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Sarkozy aussi voulait instaurer une forme de travail gratuit

09 Nov

David Cameron, le Premier ministre britannique, va obliger les chômeurs de longue durée à travailler gratuitement pour la collectivité. En 2007, Nicolas Sarkozy aussi y avait pensé, pour les titulaires de minima sociaux. Flash-back.

 

David Cameron a fait fort. Le nouveau Premier ministre britannique va obliger les chômeurs de longue durée à effectuer au moins 30 heures de travail gratuit par semaine au profit de la collectivité. Ceux qui refuseraient perdront pendant au moins trois mois leurs allocation hebdomadaire…  

Une mesure qui se situe dans le même esprit avait aussi été envisagée par Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle de 2007. Comme le révèle le blog Les Dessous du Social, celui qui n’était alors que candidat à l’Elysée l’avait écrit « écrit noir sur blanc page 7, section 4 intitulée « Réhabiliter le travail » de son projet pour la France« . L’actuel président de la République avait écrit : « Je ferai en sorte que les revenus du travail soient toujours supérieurs aux aides sociales et que les titulaires d’un minimum social aient une activité d’intérêt général, afin d’inciter chacun à prendre un emploi plutôt qu’à vivre de l’assistanat ».  

Le gouvernement ne semble toutefois pas enclin à mettre en oeuvre une telle mesure. Interrogé sur RMC, Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a certes déclaré : « Que, moralement, celui qui reçoit une allocation de la collectivité redonne quelque chose à la collectivité et reste dans la mécanique du travail me paraît plutôt une bonne chose ». Mais il a aussitôt nuancé: Quand vous avez deux millions, trois millions de chômeurs, trouver une activité de trente heures par semaine pour trois millions de personnes, c’est quelque chose d’excessivement compliqué à organiser ».

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/sarkozy-aussi-voulait-instaurer-une-forme-de-travail-gratuit_935210.html?xtor=x

Preuve que toutes ces marionettes du NOM travaillent avec le même cahier des charges mais chacun son rythme,l’un  essaie et si les moutons optempérent ,on généralise…!

 

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3 réponses à “Sarkozy aussi voulait instaurer une forme de travail gratuit

  1. Valentini

    21 novembre 2010 at 10 h 47 min

    L’esprit de réforme, sauce anglaise, à la chasse au renard ouvrier

    L’Anglais standard est un type farci de bon sens. Comme il a deux mains, deux pieds, deux yeux, il sait, par expérience, que, dans la vie, tout va par deux: le haut, le bas, la gauche, la droite, Laurel et Hardy. Les borgnes, les estropiés et les manchots, évidemment, ne comprennent rien à cette extension foudroyante, en droits, de l’homme, dans l’espace public, et donc s’ils tentent, à leur corps défendant, de freiner la concurrence frénétique qui pour l’heure règne et divise entre eux les êtres humains, c’est qu’ils ont perdu tout sens commun. De ce don si précieux de sa personne à la common decency, l’Anglais de haute basse cour a toujours tiré les moyens de son gouvernement. Il y a deux sortes d’hommes, dans la vie, n’est-il pas! Le capitaliste que les lois empêchent, entravent, embarrassent et le prolétaire qui, sans la Loi, verserait, à toute vitesse, dans le caniveau. Nous venons de résumer plus de quatre siècles de philosophie anglaise, en matière d’organisation sociale, soucieuse de pendre les pauvres par milliers et d’imposer le travail forcé, où et quand sa mansuétude, à l’encontre des incapables économiques, l’exige.
    Car nous ne cesserons jamais de le répéter, en dépit des tartufferies et jérémiades, à propos de la repentance, la colonisation des peuples, contemporaine de l’ouverture du monde au monde du commerce moderne, cette armada ininterrompue de marchandises matérielles et humaines, a commencé aussi, ici même, en Europe. Aussi est-il logique qu’on persiste à parler des aspects positifs du colonialisme, qui plus est, en appelant Marx à la rescousse, avec un toupet hors du commun, Marx qui n’a jamais dit que les classes capitalistes étaient révolutionnaires, en tant que telles, mais, et c’est plus qu’une nuance, que le mode de production capitaliste avait révolutionné les sociétés, ce que personne aujourd’hui ne songe à nier. Mais la goinfrerie inouïe des classes capitalistes, inquiètes de leur insatiable gloutonnerie, du moins du reflet, de l’image que cette dernière projette dans toutes les couches et classes de la société, y compris parmi l’élite qui s’emploie, quel qu’en soit le motif, à défendre leurs intérêts, les poussent à exiger beaucoup plus que la simple richesse matérielle. Elles veulent la reconnaissance qu’elles dénient aux classes sociales, sans lesquelles leur mode de vie disparaîtraient. C’est donc clôturer dans ses propres certitudes intimes, doublées d’une arrogance sans borne, que le pragmatisme tyrannique anglais, qu’un million de pingouins, en France, applaudissent, vient de réinstaurer le travail obligatoire.

    Avant toute chose, bornés comme nous le sommes, par l’abjecte liberté des marchés, nous n’hésitons pas une seule seconde, à déclarer, au vu du nouvel esprit de réforme, qui nie, comme un arracheur allemand de dents, et la rigueur et l’austérité, qu’entre la démocratie et le fascisme ou le nazisme, la différence est de degré et non de nature. Cependant à cette humeur standard, qui diffuse aux quatre coins du monde, et pas seulement au-dessus de Saïgon, son parfum concentrationnaire, nous prendrons le parti, chaque fois que possible, d’opposer à cette humeur bonhomme et bienveillante, un humour approprié aux hommes et femmes de fer de notre époque. Voyons comme leurs têtes, aussi rondes et rouillées que des boulets plein de merde, explosent de joie, dès qu’il s’agit de soustraire le moindre penny. Si le pingouin français curieusement pousse et crie simultanément au loup prolétarien, déboussolé qu’il est par la dérive des marchés, son riche voisin, qui vient d’abolir la chasse à courre, gueule, lui, comme un putois du tea party: la chasse au renard a fait son temps, vive la chasse au renard d’un nouveau type! Tel est en l’état, l’esprit de réforme, à la sauce anglaise et toilettes sentimentales, qui a enfilé des habits neufs de groom du capital. C’est que ça coince terriblement, il n’a plus un sou vaillant. Et donc, où en trouver ailleurs, nulle part mieux que dans le puits sans font de l’estime de soi.
    Le ministre du Travail et des Retraites, un Smith quelconque, a rétorqué à un bonnet ecclésiastique, enfermé, selon la presse-pudding-express, dans son big ben d’ivoire, que: demander à quelqu’un qui est sans travail depuis longtemps de participer à un programme de travail pour stimuler son estime de soi n’est pas une recette de désespoir mais une façon de réparer des vies brisées. Comme cette demande, d’une politesse aussi exquise qu’extrême, est un ordre huilée par le coude de la justice, que peut-on lui refuser? D’autant que ce stimulateur d’énergie en chambre manifeste sa volonté admirable de réparer la vie cassée par ses amis de la City. L’ordure capitaliste ne hait pas la psychanalyse, surtout appliquée au renard ouvrier qui, dans son terrier, se terre, c’est sa rente! Heureusement, il a un flair infaillible, pour faire le tri entre les vrais et faux chômeurs. Ces derniers, s’il les a dans l’pif, instrument de la science la plus concentrée, c’est uniquement pour leur apprendre à connaître la vérité du bonheur dans le travail, étant donné que pas de revenu sans travail. Ce point de vue universel, tous les escrocs étatiques le partagent. Ils suent sang et eau et mettent le monde sens dessous dessus, pour se saisir de toutes les opportunités qui se présentent. Et cette activité-réflexe, autrement dit un atavisme, est proprement saisissante. Elle trouve à toute heure les plus-values nécessaires à la mise en oeuvre du plus merveilleux des programmes: réaliser l’harmonie sociale. Cette harmonie articulée en une langue qui dure longtemps, ça donne: Arbeit macht frei! Et en plus, cerise sur le pudding, ça apaise les actionnaires.

    Capitalistes, descendez au cercueil!

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    • realinfos

      21 novembre 2010 at 13 h 53 min

      Il est certain qu’asservir l’humanité n’a jamais été révolutionnaire,quand à trouver le bonheur dans le travail,c’est au final en devenir l’esclave et perdre du même coup le vrai sens de la vie!
      Aujourd’hui travailler ne nous apporte rien de bon si ce n’est se demander pourquoi l’on travaille,on sue sang et eau pour un salaire de misére et de l’autre,ils font tout pour vous en enlever pour au final ne pas profiter des fruits de son labeur,quel bonheur en effet…!!!!
      Mon seul bonheur si je peux le trouver dans le travail sera dans le jardin,là au moins je sais pourquoi de donne mes bras,mon eau et mon sang et de plus cela nous nourrit moi et les miens,alors oui dans ce cas,on peut parler d’une certaine forme de bonheur.
      Pour les autres,qu’ils se nourrissent de billets,beaucoup moins digeste au demeurant….!
      Pour finir,je dirais ceci:  » On a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard  » 🙂

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