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L’eau en robinet:un poison lent

19 Mai

Le reportage sur l’eau passé sur France 3 le lundi 17 mai a dû ouvrir les yeux à nombre de Français sur un bien de grande nécessité, qu’ils consomment tous les jours. L’eau en bouteille est bien souvent diabolisée ces derniers temps, accusée de dépenser inutilement de l’énergie, mais faut-il pour autant se résoudre à consommer une eau prétendument potable ?
 
Les sels d’aluminium, les nitrates et les pesticides.
 
3 à 4 millions de Français boivent une eau ayant des teneurs en sels d’aluminium supérieures de 2 à 11 fois à la norme de l’Union Européenne.
Pour exemple, on apprend que la norme maximale autorisée est de 200 mg/l. Selon un chercheur du CNRS cité dans le reportage, une dose de 100 mg/l serait déjà dangereuse. Alors que penser des doses supérieures de 11 fois ?
Et que sont les sels d’aluminium ? Utilisés pour enlever la coloration de l’eau, ils représentent un risque clair pour la santé car selon un rapport scientifique de 1999, ils augmenteraient de 2 fois le risque de maladie d’Alzheimer. Mais ce n’est pas tout :
 
« Bien que la Direction Générale de la Santé n’en ait communiqué aucun bilan officiel, la plupart des experts ont acquis la conviction que l’épidémie d’encéphalopathie, une forme progressive de démence caractérisée par tremblements, convulsions, psychose et autres changements cognitifs -parole et comportement-, qui, dans les années 70, a décimé les insuffisants rénaux, avait pour origine la forte teneur en aluminium de l’eau de dialyse et des médicaments.  » dit le site biogassendi.ifrance.
 
« À l’autopsie, on constate que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer contient une concentration élevée d’aluminium, métal qu’on ne retrouve pas dans les tissus cérébraux sains.  » rajoute le site du centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. Mais ce n’est pas tout.
 
Le fléau de l’eau non-potable atteint son « apogée » en Eure-et-Loir, et pas seulement en sels d’aluminium. 12 % de la population du département boit une eau juridiquement non-potable à cause des fortes teneurs en nitrates et pesticides. Et beaucoup de communes n’informent tout simplement pas la population de la qualité de l’eau, qui menace les enfants en bas âge et les femmes enceintes.
 
La radioactivité
 
L’eau non-potable ne s’arrête pas à ces produits de contamination. Un gaz radioactif, le Radon, localisé généralement dans les sols graniteux, peut provoquer des lésions dans l’ADN et aboutir à des cancers, si cette eau est consommée régulièrement, ce qui la transforme en un poison lent.
 
A Saint-Sylvestre, en Haute-Vienne, on arrive à des chiffres délirants : 312 bequerels/l en moyenne. C’est plus de 30 fois la dose autorisée, mais cette eau est distribuée pour une simple raison : les normes de contrôle françaises ne prennent pas en compte le radon dans l’eau.
 
Ainsi, il y a des raisons de s’inquiéter qu’un bien aussi vital que l’eau soit à la fois aussi potentiellement dangereux et que le « contenu » de l’eau soit aussi ignoré de la plupart des Français qui sont pourtant les premiers menacés. Mais comme le dit un officiel dans le reportage de France3, « il vaut mieux ne pas alarmer la population ».
Pour ceux qui veulent voir ou revoir l’émission:
 
 

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