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Manifestations en Afrique et au Moyen-Orient.

18 Fév

Libye: au moins 14 morts dans des heurts à Al-Baïda
TRIPOLI – Au moins quatorze personnes ont été tuées depuis mercredi dans des manifestations anti-régime à Al-Baïda, à l’est de Tripoli, a indiqué vendredi à l’AFP une source libyenne bien informée, alors qu’un précédent bilan de source médicale faisait état de deux morts.

« Quatorze civils ont été tués dans cette ville », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat.

Parmi les quatorze morts figurent des manifestants, mais aussi des partisans du régime, a ajouté cette source, affirmant que des fonctionnaires des comités révolutionnaires, pilier du régime, ont été tués dans les locaux de ces comités.

Elle souligne par ailleurs que des agents des forces de l’ordre ont également été tués, sans être en mesure d’en préciser le nombre.

Le nouveau bilan porte à 28 le nombre des morts depuis le début des protestations en Libye mardi, selon un décompte de l’AFP établi selon différentes sources locales.

Il ne comprend pas quatre prisonniers tués vendredi lors d’une tentative d’évasion à Tripoli

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Algérie: derniers préparatifs pour la 2nde manifestation samedi de la CNCD
ALGER – De derniers préparatifs pour la marche de samedi à Alger ont fait l’objet d’âpres discussions entre les membres de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) réunis vendredi dans la capitale algérienne, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Demain rendez-vous à 10h00 place du 1er mai », ont conclu les participants, soit une heure avant le début prévu d’une nouvelle tentative de marche au départ de cette place centrale vers celle des Martyrs, sur une distance de quelque quatre kilomètres.

C’est le même trajet que celui de la tentative de samedi dernier qui s’était heurtée à un imposant dispositif de sécurité de milliers de policiers déployés en plein centre, casqués, équipé de matraques, munis de canon à eau et épaulés par de nombreux véhicules blindés.

Des interpellations musclées avaient eu lieu, 300 selon l’opposition, 14 selon le ministère de l’Intérieur, durant quelques heures, tandis que quelque 2.000 manifestants avaient réussi à bloquer durant plusieurs heures, sans pouvoir avancer, la Place du 1er mai.

Ce vendredi déjà, la police avait pris place en force sur le lieu de rendez-vous, avec des policiers en faction aux carrefours alentours, ainsi que devant le siège proche du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), membre de la CNCD, selon des journalistes de l’AFP.

A Oran, un rassemblement est prévu vers 09h00 samedi également à l’appel de la Coordination. Il aura lieu dans la salle Es-Saada (ex-Colisée), ont annoncé les responsable locaux du mouvement.

Dans un premier temps, les autorités, selon la CNCD, avaient refusé l’autorisation de tenir cette réunion avant finalement de changer d’avis.

Vendredi matin, lors d’une conférence de presse a été donnée au siège de la LADDH-Oran (Ligue algérienne des droits de l’Homme, membre de la CNCD), les inistiateurs de la manifestation se sont félicités de pouvoir tenir leur meeting à la salle Es-Saad.

Samedi dernier, entre 400 et 500 personnes s’étaient rassemblées place du 1er novembre près de la mairie pour réclamer un « changement du système ». La police était rapidement intervenue, procédant à une trentaine d’interpellations, parmi lesquels deux journalistes, durant quelques heures.

Outre le RCD et la LADDH, la CNCD regroupe des personnalités de la société civile, des syndicats autonomes et des petites formations non reconnues. Elle est née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début de l’année, déclenchées notamment contre la vie chère.

Lors des émeutes de janvier, cinq personnes avaient péri durant ces violences qui ont fait aussi plus de 800 blessés, presque tous des membres des forces de l’ordre. Plus d’une dizaine de personnes ont tenté de s’immoler par le feu par la suite et quatre en sont décédées.

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Yémen: un troisième mort lors de la dispersion de manifestations à Aden
ADEN – Un nouveau manifestant a été tué lors de la dispersion par la police de manifestations à Aden, principale ville du sud du Yémen, portant à trois le nombre de morts dans cette ville vendredi, ont indiqué des sources médicales à l’AFP.

Le manifestant a été tué par balles lors de la dispersion d’un rassemblement dans le quartier d’al-Saada, a-t-on précisé de mêmes sources.

Deux manifestants avaient déjà été tués par balles lors de la dispersion de deux autres manifestations contre le régime yéménite, l’un dans le quartier de Khor Maksar, et l’autre dans celui de cheikh Othman, selon ces sources.

Des centaines de personnes avaient participé à de nouvelles manifestations vendredi soir dans la capitale de l’ex-Yémen du sud, aux cris de « le peuple veut la chute du régime ».

Depuis mercredi, huit personnes ont été tuées dans la dispersion de manifestations à Aden, selon un décompte de l’AFP.

Dans un communiqué, le Forum commun, coalition des partis d’opposition, a dénoncé le « massacre sanglant » commis à Aden et la « répression hystérique par les forces de sécurité des manifestations pacifiques ».

Il a réclamé « le limogeage immédiat des responsables politiques et de sécurité impliqués dans ces crimes ».

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Libye: quatre détenus tués dans une tentative d’évasion à Tripoli
TRIPOLI – Quatre détenus ont été tués vendredi par les forces de l’ordre alors qu’ils tentaient de s’évader de la prison d’El-Jedaida, près de Tripoli, a indiqué à l’AFP une source des services de sécurité libyens.

« Quatre prisonniers au total ont été tués », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat, alors qu’elle avait fait état peu avant de trois morts.

« Des prisonniers ont tenté de s’évader de la prison d’El-Jedaida mais les gardiens sont intervenus et ont été obligés de tirer sur des détenus qui ont usé de violence », a indiqué cette source, précisant que les forces de l’ordre maîtrisaient désormais la situation et encerclaient la prison.

De nombreux prisonniers s’étaient évadés vendredi matin après une mutinerie dans une prison à Benghazi, deuxième ville de Libye secouée par des manifestations contre le régime.

« Il y a eu une mutinerie à la prison d’Al-Kuifiya et un grand nombre de prisonniers se sont échappés », avait déclaré à l’AFP le chef de rédaction du journal Quryna, Ramadhan Briki, basé à Benghazi, à 1.000 km à l’est de Tripoli.

Le journal Quryna, proche de Seif Al-Islam, fils du numéro un libyen le colonel Mouammar Kadhafi, a précisé peu après sur son site internet que le nombre des détenus évadés était estimé à « plus d’un millier ».

Les forces de l’ordre en ont arrêté par la suite près de 150, a-t-on ajouté de même source.

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Djibouti: manifestation de l’opposition contre le président Guelleh
DJIBOUTI – Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés vendredi à Djibouti, à l’appel de la principale coalition de l’opposition, pour protester contre le régime du président Ismaël Omar Guelleh, a constaté un correspondant de l’AFP.

« IOG (Ismaël Omar Guelleh) dehors! », proclamaient les banderoles des manifestants, rassemblés devant le grand stade de la capitale, près du ministère de l’Intérieur, sous la surveillance d’un important dispositif policier.

La manifestation a débuté vers 14H00 (11H00 GMT) et a été ponctuée de discours de responsables de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), principale coalition de l’opposition à l’origine du rassemblement.

La foule, composée essentiellement de jeunes et d’étudiants, était calme et aucun incident n’était à signaler en fin d’après-midi, tandis que plusieurs participants faisaient référence aux révolutions tunisienne et égyptienne.

Selon le directeur de la police nationale, le Colonel Abdillahi Abdi Farah, le nombre de manifestants s’éléverait entre 600 à 700 personnes.

Interrogé par l’AFP, le président de l’UAD, Ismail Guedi Hared, a estimé pour sa part le nombre de manifestants à environ 40.000.

Pour M. Guedi Hared, ce « soulèvement populaire pacifique traduit la volonté du peuple djiboutien de voir tomber le régime en place » et vise à « dire non au troisième mandat » du président Guelleh

« Nous sommes sortis pour rester ici. Nous ne partirons pas de là jusqu’à ce que le régime tombe », s’exclame Habiba, une jeune étudiante de l’Université de Djibouti.

« Nous ne voulons pas de toi IOG! », scande Hassan, un jeune chômeur de Balbala, une banlieue pauvre de la capitale.

La manifestation se poursuivra jusqu’à la chute du régime d’IOG, ont affirmé les responsables de l’opposition, tandis que des milliers de protestataires restaient rassemblés en fin d’après-midi, cernés par des cordons de gendarmes et de policiers.

Les rassemblements de l’opposition sont rares à Djibouti, petit pays stratégique de la Corne de l’Afrique, où le président sortant brigue un troisième mandat à l’élection présidentielle prévue le 8 avril prochain.

Des manifestations de lycéens et d’étudiants avaient eu lieu les 5 et 6 février à Djibouti, à l’origine pour protester contre un problème de notation à de récents examens des étudiants en droit.

Les manifestants s’étaient alors violemment opposés aux forces de l’ordre, leur rassemblement tournant au fil des heures en une contestation plus globale du régime.

Les autorités avaient procédé dans les jours suivant à plusieurs arrestations de militants de l’opposition mais également de défenseurs des droits de l’homme, dont le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean-Paul Noël Abdi, inculpé depuis lors de « participation à un mouvement insurrectionnel ».

Ancien directeur de cabinet du premier président djiboutien Hassan Gouled Haptidon (1977-1999), Omar Guelleh lui avait succédé en 1999 à la tête du pays.

En avril 2010, le parlement a voté une réforme constitutionnelle lui permettant de se représenter pour un troisième mandat.

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Bahreïn: tirs sur des manifestants à Manama, des blessés
MANAMA – La police de Bahreïn a ouvert le feu sur des manifestants vendredi soir à Manama, faisant des blessés, ont affirmé des témoins à l’AFP.

Il s’agit de la première manifestation depuis la dispersion par la force, jeudi à l’aube, d’un sit-in de centaines de protestataires qui campaient sur la place de la Perle à Manama pour réclamer des réformes politiques.

Selon des témoins, des tirs ont visé les manifestants qui se trouvaient près de l’hôpital Salmaniya à Manama, faisant plusieurs blessés.

Quatre personnes ont été tuées lors du raid policier place de la Perle jeudi.

(©AFP / 18 février 2011 16h34)

 
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Publié par le 18 février 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

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