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Inondations au Pakistan: encore deux villes menacées dans le sud

06 Sep

KARACHI (Pakistan) – Les autorités tentaient encore lundi de dévier les flots loin de deux villes totalisant 360.000 habitants dans le sud du Pakistan, un mois et demi après le début des inondations qui ont dévasté 20% du territoire et affecté plus de 18 millions de personnes.

Les eaux se sont retirées depuis plusieurs semaines du nord et du centre du pays, laissant des millions de sans-abri au milieu de vastes champs de boue, des cultures dévastées et des bourgs et villages rayés de la carte, mais les crues continuent de se faire menaçantes dans la basse vallée de l’Indus, dans la province méridionale du Sind.

« La situation est relativement grave pour les villes de Johi et Dadu », non loin des rives de l’Indus, à quelque 370 km au nord de Karachi, la capitale provinciale, a déclaré à l’AFP Jam Saifullah Dharejo, ministre de l’Irrigation du Sind.

« L’eau est à 20 km de Dadu mais nous n’écartons pas une menace grave pour cette ville », a-t-il expliqué.

La situation est pire à quelques km de là, à Johi, une plus petite ville, dont 80% des habitants ont fui, a assuré Iqbal Memon, haut responsable de l’administration du district de Dadu.

La population des deux villes est estimée à 360.000 habitants, mais ceux de Dadu ne sont pas partis pour l’heure, les autorités leur ayant seulement demandé de se tenir prêts à une éventuelle évacuation.

« Nous faisons tout pour sauver Dadu et Johi », a commenté M. Dharejo qui reconnaît cependant que des villages, vidés de leurs habitants, ont été inondés dans les environs.

« Nous utilisons toutes les ressources possibles pour renforcer les digues », a-t-il ajouté.

« Les flots se dirigent rapidement vers Johi », a précisé M. Memon.

Les autorités ont annoncé cependant la semaine dernière que le niveau des eaux commençaient à redescendre dans le Sind.

Le bilan officiel au Pakistan est pour l’heure de quelque 1.760 morts, à peine révisé depuis le début des inondations, mais le gouvernement et les ONG prédisent qu’il va considérablement augmenter à mesure que les eaux refluent.

Et, surtout, l’ONU, les ONG et les autorités pakistanaises ne cessent de prévenir que ce pays de près de 170 millions d’habitants, déjà au bord de la faillite économique, sera confronté pendant des mois, voire des années, à une crise humanitaire sans précédent.

Quelque 18,7 millions de personnes ont été affectées à divers degrés par les pluies de mousson, d’une ampleur exceptionnelle cette année.

Plus de huit millions de sinistrés ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence et 4,8 millions sont sans abri, selon l’ONU.

Or, au moment où on découvre chaque jour un peu plus l’étendue du désastre, la mobilisation de l’aide internationale « ralentit », avaient déploré les Nations unies vendredi.

Les humanitaires redoutent que les pénuries alimentaires et la malnutrition d’aujourd’hui ne se transforment en famine dans les prochains mois, sans compter les risques d’épidémies parmi des sinistrés démunis de tout.

(©AFP / 06 septembre 2010 12h15)

 
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Publié par le 6 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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