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Archives du 31 août 2010

Inondations au Niger: des quartiers de Niamey devenus « cités fantômes »

NIAMEY – « On n’avait jamais vécu ça de mémoire d’homme! », affirme Abdou Ganda, un vieux pêcheur d’un quartier de Niamey dévasté par les inondations provoquées par la crue du fleuve Niger qui affectent l’ensemble du pays depuis trois semaines.

Habitats effondrés, rizières dévastées: les inondations éprouvent durement une population déjà affectée par une grave crise alimentaire. D’après le Système nigérien d’alerte précoce et de gestion des catastrophes (SAP), l’ensemble du pays, y compris la très désertique région d’Agadez (nord), est touché. Le Niger, troisième fleuve d’Afrique, connaît sa plus forte crue depuis 1929, elle-même occasionnée par de fortes pluies.

Le SAP et l’ONU ont dénombré près de 200.000 sans-abri dans les huit régions du pays où au moins sept personnes sont mortes, selon les médias.

Trois quartiers inondés de la capitale Niamey, Zarmagandaye, Lamordé et Karadjé, sont devenus de véritables marécages.

« C’étaient des quartiers chauds à présent devenus des cités fantômes », dit encore Abdou Ganda.

Quelques rares enfants barbotent dans les eaux boueuses des ruelles. Sous les décombres des maisons construites en terre, des chats dévorent des cadavres de margouillats.

Lundi, de nouvelles pluies diluviennes y ont précipité la chute des rares habitations encore debout, trois semaines après le début des inondations.

« Nous avions minimisé la montée des eaux et avons été surpris en plein sommeil », raconte Mariama, veuve et mère de neuf enfants, qui a tout perdu dans l’effrondrement de sa demeure.

Dans la capitale, l’ONU a recensé plus de 17.000 sans-abris. Seule la moitié des sinistrés a été relogée dans des écoles et reçoit vivres, couvertures et moustiquaires, offerts par les organisations internationales.

Le Niger était déjà confrontée à une grave crise alimentaire due à un important déficit de vivres du fait de la sécheresse lors de la campagne 2009-2010 et affectant plus de 7 millions de personnes, selon l’ONU.

« C’est une catastrophe double: avant les pluies, la population manquait de nourriture. Maintenant les rares réserves de céréales sont balayées par les eaux. Il ne reste plus rien! », résume Ibrahim Mahaman, responsable d’un village sinistré, dans un témoignage relayé par l’organisation humanitaire Oxfam.

Alors que les eaux du Niger se retirent progressivement des sites inondés, la météorologie prévoit des fortes précipitations « jusqu’à la « mi-septembre ».

L’Autorité du bassin du Niger (ABN), une organisation regroupant les 9 pays traversés par le fleuve et ses affluents, basée à Niamey, a expliqué cette montée des eaux par une pluviométrie « exceptionnelle » dans certains Etats voisins dont le Mali et le Burkina Faso.

Sur son site internet, l’ABN table sur une seconde crue « importante » du fleuve attendue de novembre à janvier.

Pour prévenir le pire, les autorités locales ont décidé d’évacuer les résidants des zones inondées à Niamey vers d’autres sites.

Mais bien décidés à y rester, des « récalcitrants » renforcent les digues de protection autour de leurs maisons avec des sacs de sable, en prévision du retour des eaux.

« Notre père a dit: +nous ne bougerons pas d’ici+ », affirment Ali et Ousmane, deux adolescents du quartier de Lamordé, creusant à l’aide de pelles, des canaux pour évacuer l’eau qui stagne dans leur cour.

(©AFP / 31 août 2010 15h57)

 
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Publié par le 31 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Chine : le bilan des inondations porté à 4.200 morts et disparus

PEKIN – Plus de 4.200 personnes sont décédées ou portées disparues depuis le début de l’année dans des inondations en Chine, les plus importantes depuis plus d’une décennie, a annoncé mardi le gouvernement.

Des pluies torrentielles, provoquant des inondations et des catastrophes naturelles, ont affecté 230 millions de personnes et provoqué l’évacuation de 15,18 millions de personnes au 31 août, selon le rapport diffusé chaque mois par le gouvernement.

3.185 personnes ont été tuées et 1.050 sont portées disparues dans des catastrophes naturelles liées aux inondations cette année, selon ce rapport.

Le gouvernement a alloué plus de 2 milliards de yuans en fonds d’urgence pour les huit provinces les plus touchées, parmi lesquelles Gansu (nord-ouest), endeuillée par une énorme coulée de boue, ainsi que les provinces voisines du Sichuan et de Shaanxi.

Les pertes sur le plan économique sont évaluées à plus de 350 milliards de yuans (51,4 milliards de dollars), alors que plus de deux millions de maisons ont été détruites et plus de cinq millions de bâtiments endommagés, selon ce rapport.

1.467 personnes sont mortes et 298 portées disparues dans des coulées de boue en août dans la province du Gansu (nord-ouest), la pire catastrophe naturelle liée aux inondations en Chine cette année.

La situation rappelle celle de 1998, lorsque la montée historique des eaux du Yangtsé, le plus grand fleuve du pays, avait provoqué la mort de plus de 4.150 personnes et l’évacuation de 18 millions de personnes.

(©AFP / 31 août 2010 16h06)

 
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Publié par le 31 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA (1ére partie)

Le journaliste d’investigation Wayne Madsen a compilé plusieurs archives de la CIA établissant les liens entre l’Agence et des institutions et des personnes ayant eu des relations étroites avec Barack Obama, ses parents, sa grand-mère et son beau-père. La première partie de son dossier souligne l’implication de Barack Obama senior dans les actions menées par la CIA au Kenya. Ces opérations visaient à contrer la montée du communisme sous influence sino-soviétique dans les cercles étudiants ; au-delà, elles avaient également pour objectif de faire obstruction à l’émergence de leaders africains non-alignés.

La suite ici:

http://www.alterinfo.net/La-biographie-cachee-des-Obama-une-famille-au-service-de-la-CIA-1ere-partie_a49463.html

 
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Publié par le 31 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Incendies dans le Sud : environ 3.000 ha ravagés

 

MARSEILLE – Plusieurs milliers d’hectares de végétation ont été ravagés par une série d’incendies dans la nuit de lundi à mardi dans le sud de la France, notamment dans l’Hérault où les pompiers restaient largement mobilisés mardi matin sur un immense foyer à une dizaine de km de Montpellier.

Ces incendies n’ont fait aucune victime, mais des dégâts matériels ont été recensés, notamment du côté de Mèze (Hérault), au bord de l’étang de Thau.

Avec le lever du jour, l’intervention des moyens aériens a permis de stopper la progression des flammes sur les deux feux toujours actifs depuis lundi soir, aux abords de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) et dans le secteur de Fontanès, près de Montpellier.

L’incendie de Fontanès, le plus préoccupant et qui a parcouru entre 2.000 et 3.000 ha, « ne progresse plus », a dit mardi matin à l’AFP le colonel Christophe Risdorfer, le patron des pompiers de l’Hérault.

« On reste très très prudents car on n’est pas à l’abri d’une reprise. Le vent s’est levé sur zone. Il était faible au début du jour mais il s’est renforcé », a-t-il toutefois souligné.

Selon le commandant des pompiers Didier Rugiero, qui a dirigé la colonne d’intervention sur Fontanès et qui avait connu la même situation sur ces communes en 1989, cet incendie – qui a endommagé quatre maisons à Guzargues – devrait nécessiter au moins encore 48 heures de travail. Un millier d’hommes ont été mobilisés sur ce seul foyer, avec des renforts notamment d’Auvergne et du Sud-Ouest.

Toute la nuit le feu a menacé plusieurs villages, comme celui de Teyran où les flammes se sont approchées d’une zone artisanale et où 15 familles ont dû quitter par précaution leurs habitations. Aucune « évacuation critique » n’a cependant eu lieu, selon les pompiers.

La situation a été attisée dans l’Hérault par un fort vent du nord, sur fond de sécheresse, et compliquée par la multiplication des foyers.

Lundi, un premier feu s’était déclaré à Juvignac, près de Montpellier, endommageant trois appartements avant d’être circonscrit en début de soirée.

Puis un foyer s’est présenté du côté de Villeveyrac, dévalant vers le sud, traversant l’autoroute A9 pour arriver sur Mèze, avant d’être maîtrisé vers 21H30, autorités et pompiers ayant axé leurs efforts sur cette zone péri-urbaine.

Au total, quelque 600 hectares de pinède ont été parcourus par les flammes dans ce secteur de Mèze, trois mas ont brûlé, ainsi que l’entrepôt d’un viticulteur, une pépinière et dix véhicules.

Au même moment, un autre feu partait dans les Bouches-du-Rhône, de Cassis vers La Ciotat, parcourant quelque 250 hectares de forêt et garrigue avant d’être maîtrisé mardi matin après l’entrée en action de moyens aériens.

Quelque 700 personnes et 180 véhicules restaient mobilisés mardi sur cet incendie qui n’a pas fait de victimes ni de dégâts matériels. L’autoroute A50, coupée toute la nuit entre Aubagne et Le Beausset, a été rouverte dans la matinée, et la circulation des trains peu à peu rétablie.

Une centaine de personnes avaient été évacuées lundi soir par précaution vers un gymnase de La Ciotat.

Le parquet de Marseille a confié les investigations sur l’origine de cet incendie aux gendarmes d’Aubagne.

Pour ce qui est des feux de l’Hérault, « on s’interroge », a dit le colonel Risdorfer sur France Bleu Hérault, relevant la quasi-simultanéité des trois feux, auxquels s’ajoutent deux autres départs d’incendie dans la nuit.

Ce sont les premiers feux d’envergure dans le Sud-Est depuis celui qui avait détruit 900 hectares dans la nuit du 24 au 25 juillet près de Marseille, et qui était dû à l’incendie volontaire d’un véhicule.

(©AFP / 31 août 2010 12h22)

 
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Publié par le 31 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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