-sol pour faire délibérément éclater la roche contenant le gaz- un procédé connu sous le nom de « fracking »(fracturation), apporté en Grande Bretagne par les USA, où il a été hautement controversé.
Des experts sismologues du British Geological Survey ont dit que le séisme de magnitude 1,5 de l’autre semaine était semblable à celui de 2,3 qui a eu lieu en avril dans la même zone et que les deux pourraient être à relier au « fracking » expérimental pour le gaz de schiste qui a eu lieu à Preese Hall sur la côte de Flyde. Des interdictions de « fracking » commercial ont déjà eu lieu en France, dans l’état de New York et en Pennsylvanie, où les habitants très proches des sites de « fracking » ont été filmés mettant le feu à l’eau du robinet contaminée par le méthane.
« Il semble très probable que les faits soient reliés », a dit Brian Baptie du British Geological Survey (BGS).  « Nous avions deux instruments de détection près du site et ils montrent que les deux évènements étaient proches du site et à une faible profondeur. » La correspondance de ces deux évènements en conjonction avec le « fracking » au niveau du site, suggère qu’ils pourraient être reliés ». Il a ajouté : « Il est bien établi que ce type de forage peut déclencher des petits séismes. »
 
 
 
 
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Publié par le 2 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Fukushima au 02 Juin

– 2 juin 2011: Fukushima, rapport préliminaire criminel et odieux de l’AIEA. Pour ceux que le rapport préliminaire des criminels de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique intéresse, suite à leur visite touristique de Fukushima, c’est ici.Nous nous abstiendrons de tout commentaire à la lecture de ce torchon qui n’évoque pas même la fusion des réacteurs, et qui prétend même que « To date no health effects have been reported in any person as a result of radiation exposure from the nuclear accident. », à savoir « A ce jour, aucun problème de santé humaine n’a été rapporté résultant d’une contamination radioactive induite par l’accident nucléaire ». Où sont les camisoles de force et les cordes?

2 juin 2011: La mafia pharmacrate au secours de la mafia nucléocrate. Le Japon va autoriser, en juillet, la vente de deux remèdes permettant de neutraliser le plutonium dans le corps humain. Quel plutonium? Il y a quelques semaines encore, le gouvernement Japonais prétendait que le plutonium retrouvé dans la zone de Fukushima n’avait aucune relation avec le désastre nucléaire mais que c’était de vieux reliquats des essais atomiques atmosphériques. La finalité de ces deux remèdes serait vraisemblablement l’élimination des produits transuraniques par chélation et ils seraient sans doute composés de Ca-DTPA (Trisodium calcium diethylenetriaminepentaacetate) ou de Zn-DTPA (Trisodium zinc diethylenetriaminepentaacetate).

– 2 mai 2011: Très extrême contamination des sols autour de Fukushima. Un groupe de volontaires Européens oeuvre au Japon à établir la vérité de la contamination radioactive des sols. A consulter

http://www.kokopelli-blog.org/

 
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Publié par le 2 juin 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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