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Archives du 21 août 2010

Canada: les incendies de forêt s’étendent dans l’ouest du pays

 

Favorisés par la sécheresse et une vague de fortes chaleurs, les feux de forêt en Colombie-Britannique ont battu vendredi tous les records de surface enregistrés depuis que cette province de l’ouest canadien en avait commencé le recensement. On dénombre près de 1500 incendies.

Ils ont été déclenchés par des promeneurs ou par la foudre et ont jusqu’à présent touché quelque 273’500 hectares (2735 km2), essentiellement de forêts, soit trois fois plus que la moyenne, alors que la saison des feux est loin d’être terminée. « La plupart des incendies ont éclaté ces trois dernières semaines », a dit une porte-parole du service provincial des incendies Alyson Couch.

Près de 4000 pompiers de la province, aidés par des renforts venus de l’Alberta et du Manitoba et soutenus par 22 bombardiers d’eau et 151 hélicoptères, étaient engagés vendredi dans la lutte contre les feux.

Ces derniers n’ont pas fait de victimes depuis la mort de deux pilotes dont le bombardier d’eau s’était écrasé en juillet au nord-est de Vancouver. Des milliers d’habitants ont été évacués et d’autres priés de se préparer à quitter leurs maisons, alors que l’alerte maximale a été décrétée sur près de 65% du territoire de la province.

L’épaisse fumée qui s’étend sur une partie de la Colombie-Britannique a conduit à l’annulation de nombreux vols locaux. Les asthmatiques ont été priés de rester chez eux non seulement dans cette province, mais aussi en Alberta et dans l’Etat américain voisin du Montana.

(ats / 21 août 2010 10:09)

 
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Publié par le 21 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Intempéries: 50.000 personnes évacuées en Chine:la Corée du Nord frappée

PEKIN – Plus de 50.000 personnes ont été évacuées samedi dans le nord de la Chine et trois personnes sont portées disparues après des inondations qui ont également affecté la Corée du Nord, selon les médias officiels.

Environ 230 habitations se sont effondrées dans la ville de Dandong (nord-est de la Chine), frontalière de la Corée du Nord, et des réseaux de transport, de distribution d’énergie et de communications ont été coupés, a rapporté l’agence Chine nouvelle, citant les autorités locales.

Un responsable au quartier-général de contrôle des inondations de Dandong, contacté par l’AFP, a refusé de confirmer le nombre de personnes évacuées et a assuré que la situation n’était « pas grave » dans cette ville, qui compte 2,4 millions d’habitants.

La ville nord-coréenne de Sinuiju, qui abrite une base aérienne militaire, ainsi que la campagne avoisinante ont en revanche été « sérieusement touchées », selon l’agence nord-coréenne KCNA qui n’a pas précisé combien d’habitants étaient affectés.

Du personnel local a rejoint l’armée pour porter secours aux populations, a précisé l’agence qui évoque des inondations « dévastatrices ».

Selon Chine Nouvelle, certaines routes le long du fleuve Yalu et des maisons ont été submergées, l’eau atteignant déjà la hauteur du genou, après de fortes pluies qui ont commencé vendredi matin et ont fait monter le niveau de ce fleuve marquant la frontière sino-nord-coréenne.

Des ouvriers ont entamé une course contre la montre pour ériger un barrage de sacs de sable le long du fleuve, selon l’agence, alors que de nouvelles pluies étaient prévues samedi.

Des pluies torrentielles à travers toute la Chine ont provoqué les pires inondations qu’ait connues le pays depuis des décennies.

Environ 3.900 personnes ont été tuées ou sont portées disparues depuis le début de l’année dans ces inondations, parmi lesquelles les quelque 1.750 victimes de glissements de terrain dans une localité reculée du nord-ouest de la Chine, selon des chiffres officiels.

Par ailleurs, dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), les secouristes tentaient toujours de retrouver près de 80 personnes portées disparues dans des coulées de boue survenues mercredi.

En Corée du Nord, les pluies torrentielles de l’été ont fait un nombre indéterminé de victimes et provoqué d’importants dégâts, détruisant plus de 5.000 habitations et dévastant de vastes superficies de terres agricoles, selon les médias officiels.

En 2007, au moins 600 personnes étaient mortes ou portées disparues en Corée du Nord à la suite de graves inondations.

(©AFP / 21 août 2010 12h42)

 
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Publié par le 21 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Un séisme majeur en Californie pourrait survenir plus tôt que prévu

 

LOS ANGELES – Le « Big One », le séisme majeur qui devrait selon les géologues frapper la Californie dans un avenir proche, pourrait survenir encore plus tôt que prévu, selon une étude publiée vendredi.

Des chercheurs des Universités de Californie et d’Arizona ont étudié la fréquence des séismes ces 700 dernières années sur une portion de la célèbre faille de San Andreas, située à la jonction des plaques tectoniques du Pacifique et de l’Amérique, et qui traverse la Californie du nord au sud.

L’étude, réalisée dans le secteur de Carrizo Plain, à 160 km au nord-ouest de Los Angeles, a révélé que le nombre de séismes majeurs dans la région avait été beaucoup plus nombreux que ne le pensaient les scientifiques, et qu’ils s’étaient produits dans un intervalle de temps allant de 45 à 144 ans.

« Si vous attendiez quelqu’un pour vous dire que nous sommes proches du prochain tremblement de terre sur la faille (de San Andreas), regardez les chiffres », écrit dans un communiqué la sismologue Lisa Grant Ludwig, qui a dirigé l’étude, à paraître le 1er septembre dans la revue Geology.

De fait, le dernier « Big One » dans la région étudiée — le séisme de Fort Tejon, d’une magnitude de 7,8 — remonte à 1857, il y a plus de 150 ans.

Les chercheurs relèvent que « l’idée largement répandue qu’un séisme majeur se produit sur la faille tous les 200 à 400 ans est fausse » et que « s’il est possible que la faille connaisse une époque de calme, il est plus probable qu’un séisme majeur soit imminent ».

Les géologues estiment généralement à 70% la probabilité d’un tremblement de terre dévastateur en Californie, l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, au cours des 30 prochaines années.

Ken Hudnut, de l’Institut de géophysique américain (USGS), cité dans le communiqué, estime que l’étude est importante car elle « remet en cause l’idée ancienne de séismes extrêmement forts mais largement espacés dans le temps ».

Le chercheur Sinan Akciz, qui a procédé aux prélèvements de charbon dans la faille ayant permis de dater et évaluer les précédents séismes, apporte un peu d’optimisme à cet inquiétant tableau: si les séismes se sont avérés plus nombreux sur les 700 dernières années, ils ont cependant été moins violents qu’escompté, avec des magnitudes comprises entre 6,5 et 7,9.

Mme Ludwig espère que l’étude ouvrira les yeux des Californiens, qui négligent selon elle le risque d’un tremblement de terre dévastateur.

« Il y a de gros nuages à l’horizon. Va-t-il forcément pleuvoir pour autant? Non. Mais quand on voit des nuages, on prend son parapluie. C’est l’intérêt de cette étude: elle nous donne une chance de nous préparer », écrit-elle.

Le dernier séisme dévastateur à s’être produit sur la faille de San Andreas, longue de 1.300 kilomètres, est celui de San Francisco, en 1906. D’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter, il avait ravagé la ville et fait environ 3.000 morts.

(©AFP / 21 août 2010 00h00)

 

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