RSS

Archives du 12 août 2010

Nuages sous-marins de pétrole dans le Golfe


Après que des chercheurs universitaires ont découvert des nuages sous-marins de pétrole, le gouvernement leur a dit de se taire… et puis a essayé de les discréditer
Washington’s Blog, 10 août 2010
     Comme je l’ai indiqué précédemment, un analyste politique principal de l’EPA affirme que la NOAA et l’EPA ont été dans cette affaire des « marionnettes » de BP.
     La NOAA a nié à plusieurs reprises l’existence de panaches sous-marins de pétrole (voir ici et ), a évalué la fuite à seulement 5.000 barils* (500 mètres cubes) par jour, et a enterré les données de base sur la marée noire.
[* Ndt : Jusqu’à 24 fois plus selon certaines estimations officielles.]
     À présent, des chercheurs universitaires révèlent que la NOAA use de tactiques musclées pour étouffer toute information sur les nuages sous-marins. Tel que le rapporte le St. Petersburg Times [de Floride] :

     À l’annonce de l’université de Floride du Sud (UFS), de la découverte d’immenses nuages sous-marins, la réaction des organismes fédéraux qui ont parrainé sa recherche, la Garde côtière et la National Oceanic and Atmospheric Administration, a été : La ferme !
     « J’ai été engueulé par la Garde côtière et la NOAA pour avoir dit qu’il y a du pétrole sous-marin, » a gémi William Hogarth, le doyen des sciences marines de l’UFS. Certains officiels lui ont même conseillé de se rétracter dans un communiqué public de l’UFS, s’est-il épanché en comparant ça à un « tabassage » des responsables fédéraux.
     Les scientifiques de l’UFS ne sont pas les seuls. Vernon Asper, un océanographe de l’université du Sud du Mississippi, a fait part d’une démarche similaire, qui s’est heurtée à une réaction similaire. « Nous nous attendions à ce que la NOAA soit enchantée, puisque nous avions découvert quelque chose de très, très intéressant, » a pleurniché Asper. La réaction de la NOAA a été à la place d’essayer de nous discréditer. Ce fut un choc pour nous. »
     Dans ses commentaires faits devant la presse en mai, l’administratrice de la NOAA Jane Lubchenco, a exprimé de fortes réserves quant à l’existence de panaches sous-marins de pétrole, tout comme l’avait fait Tony Hayward, alors directeur général de BP.
     « En fait, elle nous traité d’idiots incompétents, » a bêlé Asper. « Nous avons encaissé ça de manière très personnelle. »
     Jane Lubchenco a confirmé lundi que son agence avait dit à l’UFS et à d’autres établissements universitaires engagés dans l’étude des panaches sous-marins, qu’ils devaient s’abstenir de jacasser aussi ouvertement de ce sujet. « Ce que nous avons demandé, c’est que les gens arrêtent de spéculer avant d’avoir l’opportunité d’analyser leurs découvertes, » a précisé Lubchenco. « Nous pensons que c’est dans l’intérêt de chacun… Nous voulons juste essayer d’être certains de connaître les choses avant de philosopher à leur sujet. »
     « Nous avons des preuves solides comme le roc, » a grommelé Asper. « Nous ne spéculons pas. » Si c’était à refaire, a-t-il dit, il referait tout exactement de la même façon, malgré la colère de Lubchenco.
     …
     Le premier voyage en mer de l’UFS sponsorisé par la NOAA pour prélever des échantillons après le cataclysme de Deepwater Horizon, celui qui a relevé des preuves de nuages sous-marins, était destiné à réunir des preuves pour un éventuel recours en justice contre BP et les autres compagnies pétrolières impliquées dans la catastrophe. À la fin de l’excursion, l’UFS a rapporté les échantillons à la NOAA en s’attendant, soit à participer à leur analyse, soit à ce que les échantillons lui soient restitués. Jusqu’à présent, s’est plaint Hogarth, l’UFS n’en a reçu aucun.
     Steve Murawski, le scientifique supérieur de la NOAA affecté à la marée noire, a déclaré lundi être « sûr qu’ils allaient laisser sortir les données » à un moment ou à un autre. Toutefois, a-t-il dit, quant aux échantillons de l’excursion de l’UFS en mai, comme la NOAA a prélevé des échantillons tant au long des trois derniers mois, « Je ne sais pas exactement où ils sont. »
     Voilà une responsable scientifique du gouvernement nommée « Lubchenco, » fortement armée pour s’aligner sur la position officielle du parti, et un organe administratif qui « perd » les échantillons au lieu de partager les résultats de leur analyse avec les scientifiques qui les ont relevés.
     Ça ressemble assez à l’Union soviétique, non ?
     Dommage que ça se passe en Zunie.

Original : www.washingtonsblog.com/2010/08/when-university-scientists-found.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

Jeudi 12 Août 2010
Hé oui,tout comme Tchernobyl,les incendies de tourbes radioactives et j’en passe ….!!!!
Tenez en passant:
Une nouvelle fuite de pétrole et de gaz en Louisiane,dans un champ de canne à sucre:
 
 
 
4 Commentaires

Publié par le 12 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , ,

En dépit des efforts la France n’a pas réduit ses émissions de CO2

 

PARIS – Les émissions françaises de CO2, rendues responsables du changement climatique, sont restées stables depuis 1990 malgré les efforts pour les réduire, en raison de l’augmentation des volumes de production et de consommation, selon une étude du Commissariat général au développement durable.

Entre 1990 et 2007 – date des dernières données disponibles – le total des émissions de dioxyde carbone est passé de 438 millions de tonnes à 439 Mt, indique le commissariat, qui dépend du ministère de l’Ecologie.

« Le progrès technique a entraîné une baisse du niveau d’émissions unitaires de CO2 de la production et de la consommation » (…) « mais compte tenu de l’augmentation du volume de la production et de la consommation, la quantité de CO2 émise en France est globalement restée stable », constate-t-il.

Pendant cette période, les émissions de l’industrie ont pourtant diminué de 10%, mais celles des activités de services et de transports ont continué d’augmenter de même que celles des ménages (chauffage et voitures), qui représentent un tiers des émissions nationales.

Par ailleurs, « un tiers environ du CO2 émis par la production intérieure française (33%) est généré pour satisfaire une demande extérieure », c’est-à-dire les exportations.

Ce rapport ne portent pas sur l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre prises en compte par exemple par le Protocole de Kyoto, mais uniquement sur celles de CO2, générées par la combustion des énergies fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon.

Au plan énergétique, la France – qui tiendra ses objectifs de réduction fixés par le traité de Kyoto – fait globalement mieux que ses voisins, principalement en raison du poids du nucléaire dans la production d’électricité (85% environ).

(©AFP / 12 août 2010 16h37)

Sans rire!!!

Qu’ils commencent par ne plus utiliser les énergies fossiles et nous faire payer pour leurs conneries!!!

Tout le reste c’est du pipeau pour les moutons!!!

 
3 Commentaires

Publié par le 12 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , ,

Russie: à 50 km de Sarov les pompiers impuissants face aux feux

TOKOUCHEVO (Russie) – « On n’a plus le contrôle (du feu), maintenant on peut juste se faire tuer »: dans la forêt de Tokouchevo, à environ 50 km du centre nucléaire de Sarov (500 km à l’est de Moscou), les pompiers russes admettent leur impuissance face aux feux de forêt.

« On ne peut rien faire. Il faut des hélicoptères ou des bombardiers pour éteindre le feu », déclare Vassili Filine, un pompier qui comme ses collègues ne porte aucun uniforme de protection.

« Le feu s’élève en hauteur », embrasant la cime des arbres, observe-t-il.

Il est impossible pour les pompiers au sol d’éteindre cet incendie. Ils préfèrent se retrancher dans une zone dépourvue d’arbres, plus facile à défendre, pour affronter le feu.

Hélicoptères et avions ne seront pas déployés pour éteindre l’incendie, qui s’est déclaré mercredi près de Tokouchevo, en république de Mordovie.

Le feu, qui provoque une épaisse fumée grise au-dessus des arbres, n’est pas assez important et surtout il se concentre dans la forêt, expliquent les pompiers.

Or, les bombardiers interviennent en priorité lorsque des maisons et des habitants sont menacés ou pour défendre des zones à grands risques, telles que les alentours du centre de Sarov, où sont fabriquées des armes atomiques, ajoutent-ils.

Dans la forêt de Tokouchevo, les pompiers font tout leur possible, avec les moyens disponibles, pour lutter contre l’incendie.

Deux tracteurs arrivent dans la zone de repli et tracent des sillons dans le sol pour créer des zones tampons destinées à ralentir la propagation de l’incendie, au cas où il sortirait de la forêt.

« Là, on laboure la terre, on fait des sillons pour qu’il n’y ait plus d’herbe. Lorsque l’herbe est haute, l’incendie se propage vite, alors que là, il va avancer doucement », et les pompiers pourront ainsi l’affronter, indique Dmitri Tourdakov du département de lutte contre les incendies de Mordovie.

Les pompiers locaux sont aidés par des collègues des villes avoisinantes, des gardes forestiers et surtout par de nombreux volontaires, qui arrivent au fur et à mesure de la journée, armés de pelles pour éteindre le feu.

« Il y a des villages à côté. C’est pour cette raison que je viens (dans la forêt). J’ai peur que ma maison brûle. On a tous peur », raconte un volontaire, sous couvert d’anonymat, qui comme beaucoup d’autres s’inquiète pour les habitations des environs plus que de l’éventualité de voir le feu se rapprocher du centre nucléaire.

Parmi ces volontaires, des jeunes, y compris des mineurs, des personnes plus âgées et également des personnes quelque peu éméchées.

Cigarettes allumées et pour certains bières à la main, pompiers et volontaires attendent pendant d’interminables heures dans la zone de repli que le feu sorte de la partie boisée de la forêt.

Mercredi soir, alors que le soleil commençait à se coucher, les flammes de l’incendie n’étaient toujours pas visibles.

Six camions de pompiers, deux tracteurs et une cinquantaine de personnes, pour les trois-quarts des volontaires, étaient alors sur place et se préparaient à passer la nuit sur place pour surveiller la zone.

Le même jour, un autre foyer d’incendie s’est également déclaré, encore plus proche du centre de Sarov, dans une zone interdite d’accès à la presse.

Jeudi, les feux continuaient de faire rage et le trafic sur la voie ferrée, qui dessert la ville de Sarov, a été interrompu pour laisser opérer un train de pompiers qui circule sur la voie pour lutter la propagation du feu vers le centre nucléaire, selon les autorités locales.

(©AFP / 12 août 2010 13h47)

 
2 Commentaires

Publié par le 12 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :