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Archives du 11 mars 2010

L’« arche de Noé végétale » en Arctique

par ​​​​F. William Engdahl

Dans l’un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard (près de l’Océan Arctique), Bill Gates investit des millions pour rassembler toutes les semences du monde dans une chambre forte. Ses partenaires sont la Fondation Rockefeller, Monsanto, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège. Que cache ce projet d’Arche de Noé végétale ? S’il y a bien une chose qu’on ne peut reprocher à Bill Gates, le fondateur de Microsoft, c’est bien la paresse. Il programmait déjà à 14 ans et il fondait Microsoft à 20 ans, alors qu’il étudiait encore à Harvard. En 1995, Forbes l’enregistrait comme l’homme le plus riche du monde, le plus gros actionnaire de Microsoft, sa société qui a établi avec acharnement un monopole de fait dans les systèmes informatiques pour ordinateurs personnels. En 2006, alors que la plupart des gens en pareille situation se retireraient sur une île calme du Pacifique, Bill Gates décidait de consacrer son énergie à la Bill et Melinda Gates Fondation, la plus grande fondation privée « transparente » comme il dit, avec une énorme dotation de 34,6 milliards de dollars et l’obligation légale de dépenser 1,5 milliards de dollars par an pour des projets humanitaires dans le monde, afin de maintenir son statut d’organisation caritative exemptée d’impôt. En 2006, le cadeau d’environ 30 milliards de dollars en actions de Berkshire Hathaway du super-investisseur Warren Buffett, ami et associé en affaires, plaçait la fondation de Gates dans une catégorie qui dépense presque la somme totale du budget annuel de l’Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies (OMS). Alors quand Bill Gates décide d’investir dans un projet, par l’intermédiaire de la Fondation Gates, quelques 30 millions de dollars de son argent durement gagné, ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil. Pour le moment, nul projet n’est plus intéressant que cette curieuse entreprise dans l’un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard. Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour semences sur la Mer de Barents, près de l’Océan Arctique, à quelque 1100 kilomètres du Pôle Nord. Le Svalbard est un bout de roche stérile revendiqué par la Norvège et cédé en 1925 par un traité international (voir la carte). Sur cette île perdue, Bill Gates investit des dizaines de millions avec, entre autres, la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, dans ce qui est appelé « doomsday seed bank » [arche de Noé végétale traduit au mieux cette expression qui combine chambre forte, semences et fin des temps ou apocalypse, NDT]. Officiellement, le projet est appelé chambre forte à semences mondiales de Svalbard, sur l’île norvégienne de Spitsbergen, qui fait partie de l’archipel de Svalbard.

La chambre forte pour semences est en cours de construction à l’intérieur d’une montagne sur l’île de Spitsbergen, près du petit village de Longyearbyen. Selon leur communiqué de presse, c’est presque « prêt pour le business ». La chambre forte aura des portes doubles à l’épreuve des explosions, avec des détecteurs de mouvement, deux sas et des murs en béton armé d’un mètre d’épaisseur. Elle contiendra jusqu’à trois millions de variétés différentes de semences du monde entier, « de sorte que la diversité végétale puisse être préservée pour l’avenir », selon le gouvernement norvégien. Les semences seront spécialement enveloppées pour les préserver de l’humidité. Il n’y aura pas de personnel à temps plein, mais l’inaccessibilité relative de la chambre forte facilitera la surveillance de toute activité humaine éventuelle.

Avons-nous raté quelque chose ? Leur communiqué de presse déclarait, « de sorte que la diversité des plantes puisse être préservée pour l’avenir ». Quel avenir, prévu par les sponsors de l’arche de Noé végétale, menacerait la disponibilité actuelle des semences, leur quasi totalité étant déjà bien à l’abri dans des chambres fortes aux quatre coins du monde ?

La suite ici:

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8091

 

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L’entité sioniste a dévoilé sa stratégie contre l’Iran

 

(Source : Irdiplomacy.ir – Traduit par : AlterInfo)

La conférence annuelle de Herzliya a consacré ses réunions cette année à l’examen du dossier nucléaire de la République Islamique d’Iran. Cette conférence sécuritaire et stratégique qui se tient tous les ans à Herzliya, au nord de Tel-Aviv a examiné des sujet très précis : la possibilité de l’attaque militaire contre la République Islamique d’Iran pour appliquer un projet de changement du régime ou un projet pour accentuer les sanctions économiques plus sévères. La plupart des participants à cette conférence ont plaidé pour un affrontement plus ou moins musclé contre la République Islamique d’Iran.

Le vice-Premier ministre du régime sioniste Moshé Yaalon a évoqué la possibilité d’un recours à la force pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. « Le plan de l’Iran sera probablement stoppé, par un changement de régime ou s’il n’y a pas d’autre choix, par le recours à la force pour priver l’Iran de ses capacités de production de l’arme nucléaire », a affirmé M. Yaalon lors de la conférence annuelle de Herzliya (au nord de Tel-Aviv) consacrée aux questions de sécurité. « Il est important de continuer à faire savoir clairement au régime iranien que toutes les options restent sur la table « , a ajouté cet ancien chef d’état-major de l’armée du régime sioniste.

M. Yaalon a également appelé de nouveau la communauté internationale à imposer des sanctions plus dures à l’Iran. Le régime sioniste et les occidentaux accusent l’Iran de développer un programme nucléaire pour se doter de l’arme atomique, alors que Téhéran rejette toutes ces accusations. Teem Goldman, diplomate suisse a mis en garde contre le danger de toute intervention militaire à l’encontre de la République Islamique d’Iran. Ambassadeur de Suisse à Téhéran de 1999 à 2004, il a prévu que l’Iran pourrait, en représailles, attaquer les pétroliers dans le golfe Persique, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les cours du pétrole et le marché mondial de l’or noir.

Lors d’un discours à Herzliya, le président de l’entité sioniste Shimon Pères a plaidé pour tout plan qui aboutirait au renversement du régime en Iran. Il a déclaré pourtant que ce plan doit être appliqué à l’intérieur du pays, et non pas par une intervention militaire directe de la part des puissances étrangères.

Shamoul Barr, président de l’Institut de la politique et de la stratégie a déclaré, quant à lui, que l’Iran ne voulait pas défier les pays de la région. Il a déclaré que les dirigeants iraniens ont interdit la fabrication et la possession des armes nucléaires. Les participants à cette conférence ont déclaré qu’il ne faut pas s’attendre à ce que le régime actuel de l’Iran se renverse très rapidement et qu’un régime pro-occidental le remplace tout de suite. A ce propos, Patrick Cronin, membre du Centre pour un Nouveau siècle américain a déclaré que l’intensification des sanctions contre la République islamique d’Iran augmentera les pressions sur Téhéran. Il a prétendu qu’un embargo sur l’essence pourrait affaiblir la République islamique d’Iran en espace d’une courte période de trois mois. Il a estimé que les agitations qui pourraient se produire après les sanctions sur l’essence et les produits pétroliers pourront créer une situation favorable au changement du régime à l’intérieur de l’Iran. Il n’a pas exclu cependant que les Iraniens pourraient croire que les conséquences d’un embargo sur l’essence pourraient être considéré comme une faute du « Grand Satan », de sorte que les Iraniens n’y voit rien contre le gouvernement de leur pays.

Les participants à cette conférence avaient des idées différentes en ce qui concerne la finalité du programme nucléaire de la République islamique d’Iran. Issac Ben Israël, ancien général de l’armée du régime sioniste a estimé que l’Iran ne voulait pas se doter de l’arme atomique et que les dirigeants iraniens voulaient seulement arriver au seuil nucléaire, afin de créer un levier de dissuasion face aux menaces des puissances occidentales.

A noter que les participants à cette conférence ont également mis l’accent sur le fait que l’opinion publique du régime sioniste est très sensible aux déclarations anti-israéliennes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et ne croit pas que les propos de ce dernier portant sur la disparition du régime israélien serait une simple menace verbale.

 
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Publié par le 11 mars 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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