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Archives du 5 avril 2011

Japon/nucléaire : l’Acro suit les retombées en France

Preuve que beaucoup de gens, après l’épisode Tchernobyl, ont du mal à croire les sources d’information officielles, fussent-elles indépendantes comme l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) : les associations d’information sur le nucléaire croulent sous les demandes depuis la catastrophe japonaise. C’est le cas de la Criirad mais aussi de l’Acro, l’Association de contrôle de la radioactivité de l’Ouest.

Sur son site, celle-ci indique d’ailleurs : « L’Acro est énormément sollicitée en ce moment et c’est compréhensible. Cependant, nos actions ont un coût et nous avons besoin de votre soutien pour continuer. Si vous pensez que l’ACRO est utile, adhérez ou envoyez un don ! » Dès l’annonce de l’arrivée de gaz et de particules radioactifs en provenance du Japon, l’Acro a organisé un suivi des retombées en France métropolitaine.

Des préleveurs volontaires d’herbe

Des « préleveurs volontaires » de l’Acro et de Greenpeace ont prélevé de l’herbe de façon méthodique et régulière en divers points du territoire national et les résultats sont mis en ligne aussitôt.

Constats pour la 1ère semaine, du 23 au 31 mars 2011 : de l’iode radioactif (iode-131) est détecté en différents endroits du territoire national, dans le couvert végétal (herbe). Des valeurs comprises entre 1 et 4 Bq par kilogramme de matière fraîche sont mesurées. Du césium-137 est également observé dans les environs de Strasbourg à une concentration inférieure à 1 Bq/kg frais.

L’Acro note cependant qu’il n’y a pas de risque à séjourner dehors, qu’aucun compteur Geiger ne peut mettre en évidence l’actuel dépôt radioactif, que les valeurs mesurées ne doivent pas conduire à s’abstenir de consommer des légumes et fruits frais car un simple lavage est suffisant.

L’Acro va cependant continuer à effectuer des mesures : « La situation actuelle ne signifie pas que les niveaux observés n’augmentent pas dans l’avenir. L’intensité des dépôts radioactifs dépend d’abord de l’ampleur de la contamination de l’air et de sa persistance. Or, l’accident nucléaire de Fukushima est à l’origine de rejets radioactifs continuels ; la situation n’est toujours pas maîtrisée. »

Pour davantage de détails (graphiques, cartes), lire ici : http://www.acro.eu.org/

http://www.maxisciences.com/radioactivit%E9/japon-nucleaire-l-acro-suit-les-retombees-en-france_mrm65248.html

 
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Publié par le 5 avril 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Fukushima:Taux d’iode 131 dans un échantillon d’eau der mer 7.5 millions de fois supérieurs au taux normal

TOKYO, 5 avril, Kyodo
On pense qu’un total de 60.000 tonnes d’eau radioactive inonde les sous-sol des bâtiments du réacteur et les tranchées souterraines connectées à la centrale de Fukushima, a déclaré mardi le ministre de l’Industrie, ajoutant que l’exploitant pompera plus tard le liquide qui empêche le travail d’avancer.
TEPCO, a commencé l’enlèvement d’eau faiblement radioactive lundi comme une étape d’urgence pour sécuriser l’endroit pour le stockage d’une eau plus fortement contaminée. TEPCO a pour objectif de se débarasser d’un total de 11.500 tonnes d’eau faiblement contaminée d’ici la fin de la semaine.
Mardi midi on estime que 3.430 tonnes de cette eau faiblement radioactive a été déversée dans l’océan Pacifique, a déclaré TEPCO.
Le Ministre de l’Industrie Banri Kaieda a soutenu que cette contamination de la mer par l’élimination de cette eau ne pose aucun risque sanitaire majeur, mais s’est excusé d’avoir soulevé des inquiétudes parmi le public, notamment des pêcheurs.
L’Agence de sûreté nucléaire et industrielle a déclaré que les 60.000 tonnes d’eau – 20.000 tonnes de chacun des bâtiments du réacteur 1 à 3 et des tranchées – seront stockées dans des réservoirs sur les sites, avec une installation d’élimination des déchets nucléaires, une île artificielle flottante appelée »megafloat, » et des barges citernes provisoire de l’US Navy.
Le complexe pour l’élimination des déchets nucléaires peut accueillir 30.000 tonnes d’eau, mais il faudra un certain temps avant de pouvoir stocker les liquides car TEPCO va essayer de faire en sorte que l’eau radioactive ne soit pas dispersée de l’installation grâce à des agents d’enrobage, a indiqué l’agence.
Les réservoirs provisoires seront expédiés à l’usine de Fukushima d’ici la fin de ce mois, il a ajouté.
Pendant ce temps, TEPCO a commencé à travailler mardi après-midi pour arrêter la fuite dans la mer d’eau hautement radioactive qu’on croit être originaire du coeur du réacteur n°2, où les barres de combustible ont partiellement fondu.
L’eau contenant l’iode -131 radioactive à plus de 10.000 fois la limite de concentration légale, a fui d’une fosse du bâtiment du réacteur n°2 par une fissure du côté de la mer.
Dans une nouvelle conclusion, TEPCO a annoncé mardi qu’un échantillon d’eau de mer pris samedi près du réacteur n ° 2 a montré une concentration d’iode-131 de 7,5 million de fois le niveau maximal autorisé par la loi.
Pour arrêter l’écoulement de l’eau radioactive, l’opérateur va injecter  »une eau de verre » ou du silicate de sodium dans les zones gravillonnées au fond de la fosse, d’où l’eau radioactive est considérée comme suinter, selon l’agence.
L’utilitaire a tenté de bloquer la fuite d’eau radioactive avec du béton et des matériaux polymères absorbeurs d’eau, mais ses efforts ont été vains jusqu’à présent.
TEPCO a également versé des agents traceurs pour découvrir l’itinéraire de la fuite, mais l’eau colorée n’est pas sortie de la fosse en bordure de mer, laissant inconnu le chemin de la contamination.
L’enlèvement de l’eau contaminée est nécessaire pour réduire le risque des ouvriers exposés aux substances radioactives et pour faciliter les efforts visant à rétablir les fonctions vitales de refroidissement des réacteurs et des piscines de combustible nucléaire usé.
L’utilitaire a fait couler d’énormes quantités d’eau dans les réacteurs et leur piscines de combustible nucléaire comme une mesure palliative pour les refroidir, parce que de graves dommages de surchauffe aux barres de combustible pourraient conduire à la libération d’énormes quantités de matières radioactives dans l’environnement .
Toutefois, la mesure est considérée comme reliée à la fuite possible d’eau fortement contaminée par les réacteurs.
== Kyodo

http://english.kyodonews.jp/news/2011/04/83228.html

 
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Publié par le 5 avril 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Activité volcanique au 12 Avril 2011

 ACTIV - Association pour la Connaissance et la Transmission de l'Information en Volcanologie

 

Toutes ces infos et plus encore sur le site :  http://www.activolcans.info

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Dépêche n°4567 du 12-04-2011
Taal, Philippines, 400 m

Le gouvernement a interdit la pêche autour du cratère actif du Taal (Main Crater) en raison de la possible formation, en cas d’éruption de déferlantes basales. Pour le moment aucune information n’a été donnée en ce sens par le PHIVOLCS. Par ailleurs, ce sont 77 familles qui ont évacué spontanément la zone le week-end dernier. Pour le moment, aucun ordre d’évacuation n’a été donné , la situation n’étant pas critique. Néanmoins, des initiatives locales se font jour. Notons, par exemple, que le chef de la police de Talisay a demandé à environ 2600 personnes de partir volontairement. Sources : blog anglophone ERUPTIONS; GMA news.

Dépêche n°4566 du 12-04-2011
Bezymianny, Russie, 2882 m

Le KVERT a élevé le niveau d’alerte de l’édifice, le passant du jaune à l’orange. La décision fait suite à une augmentation de la sismicité de l’édifice, parallèle à l’augmentation de l’intensité de l’anomalie thermique produite par le dôme actif. Source : KVERT.

Dépêche n°4565 du 12-04-2011
Fuego, Guatemala, 3763 m

La situation semble stable au Fuego : l’activité explosive (strombolienne) sommital est toujours accompagnée d’une effusion sur le flanc sud. La coulée produite mesure toujours environ 200 m de long. Source : INSIVUMEH.

Dépêche n°4564 du 12-04-2011
San Miguel, El Salvador, 2130 m

Le SNET a rédigé un rapport mis en ligne hier dans lequel il est précisé que la sismicité du San Miguel est revenue à la normale. Cependant, une évolution vers une nouvelle crise dans un délai relativement court n’est pas complètement exclu par les volcanologues. Ces derniers, attendent de voir comment la situation va évoluer dans les semaines qui viennent. Source : SNET.

Dépêche n°4563 du 12-04-2011
Kilauea, Etats-Unis, 1222 m

La situation n’évolue pas au Kilauea. Le pit crater sommital du Halema’uma’u continue de se remplir lentement de lave (le niveau du lac monte) tandis qu’au Pu’u O’o le niveau du lac de lave varie régulièrement. L’édifice, quant à lui, continue de subire des cycles de gonflement/dégonflement. Source : HVO.

Dépêche n°4562 du 11-04-2011
Etna, Italie, 3340 m

L’INGV a rédigé une synthèse des événements d’hier, dont voici un résumé. Le déroulé du paroxysme d’hier est finalement assez classique de ce que fait l’Etna depuis 2006. Une activité strombolienne faible a débuté dans le pit crater latéral du cône Sud-Est le 08 avril. Une coulée très faiblement alimentée s’est mise en place le 09, en simultané avec l’activité explosive. Le 09 en fin de journée les explosions sont devenues progressivement plus intenses, en parallèle avec un augmentation du trémor, jusqu’à produire des fontaines dans la matinée du 10 avril et un panache suivi de chutes de cenres sur plusieurs villages du quart sud-est du volcan (Trecastagni, Aci Catello, Acireale, Zafferana pour ne citer que les plus célèbre). C’est à 09h30 GMT que le trémor à culminé. Le débit de lave est devenu très important, produisant une seconde coulée bien alimentée qui atteint, en fin d’éruption, 3 km de long. C’est cette coulée qui, en contact avec la couverture neigeuse, a produit l’activité explosive observée sur les images webcam. A aucun moment un écoulement pyroclastique n’est mentionné. L’activité est restée intense jusqu’à 14h00 GMT puis a décliné. Source :INGV.

 
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Publié par le 5 avril 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

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