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Archives du 8 juin 2010

Une 2° marée noire dans le Golf du Méxique!


LA NOUVELLE ORLEANS – Les autorités américaines ont indiqué mardi qu’elles allaient enquêter sur des informations de presse faisant état d’une deuxième marée noire dans le golfe du Mexique, à proximité de la catastrophe de BP.

Plusieurs médias américains ont rapporté qu’une seconde marée noire était en cours sur la plateforme Ocean Saratoga, exploitée par la compagnie pétrolière Diamond Offshore.

Interrogé sur cette nouvelle pollution, le chef des garde-côtes américains, l’amiral Thad Allen, a indiqué au cours d’une conférence de presse: « Nous allons obtenir des informations détaillées et publierons un communiqué à ce sujet ultérieurement ».

Le Press Register, quotidien de Mobile, Alabama, a rapporté que des équipes avaient été vues à bord de navires en train de déverser des dispersants sur la nappe provenant de la plateforme située à environ 20 kilomètres des côtes de Louisiane.

Le journal a affirmé avoir obtenu un document des autorités fédérales montrant que la fuite, qui provoquerait une marée noire sur 16 kilomètres, était en cours depuis le 30 avril.

L’épicentre de la gigantesque marée noire provoquée par l’explosion le 20 avril de la plateforme Deepwater Horizon est situé à environ 80 km des côtes de Louisiane.

(©AFP / 08 juin 2010 18h58)

 

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Une pénurie de pétrole menace le monde!

LONDRES – Une pénurie mondiale de pétrole et une flambée des cours de l’or noir menacent le monde, ont averti dans un rapport l’institut britannique Chatham House et les Lloyds, le premier assureur mondial de risques.

« Nous sommes entrés dans une période de profonde incertitude sur la façon dont nous nous fournirons en énergie pour obtenir de l’électricité, nous chauffer et nous déplacer, et sur le prix que nous devrons payer cette énergie », avertit Richard Ward, le directeur général des Lloyds, premier assureur mondial de risques, qui co-produit ce rapport.

« Même avant que nous atteignions le pic pétrolier (le moment où la production entamera un déclin irréversible, ndlr), nous pourrions assister à une pénurie de pétrole à cause de la hausse de la demande (d’énergie) en Asie », s’alarment en effet Antony Froggatt et Glada Lahn, chercheurs du respectable institut de recherche sur les relations internationales Chatham House, qui signent cette étude.

« Il faut entre 10 et 15 ans entre la décision d’investissement et la production d’un grand projet d’énergie, et à ce jour nous n’avons pas vu suffisamment de nouveaux projets qui puissent satisfaire la croissance de la demande anticipée », argumentent-ils.

Ce rapport met ainsi en cause le postulat de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui compte sur l’Opep pour compenser la baisse de l’offre hors-Opep et satisfaire les nouveaux consommateurs de pétrole.

« En comparant les prévisions et les chiffres actuels des capacités de production de l’Opep et de la production non-Opep, on voit que les attentes de l’AIE et les objectifs des pays producteurs n’ont pas été remplis », écrit Chatham House.

L’étude exhorte les entreprises privées à « prendre note de l’impact des fortes fluctuations des cours du pétrole en 2008 », quand le pétrole avait flambé jusqu’à 147,50 dollars et à « mettre en mesure des mesures adéquates pour réduire » leur consommation d’énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre.

« Les entreprises capables de prévoir cette nouvelle réalité énergétique et d’en tirer parti augmenteront à la fois leur résistance et leur compétitivité. Celles qui n’y parviendront pas pourraient subir des conséquences onéreuses et potentiellement catastrophiques », préviennent ses auteurs.

Dans son introduction, M. Ward fait également référence à la marée noire catastrophique du golfe du Mexique, qui « montre trop clairement les risques d’aller dans un terrain de plus en plus imprévisible pour extraire de l’énergie ».

(©AFP / 08 juin 2010 13h58)

 
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Publié par le 8 juin 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Réforme Nome:augmentation de l’électricité de 11 à 15%!

Réforme Nome: l’électricité va augmenter de 11 à 15%, redoutent les députés PS
PARIS – Le prix de l’électricité va augmenter de 11 à 15% avec le projet de réforme du marché de l’électricité examiné à partir de mardi à l’Assemblée, ont dénoncé les députés PS, qui voteront contre le texte.

Le projet de loi « Nouvelle organisation du marché électrique » (Nome) « concerne la vie quotidienne des Français. Sa principale conséquence va être l’augmentation du prix de l’électricité de 11 à 15% », a déclaré le député Alain Vidalies au nom du groupe PS à l’Assemblée lors d’un point-presse hebdomadaire.

« Il y a 3,5 millions de ménages qui sont en situation de précarité énergétique », a poursuivi l’élu des Landes.

« Nous pensons qu’il y a beaucoup de raisons de s’opposer à ce texte qui va entraîner des contraintes très lourdes pour EDF en raison des droits accordés à ses concurrents », a-t-il ajouté, estimant que « la spécificité française, un pays dont 80% de l’électricité est d’origine nucléaire, n’est pas prise en compte dans ce texte ».

« Il nous semble qu’il y a dans ce contexte une prise définitive de majorité du groupe GDF-Suez sur la Compagnie nationale du Rhône (CNR) », a-t-il par ailleurs dénoncé comme l’avait fait la CGT.

Les députés examinent mardi le projet de réforme du marché de l’électricité qui vise à entamer la domination de l’ancien monopole public EDF tout en garantissant des prix régulés pour les particuliers.

Annoncé en septembre 2009 par le Premier ministre François Fillon, le projet de loi Nome a été en grande partie élaboré sous pression de la Commission européenne.

Un amendement UMP adopté en commission propose d’autoriser « le transfert au secteur privé » de la CNR.

(©AFP / 08 juin 2010 14h27)

 
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Publié par le 8 juin 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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On ne pourra pas sauver le » soldat Euro « !

Il y a quinze jours, le banquier suisse Alexandre Wohlwend annonçait avec fracas la fin de l’euro dans les médias suisses, et accusait les États-Unis d’avoir “contaminé l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profit maximum à court terme”. Pour la revue Flash, notre camarade Clovis Casadue a rencontré ce financier qui ne pratique pas la langue de bois.


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Dans un récent entretien accordé au quotidien suisse la “Tribune de Genève”, vous avez annoncé la fin de l’euro, rompant ainsi avec le discours feutré auquel vos banquiers nous ont habitués.


Je dois préciser que je n’appartiens à aucun parti politique, que je n’ai pas de tendance politique et que je suis viscéralement Suisse, donc neutre en ce domaine. Je ne suis pas non plus un donneur de leçons. Mon analyse est donc fondée sur une profonde réflexion. Je pense que l’euro est réellement malade, il n’y a rien de subversif dans tout cela, mais cette monnaie, par son essence plurinationale, et en raison des déséquilibres des pays la partageant, est vouée à disparaitre.

Et la fin de la devise européenne, ce serait pour quand ?


Je ne veux pas me hasarder dans un pronostic chiffré, mais cela pourrait être assez rapide. J’estime qu’avant cinq ans, les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro pour revenir à leur monnaie nationale. La fin de l’euro s’effectuera par paliers.

Cette monnaie restera un certain temps entre 1,20 et 1,26 dollar, puis viendra une période où elle s’échangera entre 1,12 et 1,14. Enfin, si la “ligne de flottaison” historique à 1,08 dollar est rompue… Ce sera alors le plongeon final…

Les pays de la zone euro pourraient-ils récupérer leur monnaie nationale ?


Je crois que cela est inexorable. C’est d’ailleurs le seul plan de sauvetage possible. L’euro tel qu’il a été conçu n’est qu’un leurre. Nous sommes entrés dans la seconde phase d’une crise mondiale. Une crise qui est structurelle et systémique.

On a voulu fabriquer une Europe sur le modèle des États-Unis et cela n’est absolument pas viable. Ce qui se passe aujourd’hui avec la Grèce est le premier symptôme du dysfonctionnement.

Quand un État connaît une évolution sociale, financière et salariale qui le met en porte-à-faux par rapport à ses pays partenaires en matière de commerce ou vis-à-vis d’une monnaie commune, on parle alors de “choc asymétrique”. Quand un pays est souverain, il peut régler ce problème par un réajustement, par une dépréciation ou une dévaluation de sa monnaie. Dans le cas présent c’est impossible.

Mais le pouvoir européen voudrait placer les pays de la zone euro – et les Allemands l’ensemble de l’Union européenne – sous tutelle, justement pour en ajuster les économies…


Cette harmonisation fiscale et salariale est impossible. C’est-à-dire placer tout le monde au même niveau pour liquider ce choix asymétrique. La Grande-Bretagne refuse catégoriquement. Les pays de l’Est ne sont pas entrés dans l’Union pour cela, et pour tous les autres, on risque de se retrouver avec une situation de révolte semblable à celle de Mai 68.

En ce moment, l’Europe est euphorique parce qu’elle est droguée à l’endettement. Or cette “solution” ne fait qu’augmenter la dose de drogue en créant encore plus de dettes !

On peut éventuellement créer une embellie temporaire sur les marchés boursiers mais on ne pourra pas sauver “le soldat euro” de cette façon. Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables. On va aller vers une paupérisation grandissante des peuples européens, ce qui risque d’entraîner une crise sociale importante. On le voit déjà aujourd’hui : les pays qui s’en sortent le mieux sont ceux qui, comme le nôtre (la Suisse, Ndlr), ont conservé leur monnaie.

Quel est votre intérêt à vous exprimer dans les médias ?


Depuis l’article de La Tribune de Genève, je n’ai pris que des coups. J’essaie simplement de faire passer, dans le débat démocratique, un autre avis que celui qui est formulé par le consensus financier.

Mon combat est celui de la vérité et de l’honneur. Beaucoup de gens partagent mon opinion.

Parfois, le progrès, c’est de savoir revenir en arrière.

Propos recueillis par Clovis Casadue pour la revue Flash

Publié en exclusivité sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction

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Reproduction libre avec indication des sources
 

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