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Cyberattaque:même l’Europe est sur le pied de guerre!

30 Sep

BRUXELLES – L’Union européenne est en mesure de se protéger contre une attaque informatique contre ses infrastructures vitales, mais il reste encore à assimiler à un crime la création et l’utilisation de logiciels malveillants, a annoncé jeudi la Commission européenne.

« Non, nous ne sommes pas complètement nus » au sein de l’UE face à une cyberattaque contre des infrastructures vitales, a assuré devant la presse la commissaire en charge des questions de sécurité, Cecilia Malmström.

Mais « la législation européenne est complètement dépassée et il faut remédier aux carences », a-t-elle mis en garde.

La fabrication et l’utilisation de virus informatique n’est pas encore un délit dans de nombreux pays de l’UE.

« Les Etats se préparent (à une cyberattaque) et nous faisons en sorte à la Commission d’améliorer les outils pour que la législation soit plus adaptée », a-t-elle expliqué.

Plusieurs pays de l’UE ont été la cible en janvier et février 2009 d’un virus informatique, Conficker, qui a affecté les ordinateurs des forces armées en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, rappelle la Commission. Les avions de combat Français on été dans l’impossibilité de décoller, souligne-t-elle.

L’attaque informatique via le virus Stuxnet d’infrastructures sensibles, notamment en Iran, « montre que la menace est énorme », a souligné Mme Malmström. « Beaucoup de spéculations entourent le virus Stuxnet », a-t-elle prudemment noté.

Mais la commissaire a jugé qu’un « code de bonne conduite » entre les gouvernements de la planète pourrait s’avérer nécessaire. La création et l’utilisation de tels virus par des Etats n’est plus du domaine de la science fiction, a-t-elle reconnu.

« Mais il y a beaucoup à faire et c’est un projet de longue haleine », a-t-elle estimé.

La commissaire aux nouvelles technologies Neelie Kroes a néanmoins jugé utile que l’UE évoque un tel code avec ses partenaires. « Nous pourrions en parler lors du sommet avec les Etats-Unis en novembre », a-t-elle commenté.

Cecilia Malmström a insisté sur les méfaits quotidiens de la cybercriminalité avec « l’utilisation de virus pour violer des identités afin de détourner des fonds, s’emparer d’informations sensibles, espionner, saboter, réaliser des actes terroristes » et sur les « dommages considérables » causés par les logiciels malveillants.

La proposition de loi présentée par les deux commissaires veut « criminaliser la création et l’utilisation de logiciels malveillants », et renforcer la coopération entre les Etats.

Elle veut rendre punissable la création et l’utilisation de logiciels malveillants dans l’UE ou affectant des intérêts dans l’UE afin de pouvoir les punir par des peines de 2 à 5 ans de prison.

La dimension mondiale de la cybercriminalité impose une étroite coopération avec les pays tiers, d’où pourraient partir une cyberattaque affectant des intérêts dans l’UE.

La proposition défendue par Mme Malmström et Kroes vise également à renforcer les moyens de l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA) basée en Grèce à Héraklion, sur l’île de Crête.

« Nous espérons un accord au sein de l’UE sur cette proposition pour 2012 », a déclaré Mme Kroes.

(©AFP / 30 septembre 2010 16h36)

 
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Publié par le 30 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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