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Archives du 6 septembre 2010

Bp ou « comment faire du lèche botte »

MORGAN CITY (Etats-Unis) – Plusieurs milliers de personnes se sont rendues ce week-end en Louisiane (sud des Etats-Unis) au festival de « la crevette et du pétrole », désireuses de tourner la page de la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis.

Le nom inhabituel de ce festival est emprunté aux deux principales industries de la région qui ont été lourdement touchées par la catastrophe provoquée fin avril par l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon exploitée par BP.

Les autorités américaines ont assuré à la fin de la semaine dernière que le puits endommagé ne représente plus une menace.

Environ 150.000 personnes sont venues célébrer les fruits de mer locaux et assister à la bénédiction de la flotte de bateaux de pêche de la région.

Les crevettes sont restées disponibles à Morgan City malgré la marée noire, qui a contraint d’autres communes locales à s’approvisionner ailleurs en crustacées, alors que les zones de récoltes étaient fermées par crainte de contamination.

« C’est une tradition », a dit Randi Falcon qui est revenue dans la ville de son enfance, depuis l’Etat voisin du Mississippi, pour ce festival. « C’est un événement qui nous rapproche », a-t-elle dit.

BP a participé au festival cette année à hauteur de 5.000 dollars, une petite partie du coût de l’événement, a expliqué la présidente du festival Nathalie Weber, « Reine de la crevette et du pétrole » en 1968.

Selon elle, BP n’a pas participé l’année dernière, mais cette année le logo de la compagnie a été discrètement apposé sur une barrière près d’un espace destiné aux enfants.

« Je suis contente qu’ils participent », a dit Mme Weber. « Je ne suis pas en colère contre eux. C’était un accident », a-t-elle ajouté.

(©AFP / 06 septembre 2010 21h12)

Dégoûte!!!!!

 
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Publié par le 6 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Pesticide Régent: non-lieu confirmé pour Bayer et BASF

TOULOUSE – La cour d’appel de Toulouse a confirmé le non-lieu rendu le 30 janvier 2009 par une juge d’instruction de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) au bénéfice de Bayer et BASF dans l’affaire du pesticide Régent, accusé de provoquer une surmortalité des abeilles, a annoncé lundi la Confédération paysanne.

Dans son délibéré, daté du 2 septembre, la cour a « confirmé l’ordonnance de non-lieu, (…) sans avoir pris en compte les études montrant la dangerosité du Régent TS, fournies » par les plaignants, l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf) et la Confédération paysanne, a déclaré à l’AFP un responsable de cette dernière, Jean Sabench.

De son côté, interrogé par téléphone, l’avocat de Bayer France a indiqué que « Bayer était satisfait de cette décision et tranquille sur la suite de la procédure ».

La Confédération paysanne a annoncé qu’elle se pourvoirait en cassation mardi contre la décision de la cour d’appel.

Propriétaires successifs du fipronil, la molécule active du Régent, Bayer et BASF avaient bénéficié d’un non-lieu délivré fin janvier 2009 par une juge d’instruction de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), quatre ans après leur mise en examen.

« Pour les juges, il suffit que les industriels contestent, sans preuve ni fondement établi, les études réalisées par les laboratoires publics montrant la dangerosité du Régent TS pour les abeilles pour que celles-ci soient invalidées », a contesté lundi la Confédération dans un communiqué.

« Cette décision, a déploré M. Sabench, est dans la suite logique (…) de la politique française sur les pesticides ».

Selon la Confédération paysanne et l’Unaf, en 2002 et 2003, 90% de certaines ruches ont été éliminés quand les abeilles ont butiné des tournesols dont les semences avaient été enrobées de Régent. Ils rappellent que l’usage agricole du fipronil est interdit depuis 2004.

(©AFP / 06 septembre 2010 21h29)

Le dieu argent a de nouveau eu raison des preuves scientifiques!!!
les bâtards!!!!

 
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Publié par le 6 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Bactérie NDM-1 (suite)

Japon: un cas d’infection au gène NDM-1 qui rend les bactéries résistantes
TOKYO – Un cas d’infection par le gène NDM-1 qui rend des bactéries résistantes à tous les antibiotiques actuels a été détecté pour la première fois au Japon, a indiqué lundi un hôpital nippon, alors que l’OMS a demandé aux pays de prendre des mesures pour combattre leur propagation.

Ce gène, apparu en Asie du sud, a été trouvé chez un malade quinquagénaire d’un établissement de la préfecture de Tochigi (nord de Tokyo).

« Un patient qui revenait d’Inde a été hospitalisé en mai l’an passé avec de la fièvre. Après une analyse de sang, nous avons détecté la présence d’une bactérie multi-résistante porteuse du NDM-1 (New Delhi metallo-lactamase-1) », a expliqué à l’AFP un responsable de l’hôpital.

Le patient s’est rétabli, a-t-il précisé.

« Certaines bactéries ont développé des mécanismes qui les rendent résistantes à de nombreux antibiotiques (bactéries multi-résistantes) et sont donc particulièrement difficiles à traiter, les alternatives thérapeutiques étant très limitées ou inexistantes », a alerté l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

« Un article publié le 11 août 2010 dans The Lancet révèle qu’on a identifié un gène permettant à certaines bactéries d’être hautement résistantes à presque tous les antibiotiques », a expliqué l’organisation. Selon elle, cet article « attire l’attention sur le problème de la résistance aux antimicrobiens et sensibilise aux infections provoquées par les bactéries multi-résistantes ».

Le magazine a notamment fait état de la découverte de bactéries porteuses du gène NDM-1 chez 37 patients britanniques ayant reçu des traitements médicaux en Asie du Sud.

Plusieurs mois avant l’article en question, des médecins indiens avaient prévenu d’une possible épidémie causée par la dissémination dans le monde entier de ce type de bactérie via des patients étrangers venus se faire soigner dans la région.

Un Belge est mort le mois dernier à cause d’une bactérie multi-résistante, le premier décès causé par ce type d’infection.

(©AFP / 06 septembre 2010 12h08)

 
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Publié par le 6 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Inondations au Pakistan: encore deux villes menacées dans le sud

KARACHI (Pakistan) – Les autorités tentaient encore lundi de dévier les flots loin de deux villes totalisant 360.000 habitants dans le sud du Pakistan, un mois et demi après le début des inondations qui ont dévasté 20% du territoire et affecté plus de 18 millions de personnes.

Les eaux se sont retirées depuis plusieurs semaines du nord et du centre du pays, laissant des millions de sans-abri au milieu de vastes champs de boue, des cultures dévastées et des bourgs et villages rayés de la carte, mais les crues continuent de se faire menaçantes dans la basse vallée de l’Indus, dans la province méridionale du Sind.

« La situation est relativement grave pour les villes de Johi et Dadu », non loin des rives de l’Indus, à quelque 370 km au nord de Karachi, la capitale provinciale, a déclaré à l’AFP Jam Saifullah Dharejo, ministre de l’Irrigation du Sind.

« L’eau est à 20 km de Dadu mais nous n’écartons pas une menace grave pour cette ville », a-t-il expliqué.

La situation est pire à quelques km de là, à Johi, une plus petite ville, dont 80% des habitants ont fui, a assuré Iqbal Memon, haut responsable de l’administration du district de Dadu.

La population des deux villes est estimée à 360.000 habitants, mais ceux de Dadu ne sont pas partis pour l’heure, les autorités leur ayant seulement demandé de se tenir prêts à une éventuelle évacuation.

« Nous faisons tout pour sauver Dadu et Johi », a commenté M. Dharejo qui reconnaît cependant que des villages, vidés de leurs habitants, ont été inondés dans les environs.

« Nous utilisons toutes les ressources possibles pour renforcer les digues », a-t-il ajouté.

« Les flots se dirigent rapidement vers Johi », a précisé M. Memon.

Les autorités ont annoncé cependant la semaine dernière que le niveau des eaux commençaient à redescendre dans le Sind.

Le bilan officiel au Pakistan est pour l’heure de quelque 1.760 morts, à peine révisé depuis le début des inondations, mais le gouvernement et les ONG prédisent qu’il va considérablement augmenter à mesure que les eaux refluent.

Et, surtout, l’ONU, les ONG et les autorités pakistanaises ne cessent de prévenir que ce pays de près de 170 millions d’habitants, déjà au bord de la faillite économique, sera confronté pendant des mois, voire des années, à une crise humanitaire sans précédent.

Quelque 18,7 millions de personnes ont été affectées à divers degrés par les pluies de mousson, d’une ampleur exceptionnelle cette année.

Plus de huit millions de sinistrés ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence et 4,8 millions sont sans abri, selon l’ONU.

Or, au moment où on découvre chaque jour un peu plus l’étendue du désastre, la mobilisation de l’aide internationale « ralentit », avaient déploré les Nations unies vendredi.

Les humanitaires redoutent que les pénuries alimentaires et la malnutrition d’aujourd’hui ne se transforment en famine dans les prochains mois, sans compter les risques d’épidémies parmi des sinistrés démunis de tout.

(©AFP / 06 septembre 2010 12h15)

 
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Publié par le 6 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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