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Archives Mensuelles: février 2010

Seisme de magnitude 7,3 au large du Japon.

TOKYO – Un séisme de magnitude 7,0 s’est produit samedi au sud du Japon, a annoncé l’institut de géophysique américain (USGS), et l’Agence météorologique japonaise a lancé une alerte au tsunami.

Le séisme a eu lieu à une profondeur de 22 kilomètres et son épicentre se trouvait à 81 kilomètres à l’est/sud-est de la ville de Naha, sur l’île japonaise d’Okinawa, a indiqué l’USGS.

L’Agence météorologique japonaise a émis une alerte au tsunami concernant l’île d’Okinawa, a rapporté l’agence de presse Kyodo News.

(©AFP / 26 février 2010 22h31)

 
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Publié par le 26 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Antarctique: un iceberg de la taille du Luxembourg s’est détaché

Un gigantesque iceberg de la taille du Luxembourg s’est détaché du glacier Mertz, en Antarctique de l’Est. Cela pourrait avoir à terme un impact sur la circulation océanique profonde et un effet notable sur la biodiversité, selon une étude.

Cette rupture s’explique par le cycle naturel du glacier qui développe une langue de glace « qui pousse d’un peu plus de 1 km par an sur l’océan », a souligné un chercheur français. « Je pense qu’il n’y pas d’impact direct du réchauffement sur ce cas-là, mais cela offre un laboratoire unique pour identifier les mécanismes à l’oeuvre », ajoute-t-il.

Depuis qu’il s’est détaché le 12 ou 13 février, l’iceberg de 2250 km2 et d’une épaisseur moyenne d’environ 400 mètres s’est déplacé, avec un autre, baptisé B9B, vers une polynie, poche d’eau libre au milieu de la banquise. Grâce au vent qui refroidit la surface de l’océan, les polynies sont des zones de formation de banquise.

Or quand l’océan gèle, les cristaux de sel sont expulsés, les polynies concentrent donc des masses d’eau très froides et très salées, donc denses, qui vont descendre mécaniquement en profondeur et contribuer au « tapis roulant » de la circulation des océans.

Si les gigantesques icebergs restent sur cette zone, ils pourraient, en agissant comme des « couvercles », bloquer la production de cette eau dense et modifier, à terme, les ressorts de la circulation océanique, expliquent les chercheurs.

Le cheminement de ces gigantesques icebergs pourrait également avoir un impact notable sur la biodiversité: les polynies sont en effet des lieux de concentration de nourriture pour les oiseaux et mammifères marins, notamment les manchots empereurs.

Ainsi, une modification significative de l’environnement marin pourrait avoir des conséquences importantes sur la colonie de manchots empereurs de Pointe Géologie, à proximité de la base Dumont d’Urville.

(ats / 26 février 2010 20:25)

 
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Publié par le 26 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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La route pour Armageddon

 

La route pour Armageddon

 

 

 VDARE, Paul Craig Roberts, 25 février 2010
      Le Washington Times est un journal qui regarde favorablement les guerres d’agression au Moyen-Orient des Bush-Cheney, Obama et Néo-conservateurs, et est partisan de faire payer les terroristes pour le 11/9. J’ai donc été surpris d’apprendre le 24 février que l’article le plus populaire sur le site Internet du journal a été ces trois derniers jours « Nouvelle explosive » (de Jennifer Harper, le 22 février 2010) sous la rubrique « Inside the Beltway » [*], sur les conférences de presse dans 31 villes aux États-Unis et à l’étranger le 19 février, tenues par Architects and Engineers for 9/11 Truth, une organisation de professionnels qui compte maintenant 1000 membres.
      J’ai été encore plus surpris que ce reportage d’actualité traite sérieusement les conférences de presse.
      Comment ont fait les trois gratte-ciel du World Trade Center pour se désintégrer tout à coup en fine poussière ? Comment ont fait les poutres d’acier massif des trois gratte-ciel pour céder brusquement par suite de feux éphémères, isolés, et de faible température ? « Mille architectes et ingénieurs veulent savoir, et demandent au Congrès d’ordonner une nouvelle enquête sur la destruction des tours jumelles et du bâtiment 7, » rapporte le Washington Times.
      Le journal signale qu’architectes et ingénieurs ont conclu que la Federal Emergency Management Agency et le National Institute of Standards and Technology (NIST) ont fourni « des comptes-rendus insuffisants, contradictoires et faux sur les circonstances de la destruction des tours » et « exigent qu’un grand jury enquête sur les fonctionnaires du NIST. »
      Selon le journal, Richard Gage, le porte-parole des architectes et ingénieurs, a déclaré : « Les fonctionnaires du gouvernement seront prévenus que la ‘’forfaiture de haute trahison’’, US Code 18 (art. 2382), est un délit fédéral grave qui oblige le détenteur d’une preuve de trahison d’agir. Les implications sont énormes et pourraient avoir un impact profond sur le prochain procès de Khalid Sheik Mohammed. »
      Il existe maintenant une organisation Firefighters for 9/11 Truth (Pompiers pour la vérité sur le 11/9). Lors de la principale conférence de presse à San Francisco, Erik Lawyer, le chef de cette organisation, a annoncé le soutien des pompiers à la demande des architectes et ingénieurs. Il a indiqué qu’une expertise a été faite sur les incendies qui sont présumés avoir détruit les trois bâtiments, et que son insuccès [à expliquer la version officielle] caractérise un crime.
      Les procédures obligatoires n’ont pas été suivies, et au lieu d’être conservée et étudiée, la scène du crime a été détruite. Il a rajouté qu’il existe plus de cent intervenants de première ligne qui ont entendu et ressenti des explosions et qu’il existe des preuves radio, audio et vidéo des explosions.
      Toujours à la conférence de presse, le physicien Steven Jones a présenté la preuve de nano-thermite dans les restes des bâtiments du WTC, trouvée par un panel international de scientifiques dirigé par le professeur Niels Harriet, nano-chimiste à l’Université de Copenhague. La nano-thermite est un explosif pyrotechnique de pointe, capable de couper instantanément les poutres d’acier.
      Avant de crier à la « théorie de complot, » nous devons savoir que les architectes, ingénieurs, pompiers et scientifiques n’avancent aucune théorie. Ils avancent une preuve qui récuse la théorie officielle. Cette preuve ne doit pas disparaître.
      Si douter ou exprimer des réserves sur la version officielle dans le rapport de la Commission sur le 11/9 fait de quelqu’un un excentrique de la théorie du complot, nous devons alors inclure les deux coprésidents et le conseiller juridique de la Commission sur le 11/9. Ils ont tous écrit des livres dans lesquels ils disent clairement que les responsables gouvernementaux leur ont menti quand ils ont enquêté, ou plutôt, quand ils ont présidé l’enquête menée par le directeur exécutif Philip Zelikow, membre de l’équipe de transition et du Conseil consultatif sur le Renseignement extérieur du Président George W. Bush, en collaboration avec Condi « Champignon Atomique » Rice, la Secrétaire d’État de Bush.
      Il y aura toujours des Zuniens qui croiront tout ce que leur raconte le gouvernement en sachant très bien combien de fois il leur a menti. En dépit des guerres coûteuses qui menacent la sécurité sociale et l’assurance maladie, des guerres échafaudées sur l’absence d’armes de destruction de masse irakiennes, le manque de lien entre Saddam Hussein et Al-Qaida, le défaut de participation afghane dans les attentats du 11/9, et l’inexistence des armes nucléaires iranienne qui font l’objet du battage publicitaire en faveur de la prochaine guerre d’agression au Moyen-Orient, plus de la moitié de la population zunienne croit toujours le conte de fée que leur raconte le gouvernement à propos du 11/9, c’est-à-dire au sujet d’une conspiration musulmane qui s’est montré plus futée que le monde occidental tout entier.
      En outre, le nombre de fois que le gouvernement a changé son histoire importe peu à ces Zuniens. Par exemple, les Zuniens ont d’abord entendu parler d’Osama Ben Laden, puisque le régime Bush lui a mis sur le dos les attentats du 11/9. Pendant des années, vidéo après vidéo, des déclarations de Ben Laden ont été servies à la crédulité de l’opinion publique zunienne. Des experts ont rejeté les vidéos en tant que faux, mais les Zuniens ont gardé leur propre crédulité. Puis, l’année dernière, un nouveau « cerveau » du 11/9 est soudainement apparu pour prendre la place de Ben Laden. Le captif Khalid Sheikh Mohammed a subi 183 fois le supplice de la baignoire, jusqu’à ce qu’il avoue avoir tramé les attentats du 11/9.
      Au Moyen Age, les aveux extorqués sous la torture constituaient une preuve, mais s’accuser soi-même est interdit dans le système juridique des États-Unis depuis leur fondation. Pourtant avec le régime Bush et les juges fédéraux républicains, dont on nous a assuré qu’ils défendraient la Constitution, l’auto-incrimination de Cheikh Mohammed se trouve être aujourd’hui la seule preuve du gouvernement zunien de la réussite du 11/9 par des terroristes musulmans.
      Si quelqu’un réfléchit aux exploits attribués à Khalid Cheikh Mohammed, ils sont tout simplement incroyables. Cheik Mohammed est un super-héros plus brillant et capable que V dans le film fantastique, V pour Vendetta. Sheik Mohammed a déjoué la totalité des 16 agences du Renseignement zunien ainsi que celles de tous les alliés ou pantins des États-Unis, notamment le Mossad israélien. Aucun service de renseignement sur Terre, ni tous réunis, n’a été assez fort pour Sheik Mohammed.
      Sheik Mohammed s’est montré plus malin que le Conseil sur la sécurité nationale, Dick Cheney, le Pentagone, le Département d’État, le NORAD, l’Air Force, et le contrôle du trafic aérien.
      Il a mis en échec la sécurité aéroportuaire quatre fois en une matinée. Il a fait merder à bloc le nec plus ultra de la défense aérienne du Pentagone, qui a permis à un avion détourné – toute la matinée en dehors de sa route pendant que l’Air Force, pour la première fois dans l’histoire, a été incapable de faire décoller des avions intercepteurs – s’écrase sur le Pentagone.
      Cheikh Mohammed a été capable d’accomplir ces prouesses avec des pilotes non qualifiés.
      Sheik Mohammed, même en tant que détenu ayant subi le supplice de la baignoire, est parvenue à empêcher le FBI de diffuser les nombreuses vidéos confisquées qui montrerait, selon la fable officielle, l’avion de ligne détourné percutant le Pentagone.
      Quel genre de benêt faut-il être pour croire qu’un être humain, ou un personnage d’extravagance hollywoodienne, soit à ce point puissant et capable ?
      Si cheikh Mohammed a ces capacités surhumaines, comment ont fait des Zuniens incompétents pour l’attraper ? Ce loustic est un simplet qu’on a fait avouer sous la torture afin de maintenir les pigeons zuniens dans la croyance de la théorie de conspiration du gouvernement.
      Ce qui est en train de se passer maintenant, c’est que le gouvernement zunien doit mettre fin au mystère du 11/9. Il doit traduire en justice et condamner le coupable afin de pouvoir classer l’affaire avant qu’elle n’éclate. Quelqu’un ayant subi 183 fois le supplice de la baignoire pourrait avouer quelque chose !
      Le gouvernement zunien a réagi aux preuves déployées contre son étrange théorie du complot du 11/9 en redéfinissant la guerre au terrorisme externe à des ennemis internes. Janet Napolitano, secrétaire à la Sécurité intérieure, a déclaré le 21 février que les extrémistes zuniens sont dorénavant un emmerdement aussi grave que les terroristes internationaux. Ces extrémistes sont naturellement les gens qui contrecarrent les desseins du gouvernement, comme les 1.000 architectes et ingénieurs du mouvement pour la vérité sur le 11/9. Le groupe était de 100 autrefois, il est maintenant de 1000. Et s’il devenait 10.000 ?
      Cass Sunstein, un fonctionnaire du régime Obama, a une solution pour les sceptiques du 11/9 : les infiltrer et les inciter à faire des déclarations et des actions qui pourront être utilisées pour les discréditer ou les arrêter. S’en débarrasser à tout prix !
      Pourquoi employer des mesures extrêmes contre de présumés hurluberlus s’ils ne dispensent que divertissement et rires ? Le gouvernement s’inquiète qu’ils soient sur quelque chose ?
      Pourquoi, à la place, le gouvernement des États-Unis n’affronte-t-il pas tout simplement les preuves présentées pour y répondre ?
      Si les architectes, ingénieurs, pompiers, et scientifiques n’étaient que des farfelus, ce serait une affaire simple de s’informer de leurs preuves et de les réfuter. Pourquoi est-il nécessaire de les infiltrer avec des flics et de les provoquer ?
      Beaucoup de Zuniens répondraient que « leur » gouvernement ne pourrait jamais même imaginer les zigouiller en détournant des avions de ligne et en détruisant des buildings afin d’accélérer son ordre du jour. Mais le 3 février, Dennis Blair, le directeur du Renseignement national, a dit à la Commission du renseignement de la Chambre que le gouvernement zunien peut assassiner ses propres citoyens quand ils sont à l’étranger. Aucune arrestation, procès ou condamnation pour crime capital n’est nécessaire. Juste assassiner hardiment !
      Manifestement, si le gouvernement zunien est capable d’assassiner ses citoyens à l’étranger il peut les trucider chez lui, et il l’a fait. Par exemple, 100 Davidiens ont été assassinés à Waco, au Texas, par le régime Clinton sans raison légitime. Ce qu’a fait le gouvernement, c’est de décider simplement d’user de son pouvoir en sachant qu’il pourrait s’en tirer.
      Les Zuniens qui pensent que « leur » gouvernement est une sorte d’entreprise moralement pure, feraient bien de se familiariser avec l’Opération Northwoods. L’Opération Northwoods était un complot élaboré pour la CIA par l’état-major étasunien. Il consistait à commettre des actes de terrorisme dans les villes zuniennes et fabriquer des preuves accusant Castro, afin que les États-Unis puissent obtenir un soutien national et international pour changer le régime de Cuba. Ce plan secret a été rejeté par le président John F. Kennedy et a été levé du sceau du secret par le John F. Kennedy Assassination Records Review Board. Il est disponible en ligne dans les Archives de la sécurité nationale. De nombreux comptes-rendus sont disponibles en ligne, comme sur Wikipédia. Le livre de James Bamford, Body of Secrets (Le corps du secret), résume également ce complot :

      « L’Opération Northwoods, qui avait l’approbation écrite du président de l’état-major (le général Lemnitzer) et de chacun de ses membres, exigeait que des gens inoffensifs soient abattus dans les rues zuniennes ; que des bateaux transportant des réfugiés fuyant Cuba soient coulés en haute mer ; qu’une violente vague de terrorisme soit lancée à Washington, Miami, et ailleurs. Des gens seraient accusés pour des attentats qu’ils n’auraient pas commis ; des avions seraient détournés. Tout cela serait attribué à Castro grâce à des preuves bidons, donnant de cette manière à Lemnitzer et sa clique l’excuse, aussi bien que le soutien public et international, dont ils avaient besoin pour lancer leur guerre. »
      Avant le 11/9, les Néo-conservateurs précisaient que les guerres d’agression qu’ils avaient l’intention de lancer au Moyen-Orient exigeaient « un nouveau Pearl Harbor. » [Ndt : Ils l’ont écrit noir sur blanc dans Project for the New American Century.]
      Pour leur propre bien et celui du reste du monde, les Zuniens devraient prêter attention au corps d’experts de plus en plus grand qui leur dit que le compte-rendu gouvernemental sur le 11/9 est réfuté par leur enquête. Le 11/9 a inauguré le plan néo-conservateur pour l’hégémonie mondiale zunienne. Au moment où j’écris le gouvernement achète l’accord des administrations étrangères qui bordent la Russie pour qu’elles acceptent des bases zuniennes de missiles intercepteurs. Les États-Unis ont l’intention d’encercler la Russie avec des bases de missiles à travers l’Europe centrale depuis la Pologne et le Kosovo jusqu’à la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Asie centrale. [Voir Impending Explosion: U.S. Intensifies Threats To Russia And Iran (Explosion imminente : Les USA renforcent la menace contre la Russie et l’Iran), de Rick Rozoff, Global Research, 19 février 2010] Le 20 février, l’émissaire zunien Richard Holbrooke a déclaré qu’Al-Qaïda emménage dans les anciennes républiques d’Asie centrale de l’Union soviétique, comme le Tadjikistan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan et le Kazakhstan. Holbrooke demande des bases zuniennes dans les anciennes républiques soviétiques sous couvert de l’expansion constante de la « guerre contre le terrorisme. »
      Les États-Unis ont déjà encerclé de bases militaires l’Iran. Le gouvernement zunien a l’intention de neutraliser la Chine en prenant le contrôle du Moyen-Orient et en coupant la Chine du pétrole.
      Ce plan présume que la Russie et la Chine, des États dotés d’armes nucléaires, se laisseront intimider par les défenses antimissiles des États-Unis et acquiesceront à l’hégémonie zunienne et que la Chine manquera de pétrole pour son industrie et son armée.
      Le gouvernement zunien est mythomaniaque. Les militaires et les dirigeants politiques russes ont répondu au danger manifeste en déclarant que l’OTAN est une menace directe à la sécurité de la Russie et en annonçant une évolution dans leur doctrine de guerre : le lancement préventif d’armes nucléaires. Les Chinois sont trop confiants pour être intimidés par une foutue « superpuissance » zunienne.
      Les faibles d’esprit de Washington sont en train de repousser les limites de la guerre nucléaire. La course insensée en faveur de l’hégémonie zunienne menace la vie sur Terre. En acceptant les mensonges et les tromperies de « son » gouvernement, le peuple zunien lui facilite ce dénouement.

      * Ndt : Inside the Beltway (à l’intérieur du périphérique) est une expression servant à caractériser les éléments politiques réels ou imaginaires du système zunien à l’intérieur du cercle de Washington (Capital Beltway ou Interstate 495 est le périphérique qui encercle Washington DC) et évoque les questions importantes dans les bureaux du gouvernement fédéral, ses sous-traitants, les lobbyistes et les médias qui les couvrent.

Original : vdare.com/roberts/100225_armageddon.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

http://www.alterinfo.net/La-route-pour-Armageddon_a43168.html

 
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Publié par le 26 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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VIOLENTE ATTAQUE DE NIGEL FARAGE CONTRE HERMAN VAN ROMPUY

ENORME INTERVENTION DE NIGEL FARAGE AU PARLEMENT EUROPEEN en présence de Herman Van Rampouy, une intervention inouïe de justesse car en effet, PERSONNE n’avait jamais entendu parler de Herman Van Rompuy avant qu’il ne soit poussé à ce poste par le groupe Bildenberg (voir l’article du Telegraph de Londres). J’ai regardé le président européen de 500 millions de personnes, et il ressemble à un méchant savant fou échappé d’une bande dessinée de Blake et Mortimer avec ses yeux étranges et ses cheveux coiffés avec une fourchette. Quelque chose ne colle pas, et Farage le montre bien. Je compte sur vous pour envoyer cet article au plus grand nombre de personnes possible, d’autant que je me suis efforcé de tout traduire, contrairement au journal Le Monde qui s’est contenté de garder que trois phrases. Regardez bien la vidéo, elle est fascinante, regardez Van Rompuy, il a l’air de tout, mais certainement pas d’un homme qui préside aux déstinées de 500 millions d’Européens, dont vous et votre famille, ne l’oubliez pas. ET REGARDEZ ENSUITE SON DISCOURS EN FRANCAIS: IL N’EST MEME PAS APPLAUDI… Et, génial, Van Rampouy NOUS REMET UNE COUCHE DE SA « GOUVERNANCE MONDIALE ». Si cette vidéo n’existait pas, je ne l’aurais pas cru. En tout cas, on a besoin d’un Nigel Farage en France. ET VITE SINON ON EST MORTS DES QUE LA CRISE VA DERAPER.

    « Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’aspect d’un petit guichetier de banque! »
    « La question que je veux poser… Qui êtes-vous ? Je n’avais jamais entendu parler de vous! »
    « On n’a jamais entendu parler de vous! »
    « Personne en Europe n’avait jamais entendu parler de vous »
    « Je veux vous poser une question Président, qui a voté pour vous ? »
    « Et quel mécanisme (vous a fait élire ?) »
    « la démocratie n’est pas populaire avec vous.. »
    « Les peuples d’Europe doivent vous démettre de votre poste »
    « Est-ce que c’est ça la démocratie européenne ? »
    « Je sens que vous êtes compétent, capable et dangereux »
    « Je n’ai aucun doute sur le fait que votre intention est d’être l’assassin de la démocratie européenne et de toutes les nations européennes »
    « Vous ne savez pas ce qu’est un pays uni car vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays »
    « Mais depuis que vous êtes là, on a vu la Grèce réduite à devenir rien de plus qu’un protectorat
    « Monsieur, vous n’êtes pas légitime à ce poste »
    « Je peux dire avec confiance que je parle au nom de la majorité du peuple anglais: On ne vous connaît pas, On ne vous veut pas, Plus tôt vous partirez mieux cela sera »

Ci-dessous Van Rompuy fait son discours suite à Nigel Farage.

               

              Ci-dessous le discours de Nigel Farage du 9 février sous titré en français, ECOUTEZ BIEN, car il montre que l’UE est dirigée maintenant par des anciens communistes et maoistes!!! C’est fou! L’Europe nous a été volée.

               

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              Histoire du « Nouvel ordre mondial »

              Pierre Hillard retrace l’histoire d’un courant idéologique qui imprime sa marque aux actuelles tentatives de regroupement d’Etats au sein de blocs régionaux et tente de les orienter vers une forme de gouvernance mondiale. Son objectif n’est pas de prévenir les conflits, mais d’étendre la puissance financière et commerciale du monde anglo-saxon. Il théorise et revendique le projet d’un « Nouvel ordre mondial » érigé sur les ruines des Etats-nations.
              Bien sûr, il ne s’agit pas d’assimiler tous les efforts visant à mettre fin aux divisions nationales à une volonté de domination. Mais il est indispensable d’étudier ce projet de globalisation politique afin de ne pas le laisser transformer l’idéal de l’unité humaine en un cauchemar totalitaire.

              vec la ratification du Traité de Lisbonne par les 27 Etats européens, l’élection d’Herman van Rompuy à la présidence du Conseil européen et de Catherine Ashton comme Haut-représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, le 19 novembre 2009, marque un tournant décisif dans les ambitions mondialistes. L’Union européenne (l’UE) se voit dotée progressivement d’un visage politique et d’un « numéro de téléphone » pour reprendre l’expression d’Henry Kissinger. Certes, de nouveaux réglages — une forme de rodage — s’avèrent nécessaires afin de véritablement asseoir cette union régionale. En effet, des rivalités continuent à perdurer entre le président du Conseil européen, le président de la Commission européenne et la présidence tournante de six mois. Cette situation agace profondément l’administration Obama [1]. Cependant, dotée de la personnalité juridique et d’une complète primauté du droit européen sur le droit national, l’Union européenne peut prétendre (réussir ?) devenir un acteur de la scène internationale. Il serait faux d’affirmer que cette nouvelle vocation se fera dans une complète indépendance par rapport au reste du monde. En fait, les élites européistes soutenues par l’oligarchie financière avancent en liaison et en communion d’esprit avec toutes les autres formes d’unions régionales en cours d’élaboration sur la planète.
              En effet, l’Union européenne n’est qu’une composante d’un vaste programme conduisant à l’émergence de blocs continentaux dotés chacun d’une monnaie, d’une citoyenneté, d’un parlement unique, etc ; l’ensemble de ces blocs étant appelé à constituer une gouvernance mondiale. Nous pouvons relever les unions régionales suivantes en formation :

               

               La Communauté Economique Eurasiatique (CEEA ou Eurasec pour Eurasian Economic Community)  [2] : créée en octobre 2000 et réunissant plusieurs pays de l’ancien bloc soviétique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, …), elle poursuit l’objectif de créer une union douanière [3] à partir de 2010 avec l’idée d’une monnaie régissant l’ensemble appelé « evraz » [4] ou « euras » ou encore « eurasia » (le nom de cette monnaie peut encore changer) [5].
              - L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) [6] : créée en mai 2008, elle entend passer d’une logique sub-régionale à une identité régionale en fusionnant en une seule organisation le Mercosur et la Communauté andine, c’est-à-dire en réunissant tous les Etats du continent sud-américain (à l’exception de la Guyane française, et des îles britanniques Sandwich et Malouines). L’idéal poursuivi est de réussir la mise sur pied d’un parlement, d’une monnaie unique [7] et d’une citoyenneté commune. L’UNASUR entretient des liens privilégiés avec son modèle européen dans le cadre d’une assemblée parlementaire euro-latino américaine appelée EUROLAT [8].

               

              – Le Système d’intégration centre-américain (SICA) [9] : créé en décembre 1991, ce groupe de pays centre-américains poursuit les mêmes objectifs cités ci-dessus, en particulier la création d’une monnaie unique suite au 33è congrès tenu à San Pedro Sula (Honduras) en décembre 2008.

               

              – Le lancement de « l’Organisation de l’Unité Africaine » (OUA) [10] en 1963 a permis de passer à la vitesse supérieure, à partir des années 1999-2000, avec la création de l’Union Africaine (l’UA, à Durban en juillet 2002) et du « Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique » (NEPAD) [11]. Les objectifs (commission, parlement panafricain, cour africaine des droits de l’homme, etc) se calquent sur le modèle européen [12].

               

              – Le Conseil de coopération du Golfe (Golf cooperation council, GCC)  [13] : créé en 1981, il tend à une union de plus en plus étroite entre les Etats du Golfe (Bahrein, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirat arabes unis). Une monnaie commune est prévue vers 2010/2011. Le nom avancé par certains est « Khaleeji ». Cependant, même si le principe d’unité monétaire est retenu, l’appellation de cette monnaie n’est pas assurée [14].

               

              – Une union asiatique prend forme sous l’égide de trois acteurs principaux : le Japon (CEAT, Council on East Asian Community), la Chine (NEAT, the Network of East Asian Think Tank) et la Corée du Sud (EAF, the East Asia Forum). Depuis le 1er janvier 2010, la Chine et l’Asean (sigle anglais pour « Association des nations du Sud-Est asiatique) ont lancé la plus grande zone de libre-échange au monde, à laquelle se sont joints la Corée, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle doit permettre « d’accélérer ce processus de régionalisation » comme se plaît à le dire Xu Ningning, le secrétaire général du Conseil économique Chine-Asean [15].

               

              – Une union Nord-américaine a été lancée en mars 2005 au Texas (Waco) entre les chefs d’Etat états-unien, canadien et mexicain dans le cadre du PSP (Partenariat pour la Sécurité et la prospérité) [16]. L’objectif déclaré est d’aboutir, théoriquement au cours de l’année 2010, à l’instauration d’un périmètre politique, économique et militaire unifié entre les trois Etats [17]. Une unité monétaire appelée « amero » ou « dollar nord-américain » (la désignation de cette nouvelle monnaie n’est pas assurée) doit remplacer le dollar US et canadien ainsi que le peso mexicain [18]. Cette mutation passe par un effondrement du dollar et, par ricochet, du système financier et monétaire mondial. Cette crise systémique globale (politique, financière, monétaire et géopolitique) se renforce en ce début de l’année 2010 afin de favoriser l’arrivée de ce nouvel ordre mondial tant désiré par les thuriféraires du système.
              - Enfin, il est prévu théoriquement pour 2015 l’instauration d’un bloc euro-atlantique unifié politique, économique et militaire [19]. Nous pouvons signaler que le Parlement européen a adopté une résolution, le 26 mars 2009, traitant de « l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux Etats-Unis ». Cette résolution a le mérite de rappeler tous les accords politiques, économiques et militaires conclus de part et d’autre des rives de l’Atlantique afin d’aboutir à une union transatlantique [20].

               

              Cette liste ne serait pas complète sans évoquer un événement majeur passé sous silence par la presse française. En effet, lors du sommet de l’Aquila en Italie (8-10 juillet 2009), les chefs d’Etat ont traité divers dossiers (crise économique, climat, …). Cependant, lors d’une rencontre avec les journalistes, le président russe Medvedev s’est plu à présenter un prototype de monnaie mondiale sous la forme d’une pièce fabriquée en Belgique sur laquelle était gravée en anglais « unité dans la diversité » [21]. Cette présentation constitue un tournant majeur. Pour la première fois, un chef d’Etat a présenté un exemplaire d’une monnaie en mesure d’être la référence unique de l’humanité toute entière [22]. Ce geste complète les propos d’Herman van Rompuy qui, lors de son discours de remerciements après sa nomination au poste de président du Conseil de l’Union européenne, n’a pas hésité à prononcer ces paroles lourdes de sens : « 2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l’instauration du G20 en plein crise financière » [23].
              Cette affirmation — juste de la part d’un partisan de la gouvernance mondiale — doit nous amener à réfléchir et à nous poser la question suivante : comment en est-on arrivé là ? En effet, la description de ces diverses unions régionales plus ou moins avancées dans le cadre d’une autorité unique — avec éclatement interne des Etats qui les composent [24] — n’est pas le fruit du hasard. En fait, cette mutation résulte d’un très long travail de fond de la part des oligarchies financières [25] et de groupes élitistes politiques dans le cadre de think tanks ou de fondations.

               

              L’oligarchie anglo-saxonne et ses princes

              Le public francophone est malheureusement ignorant des vrais acteurs de la politique mondiale, ces derniers exerçant leurs talents plus dans les coulisses que sur la scène politicienne. Pour mieux comprendre la situation désastreuse dans laquelle les défenseurs de la cause nationale se trouvent en ce début de XXIè siècle, il est nécessaire de rappeler dans ses grands traits le rôle éminemment important de la puissance financière et aristocratique anglo-saxonne. Celle-ci a toujours constitué un Etat dans l’Etat. On peut situer sa prise du pouvoir suite à l’instauration de la « Grande Charte » du 15 juin 1215. Après la défaite du roi Jean Sans Terre d’Angleterre, le 27 juillet 1214 à Bouvines face au roi Philippe Auguste, les barons anglais ont arraché des privilèges politiques et financiers. Désormais, la couronne britannique est obligée de composer et de collaborer avec une caste qui allie force, puissance financière et ambitions commerciales. Dès cette époque, une élite avide, revendicatrice et orgueilleuse est née. Elle est à l’origine de l’existence de ces groupes de pressions (ou lobbies) qui, par des voies aussi diverses que la finance, le renseignement ou les médias, exercent des pressions sur le pouvoir politique. Ce dernier dépendant largement d’appuis et de monnaie sonnante et trébuchante pour son maintien au pouvoir est dans l’obligation absolue de tenir compte des avis et des conseils émanant de cette caste. Les think tanks (« instituts de recherche » ; la traduction est cependant impropre), fondations et groupes élitistes sont la suite logique d’un état d’esprit élitiste et mercantile. Ces cénacles sont devenus les centres incontournables d’une minorité active conditionnant l’avenir du monde anglo-saxon puis, de proche en proche, de l’univers entier. Contrairement à la conception politique française qui soumet toute activité à celle de l’Etat, ces organisations politico-commerciales ne dépendent plus d’une autorité nationale. Très tôt, elles ont exercé leurs talents. Dès le Moyen-Âge, des compagnies comme les London Staplers, les London Mercers Company ou encore la British East India Company (la BEIC au 17è siècle) ont été les fers de lance de l’impérialisme britannique. Ainsi, l’aristocratie commerciale s’est transmises le flambeau de la conquête et de la maîtrise des richesses de génération en génération. « Toujours plus » pour reprendre une expression de François de Closets.
              La défaite française en Amérique du Nord conduisant au Traité du 10 février 1763 peut être considéré comme l’acte de naissance de la montée en puissance de l’oligarchie britannique. En effet, la perte de la Nouvelle France donne à la Couronne britannique tout un continent aux richesses inouïes et presque vide d’habitants. L’incapacité de la monarchie française à peupler ces vastes territoires et à les intégrer à la sphère de la civilisation gréco-romaine fait basculer tout cet espace sous la coupe anglo-saxonne. Mâtinées d’un tour d’esprit messianique, les élites conquérantes américaines en liaison avec leurs homologues britanniques sont prêtes à imposer leur modèle au monde entier. Après les guerres de la Révolution et la défaite de Napoléon I en 1815, la puissance anglo-saxonne n’a plus de rival sur les mers. Puissance démographique, peuplement de vastes territoires en Amérique du Nord, en Afrique australe, en Australie et en Nouvelle-Zélande, contrôle de points stratégiques partout dans le monde (Gibraltar, Hong Kong, …), mainmise de territoires sur presque tous les continents, technologie de pointe et secteur bancaire performant permettent à ces aristocraties commerciales de Londres et de New-York de rêver à un contrôle du monde sous les auspices de la City et de Wall Street. Un homme a été la figure de proue de cet idéal : Cecil Rhodes.

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              Cecil Rhodes (1853-1902) [26]

              Ce grand défenseur de l’Empire britannique émigre en Afrique australe où sa personnalité et ses qualités intellectuelles hors normes lui permettent de faire fortune dans le diamant. Il est à l’origine de la création de l’industrie diamantaire De Beers en liaison et avec l’appui de Nathaniel Mayer Rothschild (1840-1915). Sa fortune colossale lui ouvrant les portes de la colonie britannique, Cecil Rhodes pose les jalons permettant à l’Etat Sud-africain (dominion de l’Empire britannique) de prendre forme quelques années après sa mort en 1910. Son influence financière et politique lui permet de contrôler des territoires à qui il donne son nom : la Rhodésie. Divisés plus tard en Rhodésie du Nord et Rhodésie du Sud, ces Etats sont devenus la Zambie et le Zimbabwe. Cependant, sa grande idée coloniale est de réaliser une immense voie de chemin de fer partant du Cap jusqu’au Caire. Dans sa défense de l’Empire britannique, les voies de communications constituent un enjeu capital pour la mise en valeur des richesses de toute sorte. Le développement des voies de communications (sous toutes ces formes [27]) est le passage obligatoire pour le bon fonctionnement de tout Empire. Ce précepte est d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle [28]. Les voies de communications constituent les artères irriguant l’empire commercial et politique.

              La société fabienne (Fabian society) [34]

              La société fabienne [35] est un institut qui a vu le jour à Londres en 1884 sous l’impulsion de politique anglais comme Sydney Webb (1859-1947) et de son épouse, Béatrice Webb, ou encore de l’écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’avant-garde de cette société se fit sous l’influence de promoteur du socialisme comme Robert Owen (1771-1858) [36] qui transmit ses idées à John Ruskin (1819-1900, professeur à l’université d’Oxford [37] et qui influença Cecil Rhodes) [38]. D’autres personnes imprégnées d’un idéal socialiste chrétien comme Frederik Derrison Maurice (1805-1872) ont posé les jalons au cours du XIXè siècle ouvrant la voie à la fondation de la société fabienne. Le choix de « fabien » (fabian) s’explique puisqu’il se réfère au général romain de l’époque des guerres puniques (vers – 200 av – JC), Fabius Cunctator (c’est-à-dire le « temporisateur »). Face au général carthaginois Hannibal, le militaire romain pratiquait la politique de guérilla qui consistait à ne pas brusquer les choses afin d’atteindre son but. C’est cette méthode de changement en douceur mais implacable qui est la marque de fabrique de la société fabienne. Celle-ci défend le principe d’une société sans classe devant conduire à la synthèse du socialisme (l’Etat providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en forme d’une économie monopolistique dans un cadre étatique mondial. Afin de répondre aux ambitions de cette société, ses dirigeants estiment qu’il faut y aller pas à pas ou, selon leur expression, par « graduation ». L’influence de cette société est immense car de nombreux politiques anglais ont été membres de la société fabienne [39]. Cependant, cette influence a été d’autant plus importante que cette société a été à l’origine de la création de la London School of Economics (LES) en 1895 sous l’impulsion de Sydney Webb. Cette prestigieuse école de formation économique qui s’est diversifiée par la suite a formé, dans un esprit fabien, des générations de dirigeants anglais, mais aussi de nombreux étudiants de part et d’autre de la planète. Ceux-ci sont souvent devenus par la suite des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays. Ainsi, l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi ; le président John Kennedy ; la reine du Danemark Margarethe II ; Pierre Trudeau (Premier ministre canadien) ; le lobbyiste et membre de plusieurs think tanks Richard Perle (« le prince des ténèbres ») ; le financier George Soros (fondateur des instituts Open Society) ; l’ancien conseiller de François Mitterrand, Erik Orsenna et même le chanteur des Rolling stones, Mike Jagger (il n’a fait qu’un an ! [40]), ont fréquenté les bancs de cette école. Cette dernière grâce à l’action de la société fabienne a contribué au formatage de nombreux esprits de part le monde. Cependant, l’influence de cette société a été variée, entre autres grâce à l’action d’un de ses membres, l’écrivain Herbert George Wells (1866-1946).

              La Round Table et ses « enfants » [46]

              La création de la Round Table [47], qui n’est finalement que l’héritière d’un passé multiséculaire de traditions mystiques, financières et élitistes, fut une étape décisive dans les préparatifs devant mener à un Etat mondial. En effet, sous l’impulsion de Lord Milner et de ses proches, cet institut haut de gamme fut créé en liaison avec les élites financières américaines afin d’assurer la prééminence du monde anglo-saxon devant aboutir à la création d’un Etat mondial. D’autres Round Tables furent créées dans tous les dominions de l’Empire britannique mais aussi aux Etats-Unis. Prenant la suite des ambitions de Cecil Rhodes, des financiers de renom encadraient l’équipe de Lord Milner comme Alfred Beit (1853-1906), Sir Abe Bailey (1864-1940) et la famille Astor. D’autres groupes se sont ajoutés au berceau du mondialisme animée par la Round Table : J.P Morgan [48], la banque Lazard ou encore les familles Rockefeller et Whitney [49].
              Avant de continuer dans l’étude des « bonnes œuvres » de la Round Table, il s’avère nécessaire de faire le point suivant. Ces grandes familles du mondialisme, même animées par une finalité commune, n’en sont pas moins déchirées par des dissensions internes. On peut en relever essentiellement deux. La première est aussi vieille que le monde ; elle s’appelle rivalités internes. Les rivalités d’ambitions et d’ambitieux cherchant plus de pouvoir, plus d’influence et plus de richesses afin d’occuper les meilleurs places ont émaillées l’histoire de cette aristocratie commerciale. Ce phénomène est aussi vieux que l’histoire humaine. En revanche, le deuxième point est propre à la Round Table. En effet, sous l’apparente unité de vue se cachent deux courants de pensée. Dans les deux cas, ces courants poursuivent le même but : l’Etat mondial. Cependant, dans un cas, un courant défend le principe de la constitution d’un bloc anglo-saxon unifié (Empire britannique associé aux Etats-Unis) ; ce socle anglo-américain représentant la colonne vertébrale permettant au reste du monde de s’y agréger. Dans le deuxième cas, l’autre courant estime qu’il n’est pas nécessaire de privilégier la naissance d’un Empire anglo-saxon comme point d’ancrage à un monde unifié. Il prône plutôt l’émergence d’un monde où aucun pays ne serait en mesure d’imposer sa loi ou sa philosophie politique. Il s’agit pour les tenants de la deuxième voie de créer une sorte de « purée » générale unifiant l’humanité entière en un seul bloc et sans distinction aucune. Nous avons là l’opposition entre les tenants du mondialisme anglo-saxon à celui des partisans du mondialisme planétarien.
              La Première Guerre mondiale fut une bascule d’un monde à un autre. Même s’il n’est pas possible d’évoquer dans le détail le rôle essentiel des élites anglo-américaines durant ce conflit [50], nous pouvons relever la mission déterminante du suédois Olof Aschberg (1877-1960) à la tête de la banque Nya Banken de Stockholm. Il fut le grand financier servant d’intermédiaire entre les élites de Wall Street et de la City d’un côté et les dirigeants bolcheviques de l’autre. Son surnom était le « banquier de la Révolution mondiale ». Comme le rappelle Antony Sutton, la banque d’Olof Aschberg avait une filiale à Londres, la Bank of North Commerce, dont le président Earl Grey appartenait tout simplement à l’équipe de Cecil Rhodes et de Lord Milner [51]. Ce dernier joua aussi un rôle capital au sein de l’oligarchie anglo-saxonne. En effet, outre son activité susmentionnée, c’est Lord Milner qui sut convaincre le Premier ministre Lloyd George de soutenir fermement la révolution bolchevique. Cette évolution capitale pour l’avenir du monde s’est faite suite à la visite à Londres, à la fin de l’année 1917, de William Boyce Thompson (1869-1930) accompagné d’un représentant de JP Morgan, Thomas W. Lamont (1870-1948) [52]. Membre du comité directeur de la Banque fédérale US (la Fed), W.B Thompson fut un agent au service de l’oligarchie au sein de la Croix-Rouge états-unienne présente à Petrograd en 1917. Cette couverture lui permit de fournir entre autres la somme énorme pour l’époque d’un million de dollars aux bolcheviques [53]. Sur le chemin du retour vers New York, il fit une halte à Londres pour soumettre un mémorandum à Lloyd George appelant au soutien de la révolution bolchevique. Lord Milner, grand admirateur de Karl Marx, ne fit qu’appuyer William Boyce Thompson dans sa démarche afin de faire plier Lloyd George. La révolution bolchevique n’aurait pas pu voir le jour sans l’action déterminante de l’oligarchie commerciale anglo-américaine [54].
              La fin de la Première Guerre mondiale s’ouvrit sous les auspices des puissances commerciales anglo-saxonnes victorieuses et d’une France humainement et financièrement exsangue. Le Traité de Versailles n’assura pas la sécurité de la France face à une Allemagne amoindrie et dépendante largement des prêts anglo-saxons accordés à son économie. La paralysie de la France face aux grands argentiers anglo-saxons s’aggrava lorsque ces derniers accordèrent des prêts via les plans Dawes (1924) et Young (1928) qui, tout en plaçant l’économie allemande sous la dépendance des banques londoniennes et new-yorkaises [55], furent déterminants dans le renforcement de la puissance industrielle germanique. En effet, de gigantesques combinats de l’acier et de la chimie, indispensables pour faire la guerre, virent le jour (IG Farben et Vereinigte Stahlwerke) au cours de la décennie 1920. La défaite française en 1940 trouve son origine en partie à l’action des financiers anglo-saxons en faveur du redressement économique et technique de l’Allemagne (en particulier l’acier, l’essence synthétique et le caoutchouc) [56].

              La Paneurope, tremplin du mondialisme

              La création de la Paneurope est due à l’action d’un aristocrate autrichien née d’une mère japonaise, Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972). L’objectif déclaré de Coudenhove était d’empêcher les horreurs de la Première Guerre mondiale de se reproduire. Cette intention louable n’était que l’arbre qui cachait la forêt. En effet, très tôt, Coudenhove indiqua clairement la direction prise par son mouvement en élaborant un rapport à la SDN présenté en 1925. Son but était d’unifier l’Europe afin de l’intégrer dans le cadre d’une organisation politique mondiale unifiée. Pour cela, il évoquait dans son rapport la nécessité de créer des « continents politiques », l’ensemble devant constituer une fédération de fédérations dans la pensée de l’auteur [65]. Ses affirmations fédéralistes rejoignent largement celles de la société fabienne. Continuant sur sa lancée, Coudenhove organise en 1926 le premier congrès paneuropéen à Vienne sous l’égide de son président d’honneur, le président du conseil Aristide Briand (1862-1932) [66]. C’est lors de ce congrès réunissant plusieurs nationalités [67] qu’il fut décidé de choisir un hymne européen, l’Ode à la joie de Beethoven [68], qui est devenu par la suite l’hymne de l’Union européenne. Les objectifs de la Paneurope sont clairement affichés dans le cadre des « Principes fondamentaux » qui stipulent entre autres : « (…) L’union paneuropéenne se déclare attachée au patriotisme européen, couronnement des identités nationales de tous les Européens. A l’époque des interdépendances et des défis mondiaux, seule une Europe forte et politiquement unie peut garantir l’avenir de ses peuples et entités ethniques. L’union paneuropéenne reconnaît l’autodétermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique (…) » [69].

              L’après 1945, des lendemains qui chantent

              Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous pouvons relever trois dates essentielles dans l’immédiate après-guerre : 1946 ; 1947 et 1948. C’est le Premier ministre britannique, Winston Churchill qui a relancé l’idée d’unification de l’Europe dans un discours prononcé à Zürich, le 19 septembre 1946. En effet, il n’hésita pas à affirmer : « Il nous faut édifier une sorte d’Etats-Unis d’Europe » [82]. Ces propos ravirent Richard de Coudenhove-Kalergi qui était soutenu par Churchill. Le fondateur de la Paneurope s’activant de son côté à la relance de l’idéal européen exposa l’histoire de son oeuvre et des projets à accomplir dans un ouvrage intitulé J’ai choisi l’Europe. Dans ce livre, Coudenhove bénéficia de la préface de … Winston Churchill.

              Réunion du Groupe de Bilderberg (Bruxelles, juin 2000)

              Bilderberg, New age et Trilatérale

              La première réunion du Bilderberg eut lieu au Pays-Bas à Oosterbeck en mai 1954. Il est convenu que l’appellation de ce groupe élitiste résulte du nom de l’hôtel où résidaient les intervenants. Cependant, certains doutes persistent. Il n’empêche que sa création est due largement à l’action de Joseph Retinger même s’il faut y ajouter des « huiles » du mondialisme comme l’incontournable David Rockefeller (président du CFR, de la Chase Manhattan Bank, …). Les bilderbergers représentent la « crème de la crème » du sérail politique, économique et financier du monde atlantiste. Les médias occidentaux n’évoquent que très rarement leurs réunions et diffusent encore moins des reportages [97]. Les règles d’organisation et d’intervention des participants se calquent directement sur celles régissant le Royal Institute of International Affairs (RIIA, principe appelé « règle de Chatham House »). Là aussi, la famille Rhodes et Milner a laissé des traces. En fait, ces élites au sein du Bilderberg conditionnent largement la marche des affaires politiques, économiques et financières. Le cas du Belge Etienne Davignon est particulièrement frappant. Vice-président de la Commission européenne de 1981 à 1985, il est le grand pacha de ce groupe élitiste. Or c’est lui qui a invité l’homme politique belge Herman van Rompuy a passé un oral pour le poste de président du Conseil européen à pourvoir devant les représentants du Bilderberg, le 12 novembre 2009, en particulier devant l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, à Val Duchesse dans la banlieue de Bruxelles [98]. En gros, il fallait savoir si Herman van Rompuy était capable d’être utile au système. L’oral a dû se passer correctement puisqu’il fut retenu … bon pour le service.

              Une Eglise catholique au service du nouvel ordre mondial

              Que l’on soit croyant ou pas, l’étude des principes animant une Eglise doit se faire avec objectivité. Il faut étudier les préceptes qu’elle défend et observer si les propos et les actions qu’elle mène sont en conformité ou pas avec son corps de doctrine. Dans le cas de l’Eglise catholique, le concept défendu depuis 2000 ans s’appuie sur la primauté de Dieu sur l’homme. Les Ecritures et la Tradition constituent le socle intouchable, le dépôt de la foi selon les termes consacrés, définies par le successeur de saint Pierre, le pape. L’homme marqué du péché originel doit se conformer à une autorité supérieure et obéir à l’ensemble des préceptes défendus par l’Eglise catholique. Ces principes sont immuables. Quand on n’est pas d’accord avec ces principes, on quitte l’Eglise catholique. C’est le cas des multiples Eglises protestantes. Cependant, un changement fondamental s’est produit avec le concile Vatican II (1962-1965). Ce concile est le résultat d’un long courant de réflexions animant de nombreux hommes d’Eglise mais aussi hors de l’Eglise dès le XIXè siècle. Après un long combat entre les défenseurs de la Tradition et les progressistes ; ces derniers ont pu imposer leur vision lors de la grande réforme de Vatican II. Pour ces partisans, il s’agit d’adapter l’Eglise aux multiples innovations politiques, techniques et sociales marquant l’évolution du monde. Pour les défenseurs de la Tradition, c’est tout l’inverse. C’est au monde de s’adapter aux principes de l’Eglise. Cette humanisation de l’Eglise passant par la promotion des droits de l’homme et sa collaboration avec les instances internationales ont été clairement affichées en 1963 dans l’encyclique du pape Jean XXIII, Pacem in terris [110]. Rappelant les progrès de la science et des techniques conduisant à « intensifier leur collaboration et à renforcer leur union » au sein du genre humain ; il s’agit de renforcer le « bien commun universel » que les Etats ne peuvent plus assurer selon l’encyclique. C’est pourquoi, le document ajoute en toute logique que « De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre. C’est donc l’ordre moral lui-même qui exige la constitution d’une autorité publique de compétence universelle ».
              Souhaitant que ce « pouvoir supranational ou mondial » ne soit pas instauré de force, l’encyclique approuve la Déclaration des droits de l’homme de 1948 en dehors de quelques objections. Elle ajoute que « Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale » [111].
              Ce changement de direction de l’Eglise catholique est la marque de fabrique de tous les papes depuis Vatican II. Lors de son message de Noël en 2005, Benoît XVI a encouragé les hommes à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » [112] .
              Il est donc tout à fait logique que Benoît XVI ait appelé à l’instauration d’une « autorité politique mondiale » dans son encyclique Veritas in caritate [113] en juillet 2009. Rappelant l’interdépendance mondiale, le pape appelle à « l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des nations (…) » [114].

              Cecil Rhodes (1853-1902) [26]

              Ce grand défenseur de l’Empire britannique émigre en Afrique australe où sa personnalité et ses qualités intellectuelles hors normes lui permettent de faire fortune dans le diamant. Il est à l’origine de la création de l’industrie diamantaire De Beers en liaison et avec l’appui de Nathaniel Mayer Rothschild (1840-1915). Sa fortune colossale lui ouvrant les portes de la colonie britannique, Cecil Rhodes pose les jalons permettant à l’Etat Sud-africain (dominion de l’Empire britannique) de prendre forme quelques années après sa mort en 1910. Son influence financière et politique lui permet de contrôler des territoires à qui il donne son nom : la Rhodésie. Divisés plus tard en Rhodésie du Nord et Rhodésie du Sud, ces Etats sont devenus la Zambie et le Zimbabwe. Cependant, sa grande idée coloniale est de réaliser une immense voie de chemin de fer partant du Cap jusqu’au Caire. Dans sa défense de l’Empire britannique, les voies de communications constituent un enjeu capital pour la mise en valeur des richesses de toute sorte. Le développement des voies de communications (sous toutes ces formes [27]) est le passage obligatoire pour le bon fonctionnement de tout Empire. Ce précepte est d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle [28]. Les voies de communications constituent les artères irriguant l’empire commercial et politique.

              Au-delà du bon fonctionnement de l’Empire britannique, un idéal supérieur taraude Cecil Rhodes. En effet, convaincu de la supériorité de la « race » anglo-saxonne, il conçoit une politique afin d’assurer cette prééminence : l’union de tous les pays anglo-saxons ou, plus exactement, l’instauration d’un bloc réunissant l’Empire britannique et les Etats-Unis d’Amérique. L’ensemble doit constituer pour lui le socle permettant la naissance d’un Etat mondial animé des principes et de la philosophie de l’aristocratie commerciale anglo-saxonne. Afin d’y parvenir, il estime nécessaire de recruter des personnalités supérieures au sein des universités qui, animées du même idéal, seront soutenues pour occuper les postes clefs et aussi divers que l’économie, la finance, l’armée, l’éducation, le renseignement ou encore le journalisme. Ainsi, pareil à un corps d’armée, ces différentes personnes véritables jésuites du mondialisme convergeront vers le même but afin de former les esprits dans leurs pays respectifs tout en développant les structures politico-économiques conduisant à l’émergence de cet Etat commercial mondial. Dans son esprit, cette ambition titanesque et de très longue haleine passe par la création des « bourses d’études Cecil Rhodes » (Rhodes Scholarships). Cecil Rhodes n’a pas eu le temps de voir la concrétisation de cet idéal de son vivant. Ce n’est qu’en 1904 que ses proches collaborateurs lancent les premières bourses d’études portant son nom à l’université d’Oxford. Le sociologue français, Auguste Comte, disait que « les morts gouvernent les vivants ». Cette formule peut largement s’appliquer à Cecil Rhodes. Ses concepts ont forgé le monde du XXè siècle et du début XXIè siècle. Sans tous les citer, nous pouvons relever parmi les bénéficiaires des bourses d’études Cecil Rhodes : le Premier ministre australien Bob Hawke (1981/1993) ; James Wolsey, directeur de la CIA (1993/1995) ; Wesley Clarke, patron de l’OTAN au cours de la décennie 1990 et acteur majeur de la destruction de la Yougoslavie en mars 1999 ; le président Bill Clinton (promotion 1968) ou encore James William Fullbright (sénateur de l’Arkansas et grande figure de la politique états-unienne) [29].
              La politique de Cecil Rhodes n’aurait pas pu prendre l’ampleur que l’on sait sans l’action de ses proches collaborateurs. Là aussi, nous ne pouvons pas citer la liste fort conséquente à la lecture d’Anglo-American Etablishment de Carroll Quigley. Les hommes entourant Cecil Rhodes se caractérisent par un fait majeur ; ils occupent les secteurs clefs de la société britannique dans la deuxième moitié du XIXè siècle [30]. Ils ont déterminé l’avenir du monde d’une manière implacable. Dans cette longue liste, nous retiendrons trois personnages.

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              Une des figures de proue, successeur et fils spirituel de Cecil Rhodes s’appelait Alfred Milner (1854-1925, appelé aussi Lord Milner). Parmi ses nombreuses activités comme par exemple directeur de la London Joint Stock Bank, il fut le chef du cabinet de guerre du Premier ministre Lloyd George durant le conflit de 1914-1918. Durant cette guerre mondiale, un événement déterminant pour les générations futures se joua en novembre 1917. En effet, la « Déclaration Balfour » (Arthur James Balfour, homme politique britannique) affirmait sous l’égide du gouvernement britannique la reconnaissance d’un foyer juif en Palestine. Cette reconnaissance fut officialisée directement par une lettre adressée à Walther Rotschild qui était un intermédiaire avec le mouvement sioniste en Grande-Bretagne. En réalité, le véritable rédacteur de cette déclaration était Alfred Milner. Comme l’explique Carroll Quigley, la « Déclaration Balfour » devrait en fait s’appeler la « Déclaration Milner » [31].
              Philipp Kerr (1882-1940, devenu lord Lothian) fut le secrétaire privé de Lloyd George. Autant dire qu’il était au cœur des échanges politiques autour du Premier ministre anglais et était une courroie de transmission pour l’ensemble du « groupe Milner » [32]. Par la suite, il fut ambassadeur du Royaume-Uni à Washington.
              Enfin, nous pouvons évoquer Lionel Curtis (1872-1955). Outre sa participation aux travaux du Traité de Versailles, il est l’auteur de l’expression « Commonwealth of nations » dont l’application date de 1948. Comme le révèle Carroll Quigley, cette expression est le résultat de travaux dont le but était de préparer l’Empire britannique aux mutations politiques conduisant à une organisation mondiale. Ces travaux appelant à un Commonwealth remontent à 1916 [33]. Enfin, précisons que Lionel Curtis a joué un rôle déterminant, en 1919, dans la création du think tank anglais, le Royal Institute of International Affairs (RIIA appelé aussi Chatham House).
              La compréhension de la mécanique mondialiste se doit d’être étudiée comme un immense puzzle. Il faut passer en revue chaque pièce de ce puzzle puis ensuite les réunir afin d’avoir une vue d’ensemble. C’est pourquoi, nous passons à un autre pan du système en rappelant au lecteur qu’il doit conserver à l’esprit ces différents éléments afin de reconstituer ensuite le tout. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut comprendre la « Bête ».

               

              La société fabienne (Fabian society) [34]

              La société fabienne [35] est un institut qui a vu le jour à Londres en 1884 sous l’impulsion de politique anglais comme Sydney Webb (1859-1947) et de son épouse, Béatrice Webb, ou encore de l’écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’avant-garde de cette société se fit sous l’influence de promoteur du socialisme comme Robert Owen (1771-1858) [36] qui transmit ses idées à John Ruskin (1819-1900, professeur à l’université d’Oxford [37] et qui influença Cecil Rhodes) [38]. D’autres personnes imprégnées d’un idéal socialiste chrétien comme Frederik Derrison Maurice (1805-1872) ont posé les jalons au cours du XIXè siècle ouvrant la voie à la fondation de la société fabienne. Le choix de « fabien » (fabian) s’explique puisqu’il se réfère au général romain de l’époque des guerres puniques (vers – 200 av – JC), Fabius Cunctator (c’est-à-dire le « temporisateur »). Face au général carthaginois Hannibal, le militaire romain pratiquait la politique de guérilla qui consistait à ne pas brusquer les choses afin d’atteindre son but. C’est cette méthode de changement en douceur mais implacable qui est la marque de fabrique de la société fabienne. Celle-ci défend le principe d’une société sans classe devant conduire à la synthèse du socialisme (l’Etat providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en forme d’une économie monopolistique dans un cadre étatique mondial. Afin de répondre aux ambitions de cette société, ses dirigeants estiment qu’il faut y aller pas à pas ou, selon leur expression, par « graduation ». L’influence de cette société est immense car de nombreux politiques anglais ont été membres de la société fabienne [39]. Cependant, cette influence a été d’autant plus importante que cette société a été à l’origine de la création de la London School of Economics (LES) en 1895 sous l’impulsion de Sydney Webb. Cette prestigieuse école de formation économique qui s’est diversifiée par la suite a formé, dans un esprit fabien, des générations de dirigeants anglais, mais aussi de nombreux étudiants de part et d’autre de la planète. Ceux-ci sont souvent devenus par la suite des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays. Ainsi, l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi ; le président John Kennedy ; la reine du Danemark Margarethe II ; Pierre Trudeau (Premier ministre canadien) ; le lobbyiste et membre de plusieurs think tanks Richard Perle (« le prince des ténèbres ») ; le financier George Soros (fondateur des instituts Open Society) ; l’ancien conseiller de François Mitterrand, Erik Orsenna et même le chanteur des Rolling stones, Mike Jagger (il n’a fait qu’un an ! [40]), ont fréquenté les bancs de cette école. Cette dernière grâce à l’action de la société fabienne a contribué au formatage de nombreux esprits de part le monde. Cependant, l’influence de cette société a été variée, entre autres grâce à l’action d’un de ses membres, l’écrivain Herbert George Wells (1866-1946).

               

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              Imprégné de l’idéal fabien, H.G Wells a su développer ses vues dans de nombreux livres. Auteur à succès comme L’Homme invisible, La Machine à remonter le temps ou encore La Guerre des mondes, cet écrivain anglais a su répandre ses convictions dans un ouvrage paru en 1928, Open conspiracy (« conspiration ouverte ») [41] , prônant un Etat mondial sans classe, contrôlant tout (« une nouvelle communauté humaine » selon son expression), encourageant la réduction drastique de la population mondiale et la pratique de l’eugénisme. En fait, dès le début, H.G Wells a présenté ses théories dans un ouvrage méconnu et dont le titre correspond exactement à la formule maçonnique Ordo ab chao : La Destruction libératrice. Paru en 1914, cet ouvrage raconte l’histoire d’une guerre généralisée aboutissant à la création d’un Etat mondial constitué en 10 blocs (« 10 circonscriptions » selon la formule de l’auteur [42]). C’est dans ce livre – rappelons-le paru en 1914 – que l’on retrouve l’expression « Nouvel ordre mondial » [43]. Par la suite, H.G Wells a récidivé en publiant un livre en 1940 au titre sans équivoque : Le Nouvel ordre mondial [44].
              Tous ses représentants fabiens fréquentaient et collaboraient de près ou de loin avec l’équipe de Cecil Rhodes puis de Lord Milner. Un véritable esprit de corps en faveur d’un but commun, un Etat mondial, animait ces différentes personnes. Ces élites anglo-saxonnes, qui ne sont que la suite logique de ces aristocraties commerciales du Moyen-Âge, ont continué à rassembler leurs forces au sein d’autres clubs comme la Pilgrim Society en 1902 à Londres et à New York [45]. La vitesse supérieure fut atteinte, en 1910, avec la création de la Round Table.

               

              La Round Table et ses « enfants » [46]

              La création de la Round Table [47], qui n’est finalement que l’héritière d’un passé multiséculaire de traditions mystiques, financières et élitistes, fut une étape décisive dans les préparatifs devant mener à un Etat mondial. En effet, sous l’impulsion de Lord Milner et de ses proches, cet institut haut de gamme fut créé en liaison avec les élites financières américaines afin d’assurer la prééminence du monde anglo-saxon devant aboutir à la création d’un Etat mondial. D’autres Round Tables furent créées dans tous les dominions de l’Empire britannique mais aussi aux Etats-Unis. Prenant la suite des ambitions de Cecil Rhodes, des financiers de renom encadraient l’équipe de Lord Milner comme Alfred Beit (1853-1906), Sir Abe Bailey (1864-1940) et la famille Astor. D’autres groupes se sont ajoutés au berceau du mondialisme animée par la Round Table : J.P Morgan [48], la banque Lazard ou encore les familles Rockefeller et Whitney [49].
              Avant de continuer dans l’étude des « bonnes œuvres » de la Round Table, il s’avère nécessaire de faire le point suivant. Ces grandes familles du mondialisme, même animées par une finalité commune, n’en sont pas moins déchirées par des dissensions internes. On peut en relever essentiellement deux. La première est aussi vieille que le monde ; elle s’appelle rivalités internes. Les rivalités d’ambitions et d’ambitieux cherchant plus de pouvoir, plus d’influence et plus de richesses afin d’occuper les meilleurs places ont émaillées l’histoire de cette aristocratie commerciale. Ce phénomène est aussi vieux que l’histoire humaine. En revanche, le deuxième point est propre à la Round Table. En effet, sous l’apparente unité de vue se cachent deux courants de pensée. Dans les deux cas, ces courants poursuivent le même but : l’Etat mondial. Cependant, dans un cas, un courant défend le principe de la constitution d’un bloc anglo-saxon unifié (Empire britannique associé aux Etats-Unis) ; ce socle anglo-américain représentant la colonne vertébrale permettant au reste du monde de s’y agréger. Dans le deuxième cas, l’autre courant estime qu’il n’est pas nécessaire de privilégier la naissance d’un Empire anglo-saxon comme point d’ancrage à un monde unifié. Il prône plutôt l’émergence d’un monde où aucun pays ne serait en mesure d’imposer sa loi ou sa philosophie politique. Il s’agit pour les tenants de la deuxième voie de créer une sorte de « purée » générale unifiant l’humanité entière en un seul bloc et sans distinction aucune. Nous avons là l’opposition entre les tenants du mondialisme anglo-saxon à celui des partisans du mondialisme planétarien.
              La Première Guerre mondiale fut une bascule d’un monde à un autre. Même s’il n’est pas possible d’évoquer dans le détail le rôle essentiel des élites anglo-américaines durant ce conflit [50], nous pouvons relever la mission déterminante du suédois Olof Aschberg (1877-1960) à la tête de la banque Nya Banken de Stockholm. Il fut le grand financier servant d’intermédiaire entre les élites de Wall Street et de la City d’un côté et les dirigeants bolcheviques de l’autre. Son surnom était le « banquier de la Révolution mondiale ». Comme le rappelle Antony Sutton, la banque d’Olof Aschberg avait une filiale à Londres, la Bank of North Commerce, dont le président Earl Grey appartenait tout simplement à l’équipe de Cecil Rhodes et de Lord Milner [51]. Ce dernier joua aussi un rôle capital au sein de l’oligarchie anglo-saxonne. En effet, outre son activité susmentionnée, c’est Lord Milner qui sut convaincre le Premier ministre Lloyd George de soutenir fermement la révolution bolchevique. Cette évolution capitale pour l’avenir du monde s’est faite suite à la visite à Londres, à la fin de l’année 1917, de William Boyce Thompson (1869-1930) accompagné d’un représentant de JP Morgan, Thomas W. Lamont (1870-1948) [52]. Membre du comité directeur de la Banque fédérale US (la Fed), W.B Thompson fut un agent au service de l’oligarchie au sein de la Croix-Rouge états-unienne présente à Petrograd en 1917. Cette couverture lui permit de fournir entre autres la somme énorme pour l’époque d’un million de dollars aux bolcheviques [53]. Sur le chemin du retour vers New York, il fit une halte à Londres pour soumettre un mémorandum à Lloyd George appelant au soutien de la révolution bolchevique. Lord Milner, grand admirateur de Karl Marx, ne fit qu’appuyer William Boyce Thompson dans sa démarche afin de faire plier Lloyd George. La révolution bolchevique n’aurait pas pu voir le jour sans l’action déterminante de l’oligarchie commerciale anglo-américaine [54].
              La fin de la Première Guerre mondiale s’ouvrit sous les auspices des puissances commerciales anglo-saxonnes victorieuses et d’une France humainement et financièrement exsangue. Le Traité de Versailles n’assura pas la sécurité de la France face à une Allemagne amoindrie et dépendante largement des prêts anglo-saxons accordés à son économie. La paralysie de la France face aux grands argentiers anglo-saxons s’aggrava lorsque ces derniers accordèrent des prêts via les plans Dawes (1924) et Young (1928) qui, tout en plaçant l’économie allemande sous la dépendance des banques londoniennes et new-yorkaises [55], furent déterminants dans le renforcement de la puissance industrielle germanique. En effet, de gigantesques combinats de l’acier et de la chimie, indispensables pour faire la guerre, virent le jour (IG Farben et Vereinigte Stahlwerke) au cours de la décennie 1920. La défaite française en 1940 trouve son origine en partie à l’action des financiers anglo-saxons en faveur du redressement économique et technique de l’Allemagne (en particulier l’acier, l’essence synthétique et le caoutchouc) [56].

               

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              Parallèlement à cette politique, les élites anglo-américaines décidèrent de préparer dès les années 1918-1919 une mutation de la Round Table. En effet, pour des raisons de plus grande efficacité, il fut décidé de créer deux think tanks de part et d’autre des rives de l’Atlantique chargés d’être les moteurs de la politique étrangère des deux pays. Côté anglais, ce fut la création en 1919 sous l’égide de Lionel Curtis et collaborateur de Lord Milner du Royal Institute of International Affairs (RIIA, appelé aussi Chatham House) [57]. C’est ce même Lionel Curtis qui prônait un Commonwealth fédératif capable peu à peu d’intégrer différents pays du globe [58]. Ces objectifs étaient défendus aux Etats-Unis par Clarence Streit (1896-1986) [59], correspondant du New York Times auprès de la Société des Nations (bourse d’études Cecil Rhodes, promotion 1920) et le représentant états-unien du « groupe Milner », Frank Aydelotte [60]. Côté américain, il fut créé le Council on Foreign Relations (CFR) [61]en 1921 sous l’égide d’un personnage central, le colonel Edward Mandell House (1854-1938). Conseiller intime du président Wilson [62], ce personnage fut la plaque tournante entre le groupe Milner et les « grands » de Wall Street (JP Morgan, Vanderlip, Rockefeller, Warburg, …). Dans cette liste incomplète, nous pouvons relever le nom important de Paul Warburg qui fut à la tête de la réserve fédérale US (la Fed) dès sa création en 1913. Cette banque privée, indépendante du pouvoir central et responsable de l’émission monétaire [63], est un Etat dans l’Etat. Or, c’est le même Paul Warburg qui dirigea le CFR dès sa création. Nous avons affaire à un enchevêtrement de responsabilités de premier ordre au sein de l’oligarchie anglo-saxonne d’autant plus que nous serons obligé d’évoquer encore Paul Warburg dans le paragraphe suivant consacré à la Paneurope.
              L’action du colonel House est à compléter en citant une œuvre maîtresse dans la mystique mondialiste, son livre intitulé Philip Dru, administrator  [64]. Ecrit en 1912, cet ouvrage évoque un coup d’Etat par un officier de West Point (Philip Dru) qui impose une dictature aux Etats-Unis tout en supprimant la constitution du pays. A l’instar de Lord Milner, le colonel House n’hésite pas à évoquer ses convictions profondes en affirmant que son héros met en place « un socialisme tel que l’aurait rêvé Karl Marx ». Il évoque même dans le chapitre 52 l’idéal d’unification de tout le bloc Nord-américain. C’est chose acquise depuis le lancement officiel du projet à Waco au Texas en mars 2005 comme nous le présentions au début de ce texte. Force est de constater que ces élites ont annoncé la couleur des événements il y a plus de cent ans. La toile mondialiste a su renforcer son influence grâce à la naissance d’un institut appelé à jouer un rôle de premier plan dans la construction européenne : la Paneurope.

               

               

              La Paneurope, tremplin du mondialisme

              La création de la Paneurope est due à l’action d’un aristocrate autrichien née d’une mère japonaise, Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972). L’objectif déclaré de Coudenhove était d’empêcher les horreurs de la Première Guerre mondiale de se reproduire. Cette intention louable n’était que l’arbre qui cachait la forêt. En effet, très tôt, Coudenhove indiqua clairement la direction prise par son mouvement en élaborant un rapport à la SDN présenté en 1925. Son but était d’unifier l’Europe afin de l’intégrer dans le cadre d’une organisation politique mondiale unifiée. Pour cela, il évoquait dans son rapport la nécessité de créer des « continents politiques », l’ensemble devant constituer une fédération de fédérations dans la pensée de l’auteur [65]. Ses affirmations fédéralistes rejoignent largement celles de la société fabienne. Continuant sur sa lancée, Coudenhove organise en 1926 le premier congrès paneuropéen à Vienne sous l’égide de son président d’honneur, le président du conseil Aristide Briand (1862-1932) [66]. C’est lors de ce congrès réunissant plusieurs nationalités [67] qu’il fut décidé de choisir un hymne européen, l’Ode à la joie de Beethoven [68], qui est devenu par la suite l’hymne de l’Union européenne. Les objectifs de la Paneurope sont clairement affichés dans le cadre des « Principes fondamentaux » qui stipulent entre autres : « (…) L’union paneuropéenne se déclare attachée au patriotisme européen, couronnement des identités nationales de tous les Européens. A l’époque des interdépendances et des défis mondiaux, seule une Europe forte et politiquement unie peut garantir l’avenir de ses peuples et entités ethniques. L’union paneuropéenne reconnaît l’autodétermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique (…) » [69].

               

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              Au cours de la Seconde Guerre mondiale, R. de Coudenhove-Kalergi réfugié aux Etats-Unis put enseigner dans le cadre d’un séminaire — Research for a postwar european federation (« recherche pour une fédération européenne d’après-guerre ») — favorable au fédéralisme européen à la New York University. De retour en Europe en 1946, il contribua largement à la création de l’Union parlementaire européenne permettant par la suite la création, en 1949, du Conseil de l’Europe [70]. Renforçant son influence sur tous les Etats, cette organisation européenne chapeaute des représentations nationales chargées de diffuser l’idéal de son fondateur [71] qui, après avoir reçu en 1950 la plus haute distinction européiste le Prix Charlemagne [72], a passé le relais à Otto de Habsbourg en 1972 puis à Alain Terrenoire.
              On peut mieux comprendre l’impact de la Paneurope en s’intéressant au nerf de la guerre : l’argent. Les sources de financement de cet institut expliquent les profondes connivences de son dirigeant avec les autres acteurs du mondialisme. En effet, outre des mécènes industriels et financiers, R. de Coudenhove-Kalergi bénéficia du soutien du banquier Max Warburg, représentant de la banque allemande à Hambourg. Comme nous l’avons vu ci-dessus, son frère Paul (la branche états-unienne) était à la tête de la Fed et du CFR. On comprend tout de suite que R. de Coudenhove-Kalergi eut carte blanche pour coopérer avec les milieux financiers de Wall Street et leurs homologues londoniens. Cette connivence entre le fondateur de la Paneurope et les autres milieux mondialistes était d’autant plus grande que Max Warburg était membre du comité directeur d’IG Farben Allemagne tandis que son frère, Paul Warburg, était membre de la branche US d’IG Farben [73].
              L’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, comme l’explique Antony Sutton, s’explique par les nombreux soutiens des industriels et financiers anglo-saxons via leurs homologues allemands. Dans cette affaire, le directeur de la Reichsbank, Hjalmar Schacht (1877-1970), fut un intermédiaire de première main. Son action fut d’autant plus profonde qu’il fut le ministre de l’Economie du IIIè Reich de 1934 à 1939. Le relèvement économique de l’Allemagne dû à son action permit à Hitler de poursuivre une politique qu’il n’aurait jamais pu exercer sans la remise à niveau du pays. De tels méfaits auraient dû le conduire à la peine de mort lors du procès de Nuremberg. Il n’en fut rien puisqu’il fut acquitté. En fait, Hjalmar Schacht était lié fortement à l’aristocratie commerciale anglo-saxonne. Son père, l’Etats-unien William Schacht, avait travaillé 30 ans au sein de la filiale d’Equitable Life Assurance de Berlin [74]. Son fils était donc dès sa naissance dans le sérail du système mondialiste. Ceci est encore plus renforcé lorsqu’on sait que Hjalmar Schacht était depuis 1918 au comité directeur de la Nationalbank für Deutschland (« Banque nationale d’Allemagne »), au côté du banquier Emil Wittenberg qui était en même temps membre du comité directeur de la première banque soviétique créée en 1922, la Ruskombank [75]. Celle-ci était dirigée par le banquier suédois … Olof Aschberg [76] précédemment vu. Pour continuer dans le tournis, nous pouvons préciser que le directeur de la section étrangère Ruskombank, l’Etats-unien Max May [77], était le vice-président de Guaranty Trust Company, une filiale d’un des piliers de Wall Street, JP Morgan [78]. Dans cette affaire, un haut représentant américain de Wall Street travaillait donc au sein de l’élite bancaire soviétique. Pour compléter le tout, la collaboration d’Hjalmar Schacht avec ce milieu était renforcée par ses liens d’amitié avec le patron de la banque d’Angleterre Norman Montagu. On comprend mieux qu’Hjalmar Schacht [79] n’ait pas été vraiment inquiété au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
              Le soutien apporté par cette aristocratie commerciale et apatride anglo-saxonne au communisme, au nazisme ainsi qu’à la prise du pouvoir par Franklin Delano Roosevelt [80], relaté dans la trilogie Wall Street d’Antony Sutton, était aussi des formes d’expériences de laboratoires agissant dans un cadre local (Union soviétique, Allemagne nazie et Etats-Unis [81]). Sous une appellation différente, Antony Sutton en conclut que ces idéologies, appelées diversement « socialisme soviétique », « socialisme collectif » (pour le national-socialisme) et « socialisme de la nouvelle donne » (New Deal), n’étaient que des mises en forme d’un socialisme monopolistique ; idéal d’organisation qui doit désormais voir le jour à l’échelle planétaire dans le cadre du « nouvel ordre mondial ». La guerre de 1939-1945 résultant de tout ce travail d’arrière-fond permit le basculement vers un autre monde ; l’instauration de deux blocs apparemment antagonistes obéissant parfaitement au principe hégélien de la thèse et de l’antithèse. Cependant, ces deux mondes étant irrigués par les mêmes sources financières, il était possible de poser les jalons devant permettre la réalisation de l’Etat mondial.

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              L’après 1945, des lendemains qui chantent

              Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous pouvons relever trois dates essentielles dans l’immédiate après-guerre : 1946 ; 1947 et 1948. C’est le Premier ministre britannique, Winston Churchill qui a relancé l’idée d’unification de l’Europe dans un discours prononcé à Zürich, le 19 septembre 1946. En effet, il n’hésita pas à affirmer : « Il nous faut édifier une sorte d’Etats-Unis d’Europe » [82]. Ces propos ravirent Richard de Coudenhove-Kalergi qui était soutenu par Churchill. Le fondateur de la Paneurope s’activant de son côté à la relance de l’idéal européen exposa l’histoire de son oeuvre et des projets à accomplir dans un ouvrage intitulé J’ai choisi l’Europe. Dans ce livre, Coudenhove bénéficia de la préface de … Winston Churchill.

              La deuxième étape avec la réunion à Montreux en Suisse, en août 1947, constitue un passage décisif vers le renforcement des fondations de l’Etat mondial en préparation. En effet, divers représentants européens [83] et états-uniens [84] acquis aux principes d’un fédéralisme mondial se sont accordés pour créer deux instituts, sous l’égide du juriste suisse Max Habicht [85], dont l’efficacité se fait largement sentir : le « Mouvement fédéraliste mondial » (World federalist movement, WFM) et l’ « Union des fédéralistes européens » (Union of European Federalists, UEF).
              Le WFM a présenté sa magna carta, lors de la réunion de Montreux, favorable à l’établissement de principes clefs afin d’instaurer un Etat mondial à base fédérative. Force est de constater que 63 ans après leurs formulations, leurs vœux sont largement exaucés. Il est, en effet, affirmé que « Nous, fédéralistes mondiaux, sommes convaincus que la création de la confédération mondiale est le problème capital de notre temps. Tant qu’il n’aura pas été résolu, toutes les autres questions — nationales ou internationales — resteront sans réponses valables. Ce n’est pas entre la libre entreprise et l’économie dirigée, le capitalisme et le communisme qu’il s’agit de choisir, c’est entre le fédéralisme et l’impérialisme ». Dans la foulée, cette Déclaration propose entre autres les principes suivants : « limitation des souverainetés nationales » avec « transfert à la Confédération des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire », « création d’une force armée supra-nationale » ; en précisant en particulier ce fait d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle qu’ « une juste perspective fédéraliste doit intégrer les efforts faits sur les plans régional et fonctionnel. La formation d’unions régionales (ndlr : souligné par nous) — dans la mesure où elles ne constituent pas une fin en soi et ne risquent pas de se cristalliser en blocs — peut et doit contribuer au bon fonctionnement de la Confédération mondiale ». A la fin de cette Déclaration, il est précisé de favoriser la création d’une « Assemblée constituante mondiale » [86].
              Parallèlement à la création du WFM, l’Union des fédéralistes européens (UEF) vit le jour à Montreux. Cependant, des travaux d’avant-garde avaient déjà préparé le terrain. En effet, sous l’influence de la Paneurope de R. de Coudenhove-Kalergi, il fut fondé en 1934 Europa Union défendant l’idéal d’une Europe unifiée selon le principe fédéral et inspiré du modèle suisse [87]. Quatre ans plus tard, en novembre 1938, fut créée sous l’influence des fabiens Lord Lothian et Lionel Curtis, Federal Union [88]. Cette dernière est une branche de l’UEF au même titre que le sont les différentes « filiales » française (l’UEF France), allemande (Europa Union Deutschland), italienne (UEF Italie) etc. Précisons que, pareil au principe des poupées russes, l’UEF est une branche du World Federalist Movement (WFM) [89]. Par conséquent, nous avons là un institut européen oeuvrant en faveur du fédéralisme et qui épouse en même temps les travaux du WFM mais à l’échelle planétaire. Pourquoi est-il si important d’évoquer la mission de l’UEF ? Cet institut fédéraliste est dirigé par l’Anglais Andrew Duff, député au Parlement européen sous l’étiquette des « démocrates libéraux » [90]. Il est membre aussi du European Council on Foreign Relations (l’ECFR, « Conseil européen des relations étrangères ») [91] créé en 2007 [92], jumeau européen du CFR états-unien fondé en 1921. Andrew Duff est aussi celui qui, en collaboration étroite avec la Fondation Bertelsmann et le député autrichien Johannes Voggenhuber, a permis la relance du projet de constitution européenne après l’échec des référendums français et hollandais en 2005 [93]. Le Traité de Lisbonne n’aurait pas pu voir le jour — du moins plus difficilement — sans l’appui et les convictions d’Andrew Duff. Par ailleurs, force est de constater que l’influence outre-tombe d’un Cecil Rhodes et d’un Lord Milner s’est faite sentir lors de l’élaboration de la constitution européenne (dite « Constitution Giscard » prélude au Traité de Lisbonne) en 2003-2004. En effet, le « groupe Milner » et les fabiens ont toujours été favorables à l’unification de l’Europe à condition que cela se fasse sous direction anglo-saxonne. Au cours des deux guerres mondiales, les tentatives d’unité européenne sous direction allemande, puissance terrestre, ne pouvaient pas être acceptées par Londres et par Washington car la thalassocratie anglo-saxonne se retrouvait exclue des affaires du vieux continent. Richard de Coudenhove-Kalergi l’avait parfaitement compris à la lecture de son discours en 1950. Par conséquent, il est utile de s’intéresser au secrétaire général chargé de téléguider les travaux de la « Constitution Giscard », l’Anglais John Kerr. Son Curriculum vitae révèle qu’il est à la tête d’une compagnie pétrolière, la Royal Dutch Shell, et qu’il a été aussi ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis. Ses liens avec l’aristocratie commerciale anglo-saxonne révèlent aussi qu’il est membre du comité directeur chargé du recrutement des élites dans le cadre des « bourses d’études Cecil Rhodes » [94]. Comme on peut le constater, la réussite de l’entreprise mondialiste est une affaire de temps ; mais ils y arrivent.
              Enfin, le Congrès de la Haye (7-10 mai 1948) sous la présidence d’honneur de Winston Churchill et réunissant près de 800 militants pro-européens [95] a posé les premiers fondements d’une Europe unifiée. La figure de proue de ce Congrès fut le secrétaire général Joseph Retinger (1888-1960). Les vrais acteurs de l’histoire sont souvent dans les coulisses. C’est le cas de Retinger travaillant au service du CFR et du RIIA dont l’action fut déterminante dans le développement des structures mondialistes [96]

              Réunion du Groupe de Bilderberg (Bruxelles, juin 2000)

              Bilderberg, New age et Trilatérale

              La première réunion du Bilderberg eut lieu au Pays-Bas à Oosterbeck en mai 1954. Il est convenu que l’appellation de ce groupe élitiste résulte du nom de l’hôtel où résidaient les intervenants. Cependant, certains doutes persistent. Il n’empêche que sa création est due largement à l’action de Joseph Retinger même s’il faut y ajouter des « huiles » du mondialisme comme l’incontournable David Rockefeller (président du CFR, de la Chase Manhattan Bank, …). Les bilderbergers représentent la « crème de la crème » du sérail politique, économique et financier du monde atlantiste. Les médias occidentaux n’évoquent que très rarement leurs réunions et diffusent encore moins des reportages [97]. Les règles d’organisation et d’intervention des participants se calquent directement sur celles régissant le Royal Institute of International Affairs (RIIA, principe appelé « règle de Chatham House »). Là aussi, la famille Rhodes et Milner a laissé des traces. En fait, ces élites au sein du Bilderberg conditionnent largement la marche des affaires politiques, économiques et financières. Le cas du Belge Etienne Davignon est particulièrement frappant. Vice-président de la Commission européenne de 1981 à 1985, il est le grand pacha de ce groupe élitiste. Or c’est lui qui a invité l’homme politique belge Herman van Rompuy a passé un oral pour le poste de président du Conseil européen à pourvoir devant les représentants du Bilderberg, le 12 novembre 2009, en particulier devant l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, à Val Duchesse dans la banlieue de Bruxelles [98]. En gros, il fallait savoir si Herman van Rompuy était capable d’être utile au système. L’oral a dû se passer correctement puisqu’il fut retenu … bon pour le service.

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              Le choix du premier président du Bilderberg, le prince Bernhard (1911-2004), par Joseph Retinger et ses affiliés ne relève pas du hasard. En effet, ce prince allemand était au début des années 1930 membre de la SS, plus précisément, membre de la Reiterkorp SS (cavalerie) ainsi que membre du Farben Bilder, une filiale d’I.G Farben. Marié en 1937 à l’héritière du trône des Pays-Bas, la princesse Juliana, sa fille la reine Béatrix est une active participante des réunions du Bilderberg. Le passé plus que trouble du prince Bernhard et sa nomination à la direction du Bilderberg étaient aussi une manière de le tenir. En effet, il est plus facile de téléguider une personne vers des buts bien définis à partir du moment où il traîne des « casseroles ». Le choix de ce prince allemand naturalisé hollandais était sûrement d’une grande importance car il fut utilisé dans un autre secteur. Nous devons aborder un sujet tenant à cœur les théoriciens du mondialisme : l’écologie.
              La protection légitime de la faune et de la flore prend un tour déréglé sous l’action des partisans du nouvel ordre mondial. En effet, la dérive des esprits conduit à une divinisation de la nature propre au mouvement new age. C’est le principe de « gaïa » identifié à la « terre-mère » [99]. De nombreux instituts propagent ce tour d’esprit philosophique en particulier le WWF (World Wild Fund for nature), institut promouvant la protection de la nature. Sa création en 1961 est due au travail de personnages membres du sérail mondialiste.
              En effet, nous devons évoquer les frères Aldous et Julian Huxley. Aldous Huxley est l’auteur d’un livre prophétique, Le Meilleur des mondes, paru en 1931 et qui est un véritable programme politique mondialiste sous une apparence de roman fiction. Evoquant un Etat mondial composé d’une humanité soumise et hiérarchisée suite à des manipulations génétiques, son auteur passa sa vie à faire usage des drogues les plus diverses afin d’atteindre une « forme de mysticisme ». Ces délires caractérisant ce milieu touchèrent aussi son frère, Julian Huxley, partisan de l’eugénisme et qui devint le premier président de l’UNESCO (éducation, science et culture) en 1946. Cette tournure d’esprit propre aux frères Huxley est due à l’influence du grand-père paternel, Thomas Huxley (1825-1895). Ce biologiste farouche défenseur des principes darwiniens [100] transmit ces concepts à ses petits-fils qui surent en faire profiter le monde entier. Ajoutons que le réseau et les liens unissant la famille mondialiste sont vraiment étroits puisqu’un des étudiants de Thomas Huxley s’appelait … H.G Wells [101].
              Ce passage de relais de génération en génération permet de mieux comprendre cette permanence du mondialisme ainsi que sa montée en puissance. Nous pouvons désormais relier l’action passée de ces hommes à la fondation du WWF en 1961. En effet, sa création est due à Julian Huxley [102]. Le WWF contribue à répandre cet idéal panthéiste et constitue une des branches d’action du mondialisme. Est-ce un hasard d’apprendre que le premier président du WWF fut le dirigeant du Bilderberg, le prince Bernhard [103] (président de 1962 à 1976). D’autres présidents se sont succédés à la tête du WWF comme John Loudon qui fut comme John Kerr président de la compagnie pétrolière, la Royal Dutch Shell. Ce conglomérat pétrolier anglo-hollandais est une des pépinières du nouvel ordre mondial. Précisons aussi que le Prince Philippe, époux de la reine d’Angleterre Elisabeth II, dirigea le WWF de 1981 à 1996.

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              Nous pouvons ajouter à cette liste d’acteurs issue d’une longue tradition politico-commerciale, le rôle de la Trilatériale. Créée en 1973 par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski (membres du CFR), ce dernier est le mentor du président Obama. Cet institut regroupe trois zones géographiques économiquement développées : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. Rappelant l’appui de Français comme Simone Veil, Robert Marjolin, Raymond Barre ou encore Hubert Védrine, Brzezinski ajoute que les Etats sont « face à des problèmes de plus en plus partagés — financiers, économiques et stratégiques — et qu’ils sont de moins en moins en mesure de régler, sans au moins se concerter plus étroitement, dans leur propre intérêt et dans celui du reste du monde ». Afin d’affronter ces défis, l’auteur précise même que la Trilatérale a été à l’origine de la création du G7 [104]. Les accointances de la Trilatérale avec le monde industriel et le monde des think tanks sont avérés en particulier avec le réseau politique transatlantique (le TPN) [105]. En effet, le président de la branche européenne de la Trilatérale, Peter Sutherland, est aussi le président de la branche européenne du TPN. Cet Irlandais fut aussi le patron de Goldman Sachs qui régit en sous-main la politique économique du président Obama et, entre autres, commissaire à la concurrence de 1985 à 1989 sous la présidence de Jacques Delors [106]. Petite cerise sur le gâteau, Peter Sutherland est aussi le directeur de l’école fabienne la London School of Economics [107]. Le tour du propriétaire sera complet en ajoutant que John Kerr — que nous avons vu ci-dessus — est aussi membre de la Trilatérale Europe [108].
              Comme nous pouvons le constater, les élites politiques et économiques convergent depuis longtemps vers l’édification d’un ordre mondial unifié [109]. Cependant, le tour ne serait pas complet si on n’évoquait pas les déclarations des autorités de l’Eglise catholique.

              Une Eglise catholique au service du nouvel ordre mondial

              Que l’on soit croyant ou pas, l’étude des principes animant une Eglise doit se faire avec objectivité. Il faut étudier les préceptes qu’elle défend et observer si les propos et les actions qu’elle mène sont en conformité ou pas avec son corps de doctrine. Dans le cas de l’Eglise catholique, le concept défendu depuis 2000 ans s’appuie sur la primauté de Dieu sur l’homme. Les Ecritures et la Tradition constituent le socle intouchable, le dépôt de la foi selon les termes consacrés, définies par le successeur de saint Pierre, le pape. L’homme marqué du péché originel doit se conformer à une autorité supérieure et obéir à l’ensemble des préceptes défendus par l’Eglise catholique. Ces principes sont immuables. Quand on n’est pas d’accord avec ces principes, on quitte l’Eglise catholique. C’est le cas des multiples Eglises protestantes. Cependant, un changement fondamental s’est produit avec le concile Vatican II (1962-1965). Ce concile est le résultat d’un long courant de réflexions animant de nombreux hommes d’Eglise mais aussi hors de l’Eglise dès le XIXè siècle. Après un long combat entre les défenseurs de la Tradition et les progressistes ; ces derniers ont pu imposer leur vision lors de la grande réforme de Vatican II. Pour ces partisans, il s’agit d’adapter l’Eglise aux multiples innovations politiques, techniques et sociales marquant l’évolution du monde. Pour les défenseurs de la Tradition, c’est tout l’inverse. C’est au monde de s’adapter aux principes de l’Eglise. Cette humanisation de l’Eglise passant par la promotion des droits de l’homme et sa collaboration avec les instances internationales ont été clairement affichées en 1963 dans l’encyclique du pape Jean XXIII, Pacem in terris [110]. Rappelant les progrès de la science et des techniques conduisant à « intensifier leur collaboration et à renforcer leur union » au sein du genre humain ; il s’agit de renforcer le « bien commun universel » que les Etats ne peuvent plus assurer selon l’encyclique. C’est pourquoi, le document ajoute en toute logique que « De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre. C’est donc l’ordre moral lui-même qui exige la constitution d’une autorité publique de compétence universelle ».
              Souhaitant que ce « pouvoir supranational ou mondial » ne soit pas instauré de force, l’encyclique approuve la Déclaration des droits de l’homme de 1948 en dehors de quelques objections. Elle ajoute que « Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale » [111].
              Ce changement de direction de l’Eglise catholique est la marque de fabrique de tous les papes depuis Vatican II. Lors de son message de Noël en 2005, Benoît XVI a encouragé les hommes à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » [112] .
              Il est donc tout à fait logique que Benoît XVI ait appelé à l’instauration d’une « autorité politique mondiale » dans son encyclique Veritas in caritate [113] en juillet 2009. Rappelant l’interdépendance mondiale, le pape appelle à « l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des nations (…) » [114].

              Vers une assemblée parlementaire mondiale

              La création de grandes unions politiques régionales régies par des lois communes constituant les différentes composantes de l’Etat mondial se doit d’être représentée au sein d’une assemblée unique. C’est tout l’enjeu de « l’Assemblée parlementaire des Nations Unies » (l’APNU) [115]. Cette ambition est la suite logique des rêves d’unification du monde défendue par les théoriciens du mondialisme (fabiens et consort). Rien ne surgit au hasard. Les événements, les personnages et les instituts du passé produisent leurs fruits conduisant à parachever l’édifice babélien. Par conséquent, l’action du WFM (World Federalist Movement), dont nous avons vu la création en 1947 à Montreux, poursuit tout logiquement le travail qui est le sien. Ainsi, le WFM est à l’origine, en 1992, de l’élaboration du premier grand document appelant à l’établissement d’une Assemblée parlementaire mondiale au sein des Nations Unies : The case for a United Nations Parliamentary Assembly (« L’objet d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies ») du Canadien Dieter Heinrich [116]. De nombreux travaux et conciliabules se sont déroulés par la suite au sein du sénat canadien, du parlement européen, lors du Forum du Millénaire en 2000 à New York, du 12è congrès de l’Internationale socialiste etc, pour enfin aboutir à la création en septembre 2003 au « Comité pour une ONU démocratique ». Nous sommes obligé de donner la version en allemand car, comme nous allons le voir, les autorités politiques allemandes jouent un rôle de premier plan : Komitee für eine Demokratische UNO (KDUN) [117].
              Le KDUN est la figure de proue au sein d’un comité exécutif [118] oeuvrant en faveur d’un Parlement mondial. En effet, ses travaux sont secondés par un autre institut déjà mentionné, le WFM. A cela, il faut ajouter « la Société des peuples menacés » (Gesellschaft für bedrohte Völcker), institut allemand oeuvrant en faveur de l’émancipation des groupes ethniques et qui travaille main dans la main avec l’UFCE (l’Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) [119] et une ONG anglaise, le 2020 Vision Ltd [120].
              Le KDUN dont le siège est à Berlin annonce la couleur en précisant dans ses statuts sa volonté de construire une société cosmopolitique et favorisant les intégrations continentales [121]. Au sein du comité directeur, on trouve des représentants issus des mondes politiques et scientifiques. Il est intéressant de souligner que tous les courants politiques allemands sont présents à l’exception des ex-communistes (die Linke) [122]. Au sein de ce comité, nous trouvons un personnage clef, Armin Laschet. Cet homme politique est à l’origine du rapport élaboré en 2003 appelant à donner un siège permanent à l’Union européenne [123] après l’adoption du « Traité Giscard » (désormais appelé « Traité de Lisbonne »). Son influence est décisive car on le trouve aussi à la tête du comité directeur du Prix Charlemagne [124]. Par ailleurs, la présence du député allemand au Parlement européen Jo Leinen à la direction du KDUN est particulièrement significative car il joua un rôle déterminant dans l’adoption du Traité de Lisbonne [125].
              C’est en avril 2007 que le KDUN lança sa campagne en faveur d’un Parlement mondial sous la direction de son président, Andréas Bummel. Auteur d’un livre intitulé Internationale Demokratie Entwickeln (« Développer la démocratie internationale ») [126], c’est un ancien adhérent du parti libéral, le FDP, dont le président Guido Westerwelle est devenu ministre des Affaires étrangères du gouvernement Merkel depuis septembre 2009. C’est aussi un collaborateur de la « Société des peuples menacés » dirigés par Tilman Zülch (membre du comité directeur du KDUN) et de la World Federalist Movement (WFM) de New-York [127].
              Tous ces intervenants agissent afin de favoriser la naissance de ce nouvel organe mondial. Comme il est précisé dans les textes officiels : « (…) L’APNU pourrait dans un premier temps être constituée de délégués de parlements nationaux et régionaux reflétant leur composition politique. Une APNU inclurait donc des membres de partis minoritaires qui ne font pas partie du gouvernement. A un stade ultérieur, l’APNU pourrait être directement élue. Une APNU serait ainsi un organe unique et légitime représentant la voix des citoyens sur des questions d’ordre international. Les participants à la campagne considèrent qu’une APNU, une fois créée, évoluerait d’un simple organe consultatif à un parlement mondial avec de véritables droits à l’information, la participation et de contrôle »(…) [128].
              Ces ambitions affichées sans complexes par l’APNU s’épanouissent encore plus lorsque l’on se rappelle le soutien apporté par Benoît XVI à l’instauration d’une « autorité politique mondiale ». Il va de soi que les dirigeants de l’APNU ont salué avec enthousiasme l’encyclique de ce pape [129]..

              Conclusion

              Cette rapide description de l’histoire des tenants du mondialisme remontant du Moyen-Âge jusqu’au début du XXIè siècle souligne que cette tendance est très ancienne. Elle repose sur une cupidité sans limites et la poursuite d’un idéal de contrôle complet des richesses planétaires. Cette évolution n’a fait que prendre de la vitesse au fur et à mesure que le « clergé » mondialiste, successeur de Nimrod, réussissait à imposer son mode de pensée en faveur du nouvel ordre mondial. Depuis la chute du mur de Berlin, les événements s’accélèrent ; la crise aussi. La décennie 2010 sera décisive pour le genre humain car le mondialisme, selon la doctrine de ces élites, est un messianisme pressé.

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              Documents joints

               

              « The Anglo-American Etablishment », par Carroll Quigley

              (PDF – 1.4 Mo)
               

               

              « The History of the Fabian Society », par Edward R. Pease

              (PDF – 1.4 Mo)
               

               

              « The Open Conspiracy », par H.G. Wells

              (PDF – 285.6 ko)
               

               

              « The New World Order », par H.G. Wells

              (PDF – 530.1 ko)
               

               

              « Wall Street and the bolshevik revolution », par Antony Sutton

              (PDF – 586.2 ko)
               

               

              « Wall Street and FDR », par Antony Sutton

              (PDF – 456.6 ko)
               

               

              « Wall Street and the rise of Hitler », par Antony Sutton

              (PDF – 620.3 ko)
               

               

              « Union Now : A Proposal for a Federal Union of the Democracies of the North Atlantic », par Clarence Streit

              (PDF – 937.7 ko)
               

               

              « Philip Dru : Administrator, A Story of Tomorrow, 1920-1935 », par Edward Mandell House

              (PDF – 691 ko)
               

               

              « Internationale Demokratie entwickeln » / « Developing International Democracy », par Andreas Bummel

              (PDF – 455 ko)
               

              Pierre Hillard
              Docteur en science politique et professeur de relations internationales. Ses recherches portent principalement sur l’instrumentation de l’Union européenne en vue de la constitution d’un bloc euro-atlantique. Dernier ouvrage publié : Bertelsmann : Un empire des médias et une fondation au service du mondialisme (François-Xavier de Guibert éd., 2009)

              [1] « U.S move sows confusion in EU », par Charles Forelle, The Wall Street Journal, 2 février 2010.
              [2] Site officiel de l’Eurasec.
              [3] « L’Union douanière, créée par la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie », dossier de Ria Novosti.
              [4] « Eurasie : le président kazakh prône la création d’une monnaie unique, l’evraz », Ria Novosti, 11 mars 2009.
              [5] « CEEA : la création d’une monnaie unique au menu d’entretiens russo-kazakhs », Ria Novosti, 14 mars 2009.
              [6] Site officiel de l’UNASUR.
              [7] Le 26 novembre 2008, lors d’une réunion à Caracas, quelques pays d’Amérique du Sud ont décidé de préparer le terrain en créant le « Fonds de stabilisation et de réserve » ; c’est-à-dire une unité de compte appelé « SUCRE » (Système Unitaire de Compensation Régionale). Cette unité de compte fait référence aussi à Antonio José de Sucre (1795-1830) qui fut lieutenant au service de Simon Bolivar.
              [8] Page officielle de l’Assemblée Parlementaire Euro-Latino Américaine.
              [9] Site officiel du SICA.
              [10] Site officiel de l’Union africaine.
              [11] Site officiel du NEPAD.
              [12] Description de l’Union africaine sur le site du ministère français des Affaires étrangères.
              [13] Site officiel du GCC.
              [14] « Proposed GCC currency name ‘too general’ », Trade Arabia, 16 décembre 2009.
              [15] « La Chine espère populariser le yuan au sein de l’Asean », Les Echos, 31 décembre 2009.
              [16] Site officiel du PSP.
              [17] La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, par Pierre Hillard (Editions François-Xavier de Guibert, 2007), p. 21.
              [18] Ibid., pp. 86-87
              [19] La décomposition des nations Européennes : De l’union euro-Atlantique à l’Etat mondial, par Pierre Hillard (Editions François-Xavier de Guibert, 2005), p. 137 et La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, op. cit, p. 79.
              [20] « Résolution du Parlement européen sur l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis » (2008/2199(INI)), Réseau Voltaire, 23 mars 2009.
              [21] « La Russie et la Chine proposent une monnaie commune globale », Réseau Voltaire, 11 juillet 2009.
              [22] La revue The Economist de janvier 1988 annonçait le lancement d’une monnaie mondiale appelée « phénix » pour 2018. Nous sommes dans les temps.
              [23] « Discours d’acceptation », par Herman von Rompuy, Réseau Voltaire, 19 novembre 2009.
              [24] Les revendications ethniques et religieuses ainsi que l’opposition entre régions riches et régions pauvres accélèreront la décomposition des Etats dans le monde. Ce phénomène s’explique en particulier en raison du transfert de l’autorité suprême à des unions politiques régionales au dépens des Etats qui n’ont plus leur raison d’être. La dislocation des Etats sera planétaire. Déjà, certains dirigeants des Etats fédérés US du Texas et du Vermont souhaitent faire sécession. En ce qui concerne l’Europe, la Belgique avec la Flandre ou l’Espagne avec la Catalogne constituent des risques majeurs. Ces revendications régionalistes conduisant au morcellement des Etats sont nécessaires pour aboutir à la réalisation du nouvel ordre mondial.
              [25] Jusqu’au début janvier 1973, la France partageait le droit de créer de la monnaie avec les banques privées. Pour financer la construction de logements sociaux par exemple, l’Etat empruntait auprès de la banque centrale qui créait pour l’occasion cette monnaie. Par la suite, l’Etat remboursait l’emprunt tandis que la banque détruisait cet argent ; mais, point capital, sans faire payer d’intérêts. Or, l’Etat s’est interdit d’emprunter auprès de la banque centrale avec l’article 25 de la loi Pompidou-Giscard d’Estaing du 3 janvier 1973. Il se prive donc de la création monétaire sauf s’il s’adresse auprès d’acteurs privés qui, eux, font payer des intérêts au prix fort. Par conséquent, cette politique empêche toute politique sociale véritable rendant les investissements publics hors de prix et entraînant par la même occasion l’augmentation de la dette publique. Ce principe inscrit dans le Traité de Maastricht (1992) à l’article 104 a été transposé à l’article 123 dans le Traité de Lisbonne. Les Etats de l’UE sont donc totalement tributaires de l’oligarchie financière.
              [26] Une large partie de ce chapitre s’appuie sur les travaux de l’historien américain Carroll Quigley (1910-1977) professeur entre autres à l’université Georgetown : The anglo-american Etablishment, GSG § Associates, 1981. Il fut en particulier le professeur de … Bill Clinton.
              [27] Le lancement en juillet 2009 d’un projet de panneaux solaires en Afrique du Nord et au Proche-Orient devant irriguer en énergie l’Europe se fait dans le cadre de « Desertec ». La branche allemande du Club de Rome, le centre aéronautique et aérospatial allemand et le prince Hassan bin Talal de Jordanie ont fortement contribué au projet. Indirectement, cette politique énergétique va contribuer à intégrer encore plus largement ces Etats Sud-méditerranéens à l’Union européenne et, dans la foulée, à l’axe euro-atlantique dans le cadre de l’interdépendance.
              [28] C’est le cas du « Corridor de Nasco » avec l’émergence d’un bloc Nord-américain.
              [29] Les bénéficiaires des bourses d’études Cecil Rhodes aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Afrique du Sud etc sont présentés sur les sites internet de ces différentes écoles.
              [30] A partir de la deuxième moitié du XIXè siècle, l’équipe de Cecil Rhodes contrôlait le Times de Londres, journal réservé aux élites politiques et économiques britanniques qui, elles aussi, étaient pour la plupart membres de cette vaste aristocratie commerciale. Cela s’appelle travailler en circuit fermé.
              [31] Anglo-american Etablishment, op. cit, p. 169.
              [32] L’expression « groupe Milner » est utilisée pour évoquer les personnages politiques, économiques, militaires et journalistiques acquis aux idéaux d’Alfred Milner et de son mentor, Cecil Rhodes.
              [33] Ibid., p. 133.
              [34] Nous nous appuyons sur les travaux de Edward R. Pease, The History of the Fabian Society (EP Dutton and Company, 1916), ouvrage souvent réédité.
              [35] Site officiel de la Fabian Society.
              [36] Robert Owen s’appuyait sur les principes du philosophe Platon, en particulier son ouvrage La République, défendant l’idéal d’une société aristocratique dirigée par l’élite, éliminant le mariage tout en favorisant la reproduction des meilleurs. Cette théorie a fait des petits. On retrouve ces concepts dans Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, 1984 d’Orwell ou encore dans certains ouvrages d’Herbert George Wells, membre dirigeant de la société fabienne.
              [37] L’université d’Oxford est devenue un des foyers de recrutement des élites grâce aux « bourses d’études Cecil Rhodes » pour la Grande-Bretagne.
              [38] Gardons à l’esprit que tout est lié.
              [39] Au début du XXIè siècle, 200 députés britanniques appartiennent à la société fabienne comme l’ancien Premier ministre Tony Blair (promoteur de la politique économique appelée la « 3è voie », principe fabien par excellence) ou Gordon Brown.
              [40] Il semble ne pas y avoir trouvé satisfaction.
              [41] Ouvrage paru en 1928, réédité en 1931 sous le titre What are we to do with our Lives ?.
              [42] The War That Will End War, par H. G. Wells. Version française : La destruction libératrice, réédité aux Editions Le passé du futur, Grama, Bruxelles, 1995, p. 214.
              [43] Ibid., p. 134 : « Ce fut dans une ambiance légèrement incrédule que démarra la réunion qui devait instaurer le nouvel ordre mondial ».
              [44] The New World Order, par H.G Wells, réédité par Filiquarian Publishing, LLC, en 2007.
              [45] La plupart des responsables économiques de l’administration Obama sont issu de la Pilgrim Society.
              [46] Voir The Anglo-American Etablishment, op. cit, p. 82 et pages 117 et suivantes.
              [47] Site officiel de la Round Table.
              [48] L’entreprise JP Morgan, pilier de la finance anglo-saxonne, fut fondée par John Pierpont Morgan (1837-1913).
              [49] Voir les ouvrages de l’extraordinaire Antony Sutton (1925-2002), chercheur à l’institution Hoover et à l’université Stanford, décrivant le soutien de Wall Street aux trois éléments suivants : Wall Street and the bolshevik revolution, Arlington House, 1974 ; Wall Street and FDR (ndlr : Franklin Delano Roosevelt) et Wall Street and the rise of Hitler. Il faut ajouter aussi cette série en trois volumes : Western technology and soviet economic development 1917-1930 ; Western technology and soviet economic development 1930-1945 et Western technology and soviet economic development 1945 to 1965 prouvant à partir d’une documentation de première main le soutien économique et financier de l’occident à l’Union soviétique et à ses affidés.
              [50] Nous invitons le lecteur à s’intéresser à Basil Zaharoff (1850-1936) qui fit fortune en vendant des armes aux acteurs du conflit de 1914-1918.
              [51] Wall Street and the bolshevik revolution, op. cit, p. 57.
              [52] Ibid., pp. 83.
              [53] Ibid., p. 82. Il est intéressant de noter que Harry Hopkins (1890-1946) qui devint plus tard l’éminence grise du président Roosevelt, fut l’intermédiaire entre la Croix-Rouge états-unienne dirigée par William Boyce Thompson à Petrograd en 1917 et sa représentation à Washington in Ibid., p. 72.
              [54] Ibid., pp. 89-100. Le mémorandum de William Boyce Thompson présenté à Lloyd George peut être lu en entier à la page 197 et suivantes au paragraphe intitulé « Document 4 ».
              [55] Pétrole, une guerre d’un siècle, par William Engdahl (Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2007), p. 94 et suivantes.
              [56] Wall Street and the rise of Hitler, op. cit, voir les chapitres de 1 à 5 en particulier page 47.
              [57] The anglo-american Etablishment, op. cit, p. 182.
              [58] Outre la Grande-Bretagne et ses dominions, Lionel Curtis n’hésitait pas à y ajouter : la France, les pays scandinaves, l’Irlande, l’Egypte, l’Inde, la Belgique, les Pays-Bas, le Canada et les Etats-Unis. Ces projets ont été présentés dans son livre paru en une seule édition en 1938 : The Commonwealth of God in The Anglo-American Etablishment, op. cit, pp. 282-283.
              [59] Union Now : A Proposal for a Federal Union of the Democracies of the North Atlantic, par Clarence Streit (Harper & Brothers Publishers, 1939).
              [60] The Anglo-American Etablishment, op. cit, p. 283.
              [61] « Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US », Réseau Voltaire, 25 juin 2004.
              [62] Le président Wilson l’appelait son « alter ego ».
              [63] Wall Street and FDR, op.cit, p. 92 et suivantes.
              [64] Voir notre livre La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, op.cit, p. 14 et pp. 80-81. Philip Dru, administrator, par Edward Mandell House, réédition Robert Welch University Press, 1998.
              [65] La Paneurope, par Anne-Marie Saint Gille (Presses de l’université de Paris Sorbonne, 2003), pp. 130-131.
              [66] L’engagement d’Aristide Briand au côté de la Paneurope acquise aux principes fédéralistes et régionalistes dans un cadre politique mondial unifié permet de mieux comprendre le discours du représentant français à l’Assemblée générale de la Société des Nations, le 5 septembre 1929, appelant à un « lien fédéral » entre les Etats européens.
              [67] Le représentant anglais lors de ce congrès paneuropéen de 1926, A. Watts, était membre du Royal Institute of International Affairs issu du « groupe Milner » in La Paneurope, op. cit, p. 148.
              [68] « Richard de Coudenhove-Kalergi (1894 -1972) », site internet de l’association PanEurope-France.
              [69] La Paneurope a joué un rôle déterminant dans l’élaboration de tous les textes en faveur de la protection des groupes ethniques. Voir notre ouvrage Minorités et régionalismes dans l’Europe Fédérale des Régions (Editions François-Xavier de Guibert, 4è édition, 2004) et dans ce livre, le chapitre intitulé « L’union Charlemagne » p. 75 et suivantes.
              [70] « Richard Coudenhove-Kalergi » sur le site internet de l’European Society Coudenhove-Kalergi.
              [71] Site officiel de l’association Paneuropa.
              [72] Lire son discours prophétique à l’annexe 11 de La Décomposition des nations européennes ; en particulier le passage où Coudenhove appelle à l’instauration d’une « union atlantique », une « Fédération à trois » selon son expression, « l’Angleterre étant le pont entre l’Europe et l’Amérique ». C’est exactement ce qui est poursuivi par les instances de Bruxelles et de Washington d’une manière accélérée depuis 1990. Voir la liste complète des bénéficiaires du Prix Charlemagne sur le site du Comité.
              [73] Wall Street and the rise of Hiter, op. cit, chapitre 2 « The Empire of IG Farben », p. 33.
              [74] Wall Street and the bolshevik revolution, op. cit, pp. 125-126.
              [75] Ibid., p. 126.
              [76] Ibid., p. 60.
              [77] Ibid., pp. 61-62
              [78] Ibid., p. 50.
              [79] Il faut ajouter aussi que Hjalmar Schacht est à l’origine de l’existence de la Banque des règlements internationaux (Bank of International Settlements). Antony Sutton relate aussi la réunion déterminante du 20 février 1933 dans la demeure d’Hermann Goering qui permit, en présence d’Adolf Hitler, de lever des fonds pour le financement du parti nazi. Les plus grands patrons de l’industrie allemande étaient présents et ont aligné les sommes nécessaires (Krupp von Bohlen, Albert Voegler, von Loewenfeld, …) ; le tout se faisait sous la direction d’Hjalmar Schacht in Wall Street and the rise of Hitler, op. cit, p.108.
              [80] Antony Sutton évoque entre autres l’influence déterminante de Gerard Swope (1872-1957), président de General Electric Company, qui permit la politique socialisante du président Roosevelt in Wall Street and FDR, op.cit, p. 86.
              [81] Carroll Quigley explique entre autres les infiltrations au sein de l’appareil politique états-unien de la part de JP Morgan in Tragedy and Hope. A History of the World in Our Time (GSG and Associates, 1966), p. 938.
              [82] Le Premier ministre anglais a tenu des propos dans son discours de Zürich qui sont dans la droite ligne du mondialisme à en juger ces extraits : « (…) L’Union européenne a fait beaucoup pour arriver à ce but et ce mouvement doit beaucoup au comte Coudenhove-Kalergi et à ce grand patriote et homme d’Etat français que fut Aristide Briand (…). Nous autres Britanniques, nous avons le Commonwealth. L’organisation du monde ne s’en trouve pas affaiblie, mais au contraire renforcée et elle y trouve en réalité ses maîtres piliers. Et pourquoi n’y aurait-il pas un groupement européen qui donnerait à des peuples éloignés l’un de l’autre le sentiment d’un patriotisme plus large et d’une sorte de nationalité commune ? Et pourquoi un groupement européen ne devrait-il pas occuper la place qui lui revient au milieu des autres groupements et contribuer à diriger la barque de l’humanité ? (…). Appelant à une réconciliation franco-allemande, Churchill ajoute dans un esprit fabien : « Il faut que notre but permanent soit d’accroître et de renforcer la puissance de l’ONU. Il nous faut créer la famille européenne en la dotant d’une structure régionale placée sous cette organisation mondiale, et cette famille pourra alors s’appeler les Etats-Unis d’Europe » (…) in George C. Marshall, Points de repère, Lausanne, 1973
              [83] L’influence fédéraliste se fit sentir par l’intermédiaire d’Européens convaincus comme Denis de Rougemont, Henri Brugmans et Alexandre Marc.
              [84] Côté états-unien, dès 1924, Rosika Schwimmer et Lola M. Lloyd défendant la cause des femmes (droit de vote, etc) organisèrent la première assemblée constituante mondiale devant être élus par les peuples afin de rédiger une constitution mondiale. Cette initiative fut relancée en 1937 à Chicago avec une campagne en faveur d’un gouvernement mondial. Il serait très intéressant de savoir qui finançait de tels projets. Par la suite, d’autres Etats-uniens préparèrent les esprits en faveur d’un monde uni : Emery Reves, auteur de Anatomy of Peace défendant l’idée d’un gouvernement mondial (il fut aussi l’agent littéraire de Winston Churchill) ; le politicien Wendell Wilkie avec son livre One World ; l’avocat Clark Grenville auteur de World Peace through World Law ; le journaliste Norman Cousins ; le journaliste et sénateur démocrate Alan Cranston et le philosophe Robert Hutchins.
              [85] Présentation du World Federalist Movement sur son site internet.
              [86] Déclaration de Montreux du 23 août 1947.
              [87] Voir notre livre La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale (Editions François-Xavier de Guibert, 2009), pp. 95-96 et « Geschichte der Europa-Union Deutschland sur le site internet de Europa Union Deutschland.
              [88] « The history of Federal Union » sur le site internet de l’association.
              [89] « Regional Federalism » sur le site internet du World Federalist Movement.
              [90] Site officiel d’Andrew Duff.
              [91] « ECFR’s Board and Council » sur le site internet de l’European Council on Foreign Relations.
              [92] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007.
              [93] La Fondation Bertelsamann et la gouvernance mondiale, op. cit, p. 92 et suivantes.
              [94] « Trustees » sur le site internet du Rhodes Trust.
              [95] Parmi les nombreux participants, nous pouvons relever Richard de Coudenhove-Kalergi, Konrad Adenauer, Denis de Rougemont, Alcide de Gasperi, François Mitterrand, etc.
              [96] « Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 juin 2004.
              [97] Une exception toutefois ; RTL Belgique a diffusé lors de son journal télévisé l’extérieur de la réunion du Bilderberg en juin 2000 lors de sa réunion à Genval dans le Brabant wallon. On peut y apercevoir Dominique Strauss-Kahn ou encore la reine Béatrix des Pays-Bas.
              [98] « Top candidate debates EU tax at elite dinner », par Andrew Rettman, EU Observer, 16 novembre 2001.
              [99] Le film Avatar de James Cameron sorti en décembre 2009 est le prototype même de l’esprit « gaïa ». Une tribu parée de nombreuses qualités par rapport aux humains venus exploiter leur planète tire leur force de la nature, plus précisément d’un arbre, véritable dieu qui donne l’énergie comme il l’a reprend.
              [100] Thomas Huxley était appelé le « bouledogue de Darwin ».
              [101] « H.G. Wells : Darwin’s disciple and eugenicist extraordinaire », par Jerry Bergman, in Journal of Creation, décembre 2004.
              [102] « WWF in the 60’s » sur le site internet du World Wild Fund.
              [103] « Presidents – past and present » sur le site internet du World Wild Fund.
              [104] Le Figaro, 25 janvier 1999.
              [105] Voir p. 137 (chapitre 28).
              [106] « Peter Sutherland, Directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à 1995 », sur le site internet de l’Organisation mondiale du Commerce.
              [107] « Peter Sutherland », sur le site internet de la Commission trilatérale.
              [108] « Membership », sur le site internet de la Commission trilatérale.
              [109] Parmi les nombreux domaines participant à l’édification du nouvel ordre mondial, nous pouvons évoquer le cas du Codex alimentarius dont l’objectif est de procéder à des modifications ou à des suppressions de produits entrant dans la composition alimentaire (vitamines, minéraux, …).
              [110] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège.
              [111] Ibid., voir les paragraphes de 130 à 145.
              [112] « Message Urbi et Orbi du Saint-Père Benoît XVI », 25 décembre 2005, Vatican.
              [113] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège.
              [114] Ibid., paragraphe 67.
              [115] Site officiel de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
              [116] The case for a United Nations Parliamentary Assembly, par Dieter Heinrich, World Federalist Movement, octobre 1992
              [117] Site officiel du Komitee für eine Demokratische UNO.
              [118] « Comité exécutif » de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
              [119] Cet institut allemand est à l’origine des textes clefs en faveur des groupes ethniques en Europe ; la Charte des langues régionales ou minoritaires et la Convention-cadre pour la protection des minorités. Voir notre livre Minorités et régionalismes, op. cit. p. 142 et suivantes.
              [120] Site officiel de 2020 Vision.
              [121] « Satzung für das Komitee für eine demokratische UNO ». Document téléchargeable.
              [122] « Associates des KDUN », sur le site internet du Komitee für eine Demokratische UNO.
              [123] Rapport sur les relations entre l’Union européenne et l’organisation des Nations Unies [2003/2049 (INI)], rapporteur Armin Laschet, 16 décembre 2003.
              [124] Signalons aussi la présence de Hans-Gert Pöttering au sein du comité directeur du Prix Charlemagne, président de la Fondation Konrad Adenauer, ancien président du Parlement européen mais aussi ancien président de Europa Union Deutschland, filiale de l’Union des fédéralistes européens (l’UEF créée à Montreux en 1947) dirigée en 2010 par le député anglais au Parlement européen Andrew Duff.
              [125] Voir La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, op. cit, p. 93 et suivantes.
              [126] Internationale Demokratie entwickeln, par Andreas Bummel, Horizonte Verlag, 2005.
              [127] « Andreas Bummel Der Vorsitzende des Komitees für eine demokratische UNO », par Gerrit Wustmann, 11 février 2008.
              [128] « A propos du projet APNU », sur le site internet de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
              [129] « Etude : la création d’un Parlement mondial serait « pleinement en harmonie avec la doctrine papale » », 28 juillet 2009, Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.

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              2 Commentaires

              Publié par le 26 février 2010 dans histoire du "nouvel ordre mondial"

               

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              Livre Jaune n°5,N°6 et N°7.

              LIVRE JAUNE N°5
               
              Ecrit par un collectif, ses pages renferment des conclusions pour les moins curieuses et surprenantes. Ce livre fait état du protocole des sages de Sion, décrié, démenti, nié, admiré et en final rechercher par tous ceux qui ont le désir de se faire une idée propre et personnelle. Avant la préface ou l’avant propos, nous trouvons une note de l’éditeur…

              Note de l’éditeur « Tout homme est comme dieu, avant tout une énergie. Il existe donc sur la Terre 7 milliards d’énergies » – Il nous parle des informations que l’on peut trouver dans cet ouvrage, même si elles ne sont pas nouvelles, mises bout à bout elles sont censées nous faire comprendre comment individuellement nous soutenons un système opprimant. « Si vous voulez vivre, ces informations sont vitales, sinon, tant pis…

              Ensuite, il s’adresse à tous les habitants de la planète, qu’il cite en détail par corps de métier et nous dit : « Vous n’êtes pas écoeurés de vous faire manipuler ? » En soi, cette tournure est aussi manipulatrice !

              Passons au chapitre de la santé, il nous donne des chiffres, à nous de les vérifier. « – 1960 1% de la population souffrait d’allergie.
              -  1994 il y en a 14% Problèmes cardiaques et circulatoires, multipliés par 14.
              -  Rhumatismes par 17
              -  cancer par 20
              -  obésité par 35
              -  diabète par 59
              -  allergies par 70
              -  maladie d’Alzheimer par 89 »

              Ce qui est intéressant, pour autant que cela soit vrai, est que les éditions Félix étaient composé au départ de trois personnages. Un chercheur de fortune (OR) un politicien et un homme d’affaires international. Le chercheur d’or a rencontré des OVNI au Vénézuéla, le politicien a vécu la lutte d’egos puissants pour prendre le pouvoir au sein d’une machinerie (parti) politique. L’homme d’affaire s’est réveillé de son inhumanité criminel en apprenant les rites et pratiques des grandes banques, des gouvernements du Tiers Monde, des banques privées, des traitements des déchets nucléaires et des vente d’armes.

              Les investisseurs sont comparés à des non productifs, ce qui est totalement vrai, qui profitent des transactions commerciales des individus entre eux pour percevoir de l’argent sans se fatiguer ! Là nous sommes dans le domaine de la banque. Le billet à ordre est créé en 1790 par un investisseur justement et signé du roi.

              Petit cours d’économie, par les éditions Félix Je résume : Je suis la banque Mondiale et je n’ai aucun concurrent. Vous vous êtes un pays et avez besoin de 10.000 frs (c’était avant l’euro) Je vous les prête au taux de 6%. Un an plus tard, il n’y a toujours que 10.000 frs en circulation, mais vous devez 10.600 frs. Deux solutions, je ne vous réclame que les intérêts et reporte votre emprunt pour un an. Votre pays n’a plus que 9.400 frs, après 17 ans vous n’avez plus d’argent dans les caisses et vous me devez toujours 10.000 frs. Je saisis votre pays et ses habitants deviennent mes esclaves, ils doivent travailler gratuitement jusqu’au remboursement de la dette initiale, plus les intérêts s’ils veulent recouvrer leur indépendance. Inutile de vous dire que dans ces conditions leur travail va être sous évaluer. Comme j’ai fait la même chose avec les pays qui vous entourent, je vous tiens tous en mon pouvoir. Deuxième solution : Vous ne pouvez me rembourser mais je vous fais grâce des intérêts aussi. Les 600 frs seront taxés à 6%eux aussi, c’est à dire 36 frs. Tous les ans, je vous accorde une nouvelle échéance. Au bout de 20 ans vous me devez 32.071 frs. Vous ne pouvez me rembourser cette somme et je vous tiens en mon pouvoir. J’ai fait pareil sur toute la planète. Comme je n’ai injecté que 10.000 frs en liquide pour la Terre entière, la concurrence et rude entre vous et aucun ne peut me rendre ma somme de départ et encore moins les intérêts. Je suis donc le maître du Monde… C’est l’économie de marché. Page 202 « les fonds monétaires international (FMI) » Les contributions à payer chaque année par chaque pays se chiffres en milliards. Si un pays ne peut régler sa dette, se sont les ouvriers et les plus pauvres qui en pâtissent.

              A lire, le chapitre Adolf Hitler offre ses services. Au traité de Versailles après la guerre de 14/18, l’Allemagne avait été condamnée à payer 123 milliards de marks or et à régler en supplément 26% de la valeur de ses exportations. Dès 1923, l’Allemagne ne peut plus faire face, elle demande une remise de dette. Les quatre pays vainqueurs doivent voter pour ou contre, Trois refusent seule l’Angleterre émet un avis contraire. Début janvier 1923, les français occupent la Ruhr. Ce ne fut pas un succès. Le tout s’arrête quand l’Allemagne accepte de payer sa dette et qu’on lui accorde un autre crédit pour payer sa dette. Le plan Dawes accorde 800 millions les quatre premières années. Encore un échec la dette augmentent. Le plan Young vient remplacer le précédent. C’est sur la base des sommes énormes transférées en Allemagne qu’Hitler allait construire sa guerre. Il paraît que les preuves qui attestent l’implication des USA (banques et industriels) dans la montée du troisième Reich sont accessibles au public. Parmi elles, l’enquête du sous comité du Congrès sur la propagande nazie en 1934.

              L’histoire remonte à entre 1880 et 1890, beaucoup de hauts dignitaires forment l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée (The hermetic Order of the Golden Dawn), les membre appartenaient en priorité à la F.M *et aux R+C*. La Golden Dawn en était le noyau En 1917 des jeunes gens se réunissent à Vienne, pour décortiquer et traduire un passage des évangiles de Mathieu 21,43 : »Le royaume de Dieu vous sera ôté et donné à un autre peuple qui produira les fruits » Conclusion, les jeunes gens se sentis devenir le nouveau peuple élu ! Vien une citation de l’Evangile de Jean 8 : 30-45. Hitler était membre de la société secrète de Thulé qui accréditait la thèse comme quoi Yahvé avait missionné les juifs pour créer l’enfer sur Terre !. Comme à cette époque les banques puissantes étaient tenues par des hommes religion juive… S’attaquer aux juifs, revenait à détruire les banques, donc les investisseurs qui prélevaient des intérêts colossaux sur les sommes gagées. Nous avons dans ce chapitre une explication rationnelle du génocide juif. Plus tard la société de Thulé se divisera, la branche ésotérique dirigée par Rudolf Steiner et la branche exotérique par Hitler. Hitler poursuivra les membres de la branche ésotérique. D’après ce livre Hitler et ses élites étaient acquis aux thèses hypothétiques de l’existence de Thulé (qui serait toujours au centre de la Terre).

              Remarque intéressante de l’éditeur : « Il y a deux façons de concevoir tout cela : Soit vous pensez que toute l’élite du troisième Reich avait l’esprit dérangé et qu’elle se droguait et vous ignorez tout de la chose. Soit vous vous donnez la peine de chercher si ces histoires ne contiennent pas une vérité… – … Mais nous n’en avons pas fini avec ces mystères. En octobre 1918, Sobottendorf donna la mission aux frères de loge Karl Harrer et Anton Drexler de former un cercle de travailleurs. Celui-ci devint, plus tard le parti des travailleurs allemands, le DAP »

              Par certain côté ce livre fait penser aux discours que tiennent les chefs de bandes des groupuscules d’extrême droite actuelle, mais d’un autre ce sont les analyses financières des investisseurs qui restent les plus enrichissantes. Elles apportent une lumière à monsieur et madame tout le monde de que qu’est notre soit disant dette française actuelle qui se chiffre en milliards. Donc, sans aller jusqu’à penser que les Illuminatis existent, que la Terre dans ces entrailles abrite le peuple des demi-dieux de race arienne. Vous pouvez, vous instruire. Et puis comme le souligne ce collectif d’auteurs rien de vous interdit d’enquêter pour tenter de vous faire votre opinion personnelle. Autrement, vous apprendrez qu’il se droguait au Peyotl pour atteindre certains niveaux de conscience.

              Pour en finir, Les SS appartenaient à un ordre sacré « L’Ordre Noir » qui dans son noyau avait une élite qui appartenait au « Soleil Noir ». Notre système solaire tournant lui-même autour du soleil noir ou soleil central. A la fin du livre les conseils pour combattre les Illuminatis et cesser de vous laissez manipuler. C’est un message de paix qui est transmis…

              *NB : F-M : Franc-Maçonnerie. R+C : Rose-Croix Peyotl : cactus hallucinogène. Déjà en vente le « Livre Jaune N°6 » et « le Pincipe Lola » vient d’être réimprimé Editions Félix, un site Internet existe.

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              LE LIVRE JAUNE N°6

              Livre jaune N° 6

               

               
               Attention ! [p. 9]


              Préface [p. 11]
              01 – Happy Birthday CIA [p. 41]
              02 – L’église de Scientologie [p. 61]
              03 – Le chancelier Helmut Kohl [p. 69]
              04 – George Soros [p. 81]
              05 – La Black Nobilityla Noblesse Noire [p. 97],
              06 – Le Vatican et ses ramifications [p. 107]
              07 – Le Club de Rome [p. 117]
              08 – La JASON Society [p. 123]
              09 – Qui possède les réseaux de télévision ? [p. 129]
              10 – Le chiffre 666 et l’Antéchrist [p. 137]
              11 – Le projet Jésus [p. 145]
              12 – Les Protocoles des Sages de Sion [p. 151]
              13 – Les Anunnakis [p. 163]
              14 – Le troisième pouvoir et le dernier bataillon [p. 187]
              15 – La légende de la Lune morte [p. 217]
              16 – La Terre est creuse [p. 241]
              17 – Le gouvernement secret et le MJ12 [p. 277]
              18 – Le projet Galileo [p. 323]
              19 – Le projet Monttauk [p. 327]
              20 – L’Alternative 3 [p. 339]
              21 – La surpopulation et les moyens d’y remédier [p. 379]
              22 – Les maîtres et les victimes [p. 415]
              23 – Depuis la nuit des temps… [p. 427]

              Bibliographie [p. 443]
              ——————————————————–
               
              LE LIVRE JAUNE N°7
               
               
               

              ATTENTION !

               
              Qui veut contrôler le monde par la terreur,
              Oussama Bin Laden ou Georges W. Bush ?…

               

               

               

              Vous le saurez en lisant ce livre !

              4e page de couverture se lit comme suit:
              « Deux cochons discutent dans la porcherie
              – Dis-moi, dit le premier, sais-tu que notre paysan ne nous nourrit que parce qu’il va nous tuer bientôt…!
              – Quelle bêtise, répond l’autre, toi ausi tu crois à la théorie du complot??? (Les deux cochons ont été abattus entre temps) ».

              Des jeunes de huit à quatorze ans sont bourrés de Ritaline… par leurs propres parents. Les adolescents prennent de l’héroïne, de la cocaïne, de l’extasy, du haschich et du LSD…
              Les adultes prennent du Prozac, certains de la cocaïne ou ils se perdent dans les vapeurs d’alcool… Pendant ce temps, l’élite secrète détruit la Terre, le monde et l’avenir de nos enfants…! C’est possible parce que vous, être humain, ne vous y intéressez pas… Ne soyez pas étonnés quand on vous mènera bientôt également à l’abattoir…

              Quelles sont les ruses que les maîtres secrets utilisent à votre encontre… vous le saurez en lisant ce livre !!!

              Dans ce livre: les 13 lignées sataniques, l’empire mondial secret, le contrôle de la population, dossiers sur le 11 septembre, Ousama et Saddam font les manchettes. Un peu de tout.

               

               
              4 Commentaires

              Publié par le 25 février 2010 dans Les " Livre Jaune "

               

              Étiquettes : , , , , ,

              PLAN DU N.O.M

              TOUT CE QUI SUIT EST A PRENDRE AVEC DES PINCETTES,MAIS ALLEZ SAVOIR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

               

              The Anglo-Saxon Mission :
               the Third World War and
              the Inheritance of the New World

              Les historiens vous dirons que l' »Anglo-saxonne Mission » se réfère à la propagation du christianisme au 8 ème siècle
              de notre ère. Mais au fil du temps, plus de mille ans plus tard, il y a maintenant un autre sens à cette
               organisation, beaucoup plus sinistre.
              (Même si la propagation du christianisme n’a pas été une partie de plaisir pour tout le monde NDT)

              Nous avons récemment reçu 11 pages d’informations d’un intié ayant physiquement participé à une réunion de hauts degrés
               maçonnique, dans la ville de Londres, en 2005. Ce qui a été discuté est profondément effrayant.

              J’ai eu une entretien audiophonique avec cette source, un citoyen anglais dont l’identité a été vérifiée et confirmée.
              Cet homme, comme beaucoup d’autres, n’est plus capable de vivre avec sa conscience et de garder cette information secrète.

              Mon idée première était de retranscrire l’entrevue, comme nous l’avons fait dans le passé. Mais les évènements qu’elle couvre
              sont si essentiels, la fourniture de pièces manquantes si importantes, que j’ai pris la décision de présenter le tout sur
              une transcription ( ICI ).

              Les évènements cités par la source sont :

               – Il a été planifiée une troisième guerre mondiale, qui sera nucléaire et biologique (bactériologique). Notre source estime
              que cela sera initié dans les 18-24 mois à venir.

               – Cela commencera par un coup porté par Israël à l’Iran. L’Iran ou la Chine sera provoqué nucléairement ( LA Chine, visiblement NDT).
              Après un bref échange nucléaire, un cessez le feu sera promulgué. Le monde sera jeté dans la peur et le chaos, tous deux soigneusement
              conçus.

               – L’état d’extrème tension sera utilisé pour justifier de lourdes pressiones sociales et militaires sur les pays occidentaux.
              Des plans sont déjà en place pour cela.

               – Pendant le cessez le feu nucléaire, il y aura une propagation bactériologique. Ce sera d’abord ciblé contre les chinois. « La Chine
              va attraper un rhume » comme notre source nous l’a dit. A l’Ouest, le système économique et social doit être fortement affaibli.

               – Tout ceci ne sera que le début, un plein échange nucléaire devant être enclanché par la suite. La guerre totale, provoquant
              d’importantes destructions et une réduction massive de la population mondiale. La source indique que 50% de la population mondiale
              doit être éliminée par ce plan. C’est le chiffre qu’il a entendu lors de cette réunion.

              Cet horrible scénarion a été planifié depuis des générations. Les deux premières guerres mondiales faisaient parties de cette planification
              pour l’Apocalypse finale, tout comme la centralisation des ressources financières, centralisation qui sera totale par la crise financière
              lancée en 2008.

              Comme si cela ne suffisait pas, notre source indique que tout cela est placé dans un contexte de la venue d’évènements géophysiques,
              survenant tous les 11 500 ans environ et qui ont déjà affectés la planète. Ces évènements ne sont pas nécessairement prévus pour 2012
              mais dans le courant de la prochaine décennie. Ces évènements détruiront la civilisation actuelle, « nottoyant » par là même les effets
              de la guerre nucléaire.

              Alors j’ai posé cette question à notre source : S’il y a une catastrophe géophysique attendue, pourquoi faire une troisième guerre mondiale?
              Sa réponse, pour la première fois, avait un sens terrible.

              Le but réel, a-t-il expliqué, est de mettre en place l’après catastrophe planétaire. Pour s’assurer que ce « Nouveau Monde », que les
              planificateurs veulent totalitaire, soit doté des structures de contrôle alors que la catastrophe se produit. Ainsi, la population survivante
              acceptera et demandera une loi martiale, donnant droit ou non aux gens de survivre et de propérer dans l’après catastrophe, et le début
              du prochain cycle de 11500 ans.
              Ce qui a été planifié n’est rien d’autre que l’héritage de la Terre.

              Qui sont les bonnes personnes? Le blanc. D’où le nom de ce projet : « Anglo-Saxon Mission ». Il faut programmer la destruction du peuple
              chinois, de sorte que les « blancs » héritent de la Terre future.

              Notre source n’a pas été informée du sort des autres pays, de l’Amérique latine, de l’Afrique ou de l’Asie, mais il suppose qu’ils
              devront se débrouiller par eux-mêmes, surement disparaitre. Seuls les gouvernements totalitaires, militaires occidentaux, les blancs,
              doivent être les héritiers.

              C’est un plan si raciste, si diabolique, si énorme, qu’il échappe à presque toute croyance. Mais il s’aligne avec ce que disent de nombreux
              commentateurs, les chercheurs et la dénonciations des initiés ( et aussi les prophéties ndt).
              Pour moi, c’est une vision claire du monde actuel, c’est une réponse à tous les secrets si bien gardés, et la cause de la suprématie raciale.
              Le IV ème Reich est bien vivant.

              Etonnamment, notre source n’est pas pessimiste. Il a souligné, comme nous le faisons et le font nombre de commentateurs et chercheurs,
              que la conscience se réveille rapidement sur toute la planète. et que ces évènement ne sont pas inévitables. Si nous avons tous une raison
              d’agir ensemble, c’est d’éviter qu’un tel plan se déroule.

               
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              Publié par le 25 février 2010 dans Plan du N.O.M

               

              Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , ,

              Le nouveau bilan du séisme dépasse les 222.500 morts

              Le bilan du séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier s’alourdit. Plus de 222.500 personnes ont perdu la vie, selon les dernières statistiques publiées mardi par le Bureau des Nations unies pour les Affaires humanitaires, citant la direction de la Protection civile haïtienne.

              Le président René Préval avait affirmé dimanche que le total des victimes pourrait atteindre 300.000 morts quand on considère les nombreux cadavres qui sont toujours sous les décombres.

              Selon le rapport de la Protection civile, 222.517 Haïtiens ont été tués, contre 217.000 décès dans le dernier bilan, lors du séisme qui a fait 310.900 blessés et jeté plus d’un million de personnes à la rue et fait plus d’un million de sinistrés.

              L’organisme haïtien indique en outre que plusieurs familles qui avaient volontairement quitté Port-au-Prince au lendemain du tremblement de terre de magnitude 7 sont revenues dans la capitale dévastée.

              Mardi, un séisme de 4,7 a secoué le pays, jetant la panique chez les Haïtiens. Aucune nouvelle victime ne sont à déplorer dans l’immédiat, mais dans certains quartiers de Port-au-Prince quelques maisons fissurées depuis le 12 janvier ont cédé. Lundi, deux secousses légères ont été ressenties dans la capitale d’Haïti et dans ses environs.

              (ats / 24 février 2010 01:17)

               
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              Publié par le 24 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

               

              Étiquettes : ,

              Iran , Nucléaire.

            • Nucléaire: une frappe contre l’Iran ne résorbera pas le problème (amiral Mullen)

              14:41   23/02/2010   NEW YORK, 23 février – RIA Novosti

            •  Une ingérence militaire ne saura pas résoudre le problème nucléaire iranien, a déclaré lundi dernier lors d’une conférence de presse le chef d’état-major interarmées américain Michael Mullen.
            • Nucléaire iranien: Pékin prône la souplesse (médias)

              11:00   23/02/2010   MOSCOU, 23 février – RIA Novosti

            •  La Chine s’est prononcée mardi pour la continuation des efforts diplomatiques visant à résoudre le problème du nucléaire iranien et a prôné de la « souplesse » pour tous les participants aux négociations.
            • Nucléaire iranien: des pressions s’imposent (général américain)

              20:22   21/02/2010   MOSCOU, 21 février – RIA Novosti

            •  Toutes les tentatives pour trouver une solution amiable au dossier nucléaire iranien ayant échoué, les pressions sur Téhéran s’avèrent indispensables, a estimé dimanche le général David Petraeus, chef du commandement central américain.
            • Nucléaire iranien: Paris exhorte le monde à agir d’urgence

              17:04   19/02/2010   PARIS, 19 février- RIA Novosti

            •  La communauté internationale doit agir d’urgence et avec détermination pour contrer la mauvaise volonté de Téhéran de résoudre son problème nucléaire, a annoncé vendredi lors d’une conférence de presse à Paris le porte-parole de la diplomatie française Bernard Valéro.
            • Nucléaire: Téhéran produit de l’uranium enrichi à 20% (AIEA)

              21:30   18/02/2010   MOSCOU, 18 février – RIA Novosti

            •  L’Iran a produit le premier lot d’uranium enrichi à 20%, a confirmé jeudi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un rapport confidentiel cité par les médias internationaux.
            • Nucléaire iranien: Téhéran compte sur l’objectivité de l’AIEA (diplomatie)

              16:17   18/02/2010   MOSCOU, 18 février – RIA Novosti

            •  Téhéran espère que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Yukio Aman présentera objectivement dans son rapport le programme nucléaire iranien et soutiendra le droit du pays de développer son nucléaire civil, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Ramin Mehmanparast.
            • Nucléaire iranien: pas question d’arrêter le réacteur de Téhéran (diplomatie)

              20:16   17/02/2010   MOSCOU, 17 février – RIA Novosti

            •  Téhéran refuse d’examiner la proposition de l’AIEA élaborée par Moscou, Paris et Washington qui prévoit l’arrêt de son réacteur de recherche, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast cité par l’agence ISNA.
            • Echange d’uranium: Moscou espère une réponse de Téhéran

              16:22   17/02/2010   MOSCOU, 17 février – RIA Novosti

            •  Moscou espère une réponse de Téhéran au schéma de règlement du problème nucléaire iranien réitéré par la Russie, la France et les Etats-Unis, après le lancement par l’Iran de l’enrichissement de l’uranium à 19,75%, a annoncé mercredi le vice-ministre russe des affaires étrangères Sergueï Riabkov.
            • Nucléaire: Moscou exhorte Téhéran à échanger son uranium

              09:39   17/02/2010   MEXICO, 16 février – RIA Novosti

            •  La Russie a de nouveau appelé l’Iran à accepter la proposition de l’Agence internationale de l’énergie atomique concernant l’échange d’uranium, a déclaré mardi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à l’issue de négociations avec son homologue mexicain.
            • Uranium iranien enrichi à 20%: Moscou, Washington et Paris préoccupés

              19:20   16/02/2010   VIENNE, 16 février – RIA Novosti

            •  La Russie, les Etats-Unis et la France ont exprimé leur préoccupation face à la décision iranienne d’enrichir de l’uranium à 20%, dans une lettre commune adressée le 12 février au directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano.
            • Nucléaire iranien: des sanctions sont possibles (Medvedev)

              15:28   16/02/2010   MOSCOU, 16 février – RIA Novosti

            •  L’Iran peut être frappé de sanctions internationales, s’il ne garantit pas le caractère pacifique de son programme nucléaire, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev lors d’une rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en visite en Russie.
            • Echange d’uranium iranien: démenti de la France (médias)

              16:26   15/02/2010   MOSCOU, 15 février – RIA Novosti

            •  Aucune nouvelle proposition en dehors de celle de l’AIEA en octobre n’existe sur le nucléaire iranien.
            • Echange d’uranium iranien: nouvelle proposition de l’Occident

              13:50   15/02/2010   MOSCOU, 15 février – RIA Novosti

            •  Suite à la production par Téhéran d’un premier lot d’uranium enrichi à 20%, la France et les Etats-Unis ont fait une nouvelle proposition portant sur l’échange d’uranium iranien, a annoncé lundi le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique Ali Akbar Salehi.
            • Téhéran se dit en mesure d’enrichir son uranium à 100%

              21:39   11/02/2010   MOSCOU, 11 février – RIA Novosti

            •  L’Iran est techniquement capable d’enrichir son uranium à 100%, mais il ne le fera que s’il y est contraint, a déclaré le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique Ali Akbar Salehi.
            • Nucléaire iranien: la Lettonie favorable à des sanctions plus sévères

              16:14   11/02/2010   RIGA, 11 février – RIA Novosti

            •  Le ministère letton des Affaires étrangères est favorable à des sanctions plus sévères contre l’Iran qui a entamé sa propre production d’uranium enrichi.
            • Le nucléaire iranien au menu d’une rencontre diplomatique à Moscou

              16:00   11/02/2010   MOSCOU, 11 février – RIA Novosti

            •  Le programme nucléaire de Téhéran a été jeudi au centre d’une rencontre entre le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov et l’ambassadeur d’Iran à Moscou Sayed Mahmoud Reza Sajjadi, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.
            • Iran: la chance de régler le problème nucléaire aurait raté

              15:28   11/02/2010   Par Ivan Zakhartchenko, RIA Novosti

            •  L’Iran qui utilise l’exemple de Pyongyang « pour régler un problème, il faut le porter à son extrême » a su surpasser la Corée du Nord par son programme nucléaire
            • L’Iran a enrichi un premier lot d’uranium (Akhmadinejad)

              12:27   11/02/2010   MOSCOU, 11 février – RIA Novosti

            •  Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé jeudi que Téhéran avait produit un premier lot d’uranium enrichi à 20%, ont rapporté les médias internationaux.
            • Nucléaire iranien: Téhéran peut se défendre sans l’arme atomique (Ahmadinejad)

              19:22   10/02/2010   MOSCOU, 10 février – RIA Novosti

            •  L’Iran ne cherche pas à créer d’armes nucléaires, il peut se défendre sans ce type d’armes, a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans une interview au magazine russe VIP-premier, qui sera publiée dans son prochain numéro.
            •  
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              Publié par le 23 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

               

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              Pensée unique,quésako ?

               

              Nous vivons sous une dictature de pensée qui s’impose par le terrorisme intellectuel. Le citoyen n’a plus son mot à dire si ce n’est de suivre les consignes des élites qui ne proposent plus de débat politique réel. Le but de cette dictature tente à réduire chaque individu au rang de consommateur dans un monde ultra-liberal dont les nouveaux détenteurs de pouvoir sont les élites bien pensantes au service des mega-entreprises.

              « 1984 », « LE MEILLEUR DES MONDES »: Lors de leur parution ces ouvrages semblèrent de la science fiction, mais aujourd’hui ils rejoignent la réalité. Avec la mondialisation des économies il apparaît aujourd’hui comme incontournable la mondialisation des cultures et des sociétés. Ainsi naît la pensée unique. Imposée par les « bien pensants » elle cherche à contourner les débats pour imposer un modèle unique à tous. Toute contestation devient suspecte, et tout débat est écarté. Ainsi nous voyons apparaître un modèle de société unique et dangereux pour les démocraties.

              ——————————————————————————————–

              Réalisateur : Anton Vassil- Année de Sortie : 2001 Acteurs : Jean-François Kahn Viviane Forrester Guillaume Bigot Jean-Marc Varaut Philippe Cohen Paul-Marie Coûteaux Ce documentaire regroupe les grands thèmes de la pensée unique: La dictature de Bruxelles, L’imposition du modèle Americain, Les dérives du Communautarisme, Le non-Débat du politiquement correct, La Délinquance des ghettos, l’echec de la Presse, La Démocratie censurée, et surtout les Mécanismes Infernaux de la Pensée Unique appuyer par les témoignages d’auteurs et intellectuels qui dénoncent la Pensée Unique. Ce documentaire offre une perspective unique sur le déficit démocratique de notre époque, et explore les mécanismes infernaux de la pensée unique.

              —————————————————————————————-

              Pour résumer, je dirais que  » la pensée unique  » est une idéologie fomenté par une certaine élite décérébrée,qui n’ont d’yeux que pour le pouvoir et l’argent,aidé en cela par les politiques,les médias et l’élite industrielle et qui vise à  » endoctriner  » le plus de personnes possible en les incitant à ne pas remettre en cause les choses telles qu’elle sont étant donné qu’un autre monde est impossible.

               
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              Publié par le 22 février 2010 dans PENSEE UNIQUE.

               

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              Le Bohemian club

               

              Encore plus secret que les Skull and Bones (Tête de mort et ossements),
              l’association ultra-confidentielle dont George W. Bush fut membre (F&D
              98 et 99), apparaît le Bohemian Club, un cercle plus qu’ultra-sélectif
              exclusivement masculin et qui ne regroupe que des « maîtres du monde ».
              Pour la France, trois seules personnalités y ont été cooptées : Valéry Giscard d’Estaing, aujourd’hui président de la Convention sur la réforme des institutions européennes, son ancien ministre Jean François-Poncet, et le grand rival de François Mitterrand, l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard. Enquête (inédite en France) sur ce cercle qui se livre une fois par an à de bien étranges pratiques teintées de satanisme.

              Sans aucune surprise, dans toute l’histoire de la presse française, un seul article a jamais été consacré au Bohemian Club, pourtant fondé en 1872. Il s’agit d’un article du Point paru il y a une quinzaine d’années. Le Bohemian Club accueille pourtant, chaque année, au mois de juillet, dans la forêt californienne, l’élite des « maîtres de la globalisation », c’est-à-dire l’élite des milliardaires et des hommes politiques américains, mélangée à quelques personnalités étrangères,
              issues d’une douzaine de pays, jugées suffisamment puissantes pour être recrutées. Il n’existe que deux ouvrages sur ce cercle hyper-sélect et on ne compte qu’une poignée d’articles alors même que le nombre de ses membres s’élève environ à
              2400 (ils étaient 2 335 en 2001).

              Pour donner une idée de sa puissance, environ un cinquième de ses membres sont membres de la direction des mille premières sociétés mondiales
              apparaissant dans le classement du magazine Fortune. Il s’agit de PDG de multinationales, de membres de cabinets ministériels ou présidentiels, de représentants de
              grandes fondations (comme le Council on foreign relations), de l’élite de la justice, du commerce, d’universitaires de premier plan, de
              militaires hauts placés dans la hiérarchie, etc. Au total, ils représentent au bas mot le quart de la fortune privée des Etats-Unis.

              Le Bohemian Club a été fondé en 1872, par cinq journalistes du San Francisco Examiner afin d’encourager la « bonne camaraderie » (c’est-à-dire ces saoûleries auxquelles
              il faut se livrer pour être accepté dans les pseudo-sociétés secrètes étudiantes) et pour « aider à élever le journalisme au niveau auquel il devrait être dans l’estime de la population », les journalistes
              sans le sou se considérant alors comme une « vie de bohème ».

              Parmi les membres d’honneur figurent Mark Twain ou Jack London. Mais six années plus tard, les objectifs ont largement évolué, faisant désormais
              la part belle aux hommes d’influence et une part très minoritaire aux journalistes et devenant ce que Counterpunch appelle « l’antichambre de la Maison Blanche […] Quel est en effet l’endroit où l’on peut rencontrer directement le PDG d’IBM, le couple Rockefeller, les plus grands banquiers, des juges de la Cour suprême ou Charlton Heston? ».

              Aujourd’hui, il faut compter entre 18 et 20 ans pour avoir une chance d’être admis tant la liste d’admission
              est longue, comptant déjà plus de 1 500 notables bien établis qui sont tous prêts à payer un « ticket » annuel de 10 000 $, sans parler de la
              prise en charge du déficit du club comme en 2000.

              Situé à une centaine de km au nord de San Francisco, il s’agit d’une
              immense propriété privée du comté de Sonoma, achetée par morceaux. Seuls quelques courageux investigateurs comme Anthony C. Sutton (qui édite la Phoenix Letter) ou le mensuel d’extrême gauche Mother Jones (août 1981) ont osé dévoiler quelques noms :
              George P. Schultz, Stephen Bechtel Jr
              (constructions internationales. C’est au cours de la réunion du BC de 2000 que Bechtel aurait obtenu la quasi-exclusivité de la reconstruction
              des infrastructures mises mal par l’Irak au Koweït), Gérald Ford, Henry Kissinger, William Buckley Jr (censé représenter le « conservatisme » américain), Edward Teller (le père de la bombe atomique. C’est d’ailleurs
              au cours de la réunion du BC en 1942 que fut mis au point le programme de développement nucléaire militaire), George Bush, Ronald Reagan, A.W. Clausen (Banque mondiale), Caspar E. Weinberger, William French Smith, Thomas Watson (IBM), Phillip Hawley
              (Bank of America), William Casey(patron de la CIA), etc. Depuis lors, George Bush père y intronisé, en 1999, son fils George W. Bush,
              aujourd’hui président des Etats-Unis (ainsi que son frère Jeb Bush, gouverneur de Floride), lors d’un rassemblement où on retrouvait l’actuel secrétaire d’Etat Colin Powell et Dick Cheney. Pour Suzanne Bohan du Sacramento Bee (qui faillit perdre son travail à cette occasion), c’est véritablement là que fut lancée la campagne présidentielle de George W. Bush, avec prise de contacts poussés aussi bien avec la haute administration que les principaux financiers.

              Parmi les principales personnalités, on citera également, uniquement comme orateurs des très fermés « Lakeside Talks » : James R. Lilley, ancien ambassadeur en Chine et Corée du Sud, Martin Anderson, chercheur à la
              Hoover Institution, John Major, ancien
              Premier ministre anglais, Henry Kissinger, l’éditorialiste David Broder, le PDG de Dow Chemcal Corp Franck Popoff, l’ancien secrétaire
              d’Etat à la Défense William Perry, Lou
              Gerstner, PDG d’IBM, James A. Baker,
              ancien secrétaire d’Etat de Reagan, James Woolsey, ancien directeur de la CIA, le congressiste et ancien ministre Jack Kemp, le cinéaste Francis Ford Coppola, l’ambassadeur
              d’Italie aux Etats-Unis Ferdinando
              Salleo, le dernier gouverneur de Hong-Kong Christopher Patten, le responsable du service diplomatie de la Georgetown University Chester Crockeer, Antonin Scalia, juge à la
              Cour suprême, Pete Wilson, gouverneur de la Californie, Alex J. Mandl, vice-président exécutif d’AT&T, le général Vernon Walters, ancien chef d’Etat major de l’armée américaine, le prince Bandar Bin Sultan, Elliot
              Richardson, ex-secrétaire d’Etat à la Défense, George Schulz, ancien secrétaire d’Etat de Reagan, l’astronaute Frank Borman, Michel
              Rocard, le milliardaire Malcolm Forbes, William H.Webster, directeur du FBI, l’ancien président du Mexique Miguel De La Madrid, Alex Haley, auteur de Roots, David Packard, cofondateur de Hewlett-Packard, etc.

              bohemian.owl
              Le magazine Mac Lean (23 mars 1981) précisait que « chaque année, pour trois week-ends, près de 2 000 membres, en compagnie d’invités,
              rejoignent le lieu placé sous haute protection situé près du hameau de Monte Rio (1 200 habitants), près de la rivière Russe. La devise
              shakespearienne du club, Weaving spiders come here, est une manière de montrer que les discussions trop vives y sont bannies. Même si ce mot d’ordre y est totalement ignoré tant au niveau financier que politique. Alors que cette classe de dirigeants ne laisse que très rarement filtrer des détails sur les accords qui y sont passés, quelques-unes pourtant, comme la promesse de Ronald Reagan à Richard Nixon de demeurer en dehors de la course à l’élection présidentielle de 1967, ont largement participé à façonner le destin de l’Amérique. »

              Plus de 2 000 personnes, exclusivement des hommes, peuvent être accueillies dans d’excellentes
              conditions de confort, dans environ
              120 petits hameaux comme Hillbilies (où se retrouvent la plupart des anciens de la Yale University comme Bush), Derelicts ou Mandalay (le plus chic). La réunion principale se déroule sur quinze jours et trois week-ends (le premier étant le plus proche de la mijuillet), en dehors de réunions beaucoup moins importantes s’étalant sur le reste de l’année.
              L’objectif est de « renouer avec la nature » dans la bonne humeur, et, de l’avis de certains participants, dans des libations alcooliques poussées. Les magnats y jouent dans des saynètes saynètes et de petites pitreries (Kissinger se déguisera par exemple en portant… un masque de Kissinger et d’autres se déguiseront en femmes avec tous les attributs afférents…).

              Quelques conférences sont par ailleurs professées, mais l’essentiel se règle au cours d’entretiens
              informels (mais « juteux »). Comme
              l’écrit Peter Phillips, professeur de sociologie à l’université de Sonoma et directeur du Project censored, « On peut imaginer les aristocrates
              d’aujourd’hui comme Kissinger, Bush
              ou Rumsfeld au milieu d’un cercle d’amis en train de siroter du cognac ou de discuter comment les masses “non qualifiées” ne doivent
              pas être suivies pour établir des politiques et comment les élites doivent mettre en œuvre leurs propres valeurs pour en faire des “règles
              d’autorité”. Ces clubs d’homme ont représenté historiquement l’institutionnalisation des
              inégalités raciales, de sexe et de classe […] En surface, le Bohemian Grove est un lieu privé où les élites régionales et globales se rencontrent
              dans la joie et la bonne humeur. Mais, en réalité, il poursuit exactement les mêmes buts que la monarchie française au XVIIIe siècle ou la construction de l’empire britannique au XIXe siècle […] C’est un moyen de construire des liens étroits internes et une unanimité
              consensuelle au profit d’une solidarité de classe. Les liens renforcés se traduisent dans les réunions économiques internationales, les partis politiques, les campagnes de financement et au niveau supérieur de la “démocratie”.

              Dans un certain sens, ils vivent comme
              dans une Bastille qu’ils ont fabriquée eux-mêmes, avec le pouvoir, le prestige et les privilèges, et unis dans la peur de la démocratie
              de base (grassroots democracy). » Bien
              entendu, aucun compte-rendu n’est jamais publié et aucune liste des participants n’est jamais disponible. Quant à Newsweek (2 août 1982), il rapportait que « la colonie de vacances la plus prestigieuse du monde tient ses réunions à 120 km au nord de San Francisco. Les 1 500 hectares de retraite hautement protégés sont un véritable Etat dans l’Etat exclusivement réservé aux mâles du Bohemian Club auquel chaque président, depuis Herbert Hoover, a
              appartenu. » Et de citer par exemple l’une des conférences majeures qui
              y fut prononcée, celle de Kissinger sur Le Défi des années 80.

              A trois reprises, l’enquêteur Dirk Mathison devait réussir à infiltrer ces
              réunions avec l’aide d’opposant, réunis dans le Bohemain Grove Action
              Network. Il entendit le discours de John Leman, ex-secrétaire à la
              Marine de Reagan, sur Les Armes intelligentes, dans lequel ce dernier
              estimait à 200 000 le nombre d’Irakiens assassinés durant la ratonnade
              dite Guerre du Golfe. Les autres orateurs furent Dick Cheney (aujourd’hui
              vice-président), sur Les Problèmes majeurs de la défense du XXIe
              siècle, l’ex-secrétaire d’Etat à la Santé de Jimmy Carter, Joseph
              Califano, sur La Révolution de la santé aux Etats-Unis : qui vit, qui
              meurt, qui paye ?, et l’attorney general des Etats-Unis sous Reagan et
              Nixon, Eliott Richardson, sur La Définition du Nouvel Ordre Mondial,
              ou encore Helmut Schmidt, ex-Premier ministre allemand, sur Les
              Enormes problèmes du XXIe siècle.

              Les données recueillies sont toutefois fragmentaires en raison de l’extrême surveillance mise en place, mais quelques journalistes d’investigation, tels O’Brien ou Phillips, se sont interrogés sur le « pourquoi » de telles réunions où l’alcool coule à flots et où d’étranges cérémonies druidiques, sous couvert de « représentations théâtrales », prennent place, officiellement dans le but de célébrer l’« esprit de bohème », avec
              un étonnant rituel débutant par « l’incinération des soucis » (Dull Care, soit le « poids des soucis »), semblable au « bonhomme hiver » brûlé
              chaque année, pour célébrer le retour du printemps. Au cours de cette
              étonnante cérémonie, on voit en effet le gratin financier de la planète se
              presser autour d’un rocher de 12 mètres de haut représentant un hibou
              (assimilé à la bouche de Moloch), devant lequel est allumé un immense
              feu de joie où les « maîtres du monde » sont censés (ce n’est pas une
              blague contrairement à ce que nos lecteurs pourraient penser) se
              « décharger » de leurs soucis. Le tout étant très officiellement annoncé
              dans le programme interne sous le titre « Consecutive Cremation of
              Care », avec intervention d’un « High Priest » (Grand Prêtre en robe de
              soie d’argent et d’or), d’un « Voice of the Owl » (la voix du hibou) et
              d’un « Funeral Cortege ».
              Bohemian Grove Luminaries

              Dans THEM : Adventures with extremism (Picador, 2001), John Ronson, quoique critique, rapporte comment il a assisté clandestinement à cette cérémonie macabre, dont il cite divers chants, hymnes et stances, divers discours funèbres et autres mascarades. Après une procession
              aux flambeaux, les hommes, déguisés, s’approchent en chantant, avec l’accompagnement d’un orchestre dissimulé, pour allumer le bûcher, pendant que le Grand Prêtre prononce des odes au soleil de l’été. Une effigie en papier mâchée grandeur nature, représentant un être humain, est alors jetée dans le brasier.

              Cet enquêteur y voit une simple preuve d’immaturité de l’élite de la planète,
              à la manière de la fête de Halloween pour les enfants : « Ma dernière
              impression était celle d’un sentiment dominant d’immaturité : les
              imitateurs d’Elvis Presley (NDLR : certains se déguisent en chanteurs),
              le rituel païen mystificateur, les saoûleries (NDLR : l’auteur a compté
              l’impressionnant nombre de bouteilles vides dans l’un des camps et
              consulté des photos). Ces personnes ont peut-être atteint le sommet de
              leurs professions mais émotionnellement, ils semblent en être resté à
              leurs années de faculté. »

              Pour d’autres, c’est quelque chose de tout différent qui se cache derrière
              de telles cérémonies. Un article paru dans le journal des environs, dont
              certains habitants paraissent peu goûter de telles fariboles et qui évoquent
              des pratiques sectaires (voire sataniques), le Santa Rosa Sun
              (juillet 1993) établit un rapport avec le culte de Canaan et la légende de
              Moloch, le dieu auquel on sacrifiait des êtres humains. Canaan, c’est la
              terre de Phénicie et de Palestine, celle qui anticipe Israël. Supposée
              dérivée de la religion babylonienne et sumérienne, elle influença très
              largement la religion israélite primitive, où Moloch devint Nemrod ou
              Tammouz, et où les pratiques sectaires faisaient appel au sacrifice
              humain. Il en est de même à Carthage avec le fameux sacrifice du
              « molk », où des nouveaux-nés étaient livrés au feu. Mille ans plus tard,
              la Bible mentionne encore de nombreux sacrifice d’enfants. Dans Le
              Paradis perdu, le poète John Milton écrit : « D’abord s’avance
              Moloch, horrible roi, aspergé du sang des sacrifices humains et des
              larmes des pères et des mères, bien qu’à cause du bruit des tambours et
              des timbales retentissantes le cri de leurs enfants ne fut pas entendu
              lorsqu’à travers le feu, ils passaient à l’idole grimée. »

              Pour comprendre cette étrange fascination pour ces étranges rituels
              macabres, on reviendra sur les Skull & Bones (S&B) que nous avions
              déjà étudiés (un article très riche sur le rituel des S&B, et son inspiration
              anti-indienne, est paru depuis lors dans The Observer, 19 avril
              2001). Le Lakota Nation Journal (printemps 2000) a rapporté comment
              Prescott Bush, le grand-père de George W. Bush, s’était emparé du
              crâne du grand chef apache Geronimo lorsqu’il était en poste à Fort Sill
              (Oklahoma) en 1918. La nation apache a découvert que celui-ci fut
              transféré au siège des S&B à New Haven (Connecticut) afin de servir à
              la plupart des cérémonies d’intronisation de nouveaux membres. Dans
              les années 90 lorsque des enquêtes furent conduites et un procès intenté,
              les restes macabres disparurent.

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              Skull and Bones

              Skull and Bones members

               

              Au sein de la très élitiste et puritaine université de Yale sont co-optés chaque année quinze fils de très bonne famille. Ils forment une société secrète aux rituels morbides : les Skull and Bones (Crâne et os). Tout au long de leur vie, ils se soutiennent et s’entraident face aux velléités démocratiques d’une plèbe qu’ils abhorrent. Les deux candidats à la dernière élection présidentielle, George W. Bush et John Kerry, loin d’être des adversaires, s’y côtoyaient en secret depuis trente-six ans. Alexandra Robbins a consacré aux Booners une enquête qui fait référence. Son livre est maintenant disponible en français.

              L’association des Skull & Bones nourrit une importante littérature conspirationniste, qui rend responsable ses membres du scandale du Watergate, de l’invasion de la Baie des Cochons ou encore de l’assassinat de John F. Kennedy. Par ses connexions avec le milieu des affaires, notamment le secteur bancaire, ces anciens potaches de l’université de Yale contrôleraient la finance mondiale, voire l’avenir de la planète. Les Skull & Bones auraient d’ailleurs noyauté le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale, la CIA, etc.

              Il n’est pas question de discuter dans Voltaire, une publication laïque, de l’ésotérisme pratiqué au sein de cette organisation au cours des rites d’initiation, ou des cérémonies annuelles, mais d’analyser sa fonction sociale et son éventuel rôle politique. Les Skull & Bones illustrent surtout comment, aux États-Unis, s’est perfectionné un système de reproduction des élites par le biais d’une sélection qui, contrairement au mythe du self-made man, ne doit rien au hasard ou aux qualités individuelles. En effet, comme le souligne Anthony Sutton, les membres les plus actifs de l’organisation viennent d’un « noyau d’environ 20 à 30 familles », attachées à la défense de leur héritage et de leur lignée. Il existe ainsi de nombreux mariages entre des représentants des familles membres des Skull & Bones, bien que seuls les étudiants mâles aient pu, jusqu’à une date récente, adhérer à l’organisation.

              JW Bush à gauche de l’horloge.

              Yale, une université puritaine et élitiste

              Les Skull & Bones sont nés sur le campus de l’université de Yale. Un choix qui, selon la remarquable enquête de la journaliste de l’ Atlantic Monthly, Alexandra Robbins, ne doit rien au hasard [1].

              Au début du XVIIIe siècle, l’ensemble des universités états-uniennes, qu’il s’agisse d’Harvard, Dartmouth, Williams, Bowdoin, Middlebury ou encore Amherst, ont été fondées par des Congrégationalistes. Mais ils subissent alors la concurrence des Presbytériens, ce qui incite le président d’Harvard, Increase Mather, à agir. En 1701, il quitte son poste et créée une nouvelle université, « afin que l’Intérêt de la Religion soit préservé, et que la Vérité soit transmise aux générations futures ». Avec l’aide de dix pasteurs, dont neuf viennent d’Harvard, il parvient ainsi à fonder le Collegiate School of Connecticut. En 1711, Isaac Newton, Richard Steel et Elihu Yale sont approchés pour transmettre des livres de leur collection personnelle à la jeune institution. Les contacts avec Yale, devenu extrêmement riche grâce à ses activités au sein de la Compagnie des Indes orientales et en tant que gouverneur de la colonie de Madras, sont particulièrement fructueux. Non content de fournir des livres, il finance également largement l’université, qui lui rend hommage en prenant son nom, à partir de 1720, Yale University.

              Les liens avec le congrégationnalisme garantissent le puritanisme de l’enseignement et du mode de fonctionnement de Yale. Les étudiants et professeurs doivent prononcer une profession de foi à leur entrée dans l’établissement, et peuvent être renvoyés si leur sincérité est sérieusement mise en doute. À ce puritanisme s’ajoute un élitisme forcené : les étudiants sont classés, dès leur arrivée à Yale, non pas en fonction de leurs capacités, mais de la position sociale de leurs parents. En tête de classe, les fils ou petit-fils de gouverneurs, de vice-gouverneurs. Puis viennent les membres des familles de juges de la Cour suprême. Un plus bas dans le classement, on trouve les fils de pasteurs et d’anciens élèves. En queue de peloton, les fils de fermiers, de marchands et d’artisans. Ce classement décide de la place attribuée à chaque élève dans les salles de classe, à la chapelle et à la cantine. Le plus étonnant, note Alexandra Robbins, n’est pas que ce classement d’entrée dépende du statut social de la famille de l’élève, chose courante dans beaucoup d’universités au XVIIIe siècle, mais plutôt qu’il n’évolue pas avec la scolarité. Ainsi Yale devient l’exemple idéal-typique d’une institution reproduisant les élites et leur hiérarchie interne. Le déclassement est en général occasionné par un manquement disciplinaire, et sanctionne le fait que l’élève a ainsi entaché l’honneur de sa famille.

              Il faut ajouter à ce mode de fonctionnement peu banal la licence explicitement donnée aux élèves plus âgés de bizuter, voire de brimer et d’humilier les étudiants des classes inférieures. Le règlement prévoit une série de mesures visant à assurer le respect de la hiérarchie la plus arbitraire, fondée uniquement sur l’âge. Lyman Bagg a raconté dans un ouvrage, Quatre ans à Yale, paru anonymement en 1871, comment il analysait les mécanismes mis en place par l’institution. Ces pratiques autorisées reflètent selon lui le « pouvoir énorme des « coutumes » de l’école dans la création d’une folie temporaire qui fait des hommes faibles des êtres cruels et des hommes bons des êtres sans pitié ».

              Cette propension à l’élitisme, à la hiérarchie brutale et au puritanisme incite les élèves, à la fin du XVIIIe siècle, à monter plusieurs sociétés parallèles à l’université. Il s’agit au départ d’associations littéraires, telles que Linonia et Brothers in Unity. L’ensemble des élèves est appelé à adhérer à l’une ou l’autre des organisations. Ce qui n’est pas assez élitiste pour ceux qui souhaitent une stricte reproduction de la nouvelle « aristocratie » états-unienne. En 1780 la branche Alpha de l’organisation Phi Betta Kappa est fondée à Yale. Plusieurs autres sociétés fleurissent à l’époque : la Beethoven Society, l’Hexahedron Club… Petit à petit, les salons littéraires perdent de leur importance, remplacés par des sociétés secrètes, plus élitistes et plus fermées. Au milieu du XIXe siècle, on en dénombre trois principales : les Skull and Bones (Crâne et os), les Scroll and Key (Parchemin et clé) et Wolf’s Head (Tête de loup).

              Parallèlement, le corps enseignant de Yale décide de suivre le mouvement. Six ans après la création de Skull & Bones, six membres de l’élite enseignante de l’université se réunissent au sein du « Club », bientôt appelé le « Old Man’s Club ». Parmi ses six membres fondateurs, on trouve les professeurs Josiah Willard Gibbs et Theodore Dwight Woolsey. Bientôt, l’organisation comptera dans ses rangs William Howard Taft, le futur chief justice du Connecticut Simeon E. Baldwin, l’universitaire Thomas Bergin, le neurochirurgien Harvey Cushing, et le fondateur des Skull & Bones, William H. Russell. Seuls Thomas Bergin et Harvey Cushing ne deviendront pas, par ailleurs membre des Skull & Bones.

              La guerre de l’opium

              L’université de Yale était un terreau particulièrement fertile pour qu’y prospère une société secrète aussi élitiste et influente que les Skull & Bones. Mais le succès de cette organisation secrète doit aussi beaucoup à la personnalité de son fondateur, William H. Russell. Celui-ci appartient à la grande famille Russell, dont l’un des membres, le révérend Noadah Russell, membre éminent de l’Église congrétionnaliste, a participé à la création de Yale. La famille Russell s’est également impliquée dans la grande guerre de l’opium qui oppose le Royaume-Uni à la Chine dans la première moitié du XIXe siècle.

              À la fin du XVIIIe siècle, l’opium cultivé au Bengale avec la bénédiction de l’Angleterre est soumis à un monopole d’exploitation confié à la Compagnie des Indes orientales, une société qui dépend directement de la Couronne et à laquelle Elihu Yale a participé par le passé. La guerre de l’opium, qui commence vers 1815, vise à introduire de force cette drogue sur l’énorme marché chinois. De 320 tonnes annuelles en 1792, la contrebande d’opium atteint 480 tonnes en 1817, puis 3200 tonnes en 1837. La Chine demande alors à la reine Victoria de faire cesser le trafic. La souveraine fait savoir que les revenus ainsi engrangés par le Royaume-Uni sont trop importants pour qu’elle décide d’y renoncer. La tension monte entre Pékin et Londres : en février 1839, un trafiquant chinois est exécuté devant les représentations cantonaises des commerçants britanniques. En juin 1839, la Couronne accepte de détruire d’importantes cargaisons d’opium. De nombreux Anglais quittent alors Canton et Macao pour relancer le trafic d’un peu plus loin, sous la protection officielle de la marine britannique. Dans ces conditions, l’incident est inévitable : le 4 septembre, c’est la première bataille navale de la guerre de l’opium, qui aboutit à la destruction de nombreux navires chinois. Ces affrontements révèlent « la faiblesse des jonques de guerre chinoise et la sanglante détermination des protestants anglais pour que soient victorieux les principes du libéralisme fondé sur le trafic de l’opium » [2].

              Samuel Russell, cousin de William Russell, est un important protagoniste de la guerre de l’opium. De nationalité états-unienne, il est le fondateur de la Russell & Company en 1813, qui va concurrencer, dans les années 1820, la domination britannique sur le trafic de drogue en direction de la Chine. L’un des membres éminents de la société était Warren Delano, Jr, le grand-père de Franklin Delano Roosevelt.

              Du club Eulogie aux Skull and Bones

              C’est dans ce contexte que William Russell crée les Skull & Bones, en 1832. Il est difficile d’établir avec précision dans quelles circonstances. Il s’agirait, au départ, d’une réaction à l’exclusion d’un membre des Phi Beta Kappa, Eleazar Kingsbury Forster. Indigné par le procédé, et souhaitant redonner sa vitalité à Yale, William Russell aurait condamné Phi Betta Kapa, pris Forster sous son aile et fondé, avec treize autres étudiants de Yale (dont Alfonso Taft [3]), une société encore plus secrète et encore plus forte, originellement intitulée le Club Eulogie, du nom de la déesse grecque de l’éloquence. Sous l’influence d’un récent voyage en Allemagne, Russell importe bon nombre de références germanques dans le rituel. En 1833, les jeunes membres adoptent la tête de mort et les ossements comme emblème. À la même époque, le chiffre 322 devient le « chiffre clé » de l’organisation. C’est en effet en 322 avant JC qu’est mort l’orateur grec Démosthène. Selon la « tradition Skull and Bones », la déesse Eulogie aurait alors rejoint le paradis, avant de redescendre en 1832 et de rejoindre la société secrète.

              En 1856, les Skull and Bones sont officiellement incorporés au sein du Russell Trust, propriété de William H. Russell, grâce à Daniel Coit Gilman (Bones 1852), président fondateur de l’Université John Hopkins. Le 13 mars de la même année, l’organisation déménage son quartier général au sein d’un bâtiment impressionnant sur le campus de Yale, pompeusement baptisé « la Tombe ». L’endroit est rapidement submergé de reliques guerrières et morbides : on y trouve, d’après les témoignages de membres recueillis par Alexandra Robbins, une accumulation de drapeaux, de tentures noires, d’armes recueillies sur les champs de bataille. Pour ne pas oublier qu’il s’agit d’une confrérie d’étudiants, une série de balles de baseball provenant des rencontres mythiques remportées par Yale est exposée dans une pièce. Le logo de la tête de mort est apposée quasiment sur tous les endroits vierges, tandis que des ossements de carcasses animales sont accrochées à divers murs. Quelques squelettes et ossements humains sont également exposés. La plupart des tableaux présents dans l’enceinte représentent la Mort rencontrant tel ou tel personnage célèbre. Une atmosphère proche de l’univers de la famille Adams selon Marina Moscovici, conservateur d’art du Connecticut qui a travaillé à la restauration d’une quinzaine de tableaux en 1999.

              Une polémique a éclaté au début des années 1980 autour du crâne de Géronimo, que les Skull & Bones prétendaient détenir. Ils le montrèrent même à un chef de tribu apache d’Arizona, Ned Anderson. Alors qu’on leur en demandait la restitution, les membres de l’organisation présentèrent un crâne différent de celui montré précédemment, et dont l’analyse révéla qu’il s’agissait de celui d’un enfant de dix ans, et non de celui du chef indien. L’authenticité de la relique, qui a depuis regagné « la Tombe », reste donc discutable.

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              Quartier général des Skull & Bones, situé sur le campus de l’université de Yale et baptisé « la Tombe ».

              Le fonctionnement de l’organisation est aujourd’hui mieux connu. Quinze membres sont recrutés chaque année, ce qui permet d’estimer à environ 800 le nombre de membres vivants de l’organisation à n’importe quelle date donnée. Encadrés par des membres plus anciens, les quinze nouveaux impétrants se réunissent deux fois par semaine pendant un an, pour discuter à la fois de leur vie, de leurs études ou de leurs projets professionnels. Des débats sur des questions politiques et sociales ont également lieu. Une fois par an, la société organise une retraite à Deer Iland, une vaste île située dans le fleuve Saint-Laurent, près de New York, où a été construit un club cossu à l’anglaise. Il s’agit bien de Deer Iland et non de Deer Island, conformément à la volonté de George D. Miller, membre des Skull & Bones et généreux donateur de la résidence [4].

              Le rituel d’initiation a fait l’objet des interprétations les plus folles de la part des détracteurs de l’organisation. Pourtant, comme le rituel maçonnique, c’est essentiellement le secret qui l’entoure qui en est l’élément le plus déterminant. Et s’il est possible que les cérémonies se déroulant au sein de « la Tombe » aient eu, un temps, des conotations paganistes, voire satanistes, il faut également rappeler que le bizutage des nouveaux élèves de Yale était, par le passé, particulièrement cruel. Cependant, il est improbable qu’on demande aujourd’hui aux étudiants sélectionnés pour entrer dans l’organisation de se prêter à des jeux sexuels morbides devant l’ensemble des autres initiés.

              Le réseau

              Le plus fascinant n’est pas ce qui se passe au sein de l’organisation, mais plutôt la cohérence de sa liste de membres, qui révèle le talent des membres de Skull and Bones pour constituer les élites de demain. Ainsi, tout président des États-Unis passé par Yale a été membre des Skull & Bones : il s’agit de William Howard Taft, de George H.W. Bush et de George W. Bush. De même on ne compte plus les personnalités membres de l’organisation qui ont occupé, par la suite, d’importantes fonctions dans le monde politique, diplomatique, médiatique, ou même du renseignement.

              L’organisation dispose d’importantes connexions dans le milieu diplomatique, et notamment au sein du Council on Foreign Relations. Ainsi, Henry Stimson, secrétaire à la Guerre de Franklin Delano Roosevelt, l’ambassadeur des États-Unis en Union soviétique, Averell Harriman, ou J. Richardson Dilworth, gestionnaire des intérêts de la famille Rockefeller, étaient membres des Skull and Bones [5].

              Des membres de Skull & Bones ont également joué un certain rôle dans l’univers des médias. Henry Luce et Briton Haden, tous deux membres de l’organisation depuis 1920, auraient notamment eu l’idée de créer le journal Time lors d’une réunion à « la Tombe ». Averell Harriman, de son côté, a fondé le journal Today qui fusionna en 1937 avec une autre revue pour devenir Newsweek.

              Les connexions au sein de la CIA sont particulièrement impressionnantes : William F. Buckey, membre ultra-conservateur de l’Agence et propagandiste réputé, a été membre de l’association, tout comme son frère, James Buckley, sous-secrétaire d’État à la Sécurité, aux sciences et aux technologies, dans le gouvernement de Ronald Reagan, un poste où il supervisait l’octroi de l’aide militaire états-unienne à destination des régimes de droite. Hugh Cunningham (Bones 1934) a lui aussi accompli une longue carrière dans les services états-uniens, de 1947 à 1973. C’est également le cas de William Bundy, Bonesman de la promotion 1939, et de Dino Pionzio (Bones 1950), chef de station de la CIA à Santiago en 1970, où il s’employa à déstabiliser le régime de Salvador Allende.

              Le fait que l’organisation serve de moyen de reproduction à l’élite économique et politique du pays lui a assuré une bienveillance inhabituelle des autorités. Ainsi, en 1943, un acte législatif spécial adopté par l’État du Connecticut a exempté les associés du Russell Trust Association, qui gère, entre autres, les avoirs de la société secrète, de remplir un rapport d’activité comme n’importe quelle autre société. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, ses avoirs ont été gérés par John B. Madden Jr, membre de Brown Brothers Harriman, une société née de la fusion, en 1933, de Brown Bros & Company et de W.A. Harriman & Company. Madden travaillait alors sous les ordres de Prescott Bush, père du futur président George H.W. Bush et grand-père de l’actuel président des États-Unis. Tous ces personnages sont naturellement membres des Skull & Bones.

              Autre source de fonds : les Rockefeller. Percy Rockefeller fut membre de l’Ordre, et lia l’organisation aux propriétés de la Standard Oil. Autre grande famille rattachée aux Skull & Bones : les Morgan. J.P. Morgan ne fut certes jamais membre, mais Harold Stanley, membre de l’équipe dirigeante du Morgan’s Guaranty Trust, appartint à l’organisation depuis 1908. W. Averell Harriman, de la promotion 1913, a également été membre du conseil d’administration, tout comme H.P. Whitney et son père, W.C. Whitney. C’est également de manière indirecte que l’organisation a pu profiter des fonds de la famille Ford, apparemment contre l’avis de celle-ci. McGeorge Bundy, membre des Skull & Bones, fut en effet président de la Fondation Ford de 1966 à 1979, après avoir servi de conseiller pour la sécurité nationale sous John F. Kennedy et Lyndon Johnson.

              Présidentielle 2004 : le face-à-face Skull and Bones

              Les Skull & Bones n’ont pas véritablement de discours idéologique. Encore qu’il ne soit pas anodin de révérer un financier de la guerre de l’opium et d’utiliser comme objet rituel le crâne présumé du dernier chef d’un peuple que l’on vient d’exterminer. Contrairement à ce que la littérature conspirationniste a pu évoquer, il ne s’agit pas d’un club de néo-nazis, d’ultra-conservateurs, ni même de faucons. Néanmoins, en tant que représentant de l’élite future (ce qui nécessite déjà d’appartenir à la classe sociale disposant des capitaux socio-culturels suffisants pour réussir dans les différents champs de pouvoir), les membres des Skull & Bones partagent une même vision du monde et des rapports sociaux. Tous sont des capitalistes partisans d’un pseudo-libéralisme et attachés aux valeurs de Liberté prétendument incarnées par les États-Unis. Bien que récemment gagnées par les sirènes du « politiquement correct », en admettant progressivement des représentants des minorités ethniques et sexuelles, puis des femmes en 1991 – à la consternation, entre autres, de l’ancien président George H.W. Bush – les élites réunies au sein des Skull & Bones n’en demeurent pas moins l’incarnation quasi-parfaite de la pensée unique de la classe dirigeante états-unienne.

              Le fait que les deux principaux candidats à la présidence des États-Unis en 2004, George W. Bush et John Kerry, soient membres de l’organisation, ne peut être interprété comme la manifestation d’une élection arrangée à l’avance entre deux personnalités de connivence. En revanche, on peut légitimement s’inquiéter de la manière dont s’établit la sélection au sein du champ politique états-unien. Car si les deux hommes peuvent s’affronter durement, il est indubitable qu’ils appartiennent l’un et l’autre à un milieu social étroit et homogène et que, à ce titre, ils défendent, malgré leurs divergences, des intérêts proches. D’une certaine manière, pour paraphraser un politicien français, l’élection présidentielle de 2004 ce sera « Skull and Bones ou Bones and Skull ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Ordre focalise sur lui autant d’attention : il incarne la quintessence du milieu social le plus favorisé des États-Unis, et dont les vues sont loin de représenter l’idéal démocratique auquel aspire le reste de la population. Individuellement, de nombreux membres de l’organisation ont trempé dans la plupart des « coups tordus » des États-Unis des cinquante dernières années, de l’invasion de la Baie des Cochons à l’élaboration de la doctrine nucléaire, en passant par le renversement de Salvador Allende. Et ils n’ont pu le faire qu’en dehors des institutions démocratiques, dans le secret de leur connivence et sur la base d’une fraternité ancienne. Pourtant, aucune décision de ce type n’a jamais été prise au sein de l’association des Skull & Bones elle-même. Ce n’est pas une structure hiérarchisée, apte à prendre de telles décisions et à les faire appliquer. Quoi qu’il en soit, l’Ordre secret reste la façade la plus immédiatement visible de l’« ennemi de classe » que représente l’« aristocratie impériale » des États-Unis.

               

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              Le livre de référence d’Alexandra Robbins sur les Skull and Bones est maintenant disponible en français.
              « Skull and Bones, La vérité sur l’élite secrète qui dirige les États-Unis » est en vente dans la librairie en ligne du Réseau Voltaire (18 €).

              http://www.voltairenet.org/article14367.html

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              1 commentaire

              Publié par le 21 février 2010 dans NOUVEL ORDRE MONDIAL, skulls and bones.

               

              Étiquettes : , , , , , , , , ,

              Le protocole des sages de sion

               

               

              · Leur origine
              « Les protocoles des Sages de Sion » ne sont pas nés au congrès de Bâle de 1897. Ils se présentent comme un programme de domination planétaire à partir d’un groupe d’individus déterminés à imposer un ordre nouveau.
              Bien qu’il ait servi aux antisémites, il n’a pas été écrit dans ce but car il est écrit dans un langage tout autre.
              (L’énigme sacrée, Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln)

              Les Protocoles ont été créés vers 1770. Leur but est la destruction de tous les gouvernements, et de toutes les religions.
              Ils utilisent la corruption.
              Les « Protocoles des Sages de Sion » existent depuis très longtemps. L’original a été trouvé en 1785. Les Illuminatis l’ont modifié en 1893 pour faire croire que ce sont les juifs qui l’ont créé et l’ont mis entre les mains d’un historien et écrivain russe Sergyi Nilus.
              (Le gouvernement mondial de l’Antéchrist, Tome I, Serge Monast)

              · Leur découverte
              Comment les protocoles ont ils été vus puisque c’est secret ?
              Ils ont été mis à jour grâce à un incident ayant eu lieu en 1785 :
              « En 1785, le Courrier voyageant de Frankfort à Paris, et transportant sur lui les détails des « Plans » destinés aux Mouvements Révolutionnaires en général, ainsi que des instructions concernant la Révolution Française déjà préparée… fut frappé par un éclair en traversant Rastibon, et mourut sur le champ. Les documents qu’il transportait tombèrent ainsi entre les mains de la Police qui les remit, peu après, au Gouvernement Bavarois de l’époque. Les instructions transportées par le Courrier, provenaient des Illuminatis Juifs d’Allemagne et étaient adressés au Grand Maître des Maçons du Grand Orient de France. »
              (Le gouvernement mondial de l’Antéchrist, Tome I, Serge Monast)

              · Leur fondement
              – Contrôle de l’argent
              – Contrôle de la presse
              – L’extension du pouvoir : faire croire qu’ils sont les amis de tous
              – Le contrôle de la foi : ôter la vraie foi, pensée matérialiste.
              – Le moyen d’amener la confusion dans les esprits.
              – L’aspiration du luxe
              – Le politique utilisé comme instrument
              – Le contrôle de la nourriture : ceux vivant en zone rurale est un problème car ils peuvent vivre en autarcie (pour contrer cela, les charges sont augmentées)
              – Rôle de la guerre
              – Contrôle des loges franc-maçonniques
              – La mort : y conduire tous ceux qui font obstacle
              (Le Livre Jaune N° 5, Editions Félix)

              Exemple de contenu des protocoles : (extrait d’un discours du grand maître de la loge B’nai B’rith, en 1897, au congrès de Bâle,  qui a été retrouvé dans une loge maçonnique à Budapest, après la fuite de Bela Kuhn.)

                  Remarque :     Il y a beaucoup d’écrits positifs ou négatifs sur les « Protocoles des Sages de Sion« . Il est interdit de les reproduire ou de les vendre en Allemagne, et même de le posséder chez soi en France sous peine de poursuites pénales ( vive la liberté de presse et d’opinion ). Cela vient certes du fait qu’Hitler s’est servi des Protocoles pour justifier son « génocide ». Il devrait nous être indifférent que ce soient les Rothschild ou des falsificateurs racistes qui utilisent les Protocoles de nos jours. Par contre, il s’agit de voir que ses principes sont de fait appliqués. Nous avons un plan sous les yeux qui montre ce qu’il faut faire pour réduire notre monde à l’esclavage. Savoir qui se sert de ces Protocoles EST PLUS IMPORTANT que savoir qui en est l’origine.

              Le PDF :

              http://www.kiffegrave.com/wp-content/uploads/docs/les_protocoles_des_sages_de_sion_nilus.pdf

               
              2 Commentaires

              Publié par le 21 février 2010 dans NOUVEL ORDRE MONDIAL, Protocole de sion

               

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              la maison ROTHSCHILD.

              Beaucoup d’énigmes entourent le centre secret du négoce bancaire international : la maison ROTHSCHILD.

              En 1750, MAYER AMSCHEL BAUER acheta la banque de son père à Francfort et troqua son nom pour celui de ROTHSCHILD. Mayer se maria. Il eut cinq garçons et cinq filles.

              Les prénoms de ses fils étaient Amschel, Salomon,  Nathan, Kalmann (Karl) et Jacobs (James). Son ascension s’accéléra lorsqu’il obtint les faveurs du PRINCE GUILLAUME IX de HESSE-HANAU. Il prit part, en sa présence, à des rencontres de francs-maçons en Allemagne.

              Ce prince Guillaume, ami de la DYNASTIE DE HANOVRE, avait des revenus financiers considérables en louant ses mercenaires de Hesse au roi anglais (de Hanovre). Ce furent les mêmes troupes qui combattirent, plus tard, contre l’armée de George Washington dans la « Valley Forge ». Rothschild devint le banquier personnel de Guillaume. Lorsque le prince Guillaume dut s’enfuir au Danemark à cause des troubles politiques, il déposa à la banque Rothschild le salaire des mercenaires, soit 600.000 livres.

              NATHAN ROTHSCHILD (le fils aîné de Mayer Amschel) emporta avec lui cet argent à Londres grâce auquel il put ouvrir aussi une banque. L’or qui servit de garantie était issu de la « East India Company ». Nathan obtint une plus-value de 400% en prêtant de l’argent au DUKE OF WELLINGTON qui finançait ainsi ses opérations militaires et en vendant aussi, plus tard, de façon illégale l’or qui devait servir de garantie. Ces transactions furent à l’origine de la fortune gigantesque de la famille Rothschild .

              C’est alors que débuta le commerce bancaire international : chaque fils ouvrit une banque dans un pays différent, Amschel à Berlin, Salomon à Vienne, Jacobs à Paris et Kalmann à Naples. Salomon Rothschild était membre des francs-maçons.

              MAYER AMSCHEL ROTHSCHILD écrivit son testament dans lequel il indiquait comment la fortune de la famille devait être gérée à l’avenir. La fortune serait administrée par les hommes et ce serait l’aîné qui aurait le pouvoir décisif et trancherait en cas de désaccord. Toutes les tenues de compte devaient rester absolument secrètes, particulièrement pour le gouvernement.

              EN 1773, MAYER AMSCHEL ROTHSHILD aurait rencontré en secret dans la maison des Rothschild, à Francfort, douze bailleurs de fonds aisés et influents (en fait les Sages de Sion) pour mettre à l’étude un projet qui contrôlerait toute la fortune mondiale. Aux dires de Herbert G.Dorsey, ces bailleurs de fonds auraient souligné, entre autres, le fait que la fondation de la « BANQUE D’ANGLETERRE » avait permis d’exercer une influence considérable sur la fortune anglaise. Ils déclarèrent aussi qu’il serait nécessaire que cette banque exerce un contrôle absolu afin qu’ils puissent créer les bases qui permettraient de contrôler la fortune mondiale. Ils en retinrent les grandes lignes par écrit.

              Selon les documents de Dorsey et William Guy Carr « Pawns in the Game », ce plan aurait finalement été connu sous le nom de « PROTOCOLES DES SAGES DE SION ».

               

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              Création du Dollars.

              Dollar

               

               » […] Il prononcera des paroles contre le Trés-Haut, il opprimera les saints du Trés Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps  » ( Daniel 7/25 ).

              Cette organisation ( ou secte? ) est d’inspiration Irakienne : la  » Confrérie du Serpent  » d’origine sumérienne ( avant babylone -4000 av JC, actuellement l’Irak ). Les tablettes Mésopotamiennes indiquent que E.A., Prince de la terre, créateur de l’homo sapiens, se rebella, n’acceptant pas les cruautés que ses congénères infligeaient aux hommes, et fonda la  » Confrérie du Serpent « . Mais la confrérie fut vaincue par d’autres groupes régnants… Les Illuminati descendrait directement de cette ancienne confrérie, bien que les intentions aient changées !

              Thomas Jefferson (rédacteur de la Déclaration d’indépendance des états Unis d’ Amérique) fut officiellement nommé Ambassadeur en France en 1785. Lorsque Jefferson arriva en France, le régime était encore une monarchie absolue et il vit donc naître la Révolution Française. Il contribua au financement de la revolution francaise par les americains. Plus tard Il était si estimé qu’il fut invité à siéger à l’Assemblée Nationale lors de la rédaction de la Constitution française. Il écrivit, le 4 juillet 1776 ces mots célèbres (et révolutionnaires) :  » all Men are created equal « .

              Plus tard il deviendra le 3ème président des état Unis et le premier à siéger à Washington la nouvelle capitale. Il etait membres des  » lumières  » (Voltaire, Rousseau, Diderot, Kant, Benjamin Franklin, etc.) un groupe philosophique influent.

              Il est probable que les  » Lumières  » soit la base de la franc-maçonnerie ( et donc des Illuminati ). Les Illuminati, secte luciferiene créee en 1776 a pour but d’instaurer le N.O.M. ( Nouvel Ordre Mondial ). Ce que nous appelons aujourd’hui la mondialisation, soit un système communiste planétaire!

              La France serait directement impliquée dans l’organisation d’un nouvel ordre mondial, visant à installer un gouvernement planétaire, depuis le début, il y a 200 ans environ. Tous laisse à penser que les Gaulistes aient un peu plus de mal à entrer dans le complot.

              La secte créee le 1er mai 1776 s’inspire directement de la bible et de l’apocalyspe ainsi que de la sorcellerie. Même si cela reste à prouver, plusieurs facteurs démontrent un lien entre le diable et les  » Illuminatis « . Cependant si la secte utilise les religions, lucifer, la mythologie et la symbolique ( par exemple le nombre 666 ), c’est tout simplement pour faire peur ou brouiller les pistes, c’est peut-être aussi la verité. Nous aurions donc affaire à une secte satanique ou à des fous, ou les deux!

              Création des illuminati en 1776 ( MDCCLXXVI ). MDCCLXXVI = 1776 = 1110 + 666. Du temps de la première Babylone, l’équivalent du dollar était élaboré sur un système à base sexagésimale, (toujours actuel dans notre monde moderne puisque tout ce qui concerne nos calculs et mesures d’angles est régi selon un système sexagésimal), divisé en 60 cents, donc on peut par exemple considérer 1110 comme un système de référence à l’ancienne Babylone et convertir 1110 en système centésimal comme celui de la Babylone moderne, en divisant par 100 puis en multipliant le résultat obtenu par 60, soit plus simplement : 1110 x 0.60 = 666 ou 666 dollars type Première Babylone + 666 dollars type Nouvelle Babylone. Voici donc la secte du dollar.

              L’Ordre des  » illuminati  » a été créée par Adam Weishaupt, un professeur de loi Canonique à l’Université d’Ingolstadt en Allemagne. Etant né dans une famille Juive, puis converti, il devînt Jésuite. Franc-maçon, s’étant séparé de l’Eglise Romaine Catholique, il était lourdement impliqué dans la pratique de la sorcellerie. Adam Weishaupt voulait greffer sur la Maçonnerie ce Nouvel Ordre dont le serait le maître. Cet Ordre visait à : Etablir un Nouvel Ordre Mondial, Détruire toutes les démocraties, Détruire le Christianisme, Introduire un Communisme mondial en abolissant toute forme de droit à la propriété individuelle, et remettre le pouvoir à  » Lucifer « , leur dieu et l’introniser à la tête du Gouvernement Mondial.

              Sa philosophie de base était qu’il fallait détruire toute Religion, toute société existante, et abolir la propriété pour y établir un Nouvel Ordre, sorte de paradis où tous les hommes seraient égaux et heureux. Les Illuminatis sont des Membres des loges du Grand Orient qui ont été initié dans  » L’Ordre et la secte des Illuminatis « . Ils sont un petit, mais puissant Groupe qui se compose, à la tête, des banquiers internationaux, des industriels, des hommes de science, des dirrigeants militaires & politiques, des éducateurs, des économistes, etc. Ce sont des hommes qui ont accepté le  » Plan Luciférien  » comme étant préférable pour gouverner la Création. Ils adorent Lucifer comme cela est requis par Weishaupt dans son livre  » Morales et Dogmes « . Ils ne reconnaissent l’autorité d’aucun mortel exepté celle de leur Chef. Ils n’accordent de loyauté à aucune nation. Ils sont en parfait accord pour la  » Continuation de la Conspiration Luciférienne  » afin d’empêcher l’application du  » Plan de Dieu  » pour le Gouvernement de la Création. Certains pensent que c’est le portrait d’ A. Weishaupt et non celui de G. Washington qui est imprimé sur le billet vert.

              Adam Weishaupt est mort le 18 Novembre 1830 à Gotha. Ce 18 Novembre était le 322e jour de l’année, nombre que l’on retrouve sur le blason des  » skull and bones  » ( crâne et os ), la société secrète des universités de Yale et Harvard à laquelle appartient le clan Bush entre autre. Les SS portaient aussi le signe crâne et os sur leurs uniformes…

              LE ONE DOLLAR

              Eléments de la première ébauche en Juillet 1776: La devise latine: « E Pluribus Unum », L’œil dans le triangle, La Nuée glorieuse, La date: MDCCLXXVI, Le nuage. Deuxième mouture en Mars 1780: Les flèches, La branche d’olive, Les 13 étoiles, Le bouclier avec les 13 étoiles. Troisième mouture en Mai 1782: La pyramide tronquée. Design final en Juin 1782: L’Aigle chauve Américain, Les devises latines:  » Annuit Coeptis  » et  » Novus Ordo Seclorum  » . Selon la version officielle, il n’y a absolument rien d’occulte, sur les recto / verso du billet vert.

              La secte Luciférienne des illuminatis est à l’origine de la conception du sceau des USA, visible sur le dollar, et de la déclaration d’indépendance des Etats Unis le 4 Juillet dont le pendant Français est le 14 Juillet, fête commémorative d’une révolution qu’ils avaient financée. C’est à cette même date que pour la première fois l’Euro avait été historiquement côté en bourse avec la même parité que le dollar.

              Le sceau de la pyramide tronquée comme celle de Kheops ou Gizeh avec 13 degrés est visible sur le recto des billets de 1 dollars. Il a été créé sur l’ordre d’un des membres de la famille Rothschild, qui était et reste toujours une organisation Luciférienne. La politique et les finances sont les deux moyens employés par cette organisation occulte pour instaurer le gouvernement mondial unifié en programmant trois guerres mondiales pour parvenir à ses fins;  » Illuminati  » signifie  » ceux qui sont éclairés  » ou  » ceux qui savent « , ou  » porteurs de lumière  » au sens latin et premier du nom de  » Lucifer « ,  » Lux fero « , celui qui porte la lumière. Le jour exact de la création du Sceau des Etats Unis étant le 1er Mai 1776.

              L’inscription d’une année en chiffres romains sur la base indique  » MDCCLXXVI  » soit 1776. La date 1776 est entre autre : La date de la création du  » Grand Sceau  » des Etats Unis, l’année de fondation de la secte des Illuminati et l’année de la déclaration d’Indépendance des Etats Unis le 4 juillet.  » MDCCLXXVI  » est un système constitué de 6 puis 7 lettres-nombres, à savoir : 1 + 5 + 10 + 50 + 100 + 500 = 666

              Le nombre 1776 revêt plusieurs conversions alphanumériques suivant la langue Grecque dont les quelques exemples suivants :

              1776 =  » l’agneau qui est au milieu du trône « . (Apoc 7/17)
              1776 =  » Je suis le rejeton et la postérité de David  » (Apoc 22/16)
              1776 =  » Jésus de Nazareth  »
              1776 =  » fleuve d’eau de la vie  » (Apoc 22/1)

              1776 (37 x 48) représente la sommation du 4e verset de la Genèse:
               » […] Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.  » (Genèse 1/3 et début de 1/4).

              Le motif du sceau avait été adopté par le Congrès le 20 Juin 1782 à l’origine et apposé sur le dollar en 1935. L’œil au centre de la pierre de faîte de la pyramide est l’un des plus vieux symboles maçonniques. George Washington, un franc-maçon, premier président des Etats Unis d’Amérique, le portait déjà en blason sur son tablier de maçon. L’impression sur le dollar du sceau s’était faite sur ordre de Henry Agard Wallace (1888-1965), qui fût par la suite Vice-President des Etats Unis, aux commandes en second derrière le Président Roosevelt, de 1940 à 1944. Henry Agard Wallace, franc-maçon de son état au 32e°, était persuadé qu’il avait une dimension Messianique et que l’Amérique avait été choisie par Dieu pour établir le futur Nouvel Ordre des Ages connu à présent sous le nom de Nouvel ordre Mondial.

              Le nombre 153 est, entre autres, un symbole de réunification du troupeau rassemblé par son berger, au moment de l’enlèvement de l’Eglise auprès de Jésus-Christ, juste avant le règne de L’Antéchrist sur la terre entière et sa domination sans partage et tolérée par DIEU puisque ce pouvoir lui  » est donné  » et non pris comme a pu le faire n’importe lequel de ses prédécesseurs dictateurs de notre siècle. Il représente donc une étape importante des événements qui se dérouleront à la fin de notre temps et c’est un signe d’espérance pour les chrétiens. Le  » Grand Architecte  » est le Dieu ( ou GOD ) de la Franc-maçonnerie sur le dollar Américain. Selon les nombres  » Le Grand Architecte  » donne 153 et en anglais:  » The illuminati  » donne aussi 153.

              Le nombre 153, n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible :
               » […] Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point « . (Jean 21/11)

              Avec le décalage horaire d’été, la 153 ème heure correspond à la véritable 151e heure solaire. Ainsi à titre d’exemple, de Mars à Octobre 1999, bon nombre de cultes se déroulaient de 10h à 12h du matin de la fin de la 153 ème heure calendaire à la fin de la 153e heure solaire donc. Le passage à l’heure d’hiver s’étant établi dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 octobre 1999, veille de la Toussaint, il est bon de souligner que ce week-end était aussi celui d’Halloween, la (Nouvelle) grande Fête païenne dédiée au Diable et autres Esprits infernaux malfaisants. Le dimanche 31 octobre 1999 avait 25 heures. Dés le début de la semaine précédente, certains supermarchés avaient déjà installé leurs décors de Noël. La confusion s’installe peu à peu, séduction oblige. Il est donc possible à présent de vivre une journée de 23 ou de 25 heures (englobant une période de 217 jours en 1999) au cours d’une année dans la Communauté Européenne il est salutaire de se souvenir que le calendrier avait été recomposé pendant la Révolution Française et que Daniel avait prophétisé que le Dernier Grand Séducteur changerait les lois et le temps :

               » […] Il prononcera des paroles contre le Trés-Haut, il opprimera les saints du Trés Haut, et il espèrera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.(Da 7/25)

              L’utilisation donc de cette date pour la déposition officielle du sceau emblématique des Etats Unis d’Amérique est une grossière parodie d’un Plan d’unification planétaire touchant tous ceux qui accepteront la marque de la Bête et son système mondial qui les contrôlera dans leurs actions et leurs pensées.

              L’  » étoile de David « , ou  » sceau de Salomon  » est aussi d’origine occulte et en rien Biblique. Elle est composée de deux triangles équilatéraux superposés et opposés. Ce triangle dans ce cas présent peut être composé de 153 éléments avec 17 de ceux-ci représentés de chaque côté.

              Révélées par l’étoile de David à 6 branches, également constituée de triangles au-dessus de la tête de l’aigle à droite du billet, les lettres  » N « ,  » O  » et  » M  » forment en Français le mot  » NOM « , alors qu’il s’agit d’une expression rédigée en latin  » Novus Ordo Seclorum  » ( le Nouvel Ordre des Siècles ). Ces lettres frappées sur un clavier de téléphone font apparaître la séquence numérique ‘de la bête:  » 666 « .

              L’ oeil d’Horus qui apparaît dans le triangle suspendu car séparé, au sommet de la pyramide est un symbole Luciférien, d’origine Babylonienne et inspirée par les Néphilim, les fameux Géants d’origine angélique rebelle et déchue dont les descendants avaient tant effrayé les deux espions de Moïse en reconnaissance sur la terre promise.

              La pierre de faîte qui demeure suspendue au-dessus de la pyramide représente une puissance supranationale, les connaissants inconnus,  » ceux qui savent  » et manipulent à leur gré les éléments comme les finances internationales pour opérer des transferts de richesses. Sur le haut de la pyramide tronquée, la pierre de faîte symbolisée par un triangle séparé ( attendant d’être accolée? ), rayonne comme une étoile. Elle représente un Collège occulte de régnants qui ne sont pas réellement de notre monde tel que l’homme commun peut le concevoir (l’homme commun est celui qui a été créé à l’image de DIEU à l’origine). Un oeil y est inscrit, c’est celui du Dieu Egyptien Horus, ou de Lucifer pour les sociétés occultes, l’oeil qui voit tout. Il s’inscrit dans un triangle.

              La pyramide en elle-même, ( comme celle du Louvre ou de Kheops ) comporte 153 couches de pierres de la base au sommet revêt des symbolismes multiples de mesures, de références astronomiques, de hiérarchie… Cette pyramide est l’Eglise occulte de l’Adversaire, l’ensemble de toutes les sociétés dites  » secrètes  » œuvrant pour la Globalisation et le Mondialisme. La réunion de la pierre de faîte à l’ensemble des degrés représentera le royaume de L’Antéchrist, accaparé par celui qui l’a suscité, Satan, aux dépends de son propriétaire légal, Jésus-Christ, pendant un temps très exactement compté en jours.

              L’aigle du grand sceau ( que l’on retrouve aussi dans le grand sceau du président des Etats Unis, presque identique à celui-ci ) a été choisi comme symbole de la victoire pour deux raisons : d’abord, parcequ’il n’a pas peur de charger sa proie, il est fort et est assez futé pour voir au-dessus de lui.
              Deuxièmement, parcequ’ il ne porte aucune couronne matérielle, le jeune état venant juste de se débarasser du roi d’Angleterre. A noter aussi que le bouclier est sans support, ce la veut dire que ce pays peut maintenant se tenir seul.

              Au dessus du bouclier il y a une barre blanche signifiant le congrès, un facteur d’unification : Nous venons ensemble en tant qu’une nation.

              Dans le bec de l’aigle il y a l’inscription,  » E PLURIBUS UNUM « , c-a-d « une nation de beaucoup de gens « . Au-dessus de l’aigle 13 étoiles représentant les treize colonies originales.

              Symboliquement sur le grand sceau de l’aigle des Etats Unis il y a 13 flèches dans la pate droite de l’aigle et aussi 13 feuilles dans la branche de la patte gauche. Et encore 13 rayures sur le bouclier central. Surement les 13 colonies encore. Le numéro 13 symbolise aussi la révolte de Lucifer. Il y a aussi 33 plumes sur chacune des ailes, symbolisant les 33 degrés de franc-maçonnerie. La fleur du type symbole de la vie sur le dessus contient un hexagrame

              La date 1789 visible sur le dollar US rappelle en sous main que la Révolution Française a été ourdie et financée par les Illuminati, 13 ans après leur Déclaration d’Indépendance en 1776, comme prélude de leur programme de mise en place de leur Agenda pour instaurer le Nouvel Ordre Mondial et l’Avènement de leur Antéchrist.

              Thomas Jefferson contribua au financement de la revolution francaise par les americains. Plus tard Il était si estimé qu’il fut invité à siéger à l’Assemblée Nationale lors de la rédaction de la Constitution française. Il écrivit, le 4 juillet 1776 ces mots célèbres (et révolutionnaires) :  » all Men are created equal « . Il devint le 3ème président américain et le 1er à sieger à Washington.

              Au-dessus du nombre 1789 ( un hommage à la révolution? ), on peut compter 13 trous sur le compas maçonnique. Cette date est portée sur le dollar US et 1776 + 13 = 1789.

              Le billet cache de manière beaucoup plus discrète une  » chouette « , à l’opposé de l’aigle qui supporte la lumière solaire de face, dont l’utilisation dans le monde occulte est connue de tous.

              A chaque sorcier sa chouette. La chouette est ainsi souvent le symbole de groupes sataniques.

              Le  » Bohemians club  » a pour symbole la chouette, c’est très certainement de celle-ci dont il s’agit sur les billets verts de 1 dollar.

              UN PLAN VISANT A ETABLIR LE N.O.M

              L’expression  » IN GOD WE TRUST  » ( en dieu nous croyons ) peut prêter à confusion car il ne s’agit pas du DIEU d’Abraham mais du  » Faux Christ Solaire porteur de Lumière « , c’est à dire LUCIFER, celui que les hommes inconvertis de la terre, séduits par les Puissances d’égarement, adoreront de façon universelle en lui portant un culte. A ce stade, on comprendra que si le 1er mai 1998 est considéré comme une date hautement historique avec la reconnaissance de l’EURO comme monnaie unique de 11 pays de l’UE, la nomination du Directeur de la BCE à Francfort pour sa mise en place, la disparition programmée et acceptée des devises est en conformité avec un Plan visant à établir le N.O.M., le Nouvel Ordre Mondial avec à sa tête future, le SUR-homme, aux compétences EXTRA-ordinaires assurant pour un temps une paix universelle illusoire car il lui manquera une dimension essentielle: L’AMOUR, celui du Créateur pour l’ensemble de ses créatures :
               » […] afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle « . (Jean 3/1516)

              Même si l’accomplissement de la promesse semble tarder à venir, c’est conformément aux Ecritures :
               » […] Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance « . (2 Pe 3/9)

              L’association de DIEU avec un billet de banque :
               » […] Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent ! « . (Ac 8/20)

              La description en Apocalypse de la Jérusalem céleste permet de l’apparenter soit à la structure d’un carré, soit à celle d’une pyramide en termes mathématiques puisque ses côtés sont égaux entre eux et à la hauteur de l’édifice.

              Le Nouvel Ordre Mondial est un retour vers Babel alors que Babel a été dispersée par Dieu en Genèse 11.9 .
              La date du 11.9 s’écrit en sens inverse, soit 9.11 aux USA et le numéro d’appel d’urgence ( emergency ) à New York est le 911.
              C’est le 11 Septembre 1990 que Bush senior a employé le terme  » Nouvel Ordre Mondial  » lors du 666 ème amendement de l’ONU, quelques mois avant la guerre du Golfe contre l’Irak. 11 ans plus tard c’est un 11 Septembre 2001 que Bush junior joue son rôle avec les événements du World Trade Center. Si les tours forment un 11, c’est au chapitre 11 de l’Apocalypse que II témoins prophétisent pendant 1260 jours, auteurs de fléaux pour faire entendre : la Parole de Dieu. Voir : 11 septembre

              AGENTUR ET GOYIM

              Les  » AGENTUR « sont des personnes exceptionnellement intelligentes que les Illuminatis choisissent dès leur jeune âge ; qu’ils éduquent ; puis endoctrinent dans l’idéologie d’un Matérialisme séculaire. Par la suite, ceux-ci sont spécialement entraînés, et rendus capables d’agir en tant qu’experts et spécialistes dans les coulisses des tous les Gouvernements : (légitimes et subversifs), aussi bien qu’à tous les niveaux du monde politique, économique et industriel, ainsi que celui des sciences sociales et du religieux.

              En exercant un tel contrôle, ils (ces agents-espions des Illuminatis) peuvent ainsi persuader, ou forcer les Exécutifs à adopter des politiques qui permettront de réaliser leurs propres plans secrets en vue de la constitution d’Un Gouvernement Mondial pour lequel ils sont organisés, et même prêts à usurper les Pouvoirs.

              Parmi ceux qui savent qu’ils travaillent pour l’établissement d’Un Super Gouvernement Mondial, et ceux qui ne le savent pas, beaucoup ne sont pas du tout conscients qu’ils travaillent pour Satan. Ils sont pour la plupart, gagnés à l’idée du Futur Gouvernement Mondial ! Plusieurs d’entre eux d’ailleurs, n’ont même pas cherché à savoir Qui pouvait bien se trouver derrière la promotion d’une telle idée.
              Ainsi, beaucoup n’ont pas réalisé que toutes les organisations avec des aspirations internationales ont été organisé, financé, dirigé et contrôlé par les Illuminatis depuis 1786.

              Les  » GOYIMS  » sont tous ceux n’étant pas du Groupe des Illuminatis donc ceux étant sans importance aucune. En d’autres mots, ce terme est utilisé par les Illuminatis pour indiquer, pour reconnaître tous ceux qui sont marqués pour être soumis, indépendamment de leur race ou de leur Foi comme du bétail humain. Plusieurs sont portés à penser que ce mot que l’on retrouve dans les Protocoles des Sages de Sion signifie Gentils ou non-Juifs. Mais l’interprétation du mot dans les années 1920-30, se reférait plutôt à « bétail ». Il était utilisé d’une manière dégradante pour indiquer tous les peuples, toutes les races et toutes les croyances religieuses (le (crédo-symbole) de toutes les Sectes) qui ne sont pas éduqués, et entraînés par les membres Agenturs appartenant aux Illuminatis.

              SOURCES :
              L’EXCELLENT SITE SECRETE BASE
              http://secretebase.free.fr/complots/dollars/dollars.htm

               
              1 commentaire

              Publié par le 21 février 2010 dans Création du Dollars., NOUVEL ORDRE MONDIAL

               

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              La famille Rockefeller.

               

              L’INTERNATIONALISME DES ROCKEFELLER

              1re partie

              par Will BANYAN

              Tout au long du XXè siècle et jusqu’à nos jours, la famille Rockefeller, par sa politique de philanthropie et de pouvoir, a eu un rôle prépondérant dans l’avènement de ce qu’on nomme aujourd’hui le « Nouvel Ordre Mondial ».

              Les visions des Rockefeller sur le Nouvel Ordre Mondial, de 1920 à 2002

              Les plus riches ont manifesté depuis longtemps la suffisance de considérer que leur vaste fortune et le pouvoir politique qu’elle entraîne, leur confèrent le droit de changer le monde. La maison Rothschild, par exemple, la plus puissante des dynasties de la banque du XIXè siècle, utilisa sa puissance et son influence sur la sphère politique à l’occasion de nombreuses tentatives (pas toujours heureuses) de remodeler le paysage politique européen dans le but d’empêcher le déclenchement de la guerre. Ce qui lui valut. dans certains milieux, une réputation de « pacifiste militante ». « Ce que dit Rothschild est décisif », concédait un diplomate autrichien, « et il ne donnera pas d’argent pour la guerre. »

              L’attitude de cette famille fut encore mieux résumée par l’affirmation suivante présumée avoir été exprimée par la femme de Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie: « La guerre n’aura pas lieu, mes fils n’en fourniront pas les moyens financiers. » Il faut comprendre que les motivations des Rothschild à empêcher les hostilités étaient loin d’être désintéressées, la fortune et le pouvoir de la maison reposant sur la stabilité du marché obligataire international, il s’agissait d’une question de survie économique. « Vous ne pouvez avoir la plus petite idée de ce qui arriverait si nous avions la guerre, à Dieu ne plaise ! », se lamentait un des fils de Mayer Amschel en 1830, « il serait impossible de vendre quoi que ce soit. « 1 Les investissements ne sont acceptables que s’ils sont rentables. Aussi banale était la cupidité ainsi affichée.

              Au cours du siècle dernier, cependant, la classe sociale des puissants a manifesté plus clairement sa volonté. En fait, l’utilisation de l’argent pour provoquer des changements globaux est alors devenue une noble entreprise, de celles qui suivent habituellement une épiphanie spirituelle, lorsque des décennies de collecte impitoyable de biens débouchent sur un désir soudain d’œuvrer pour le bien commun plutôt que sur une inclination au luxe.

              Un pionnier célèbre de cette approche fut Andrew Carnegie (1835-1919), un des dits « barons-voleurs » de « l’âge doré » de la fin du XIXè siècle, alors que l’économie américaine était dominée par les « trusts », dont la compagnie Carnegie Steel. Après avoir vendu sa société au magnat J. P. Morgan en 1901, Carnegie dédia le reste de sa vie et de sa fortune à une croisade pour la paix dans le monde.

              Aujourd’hui célébré comme le père de la philanthropie, Carnegie pensait que seule la minorité la plus riche avait prouvé sa capacité à changer la société et que la multitude devait être exclue de telles décisions. « La richesse aux mains de quelques-uns » écrit-il, « peut devenir une force bien plus efficace pour l’élévation de notre espèce que si elle est redistribuée en petites sommes au peuple. « 2 C’est une logique similaire qui guide beaucoup des acteurs de la philanthropie sociale d’aujourd’hui, dont Ted Turner, Bill Gates et George Soros, qui consacrent leurs milliards aux causes « honorables » qui soutiennent leur propre vision d’une société mondiale « juste ».

              Cela nous amène naturellement à la famille Rockefeller, qui utilisa sa fortune, dont l’origine remonte au XIXè siècle, pour établir un réseau relationnel philanthropique qui eut une importante influence sur les politiques gouvernementales mises en œuvre sur la planète depuis près d’un siècle.

              Ce fait est reconnu depuis longtemps par les spécialistes de la question du « Nouvel Ordre Mondial », qui estiment que les membres de la famille Rockefeller figurent parmi les acteurs clés, sinon les architectes et commanditaires, de ce qui est désigné comme un occulte complot destiné à établir un « Gouvernement Mondial » de nature dictatoriale.

              En 1970, par exemple, Gary Allen déclarait dans son livre « The Rockefeller File » (Le dossier Rockefeller) : « l’objectif majeur des Rockefeller aujourd’hui est la création d’un Nouvel Ordre Mondial – un gouvernement unique contrôlant l’ensemble de l’humanité ». Les chercheurs actuels dans le domaine ne sont pas moins affirmatifs sur la responsabilité des Rockefeller. Le très controversé David Icke les décrit comme une famille pivot au sein de la « hiérarchie de lignée génétique » qui s’efforce de mettre en œuvre « l’agenda de la fraternité » visant l’établissement d’un « contrôle centralisé de la planète ». Sans les Rockefeller et leur « manipulation aux États-Unis et au-delà », écrit Icke, « il existerait une liberté bien plus grande aux USA et dans le monde en général ».3

              Que l’émergence d’un Nouvel Ordre Mondial soit le produit des décisions prises sur instructions de l’élite du pouvoir, dont font partie les Rockefeller, n’est pas ici discutable, dans la mesure où les preuves en sont considérables. Cependant, certaines questions clés demeurent floues, comme celle qui divise les « anti-mondialisation » sur la question de savoir si ce Nouvel Ordre découle d’un processus habile de renversement des souverainetés nationales (y compris les USA) par des institutions supranationales « socialistes », ou s’il s’agit d’un processus de « capitalisme corporatiste » multinational mené par les USA reléguant les organisations internationales au second plan.4

              En examinant les projets spécifiques aux Rockefeller, on peut observer que pour l’élite dessinant le Nouvel Ordre, il ne s’agit pas de choisir entre les institutions mondiales et le marché mondial mais bel et bien d’une combinaison prudente des deux approches, pour laquelle les blocs régionaux servent de tremplins à l’assise d’un système autoritaire et mercantile de « gouvernance mondiale ».

              En fait, la famille Rockefeller s’est placée aux avant-postes de l’effort contracté dans le but de convaincre, de flatter et de coordonner l’action des gouvernements en soutien de son projet au cours de la plus grande partie du XXe siècle et ce, jusqu’à nos jours. En effet, les stratégies communément associées à la fois aux deux modèles « libéral » et « collectiviste » de gouvernance mondiale, c’est-à-dire le leadership américain, les Nations-Unies, le libre marché, le néolibéralisme, les institutions financières internationales, les
              marchés de libre échange, le contrôle démographique, la réglementation environnementale mondiale, I’Alliance Atlantique et le fédéralisme que les Rockefeller ont soutenus depuis presqu’un siècle, l’ont été soit directement, soit par le biais de diverses organisations de conseil politique de l’élite qu’ils ont financées, fondées ou contrôlées.

              Le propos de cet article est de préciser les origines et l’évolution de l’idéologie internationaliste des Rockefeller, depuis John D. Rockefeller Junior, à travers ses fils les plus influents : John D. III, Nelson, Lawrance et David – jusqu’à leur progéniture, couvrant la période de 1920 à nos jours.

              John D. Rockefeller, Jr, et l’héritage de Woodrow Wilson

              L’histoire de l’intérêt porté par les Rockefeller à l’internationalisme ne débute pas avec des spéculations hasardeuses sur leurs origines reptiliennes ou avec John D. Rockefeller Senior (1839-1937) – le patriarche incorruptible et fondateur de la Standard Oil, fondement du pouvoir de la dynastie, mais avec John D. Rockefeller, Junior (1874-1960), qui contrôla la fortune des Rockefeller pendant la première moitié du XXè siècle. Cela peut sembler contraire aux théories orthodoxes prévalentes et à certains récits plus distrayants, mais les Rockefeller n’ont pas souscrit à l’idéologie mondialiste avant l’époque de John D. Junior.

              Malgré ses nombreux voyages en Europe et ses tentatives d’accaparer les marchés étrangers du pétrole (qui eurent pour résultat une scission avec les Rothschild à un certain moment), Rockefeller Senior avait montré peu d’intérêt pour les affaires internationales.
              Hormis son immense fortune (équivalant à environ 200 milliards de dollars d’aujourd’hui), le seul autre héritage durable laissé à sa grande famille fut une philosophie et une philanthropie au service de son intérêt déclaré pour l’amélioration de l’humanité, et par extension le concept de Nouvel Ordre Mondial.

              Le fondement de la philanthropie de Rockefeller Senior, selon son biographe Ron Chernow, était sa « foi mythique en l’idée que Dieu lui avait donné sa richesse pour le bénéfice de l’espèce humaine ». Il était un fervent Baptiste et sa religion déterminait l’essentiel de sa philanthropie précoce. Il fut aussi influencé par l’argument de Carnegie selon lequel les riches devaient employer leur argent pour atténuer les tensions sociales résultant des inégalités croissantes, plutôt que laisser leurs héritiers le gaspiller à assurer un style de vie hédoniste.

              Carnegie écrivit dans la North American Review (1889) que « celui qui meurt riche meurt disgracié ». Inspiré par la devise de Camegie, Rockefeller s’engagea dans un programme philanthropique énergique bien qu’il évitât de faire des dons directement aux nécessiteux. Invoquant le besoin « d’abolir le mal en le détruisant à la source », il investit son argent dans les institutions éducatives en espérant que leurs diplômés « répandraient leur culture largement et sur de longues distances », Rockefeller ne souhaitait pas bouleverser la hiérarchie sociale, souscrivant au point de vue darwinien justifiant la situation de certains au début de la chaîne alimentaire par les défauts de personnalité et une « faiblesse du corps, de l’esprit ou du caractère, de la volonté ou du tempérament »- il pensait cependant développer par sa générosité les « fortes personnalités » nécessaires à une plus large redistribution des richesses »6. Pour lui, changer la façon de penser des gens plutôt que leur condition matérielle était le moyen le plus efficace.

              Mais il existait derrière le développement de l’empire philanthropique des Rockefeller des calculs plus pragmatiques. Après l’acerbe histoire de la Standard Oil écrite par Ida Tarbeil dans le McClures Magazine en 1902, « il était obsédé par l’amélioration de son image publique. En institutionnalisant ses dons, il espérait « démontrer que les riches hommes d’affaires pouvaient honorablement se décharger du fardeau de leur richesse » tout en atténuant de futures investigations sur l’origine de sa fortune. L’autre raison qui émergea après que Woodrow \Vilson ait mis en œuvre l’impôt sur le revenu en 1913 fut que les dons à but philanthropique étaient défiscalisés. Ainsi, la création de la fondation Rockefeller en 1913 protégea la plus grosse part de sa fortune des taxes de succession. Cela préoccupait grandement Rockefeller qui s’opposa même à l’impôt sur le revenu de 6 % récemment adopté, déclarant « que lorsqu’un homme a amassé une somme d’argent, le gouvernement n’avait aucun droit de redistribuer ses gains ».7

              Au milieu des années 1890, Rockefeller se retira graduellement de la gestion publique de la Standard Oil tout en injectant une bonne part de sa fortune dans la fondation Rockefeller et dans d’autres œuvres caritatives. En 1915, il fit don du reste à son fils et héritier : Junior. A la différence de la sagacité et de la brutalité de son père, Junior était de caractère timide, tourmenté par le dégoût de soi-même et à l’évidence étouffé par le poids des attentes de son père en ce qui concernait la gestion des affaires de la famille et de ses investissements philanthropiques.
              C’est dans le but de l’aider dans cette tache incommensurable que Junior engagea en 1920 le juriste Raymond B. Fosdick (1883- 1972) comme conseiller stratège clé.8

              Le très convainquant Raymond B Fosdick

              On peut s’étonner que le nom de Fosdick soit absent de la plupart des études portant sur le concept de Nouvel Ordre Mondial, dans la mesure où sa relation avec Junior est déterminante à la compréhension de la façon dont les Rockefeller y sont impliqués. Comme l’un des plus proches
              confidents de Junior, aussi bien que comme administrateur (1921-1948) puis plus tard Président (1936-1948) de la fondation Rockefeller, Fosdick eut un rôle pivot. C’est lui qui pressa Junior d’embrasser la doctrine internationale libérale du Président Wilson. Il n’est pas surprenant que Fosdick ait été toute sa vie un supporter de Wilson, le reconnaissant lui-même lors d’une conférence donnée en 1956 à l’université de Chicago: « du premier jour de notre rencontre (Wilson) jusqu’à sa mort, ma profonde admiration et mon respect lui restèrent acquis ». Il affirma également avoir formé avec lui « une longue et parfois proche collaboration » depuis 1903, lorsqu’il commença ses études à l’université de Princeton, alors que Wilson était Président.9

              Cette première rencontre fut le début d’une longue et productive association et Wilson eut dans les années qui suivirent un rôle moins que passif dans la carrière de Fosdick. Lors de la campagne présidentielle de 1912. ce dernier fut engagé comme secrétaire et commissaire aux comptes du comité de la commission nationale du parti démocrate. Il occupa ensuite divers postes dans l’administration Wilson dont celle de président de la Commission on Training Camp Activities, à la fois dans les départements de la Navy et de la Défense. II accompagna Wilson à la conférence de paix de Paris de 1919 comme conseiller civil. A cette époque, il entretint également de proches relations avec l’énigmatique conseiller du Président, le colonel House.

              À l’évidence, Fosdick eut alors une influence importante illustrée par la demande que lui fit Wilson d’accepter l’offre du secrétaire général de la Ligue des Nations, Sir Eric Drummond. concernant le poste de sous-secrétaire. En bon supporter de la Ligue, il accepta avec enthousiasme et prit ses fonctions en juillet 1919. Ce fut une avancée importante qui fit de lui un des deux sous-secrétaires de la Ligue (l’autre était le technocrate français Jean Monnet, futur fondateur de la Communauté Européenne), ainsi que l’Américain le plus haut placé au sein de l’organisation.10
              Mais la réalisation des rêves de Fosdick devait être écourtée par l’opposition du Sénat à l’adhésion américaine à la Ligue des Nations qui atteignit son paroxysme avec les tentatives persistantes du sénateur Henry Cabot Lodge d’américaniser l’organisation internationale cette même année. Bien qu’il soit persuadé que les prises de position de Lodge résultaient d’un « degré d’immaturité de nos idées et de notre pensée ». Fosdick savait que la controverse avait rendu sa position intenable, le poussant à démissionner en janvier 1920. Se déclarant lui-même soulagé d’un « fardeau lourd de silence », Fosdick, amer et déçu, était résolu à « dire ses convictions au monde entier ». Réaliser la vision de Wilson d’un Nouvel Ordre Mondial devint alors son obsession.11

              À ce point de développement de notre exposé, il est important de revoir ce que signifiait la vision originale de Wilson d’un Nouvel Ordre Mondial.
              Trois composantes essentielles l’animaient :
              – La première et la plus connue était la Ligue des Nations, conçue par le Président comme une « communauté de pouvoir » et une « paix commune organisée », l’organisation servant de forum permettant d’arbitrer les conflits territoriaux et détenant le pouvoir de renforcer ces résolutions. Selon Henry Kissinger, cette vision audacieuse « traduite institutionnellement revenait à un gouvernement mondial ».12
              – La seconde était l’idée de libre marché commercial international défendue par Wilson, comprenant parmi les Quatorze Points de sa doctrine l’exigence d’un total « égalitarisme du marché » et d’une « suppression de l’ensemble des barrières économiques ». Wilson tentait de réaliser la doctrine britannique du libre marché, défendue au XIXè siècle par des économistes comme Richard Cobden et « l’école de Manchester », qui favoriserait l’avènement d’un monde unifié par les liens commerciaux dont toute guerre serait bannie. Mais Wilson considérait également que l’industrie américaine s’était « développée à un point exigeant pour sa survie un libre accès aux divers marchés de la planète ». Enraciner le libre marché par un traité mondial, raisonnait-il, sauvegarderait les producteurs américains.13
              – Troisièmement, Wilson était un supporter de l’intégration transnationale, à la fois aux niveaux économique et politique. Ceci apparaissait dans sa proposition avortée du « Pan-American Pact » de 1914-2015 dont le propos, selon son conseiller, le colonel House, était de « souder les deux continents américains au sein d’une union plus forte ». Wilson et House pensaient aussi que le Pan-American Pact servirait de modèle à l’organisation politique de
              l’Europe. puis du monde.14
              – Quatrièmement. Wilson pensait que les USA devaient assumer le rôle de leader mondial auquel ils étaient destinés « et étendre leur suprématie sur les autres nations pour garantir la paix et la justice partout dans le monde ».15

              L’évocation faite ici de « la paix et la justice » doit être bien sûr envisagée avec la vigilance que mérite toute rhétorique politique, spécialement aux vues des nombreux paradoxes qui ont jalonné la carrière politique de Wilson. Après tout, c’est bien lui qui mena campagne pour la présidentielle de 1911-1912 soutenant qu’il resterait ferme face aux « maîtres du gouvernement des États-Unis… que sont les capitalistes et les industriels. » Pourtant il dépendait lourdement de ces mêmes « maîtres du gouvernement », compte tenu que le tiers du financement de sa campagne était assumé par seulement 40 personnes. Parmi eux, les banquiers de Wall Street Jacob Schiff (Kuhn. Loeb & Co.) et Cleveland Dodge, l’agent de change Bernard Baruch et de nombreux industriels, dont les propriétaires de l’International Larvester Company connu aussi sous le nom de  »Harvester Trust »). C’est le même Wilson qui exprima son opposition au « credit trust » des banquiers tout en fondant le système de la Federal Reserve (banque centrale), satisfaisant le double objectif de Wall Street d’internationaliser le dollar américain et de contrôler la création de la monnaie et du crédit aux États-Unis.16

              Étant donné que Wilson était lui-même prisonnier des « trusts » qu’il avait publiquement attaqués, il était probablement inévitable que l’un de ses plus dévoués partisans se consacre au service de l’un des plus importants de ces conglomérats.

              Guidé par le désir de voir l’ambitieux modèle d’ordre mondial de Wilson devenir réalité, Fosdick avait plaidé en faveur de l’implication américaine au sein de la Ligue des Nations en créant l’Association de la Ligue des Nations en 1923. En janvier 1924, il rendit visite à Woodrow Wilson, alors souffrant, en mal d’inspiration et de guidance. Il ne fut pas déçu, comme Gene Smith le relate dans When the Cheering Stopped (Lorsque les acclamations cessèrent) : Wilson dit à Fosdick qu’il était impensable que l’Amérique fasse obstacle au progrès humain ou qu’elle reste à l’écart car elle ne peut trahir l’espoir de l’espèce. Sa voix se brisa, devint rauque et il murmura que l’Amérique allait apporter son énergie spirituelle à la libération de l’espèce humaine. Celle-ci fera un pas en avant, un pas grandiose : l’Amérique ne pourrait par rester à la traîne. Fesdick était jeune et lorsqu’il se leva pour partir, il fit le serment au nom de la jeune génération qu’ils mèneraient à bien le travail commencé.17

              Il est évident que ce testament que fit Wilson – il mourut un mois plus tard – renforça le zèle mondialiste de Fosdick. Absolument convaincu que la seule façon de garantir la paix dans le monde était d’établir une forme de gouvernement mondial et que seul le leadership des États-Unis pouvait en permettre l’avènement, Fosdick dévolut toute son énergie à essayer d’orienter l’opinion publique et celle de l’élite dans cette direction. En 1928, il publia The Old Savage in the New Civillization (Le vieux sauvage au sein de la nouvelle civilisation), qui avalisait les concepts de « conscience planétaire » et « d’intelligence collective. » Il y soutenait que pour que les nations puissent coexister pacifiquement »… nous devons disposer d’un système centralisé, d’une procédure institutionnalisée, par laquelle nous pourrons déterminer des principes et des règles de vie commune… La revendication de la souveraineté absolue des États est devenue à notre époque la suprême anarchie. » 18

              Un élève de bonne volonté

              Le meilleur atout de la croisade de Fosdick, menée dans le but de ramener les USA dans le schéma d’ordre mondial hérité de Wilson, allait être le très pieux, coupable et influençable John D. Rockefeller Junior. Bien qu’héritier désigné de la fortune de la Standard Qil, la nature impitoyable et la finesse du père manquèrent au fils. Fidèle aux préjugés de son père, Junior s’était affirmé en Républicain convaincu, rejetant à la fois Wilson et la Ligue des Nations, quoique les massacres de la première guerre mondiale l’eussent amené à flirter avec les idées de la coopération internationale. Il avait embrassé l’interconfessionalisme, participant au Mouvement Mondial Inter-églises qui avait cherché à combiner les ressources des confessions chrétiennes protestantes dans une tentative de « Christianisation du monde ».

              En Junior, Fosdick affirma avoir trouvé un « homme remarquable » « d’une grande sincérité, muni d’un vif sens des responsabilités » qui « cherchait à être convaincu et non soumis. » D’une façon logique, convaincre Junior de rallier l’idéologie mondialiste devint l’un des buts de Fosdick.19
              Bien qu’il ne l’admette pas dans ses mémoires, il fut très efficace à remodeler la vision du monde de Junior. La biographie servile de Junior qu’écrivit Fosdick suggère que l’internationalisme croissant de Rockefeller résultait uniquement d’un mélange inspiré par ses voyages de jeunesse autour du monde et par une « conscience religieuse de la bonté humaine et des liens qui unifient le monde. » Pourtant, compte tenu du rôle de proche conseiller qui lia Fosdick à Junior des années vingt aux années quarante, on remarque une tendance évidente chez Junior, inexplicable par ailleurs, à mani-fester des sentiments internationalistes de plus en plus sophistiqués. Ainsi en vint-il à soutenir la
              Ligue des Nations et à fonder le premier corps de l’establishment de l’Est des USA : le Council on Foreign Relations (CFR). Inexplicable uniquement si l’on ignore la connaissance tacite qu’avait Fosdick du caractère très malléable de Junior – « ses opinions étaient invariablement marquées par la tolérance, et l’inflexibilité ne faisait pas partie de son caractère » – et ainsi donc ouvert à ses suggestions20.

              Les preuves de la conversion de Junior à l’idéologie de Fosdick abondent. L’une de ses initiatives pendant les années vingt fut la création de Maisons Internationales ouvertes aux étudiants étrangers des universités américaines, Junior y voyait « un laboratoire de relations humaines, un monde en miniature dans lequel une ambiance de camaraderie pouvait se développer. » En 1924, lors d’un discours aux étudiants étrangers, Junior fit part de son espoir qu’un jour… plus personne ne parle de « son pays » mais de « notre monde ».

              Inévitablement, poussé par Fosdick, Junior devint plus prompt à soutenir la Ligue des Nations. Fosdick présenta Junior à Arthur Sweetser, un des quelques Américains travaillant encore au sein de la Ligue, qui motiva également son intérêt pour cette organisation mondiale. L’enjeu était clair, amener Junior qui gérait la Fondation Rockefeller à verser des subsides à l’organisme sanitaire de la Ligue et plus tard à faire don de 2 millions de dollars de ses fonds propres pour la création de la bibliothèque de la Ligue. Au cours des années vingt, il attribua également 1 200 dollars annuels au CFR, contrôlé alors par des supporters de Wilson et participa à hauteur de 50 000 dollars à l’établissement du même organisme dans ses nouveaux quartiers de l’immeuble Harold Pratt à New York.21

              L’influence durable de l’internationalisme wilsonien de Fosdick est également évidente dans un courrier adressé par Junior en 1938 dans lequel il rit de nombreuses observations au sujet de l’impact des progrès technologiques et de l’interdépendance croissante. En effet, il y prédisait la fin de l’Etat-Nation et y retraçait le cours de l’évolution que ses fils s’efforceront de réaliser, telle une prophétie de leur propre prospérité :
              Chaque jour passant, avec son lot de nouvelles inventions augmentant la rapidité des transports et faci1itant la communication, la coopération entre les hommes et les nations devient plus importante. Les nations sont rendues plus interdépendantes que jamais. Les aiguilles de l’horloge de l’histoire ne pourront plus faire marche arrière. L’ancien ordre mondial de l’isolement géographique, de l’autosuffisance personnelle et nationale est définitivement obsolète. Le futur de la civilisation humaine sera déterminé par le degré de succès de l’apprentissage de la coopération et du savoir vivre ensemble des hommes et des nations.22

              L’adhésion de Junior à l’internationalisme de Fosdick culmina avec la décision prise à la fin 1946 de faire donation à la ville de New York du terrain accueillant le quartier général de la nouvelle ONU, toujours utilisé aujourd’hui. Mais on peut dire que l’héritage essentiel de Junior reste l’impact de son récent zèle mondialiste sur ses enfants. Son effet fut double : premièrement, il fit évoluer la philosophie philanthropique de son père qui employait la richesse familiale au changement de la société vers une intégration à une pléthore d’institutions et d’organisations qui donnèrent aux Rockefeller « une influence inégalée sur les affaires nationales »23, et deuxièmement il établit une croyance durable en l’idéologie de coopération et de gouvernance internationale de Fosdick, héritée de la vision qu’avait Woodrow Wilson de la Ligue des Nations.

              Junior eut six enfants : une fille : Abby, et cinq fils : John, Nelson, Lawrance, Winthrop et David, dont quatre vont continuer à jouer un rôle essentiel dans l’avènement d’un Nouvel Ordre Mondial… et c’est vers eux que je me tournerai pour la suite de mon étude.

              Au sujet de l’auteur:
              Will Banyan, licencié ès lettres, diplômé en sciences de l’information, est un auteur spécialisé en économie politique de la mondialisation. Il a travaillé pour divers Etats et pour le gouvernement fédéral américain ainsi que pour plusieurs organisations internationales, comme plus récemment sur des objectifs mondiaux pour une société privée. Il travaille actuellement sur une histoire révisée du Nouvel Ordre Mondial et peut être contacté à : banyan007@redifmail.com .

              Traduction : David Dennery
              Revue Nexus n°28

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              1- Citations de Niall Ferguson, The House of Rothschild : Mo-ney’s Prophets, 1798-1848, Pen-guin Books, 2000, pp 231-232

              2- Peter Krass, Carnegie, John Wiley & Sons, 2002, pp 242, 410-411

              3- Gary Allen, The Rockefeller File, 76 Press, 1976, p77 ; and David Icke, The Biggest Secret, Bridge of Love, 1999, p1-2, 267-268.

              4- La littérature sur ces deux interprétations est considérable pour de récents exemples de « corporatisme mondialiste » : David Korten, When Corpora-tions Rule the world, Kumarian Press, 1995 ; Naomi Klein, No Logo, Flamingo, 2000 ; Paul Hellyer, Stop Think, Chimo Media, 1999, et Anita Roddick (ed), Take it Personallv : how globalisation affects you-and powerful ways to challenge it. Harper Collins, 2001. Pour de récents et classiques exemples de la théorie du « gouvernement socialiste mondial » : Gary Allen, None DareCall it Conspiracy, Concord Press, 1972 : James Perloff, The Shadows of Power ; Western Islands, 1998 ; William F. Jasper, Global Tyranny… Step bv Step, Western Islands, 1992 ; Gary Benoît, « Globalism’s Growing Grasp », The New American du 28 février 2000 et William F. Jasper, « Global Tyanny… Boloc by Bloc », The New American du 9 avril 2001.

              5- Pour de récents exemples de cet agenda combiné, complété de l’inévitable rhétorique sur la protection de la démocratie, voir : The Commission on Global Governance, Our Global Neighbourhood, Oxford University Press, 1995 ; George Soros, Open Society ; Reforming Glo-bal Capitalism, Little, Brown & Co, 2000 ; et Peter Singer, One World : The Ethics of Globalization, Text Publi-shing, 2002.

              6- Rockefeller et Carnegie, cité par Ron Chernow, Titan : The Life of John D. Rockefeller, Sr, Warner Books, 1998, pp 467, 313-314, 469.

              7- ibid, pp 468, 566

              8- ibid, p 638

              9- Raymond B. Fosdick, « Personal Recollections of Woodrow Wilson », EarI Lathal (ed), The Philosophy and Polocies of Woodrow Wilson, University of Chicago Presse, 1958, pp 28-29. Remarquez que Fosdick était aussi membre de tous les bureaux philan-thropiques créés par John D. Rockefeller Jr, dont le Rockefeller Institute for Medical Research, le General Education Bo- ard, l’lnternational Edu-cation Board, le Laura Spelman Rockefeller Memorial, le China Me-dical Board et le Spel-man Fund of New York.

              10- Arthur S. Link, Wil-son: The Road ta the White House, Princeton University Press, 1947, p 479 ; Fosdick, « Personal Recollections », pp 29, 35, 39-41 ; et Raymond B. Fosdick, Chronicle of a Generation : An Auto-biography, Harper & Brother Publishers 1958, pp 188-189, 195-196.

              11- Fosdick, Chronicle of a Generation, pp 204, 211.

              12- Wilson cité par Tho-mas J. Knock, To End AIl Wars: Woodrow Wilson and the Quest for a New World Order, Princeton University Press, 1992, pp98, 112 ; Henry Kissinger, Diplomacy, Touchstone 1994, p 234.

              13- Link, Wilson: The Road to the White House, p 24 ; et Wilson cité dans Ross A. Ken-nedy, « Woodrow Wilson, World War I, and an American Conception of National Security », Di-plomatic History, Winter 2001, p 23.

              14. House cité par Char-les Seymour (ed), The Intimate Papers of Co. Lonel House, vol 1, Ernest Benn Ltd, 1926, p 215.

              15- Wilson cité par Knock, To End All Wars, p 112.

              16- Link, Wilson : the Road to the White House, pp 524-525, 490, 403, 485 ; Wilson cité par Lester V. Chandler, « Wilson’s Monetary Re-form », Latham, Woodrow Wilson, p 126, et J. Law-rence Broz, « Origins of The Federal Reserve System : International In-centives an the Do-mestic Free-Rider Pro-blem « , Harvard Univer-sity, May 1998, pp 27-34.

              17- Gene Smith, When The Cheering Stopped : The Last Years of Woodrow Wilson, Bantam Books,1964, pp 230-231.

              18- Cité dans Fosdick, Chronicle of a genera-tion, pp 215-216, 224-225 227.

              19- ibid, pp 215-216 ; Raymond B. Fosdick, John D. Rockfeller, Jr : A Portrait, Harper & Brothers Publishers, 1956, pp 205-207.

              20- Fosdick, John D. Rockfeller, Jr, 388-390 ; et John Ensor Harr et Peter J. Johnson, The Rockfeller Century, Charles Scribner’s Son’s, 1988, pp 155-156.

              21- Rockefeller cité dans Fosdick, John D. Rocke-feller Jr, pp 390-394 ; Harr & Johnson, The Rockefeller Century, p 156 and « The Library Benefactor : John D. Ro-ckefeller Jr, at UNOG Library website http:// http://www.unog.ch

              22- Rockefeller cité dans Fosdick, John D. Rockefeller Jr, pp 397-398.
              23- Peter Collier et David Horowitz, The Rockefel-ler : An American Dynas-ty, Holt Reinhart & Wins-ton, 1976, pp 486-487.

              Sources : http://www.nonalaguerre.com/articles.htm

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              2è partie

              Assoiffé de pouvoir, Nelson Rockefeller, second fils de John D. Rockefeller Junior, avait établi pour le Nouvel Ordre Mondial un plan qui rendrait les États Nations obsolètes.

              Nelson A. Rockefeller, le « publiciste » (1908-1979)

              Dans les années quarante et cinquante, l’élite américaine au pouvoir concevait de grandes ambi-tions pour les cinq fils de John D. Rockefeller Ju-nior. (Pour illustrer les préjugés de l’époque, sa fille Abby fut exclue de ces délibérations.) Des livres, comme par exemple le bel exercice de brosse à reluire d’Alex Morris : Those Rockefeller Bro-thers : An Informal Biography of Five Extraordina-ry Young Men (1953), spéculèrent ouvertement sur la façon dont la progéniture de Junior ferait évoluer l’œuvre philanthropique de la famille. Certaines se vérifièrent exactes. John D. III et Laurance semblèrent tous deux enclins à endosser ce style de vie patricien trempé de philanthropie, tout en tentant d’influer sur la politique gouvernementale depuis les coulisses.

              David, bien sûr, le prit de beaucoup plus haut, en conciliant cela avec une carrière de banquier, alors que Winthrop prit le chemin opposé, touchant un peu aux affaires puis exerçant comme gouverneur de l’Arkansas, poste relativement obscur du paysage politique américain.

              Ce fut Nelson, second de la fratrie, qui brisa le moule de façon décisive. Contrastant avec ses frères plus réservés et en désaccord avec les at-tentes familiales, Nelson entreprit énergiquement une carrière qui le propulsa aux plus hauts niveaux du gouvernement, d’abord comme officiel puis comme homme politique.

              C’était inévitable et à la mesure de sa personnalité dominante au sein de cette nouvelle génération. Il était extraverti et semblait immunisé contre les restrictions et interdits puritains de son père. Nelson possédait également un vaste appétit de pouvoir mais déviait des traditionnels efforts de la famille à calmer les craintes populaires concernant le pouvoir des Rockefeller en gardant un profil bas, et cherchait à être largement connu comme puissant personnage.

              Ce fut donc Nelson qui éclipsa l’aîné, John D. III, pour prendre une position centrale dans la conduite des affaires de la famille, décidé à contrôler le réseau philanthropique. Ainsi, après une carrière erratique et peu satisfaisante au gouvernement, il tenta maladroitement de gagner le poste suprême : la Maison Blanche.

              Ainsi, pour Nelson, le mérite se mêla à la frustration et le prix qu’il paya fut élevé ainsi que le dommage subi par le nom de la famille. Même David finit par voir en lui, non plus  » un héros qui ne pouvait se tromper, mais un homme prêt à sacrifier presque tout à son ambition démesurée « .24

              DU TECHNOCRATE AU POLITICIEN

              Spéculant sans réserve sur le nom des Rockefel1er, Nelson ouvrit les portes qui lui permirent de poursuivre une carrière variée au sein du gouverne-ment, aux affaires étrangères dans les administrations Roosevelt, Truman et Eisenhower, bien que son passé ne se caractérisât pas par un sens aigu de la diplomatie.

              Sous la présidence de Franklin D. Roosevelt, il remplit les fonctions de coordinateur du bureau des affaires Inter-Amériques (1940-44), celle de président de la commission Inter-Amérique (1940-47) et de sous-secrétaire d’État pour l’Amérique Latine (1944-45). Sa bonne fortune s’effrita avec Harry Truman qui démit Nelson du Département d’État, apparemment à la demande insistante du nouveau secrétaire d’Etat Dean Acheson qui supportait mal ses efforts fructueux à établir un courant de sympathie pour l’Argentine au sein des Nations Unies. C’est un Nelson assagi qui se retira dans la philanthropie, accepta uniquement les appointements symboliques de président de l’international Deve-lopment Board (1950-51).

              Sous Dwight Eisenhower, son étoile brilla à nouveau et il occupa le poste d’assistant aux affaires étrangères du Président (1954-55), puis se retrouva à la tête du  » Forty Committee  » chargé de superviser les opérations secrètes de la CIA. Il avait été à deux doigts d’obtenir une position supérieure au ministère de la défense. Mais une opposition conjointe des autres membres du cabinet présidentiel avait pu convaincre – avec raison – Eisenhower de son intention d’augmenter drastiquement le budget de la défense, provoquant la fin abrupte de sa carrière publique.

              Ces expériences furent néanmoins salutaires à son ambition. Ses relations houleuses avec l’establishment technocratique, qui fit à l’évidence une allergie à son intrusion dans sa sphère, ouvrirent son appétit pour un pouvoir politique plus important. Nelson ne se satisfaisait pas d’opérer depuis les coulisses comme le faisaient ses frères et ne pouvait envisager de continuer à subir les humiliations inhérentes aux postes de fonctionnaire moyen.

              D’après l’auteur Stewart Alsop, Nelson réalisa finalement  » qu’il n’y avait qu’une seule façon pour un homme très riche comme lui d’obtenir ce qu’il avait toujours recherché – le vrai pouvoir et la véritable autorité politique « 25. Pour lui, cet ultime but était représenté par la présidence des États-Unis.

              En 1958, s’appuyant sur son vaste héritage, il lança sa carrière politique, battant W. Averell Harri-man à l’issue du  » combat des millionnaires  » et devint Gouverneur de l’État de New-York, un poste qu’il garda jusqu’en 1973. Comptant sur cette position pour lui servir de tremplin vers la présidence, Nelson fit campagne pour obtenir la représentation des Républicains en 1960, 1964 et 1968, mais échoua trois fois, dont deux contre Richard Nixon.

              Ironiquement, ce fut à la suite de la démission de ce dernier lors du Water Gate qu’il réussit finalement à entrer à la Maison Blanche, mais comme Vice-Président d’un Président de transition, Gerald Ford. La survie de Ford à deux tentatives d’assassinat signifie qu’il fut deux fois à un cil d’accéder à la présidence, sans jamais y parvenir. Si près et pourtant jusqu’ici… il n’est pas de mystère quant à la réponse sèche que donnait Nelson, à la fin de sa vie, à la question de savoir ce qu’il aurait souhaité le plus réaliser :  » être Président  » 27.

              INTERNATIONALISME OU IMPERIALISME

              Il existe deux interprétations concurrentes concernant la vision des affaires étrangères qu’entretint Nelson Rockefeller tout au long de sa carrière politique. La première lui attribue une perception ultra-conservationniste et anticommuniste qui lui valut de la part de quelques journalistes le sobriquet de  » guerrier le plus froid de tous « . Elle voit en lui un impérialiste et militariste qui pensait que les USA devaient  » réagir agressivement à tout événement dans le monde qui menace les intérêts propres au pays  » (Chapman). Les dé-fenseurs de cette perception s’appuient sur  » l’ambition nécrophile  » de Nelson (Fitch) de pourvoir chaque foyer américain d’un abri antiatomique, sur son appel à l’augmentation de 10 % du budget de la défense en 1960, sur ses reproches adressés à Eisenhower d’avoir laissé l’Union Soviétique dépasser les USA lors de la fameuse (mais illusoire) course à l’armement des missiles inter-continentaux et sur son apparente absence de scrupules à utiliser l’arme nucléaire contre l’insurrection communiste.28

              La seconde interprétation, de façon contrastée, présente Nelson comme un  » leader dans la campagne qui vise à noyer la souveraineté américaine sous l’hégémonie d’un super-État mondial « .29  »

              3Je pense que Nelson Rockefeller a clairement été engagé pour essayer de réduire les USA à une partie d’un gouvernement mondial socialiste  » déclarait en 1958 Robert Welch, fondateur de la John Birch Society.30 On dépeint ici en Nelson un supporter insidieux d’un complot ourdi par la classe dominante et visant à utiliser le communisme pour subvertir la souveraineté des USA et des autres pays du  » monde libre « .

              Mais ces théories aussi caricaturales échouent à cerner la véritable nature de la stratégie de Nelson à l’égard de l’ordre du monde. Celle-ci cherchait sur le court terme à assurer à l’Amérique une suprématie militaire garantissant la victoire sur le communisme soviétique et envisageait à long terme que les USA emploient leur statut de superpuissance à dessiner un  » nouvel ordre mondial  » basé sur un fédéralisme planétaire organisé autour de blocs régionaux et le libre échange commercial entre les nations.

              Les influences qui fondèrent la politique étrangère de Nelson furent nombreuses, débutant avec celle de son père et de Fosdick et continuant au travers de la pléthore de conseillers politiques en relations internationales qu’il employa. Mais il est essentiel de tenir compte des diverses origines de chaque approche.

              Concernant sa véhémente conception anticommuniste du court terme, on découvre une surprenante source. Après son départ peu inspirant de l’administration Eisenhower en 1955, Nelson a employé le Dr Henry Kissinger, partisan à la pointe de la Realpolitik et étoile montante de l’establishment. Ce dernier est large-ment considéré comme adepte d’un gouvernement mondial mais cette assertion résulte de façon primaire d’une analyse grossière pêchant par association déductive hâtive de son appartenance au CFR (Council of Foreign Relations) comme preuve de cette tendance. Il n’y a aucun doute sur le caractère détestable, au mieux égoïste, fourbe et opportuniste de sa personnalité31, mais il n’a jamais été partisan d’un gouvernement mondial.

              Par exemple, dans son premier livre issu de son activité au CFR, Nuclear Weapons and Foreign Policv, Kissinger rejette explicitement l’option du gouvernement mondial en la qualifiant de  » guère réaliste « , ajoutant qu’il ne pouvait y avoir d’échappatoire aux responsabilités de l’âge du thermonucléaire par l’établissement d’une autorité supranational « .32
              Malgré cela, Kissinger était utile à Nelson, fournissant un support consistant à ses fantasmes anticommunistes belliqueux. D’après Joseph Persico, auteur de ses discours depuis quelques années, « la solide conception qu’avait Kissinger d’un monde maintenu par l’équilibre des pouvoirs convenait parfaitement à Nelson « .33 Mais l’influence qu’eut Kissinger ne doit pas être surestimée. D’une part, son adhésion au principe de l’équilibre de la terreur résultait de son anticommunisme instinctif qui stigmatisait le bloc soviétique comme menace première pour l’Amérique. C’est donc cet équilibre de la terreur à l’œuvre de cette époque et par conséquent les vues froides de Kissinger qui convenaient à Nelson.
              Cependant, dans une perspective à long terme. Nelson était incontestablement un internationaliste libéral Wilsonien, couleur qu’il avait déjà manifestée de façon intermittente depuis 1940. Par exemple. il joua un rôle décisif, à travers la controverse générée par la pression qu’il exerça en faveur de l’adhésion de l’Argentine aux Nations Unies, dans l’adoption de l’article 51 (autorisant les alliances inter-étatiques dans le cadre d’une riposte à une agression) dans la charte des Nations Unies.34 Mais dans le même temps, mécontent de la présence soviétique dans l’organisation internationale et déterminé à  » purifier l’Amérique Centrale et Latine de toute  » influence commerciale étrangère « , Nelson était un ardent supporter des blocs régionaux, particulièrement dans la perspective d’un hémisphère occiden-tal unifié sous la houlette des USA « .

              Durant la présidence Eisenhower, Nelson fut un des plus féroces défenseurs du concept d’Union Atlantique, en dépit de l’opposition patronnée par le secrétaire d’Etat John Foster Dulles qui qualifiait l’idée de  » prématurée « .36
              C’est aussi dans cette période de la fin des années quarante, début des années cinquante, que Nelson, en soutien de son objectif d’encourager l’avènement d’un hémisphère occidental unifié – ou, plus précisément de la domination économique américaine sur l’Amérique Latine – créa I’American International Association for Economic and Social Development (AIA) et l’Interna-tional Basic Economy corpo-ration (IBEC). L’AIA était ostensiblement destinée à promouvoir le développement économique de l’Amé-rique Latine et à combattre  » la pauvreté, la maladie et l’illettrisme « , tandis que I’IBEC était censée encourager l’investissement financier.

              Président fondateur des deux institutions, Nelson les conçut na-turellement pour servir son objectif de développement. Mais en vérité, il était guidé par le but moins élevé de rompre les barrières nationales s’opposant à la pénétration des sociétés américaines en relation avec le glissement de la fortune Rockefeller du secteur pétrolier vers ceux de la banque internationale et de l’investissement dans le Tiers-Monde.37

              Lorsqu’il décrivait les activités de l’AIA et de l’IBEC, il employait une terminologie retrouvée ensuite dans la bouche des adeptes de la mondialisation.  » Aujourd’hui « , statuait-il à la fin des années quarante, le capital doit aller là où il peut produire le plus de biens, rendre les meilleurs services, rencontrer les besoins les plus pressants des gens.  » Au sujet des actions menées par I’IBEC en Amérique Latine, Nelson faisait remarquer qu’en raison des  » gros problèmes  » auxquels est confronté  » notre mode de vie « , il était essentiel qu’elles démontrent  » que les entreprises américaines peuvent… aider à les résoudre, au bénéfice de notre vie quotidienne et de notre position dans le monde des affaires « . Il déclarait que les USA avaient besoin de maîtriser de tels problèmes  » s’ils souhaitent que leur système survive « .38

              De l’ensemble de cette rhétorique de l’aide destinée aux peu-ples, au final, ce qui restait primordial aux yeux de Nelson était de protéger et d’étendre « notre système ».

              TROIS SOURCES D’INSPIRATION

              Afin de comprendre la plus définitive des expressions de l’internationalisme libéral de Nelson, il est nécessaire d’examiner sa carrière de candidat à la Présidence, du milieu des années cin-quante jusqu’à 1973. On peut noter alors, qu’à l’instar de l’influence qu’eut Fosdick sur son père, au moins trois sources d’inspiration guida la vision de Nelson durant cette période.

              – La première fut le rapport de 1959 émanant du Rockefeller Brothers Fund, Prospect for America. Epaulé par Da-vid, Laurance, Winthrop et l’argent de la famille, Nelson avait mobilisé près d’une centaine de membres de l’establishment de la côte Est pour participer à ce projet spécialement conçu pour ses campagnes présidentielles. Les participants étaient divisés en six groupes : trois se focalisaient sur les sujets de démocratie intérieure, l’éducation et l’art contemporain alors que les trois autres s’intéressaient à la défense, la politique étrangère américaine, le commerce international et le développement économique.

              Nelson donnait largement dans ce rapport des recommandations détaillées pour établir le leadership des USA lors de la mise en place des accords économiques régionaux, des principes fondant le commerce international et dans la consolidation des institutions internationales.

              Les conseils politiques du Prospect for America renforçaient le consensus wilsonien internationaliste libéral de l’establishment, recommandant à l’Amérique de se fixer pour objectif d’établir  » un monde de paix, basé sur diverses entités politiques membres d’une communauté unifiée « , s’agissant pour elle de saisir alors  » l’opportunité de façonner un nouvel ordre mondial « . Celui-ci consisterait en l’existence  » d’institutions régionales subordonnées à une organisation internationale dont l’autorité croîtrait – conçue de sorte à posséder la capacité de traiter les problèmes que les États nations seraient de moins en moins en mesure de résoudre seuls « .

              Pour accélérer le programme concernant le libre échange, le rapport arguait que les USA devaient encourager la formation de  » systèmes d’accords commerciaux régionaux partout dans le monde libre « , dont un  » marché commun de l’hémisphère occidental  » comprenant les Amériques du Nord, Centrale et du Sud. Le document avait également loué les Nations Unies comme  » élément constitutif de notre conviction que les problèmes d’impact mondial devaient être traités par des ins-titutions d’envergure internationale. « 39

              – La deuxième source d’influence, moins connue, s’incarnait en la personne de Emmet John Hugues (1920-1982). C’était l’auteur des discours d’Eisenhower, conseiller supérieur en relations publiques au Rockefeller Brothers Fund (1960-63), et le chef de campagne de Nelson en 1968. Hughes est décrit par certains récits, non comme une personnalité de premier rang mais comme l’un des  » hommes de confiance  » les plus proches de Nelson, exerçant comme  » idéologue en chef » ou comme  » théoricien de campagne  » à l’occasion de ses campagnes présidentielles manquées.40

              C’était également un internationaliste libéral. Dans son livre de mémoires de l’époque passée au service d’Eisenhower, The Ordeal of Power (1963), il se vantait d’avoir inséré dans les discours d’Eisenhower les expressions de « support américain au droit international, les Nations Unies, désarmement et réorientation des efforts en direction d’un allégement de la pauvreté dans le monde  » – Vision révélée également dans le discours  » The Chance for Peace  » prononcé par Eisenhower le 16 avril 1953, au cours duquel il exhortait les Américains à soutenir un programme réunissant  » toutes les nations  » dans l’allocation des capitaux économisés par le désarmement à un  » fonds pour l’aide et la reconstruction du monde « .41

              – La troisième source d’influence était représentée par un proche ami et conseiller, Adolf Berle (1895-l97l), dont l’action se solda par d’importantes contributions à l’idéologie de l’internationalisme de Nelson. A la fin des années quarante, sa vision de la guerre froide comprenait la création d’une « politique de bon voisinage organisant les relations communautaires des nations libérales » pour s’opposer à l’URSS. Il s’opposa à l’OTAN arguant que  » le langage des alliances militaires était dépassé « , et soutint à la place le principe de sécurité collective assumé par les Nations Unies. Berle croyait aussi dans les vertus de l’intégration internationale économique, mises en exergue dans son livre paru en 1954, The 20th Century Capitalist Revolution, qui soutenait l’idée d’une dynamique économique capitaliste rendant obsolète l’entité Etat-Nation.

              Il participa également au projet Prospect for America, établissant les lignes de recherche des divers groupes de travail et insista sur le besoin de développer  » une philosophie partagée  » pour les affaires étrangères. De plus, Berle collabora avec Kissinger à l’écriture du rapport final, et sa marque peut être perçue dans les sections les plus franchement favorables aux institutions supra-nationales et à l’intégration économique internationale.42″

              LE « NOUVEL ORDRE MONDIAL » DE NELSON ROCKEFELLER

              Ces diverses influences constituèrent dans les faits une version légèrement mise à jour du modèle d’ordre mondial édicté par le binôme Wilson-Fosdick qui comprenait déjà les notions de libre marché, d’institutions supra-nationales, de suprématie américaine et de défaite du communisme. Nelson souscrivit volontairement et d’une faon répétée, à ce leitmotiv politique au long de sa course pour la Maison Blanche. L’idée que le changement mondial, en particulier en termes d’interdépendance économique, rendant le concept d’État Nation redondant, se trouvait au centre du credo Nelsonien.

              Dès 1951, il utilisa le terme « d’interdé-pendance  » pour caractériser les relations économiques entre l’Occident et les pays en voie de développement.43 Mais ce fut dans son essai Foreign Affairs, en 1960, qu’il déclara penser que  » le fait essentiel de notre temps était la désintégration du système politique hérité du XIXe siècle…, la grande idée de cette époque étant celle de monde non pas en com-pétition mais en coopération « .44

              De la même façon, au cours de ses conférences sur le fédéralisme à l’université d’Harvard en 1962, il affirmait :
              Aucune nation ne peut aujourd’hui défendre sa liberté ou satisfaire les besoins de sa population depuis l’intérieur de ses frontières et par ses seules ressources propres,… 1’État Nation, comme entité séparée, menace, à bien des titres, de devenir aussi anachronique que l’État Cité des Grecques antiques…45

              Nelson soutenait que l’État Nation devenait de moins en moins compétent pour assurer ses rôles politiques internationaux, les structures de l’ordre international prévalantes avaient volé en éclat laissant un vide politique historique « .46 L’ancien ordre mondial basé sur l’équilibre des pouvoirs du XIXe siècle n’était plus alors que les  » relations internationales étaient devenues véritablement planétaires  » – ceci exigeait la définition d’un « nouveau concept de relations entre les pays  » sous forme d’un « cadre dans lequel les aspirations de l’humanité puissent être satisfaites pacifiquement… « 47

              Simultanément, Nelson critiquait le rôle joué par les Nations Unies, estimant qu’elles  » n’avaient et n’étaient pas capables de mettre en place le nouvel ordre mondial que les événements exigeaient de façon irrésistible « . Il reprochait à l’Union Soviétique et à ses alliés d’avoir affaibli les Nations Unies. Il affirmait que le bloc communiste était dévolu à « la manipulation du processus démocratique des Nations Unies d’une façon suffisamment astucieuse et déterminée pour contrecarrer leur rôle et leur pou-voir « . Mais la menace représentée par le bloc communiste allait au-delà des dommages aux Nations Unies et attentait à la réalisation de ses propres « cruels desseins… regardant l’ordre mondial « . Les communistes avaient  » pris nos mots, nos appa-rences, nos propres symboles d’aspirations et d’espoirs et, … les avaient corrompus, trompés et trahis au profit de leur quête pour la domination du monde « .48

              Cependant, au cours des primaires de la présidentielle de 1968, Nelson était moins pessimiste au sujet des Nations Unies, maintenant que l’organisation internationale n’était pas en panne.  » En complément, affirmait-il lors d’un dîner de soutien du parti républicain, les données recueillies montrent que la force des Nations Unies a grandi… » La question était cependant ambiguë :  » Jusqu’à quel point les Nations Unies sont-elles propres à servir l’intérêt des USA, et comment peuvent-elles effectivement favoriser un ordre mondial plus stable… ? » La réponse de Nelson : assurance de la prise en compte de ces deux aspects du sujet. Bien que les USA ne pussent espérer contrôler l’organisation totalement, celle-ci pourrait agir dans  » l’intérêt na-tional  » américain (code habituel pour définir l’intérêt du monde des affaires) en maintenant un ordre mondial qui emploie les ressources d’autres Etats membres. Les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, disait-il,  » ont constitué une contribution vitale en faveur de la construction d’un ordre mondial plus stable  » et ont réalisé  » multilatéralement ce que les USA auraient dû réaliser eux-mêmes à un coût bien supérieur « . Les interventions menées par les Nations Unies étaient souvent  » le meilleur moyen de contrôler les crises dangereuses « . alors que les « actions unilatérales  » comme le Vietnam ont tendance à avoir des conséquences « boomerang « .

              Il était  » parfaitement clair  » que les interventions des Nations Unies « ont consolidé l’ordre mondial et… également fait progresser les objectifs des USA « .49 Il était donc dans l’intérêt de l’Amérique, selon Nelson, de  » prendre l’initiative du renforcement du rôle des Nations Unies comme médiateur et promoteur de la paix » « , alors  » qu’elles peuvent et doivent être employées comme instrument primordial  » dans la recherche d’un  » monde meilleur « . En support de cet objectif, Nelson pré-conisait que les USA prennent l’initiative en  » amenant les conflits devant les Nations Unies avant qu’ils n’atteignent un point critique « , tout en  » encourageant un fort leadership  » de la part du Secrétaire Général en mettant l’accent sur la  » diplomatie préventive et paisible  » et moins de référence aux votes en faveur des objectifs américains. Insistant sur le nécessaire renforcement des fonc-tions de maintien de la paix des Nations Unies, Nelson encouragea la participation des troupes de plus petits pays à ses opérations, et soutint l’idée du développement de leur financement. »50

              Si les principes de Nelson semblent familiers en ce moment, c’est parce qu’ils furent largement repris par le rapport de 1992 du Secrétaire Général Boutros Boutros-Ghali, « An Agenda for Peace « . Boutros-Ghali y faisait réellement écho aux recommandations de Nelson dont les notions de diplomatie préventive, de paix et en faveur d’un équipement prêt à servir pour l’ONU dans tout pays. En dépit d’un bouleversement bref de l’activité durant les années quatre-vingt-dix, ce type de propositions se trouve loin d’être réalisé, spécialement étant donné la suspicion de l’administration Bush à l’égard des capacités de maintien de la paix de l’ONU.

              Le  » monde meilleur  » que Nelson avait à l’esprit, censé remplacer le système existant d’États Nations, était essentiellement un monde fédéré réunissant les nations non-communistes. Dans son livre Unity, Freedom & Peace, Rockefeller soutenait en 1968 que l’idée fédéraliste – telle qu’elle fut mise en œuvre par les  » pères fondateurs de l’Etat américain… par leur acte de création constitutionnelle du XVIIIè siècle  » – pouvait s’appliquer  » au contexte plus large de la sphère des nations libres « , au profit d’une  » liberté garantie et d’un ordre stable dans le monde libre « .51

              Lors de sa conférence à Harvard, Nelson révéla qu’il avait  » depuis longtemps pressenti que la route de l’unité des nations libres passait par la création de confédérations en Occident et autour de l’Atlantique, peut-être même en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie « .52

              Pour atteindre son objectif, il approuva l’extension de la Communauté Européenne comme  » processus d’intégration à la communauté nord-atlantique. « 53  » L’unité politique européenne serait un premier pas  » vers la formation d’une  » communauté atlantique « , affirma-t-il.54
              De plus, en encourageant ce type de développement aux Amériques, les USA pourraient prendre la tête de la formation d’une  » Union économique Pan-Américaine  » qui serait alors devenu le marché commun le plus important du monde.55

              Mais Nelson était très clair en considérant ce type d’arrangement comme un moyen d’atteindre ses fins ; tenant compte de la menace communiste et des problèmes mondiaux,  » notre progression vers l’unité doit maintenant s’étendre à des actions aussi bien à l’intérieur des régions qu’entre elles ».56 Ainsi, les nouveaux accords régionaux doivent être vus comme l’étape sur le chemin menant à une intégration mondiale :
              L’unité en Occident implique un acte de création politique – comparable à celui engagé par les  » pères fondateurs  » de notre pays -peut-être d’une originalité, d’une audace et d’un dévouement plus grands encore. A notre époque, c’est le défi qui nous guide, nous contraint, nous inspire l’élaboration d’une grande alliance nord-atlantique, un regroupement au sein d’une confédération nord-atlantique, qui mènerait à une union mondiale des pays libres.57

              Plus tôt, à Harvard, il avait évoqué un danger plus important à ne pas réussir cette unification :
              « Le choix historique qui nous fait face n’est pas moins que le suivant : soit les nations libres du monde prendront l’initiative d’adapter le concept fédéral à leurs relations, soit nous serons conduits, un par un, à nous retirer dans un périlleux isolationnisme – politique, économique et intellectuel – si ardemment recherché par la politique soviétique du « diviser pour mieux régner ».58

              Nelson Rockefeller fit sien le vieil argument libéralo-internationaliste selon lequel les USA devaient promouvoir le libre marché mondial pour renforcer le système de la libre entreprise et relier ainsi les autres parties non-communistes du monde. Il déclara qu’il devait exister une « expansion et une continuité de la politique commerciale libérale américaine  » dans la mesure où elle bénéficierait non seulement aux pays en voie de développement mais aussi à l’économie des USA.59 Et Dans une dé-marche qui continue aujourd’hui à être connue sous le nom de « régionalisme ouvert « . Nelson soutenait que la formation de regroupements régionaux de libre marché pouvait être un bon moyen d’établir le libre marché mon-dial :
              Les accords régionaux en Europe et en Occident doivent être utilisés comme modèles pour l’organisation économique des autres parties du monde. Compte tenu du point clé voulant qu’aucune nation ne puisse réaliser ses aspirations par ses seuls efforts, les regroupements régionaux, développant alors entre eux des politiques encore plus libérales, constitueront alors une étape vers 1’objectif d’un système mondial de libre échange! 60
              Reprenant plus tard cet argument lors d’un discours donné au Executive Club en 1964, Nelson recommandait que Washington utilise son influence po-litique pour « établir des règles au sein du GATT, qui puissent garantir que les accords économiques régionaux évolueront vers une libéralisation progressive du commerce plutôt qu’une partition du commerce mondiale selon les préférences et la discrimination « .61

              Nelson était également favorable à la formation d’une « banque centrale mondiale  » qui pourrait  » empêcher les crises monétaires et contribuer au progrès économique mondial « , suggérant que le rôle du FMI soit  » élargi dans cette optique « .62
              Le thème le plus récurrent de l’idéologie internationaliste de Nelson était l’importance du leadership américain. Les USA, déclarait-il lors de nombreux fo-rums, doivent prendre l’initiative lors du processus de création d’une fédération mondiale, tout comme ils étaient nés « pour l’amour de l’idée » que « l’homme devait être libre pour suivre sa destinée unique et indi-viduelle – une croyance reposant sur notre foi infaillible en la fraternité, attribut de l’humanité entière « .63  » Le tumulte dans le monde ne s’essoufflera qu’avec l’émergence d’un système international plus ou moins généralement accepté » écrivait-il en 1968. « L’objectif est l’ordre… cependant, si nous ne pouvons créer cet ordre seuls, il ne peur être établi sans nous.  »

              Pour Nelson, l’Amérique était trop interconnectée pour échapper à ses obligations : en fait,  » les réels in-térêts de l’Amérique sont interdépendants de ceux des autres nations du monde libre « . Les implications étaient ainsi évidentes :
              Nous devons assumer un rôle de leadership digne des États-Unis et proportionnel à nos intérêts et à ceux du monde libre qui doivent être considérés comme un tout.

              Même la chute du communisme ne libérerait pas les USA de cette charge : « Nous faisons face à des tâches qui seraient, pour l’essentiel, identiques même si le communisme n’avait jamais existé. Il nous est demandé d’œuvrer avec les peuples du monde afin de développer une réelle communauté planétaire. »66

              Alors que les années soixante-dix avaient vu ses espoirs de gagner la Maison Blanche anéantis, Nelson Rockefeller recherchait toujours une reconnaissance politique et se toqua d’environnementalisme, développant à nouveau une tendance internationaliste. Dans son livre, Our Environment can be Saved (1970), Nelson invoquait les implications politiques inévitables de la nécessité d’anticiper la dégradation de l’environnement, soutenant que la prévention de la crise écologique imminente pourrait  » devenir un terrain de coopération accrue entre les nations « . A cette fin, il recommandait que les USA  » participent à coordonner la planification de contrôles internationaux « .67

              VICE-PRESIDENT PAR ACCIDENT

              Le sort voulut que l’autodestruction politique et personnelle de son adversaire Richard Nixon donnât une valeur nouvelle à Nelson et en décembre 1974, après un long processus de révélations et de confirmation au sein d’un Congrès suspicieux, il devint Vice-Président de l’administration juste née de Gérald Ford. Malgré le fait que Nelson fut le prochain en ligne pour accéder à la présidence, ses déclarations de politique étrangère furent rares et très prudentes dans cette période. Avec son protégé au poste de secrétaire d’État aux relations extérieures, Nelson avait envisagé d’exercer un contrôle sur la politique intérieure. Il eut, cependant, des démêlés avec le chef de cabinet de Ford, Donald Rumsfeld, qui était déterminé à maintenir le manque de pouvoir du Vice-président
              Bien qu’appointé en fait comme Vice-Président du Conseil des Affaires Intérieures (Domestic Council), Nelson se retrouva largement écarté des prises de décision. Au sujet de sa situation. Nelson raillait : « Je vais aux enterrements et aux tremblements de terre. »70

              Sa contribution aux politiques extérieure et intérieure se limitait à officier dans la Commission gouvernementale pour l’organisation et la conduite de la politique étrangère en 1974, et de façon plus controversée comme président de la commission sur les activités intérieures de la CIA en l975.71
              En analyse finale, cependant, son rôle quelque peu marginal dans l’administration Ford eut en soi peu de conséquences dans la mesure où le programme wilsonien libéral internationaliste fut adopté par Ford et Kissinger de toute façon, bien que ce soit plus attribuable à l’influence de David Rockefeller.

              Sous l’égide de la Trilateral Commission, David avait mobilisé l’establishment contre la Realpolirik de l’administration Nixon avec grande efficacité. Fini le leitmotiv nixonien de  » monde plus sûr  » par l’équilibre des superpuissances et le dédain de l’ONU qui l’accompa-gnait.72 Il était maintenant remplacé par une adhésion inhabituelle (spécialement pour Kissinger) au droit international, à la coopération institutionnalisée entre les pouvoirs industriels (plutôt que des alliances), aux notions de « communauté mondiale  » et « d’interdépendance mondiale croissante « .73

              En effet, comme le faisait observer en 1976 l’introduction du texte de « Projet pour les années quatre-vingt » du Council on Foreign Relations, « les prises de positions enthousiastes du président Ford aux sommets de Rambouillet et de San Juan, à l’instar des récents discours de Kissinger, pourraient avoir émané des pages du Trialogue (Journal de la Trilateral Commission)… »74

              L’internationalisme des Rockefel1er avait encore laissé sa marque, même si très ironiquement, Nelson, malgré un poste de Vice-Président, n’y joua qu’un rôle périphérique. Sa marginalité s’accrut encore lorsqu’en novembre 1975, sur l’injonction de Ford, Nelson retira sa candidature de Vice-Président lors des élections présidentielles de 1976. Ce fut l’œuvre de Rumsfeld ; pensant qu’il représentait un handicap électoral, le chef de cabinet zélé fit pression pour que Nelson soit débarqué du train présidentiel. Au lieu de constituer la marche finale qui débouchait sur le bureau ovale, comme Nelson le croyait, la Vice-Présidence fut l’impasse dont ne ressortirait plus sa carrière politique.

              D’après David Rockefeller,  » la décision de Ford descendit Nelson » et lui fit perdre tout intérêt pour la politique. De plus, « échouant alors que le gros lot semblait à portée de main », Nelson finit sa carrière politique comme un homme amer et aigri ». Il retourna dans la sphère familiale où, dans un dernier sursaut, il tenta de prendre le contrôle de la Rockefeller Brother Foundation des mains de ses frères et échoua.75

              La fin de Nelson Rockefeller fut soudaine et controversée à souhait ; l’ex-politicien de 70 ans est rapporté être décédé en plein rendez-vous amoureux avec une de ses employées sexuelles. Néanmoins, son trépas en 1979 provoqua un important et pieux émoi dans les médias contrôlés par les corporations. Time Magazine déclara  » Il était guidé par la vocation à servir, à améliorer et à élever son pays « , alors que le New York Times louait en lui le  » phare de l’internationalisme  » et « l’extraordinaire envergure de l’intérêt et de l’effort qu’il consacra au pays « .76 Kissinger fut encore moins restrictif et fit l’éloge de son bienfaiteur en le qualifiant de  » plus grand américain que j’ai connu « , de  » génie pragmatique qui  » aurait pu faire un grand Président « . C’était en fait une « tragédie pour le pays » qu’il n’ait pu atteindre son but. Kissinger affirmait aussi que l’influence de Nelson sur les politiques nationale et internationale américaines était plus grande que le supposaient beaucoup de gens :
              …au final, ce fut souvent Nelson qui établit le programme mis en œuvre ensuite comme politique nationale. Le travail intellectuel de base qui déboucha sur beaucoup d’innovations était le sien… Le destin a voulu qu’il laisse sa marque durable sur notre société, même si c’est d’une manière presque anonyme qu’il conçut ses programmes, qu’il promut ses valeurs et changea la vie de beaucoup.
              Si on laisse de côté l’éloge servile et quelque peu imprécise de Kissinger, la montée et la chute de Nelson révèle que sa contribution à l’élaboration du Nou-vel Ordre Mondial fut au mieux marginale. Nul doute que s’il avait été élu Président, ne serait-ce que pour quelques années, il aurait mis en mouvement les plans mondialistes qu’il avait soutenus au long des années soixante. Heureusement, bien que certaines figures de l’establishment ne soient pas de cet avis, cela n’arriva pas.
              Mais l’échec de Nelson à accéder au bureau ovale le réduisit effectivement à n’être que le pu-bliciste de la vision du Nouvel Ordre Mondial de sa famille. Il fit la promotion des politiques favorables à une gouvernance mondiale, mais ne fut jamais en mesure de commander à leur mise en œuvre. Alors que Nelson était incapable de s’assurer l’accès au bureau si ardemment désiré et restait largement à l’écart des institutions philanthropiques, spécialement la RBF et la Rockefeller Foundation qui donnaient à la famille son réel pouvoir, l’amertume de ses dernières années n’est pas une surprise.
              Comme nous le verrons dans les parties suivantes, ses frères furent alors les plus impliqués dans ces buts philanthropiques, par les fondations et les organismes politiques soutenus par les finances de la famille. Ils eurent l’impact décisif sur la formulation de l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial et sa mise en œuvre. Et à leur tête, bien entendu, David…

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              NOTES :
              24. David Rockefeller, Me-moirs, Random House, 2002, p. 191. Il faut ici remarquer que, d’une façon quelque peu improbable, ce qui déclencha le moment de lucidité chez David fut le divorce de Nelson avec sa première femme, Mary Toci-hunter Clark en 1961, et non sa course impitoyable vers le pouvoir ou ses brimades envers ses frères pour le contrôle des finances de la famille afin de financer ses campagnes électorales. De plus, l’explication de David néglige le coût politique de ce divorce pour la campagne de Nelson en 1964.

              25. Stewart Alsop, Nixon & Rockefeller : A Double Portrait, Doubleday, 1960, p. 80.

              26. Comme Jonathan Vankin le fait remarquer : « s’il n’y avait eu cette paire de pistolets enrayés, Nelson Rockefeller aurait réalisé son rêve de devenir Président sans même gagner une seule voix ; voir Vakin, Conspi racies, Cover-ups and Crimes : From JFK to the CIA Terrorist Connection, Dell Pu-blishing, 1992, p. 259.

              27. Cité dans Cary Reich, The Life of Nelson A. Rockefeller : Worlds to Conquer 1908-1958, Doubleday, New York, 1996, p. xvii.

              28. Stephen Chapman, « Rocky as St Sebastian », The New Re-public, 10 février 1979, pp. 12-14 ; Robert Fitch, « Nelson Roc-kefeller : An Anti-Obitaary », Monthly Review, juin 1979, p. 13.

              29. Gary Allen, The Rockefeller File, 76 Press, 1976, p. 50.

              30. Robert Welch, The Blue Book of the John Birch Society, Western Islands, 1961, p. 113.

              31. Pour une revue mordante des offenses de Kissinger dont de possibles crimes de guerre, voir Christopher Hitchens, The Trial of Henry Kissinger, Text Publi-shing, 2001.

              32. Henry A. Kissinger, Nuclear Weapons and Foreign Policy, Council on Foreign Relations/Harper & Brothers, 1957, pp. 219-221.

              33. Joseph Persico, The Imperial Rockefeller : A Biography of Nelson A. Rockefeller, Simon & Schuster, 1982, pp. 82.

              34. Alsop, Nixon & Rockefeller : A DoublePortrait, pp. 88-89.

              35. Peter Collier and David Horowitz, The Rockefellers : An American Dynasty, Holt Reinhart & Winston, 1976, pp. 230, 236-238.

              36. George E. G. Catlin, The Atlantic Commonwealth, Penguin, 1969, p.49.

              37. Blanche W. Cook, The Declassifled Eisenhoower : A Divided legacy of Peace and Political Warfare, Penguin Books, 1981, pp. 295-296.

              38. Ferdinand Lundberg, The Rich and the Super-Rich : A Study in the power of Money Today, Lyle Stuard Inc ; 1968, pp. 593-594.

              39. Rockefeller Brothers Fund, Prospect for America : The Rockefeller Panel Reports, Double- day, 1961, pp. 24, 26, 34, 35,188, 228 (emphasis added).

              40. Peler Collier and David Horowitz, The Rockefellers, pp. 340, 344, Persico, The Imperial Rockefeller, p.7l.

              41. Emmet John Hughes, The Ordeal of Power: A Political Memoir of the Eisenhower Years, Atheneum, 1963, pp. 1021H (including speech quote) 218-221.

              42. Jordan A. Schwarz, Liberal : Adolf A. Berle and the Vision of an American Era, The Free Press, 1987, pp. 304-305, 311-312.

              43. Nelson A. Rockefeller, Widening Boundaries of National lnterest, Foreign Affairs, July 1951, p 527.
              44. Nelson A. Rockefeller, « Purpose and Policy », Foreign Affairs ; 1960, p. 383.

              45. Nelson A. Rockefeller, The Future of Federalism: The God-kin Lectures at Harvard University 1962, Harvard University Press, 1962, pp.63-64.
              46. ibid., pp.67, 64.

              47. Nelson A. Rockefeller,  » Policy and The People  » Foreign Affairs, Janvier 1968, pp. 237- 238.

              48. Rockefeller, The Future of Federalism, pp. 64-66.

              49. Nelson A. Rockefeller, « The Unitel Nations : A Balance Sheet », Viral Speeches of the Day, 15 octobre 1968, pp. 18, 21, 20.

              50. ibid., pp.19, 2l.

              51. Nelson A. Rockefeller, Unity, Freedom & Peace : A Blue-print for Tomorrow, Vintage, 1968, p. 133.

              52. Rockefeller, The Future of Federalism, pp. 75-76.

              53. Rockefeller, « Purpose and Policy », p. 383.

              54. Nelson A. Rockefeller, « Our Foreign Policy : What is it ? », Vital Speeches of the Day, 15 avril 1964. p. 405.

              55. Rockefeller, « Purpose and Policy », pp. 383, 386.

              56. Rockefeller, The Future of Federalism, p.76
              57. Rockefeller, Unity, Freedom & Peace, p. 146

              58. Rockefeller, The Future of Federalism, pp. 68-69.

              59. Rockefeller, « Purpose and Policy », p. 384.

              60. ibid., p. 386.

              61. Nelson A. Rockefeller, « World Trade : The GAU Conference », Vital Speeches of the Day, 1er juin 1964, p. 495.

              62. Rockefeller, « Purpose and Policy », pp. 386- 387.

              63. Rockefeller, The Future of Federalism, p. 82.

              64. Rockefeller, « Policy and The People », p.240.

              65. Rockefeller, « World Trade », p. 497.

              66. Rockefeller, « Purpose and Policy », p. 390.

              67. Nelson Rockefeller, Our Environment Can Be Saved, Doubleday, 1970, pp. 152-153.

              68. Le processus d’entérinement révéla alors que la fortune de Nelson A. Rockefeller s’élevait à 179 millions $ (un audit de l’ad-ministration réévalua plus tard la somme à 218 millions $), ce qui est considérablement plus que ce qu’il avait laissé entendre ; mais Nelson n’était pas milliardaire, comme c’était le cas des super-riches des années 70 comme John Getty ou Aristote Onassis. Voir Collier et Horowitz, The Rocke-fellers, pp. 485-486.

              69. Michael Turner, The Vice President As Policy Maker: Roc-kefeller in the Ford White House, Greenwood Press, 1982, pp. xv, 158-163.

              70. Cité par Persico, The Imperial Rockefeller, pp. 261-262.

              71. Turner, The Vice President As Policy Maker, pp. 146-149.

              72. « An Interview with the President : « The Jury Is Out », Time, 3 janvier 1972, p. 9.

              73. Voir, par exemple, du secrétaire d’État Henry Kissinger, « International law, World Order, and Human Progress », Departement of State Bulletin, 8 septembre 1975 ; Secretary Kissinger, « Building International order », Department of State Bulletin, 13 octobre 1975 ; and Secretary Kissinger,  » The Industrial Democracies and the Future « , Department of State Bulletin, December 1975. Il est à noter que Kissinger chan-gea rapidement de rhétorique une fois écarté du pouvoir.

              74. Richard Ullman, « Trilateralism : ‘Partnership’ For what ? », Foreign Affairs, Octobre 1976, p. 11.

              75. David Rockefeller, Memoirs, p. 337.

              76. Time et New York Times cités dans Chapman, « Rocky as St Sebastian », p. 12.

              77. Henry Kissinger, « Nelson Rockefeller : In Memoriam » par Henry Kissinger dans : For The Record : Selected Statements, 1977-1980, Weidenfeld & Nicolson & Michael Joseph, 1981, p. 171.

              Au sujet de l’auteur:
              Will Banyan, licencié ès lettres, diplômé en sciences de l’information, est un auteur spécialisé en économie politique de la mondialisation. Il a travaillé pour divers Etats et pour le gouvernement fédéral américain ainsi que pour plusieurs organisations internationales, comme plus récemment sur des objectifs mondiaux pour une société privée. Il travaille actuellement sur une histoire révisée du Nouvel Ordre Mondial et peut être contacté à : banyan007@redifmail.com .

              Traduction : David Dennery
              Revue Nexus n°28

              Sources : http://www.nonalaguerre.com/articles.htm

               
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              Publié par le 21 février 2010 dans NOUVEL ORDRE MONDIAL, Rockefeller

               

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              Bigard et le 11 Septembre

               Un des rare,voir le seul qui a eu le courage de dénoncer cet innommable assassinat et qui jours après jours se révéle !

              Bravo et merci Bigard.

               

              Bigard 11 Septembre : 1. Les passeports magiques

              Bigard 11 Septembre : 2. Les chasseurs américains…

              Bigard 11 Septembre : 3. S’il te plaît Obama !

              Bigard 11 Septembre : 4. Monsieur Silverstein

              Bigard 11 Septembre : 5. Bush à l’école

              Bigard 11 Septembre : 6. Ben Laden en mobylette

              Bigard 11 Septembre : 7. La chute des tours

              Bigard 11 Septembre : 8. Les pirates de l’air

              Bigard 11 Septembre : 9. L’avion de Chanceville

              Bigard 11 Septembre : 10. Guantanamo

              Bigard 11 Septembre : 11. Dernier épisode

               
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              Publié par le 20 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

               

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              L’impossible mission des pirates du 11 Septembre 2001

              L’impossible mission des pirates du 11 Septembre 2001
              Si vous êtes un pirate de l’air et que vous souhaitez frapper en plein coeur une grande ville des États-Unis à l’aide d’un avion de ligne, vous devez d’une part choisir un vol passant à proximité de cette ville, et d’autre part agir très vite à bord afin de ne pas offrir à l’armée de l’air, très nerveuse à proximité des grandes villes, de précieuses minutes d’avance. À la moindre alerte, les pilotes des avions de ligne disposent en effet d’une « alarme » qui informe le sol qu’un détournement est en cours. À l’aune de ces deux remarques de bon sens, regardons si les pirates du 11 septembre 2001 étaient doués, ou pas du tout.
              Aux États-Unis, en cas de détournement aérien (ou d’une autre anomalie), la sécurité aérienne réagit d’autant plus vite que la région est densément peuplée. Ainsi, à proximité de New York et de Washington, les délais de réaction sont de quelques minutes, la patrouille venant alors de la base aérienne de McGuire, à 110 kilomètres de New York, ou de la base aérienne d’Andrews, à 16 kilomètres de Washington. Inversement, au-dessus d’une région peu dense, la sécurité aérienne se donne plus de temps pour évaluer la situation. Par exemple, dans l’affaire de l’avion privé du golfeur Payne Stewart, en 1999 : après une dépressurisation brutale de la cabine, le contrôle aérien civil demanda l’intervention de l’armée de l’air seulement 24 minutes plus tard. L’appareil ne menaçait en effet personne et volait sous pilote automatique.

              Revenons donc à notre question : de quels délais disposent des pirates souhaitant frapper une grande ville des États-Unis ? Si l’on admet que le contrôle aérien prend une minute pour se faire confirmer le détournement (s’il n’est pas confirmé, il agit quand même comme si le cas était avéré) et que d’autre part l’armée de l’air a besoin de 3 minutes pour arriver sur les lieux, cela donne aux pirates une durée approximative de 4 minutes. Cela signifie que si les pirates se trouvent à moins de 4 minutes de leur cible au moment où le sol découvre le détournement, ils ont de bonnes chances de réussir. Si au contraire 10 minutes ou plus les séparent de la cible à ce moment-là, ou si par exemple ils doivent batailler 15 minutes à bord de l’avion avant d’en prendre le contrôle, leurs chances de succès tombent approximativement à zéro puisqu’on ne connaît aucun cas de non-respect des procédures par la sécurité aérienne au cours des 30 dernières années. La patrouille vient se placer à quelques miles derrière l’avion et l’abattra en dernière extrémité. Ayons donc en tête cette durée de référence, 4 minutes, le seuil séparant le succès de l’échec. Jusque là, les choses sont simples.

              Elles se compliquent lorsque l’on trace sur une carte le trajet des avions du 11 septembre et que l’on y ajoute le trajet le plus court vers la cible. Ci-dessous, j’ai simplement reporté le trajet des avions du 11 septembre et ajouté, en jaune, le trajet le plus court. J’ai évalué approximativement la longueur de ces trajets directs et inscrit en minutes le temps dont les avions du 11 septembre ont besoin pour parcourir ces distances, à 850 km/h (fond jaune) :

              Trajet des avions du 11 septembre 2001 versus trajet idéal, avec durées en minutes (version réduite)

               

                (Cliquez ici pour agrandir l’image.)

              La première chose qui saute aux yeux est le choix des vols 11 et 93, manifestement mal inspiré puisque le meilleur itinéraire place l’avion, au moment où les pirates font irruption dans la cabine (s’ils font vite), à respectivement 16 et 15 minutes de l’objectif. Nous sommes très au-dessus de notre seuil de 4 minutes et l’armée de l’air peut donc, même en réagissant lentement, être en avance et stopper les avions. C’est donc perdu d’avance pour ces deux avions.

              Le vol 175 paraît mieux engagé (4 minutes) mais il n’en est rien si l’on se rappelle que l’avion est parti avec 16 minutes de retard et qu’il devait, en partant à l’heure, arriver sur les Tours Jumelles en même temps que le vol 11. Vol dont le contrôle aérien a connaissance du détournement depuis au minimum 12 minutes ! (selon le trajet idéal et si les pirates font très vite à bord) L’armée de l’air est donc déjà en vol, partie à la rencontre du vol 11, et la patrouille peut alors se diviser en deux, ou bien une seconde patrouille peut décoller pour rejoindre le vol 175. Comme on ne voit pas tous les jours un avion de ligne foncer sur New York, nous pouvons espérer en outre que l’armée aura élevé son niveau d’alerte dès le premier détournement, celui du vol 11, et par conséquent que la deuxième patrouille réagira plus vite. Dit en d’autres termes, le vol 175 ne bénéficie plus de l’effet de surprise et ses chances sont plus minces.

              Dernier espoir de surprendre la sécurité aérienne, le vol 77, qui semble au premier abord répondre à l’exigence du délai de 4 minutes puisqu’il décolle de Washington et que sa cible est Washington. Or, la Commission rapporte qu’Al-Qaïda avait remarqué que la porte de la cabine de pilotage ne s’ouvrait que 10 à 15 minutes après le décollage, c’est-à-dire à un moment où l’avion est, par définition, à 10 ou 15 minutes de sa cible : à nouveau, patatras, le plan des pirates tombe à l’eau, c’est bien au-delà des 4 minutes. En définitive, nous voyons qu’au moins trois avions n’étaient pas en position de réussir, sinon les quatre, et que cela, Al-Qaïda le savait.

              Or, nous voyons sur la carte que les pirates n’empruntent pas du tout l’itinéraire le plus court et s’en écartent au contraire de très loin (vols 77 et 93 notamment). Pire, il s’écoule respectivement 7, 8 et 20 minutes à bord des avions (respectivement les vols 11, 77 et 93) entre le moment où les pirates se dévoilent et celui où ils modifient effectivement la direction de l’avion. Autant de minutes perdues pendant lesquelles la sécurité aérienne se dépêche d’intervenir ! Tout cela s’ajoutant, tout espoir est définitivement perdu pour les pirates car il devient un jeu d’enfant pour l’armée de l’air de stopper cette attaque si piteusement préparée et si mal conduite. La sécurité aérienne a disposé en effet du temps faramineux de 29, 21, 50 et 52 minutes par avion (pour respectivement les vols 11, 175, 77 et 93), à rapprocher de notre seuil initial de 4 minutes ! C’est littéralement une éternité, ce qui signifie que les pilotes de l’armée de l’air ont le temps d’appeler leur épouse, de boire un café, de voler à petite vitesse et d’être encore en avance…

              Rien n’est donc plus faux que l’idée selon laquelle les attentats du 11 septembre étaient une « fatalité », rendue possible par des pirates audacieux. Les pirates étaient au contraire mal organisés et maladroits. Leur pitoyable projet n’a en réalité offert à la chasse que des occasions en or de les arrêter…

              Les attentats furent rendus possibles par une inexplicable défaillance généralisée de la sécurité aérienne ce matin-là, mais ceci est une autre histoire !

              Yves Ducourneau

              yves.ducourneau@club-internet.fr

              Sources :
              – La guerre contre la vérité, par Nafeez Mosaddeq Ahmed (éd. Demi-Lune).
              – Wikipédia (vol 11, vol 175, vol 77, vol 93).

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              Publié par le 20 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

               

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              Sortie du livre Israël, parlons-en ! Proposition pour organiser des débats et formations sur Israël avec Michel Collon

              Sortie du livre Israël, parlons-en !  Proposition pour organiser des débats et formations  sur Israël avec Michel Collon

              Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie, fin mars, du nouveau livre de Michel Collon intitulé « Israël, parlons-en ! ».Israël, parlons-en ! rassemble le meilleur de tout ce qui existe, tout en analysant l’actualité récente. Avec des cartes et illustrations, séparées, que chacun pourra utiliser lors de ses discussions. L’ouvrage se termine par une synthèse, rédigée par Michel Collon : « Comment parler d’Israël » répond aux difficultés que les gens rencontrent quand ils en discutent. L’auteur a enquêté auprès de nombreuses personnes et a organisé un séminaire de recherches sur ce  thème.Comment parler d’Israël ? » avec Michel Collon. Période proposée : avril – mai – début juin 2010. Différentes formules sont possibles : 1. Conférence avec l’auteur. 2. En ajoutant l’un ou l’autre des auteurs interviewés dans le livre. 3. Débat contradictoire avec un partisan d’Israël. 4. Débat contradictoire avec un représentant des médias. 5. Débat avec un ou des Palestiniens. Quant aux dates, nous regrouperons plusieurs villes sur une même semaine pour diminuer les trajets et les frais.michel.collon@skynet.be pour organiser cela concrètement dans votre ville (vous pouvez bien sûr transmettre cette invitation aux associations que vous connaissez dans d’autres villes). Nous vous enverrons une note concernant toutes les questions pratiques.

              Vous avez, comme nous, le souci de défendre la Palestine face à l’injustice. Et nous rencontrons tous le même problème : comment convaincre ? « Holocauste », « antisémitisme », « lobby » et médias, « terrorisme », exode historique des juifs, Gaza, rôle des USA, colonies, droit international… Face aux mythes sionistes, omniprésents dans les médias et même à l’école, comment rétablir la vérité ? Comment argumenter d’une façon adaptée au niveau du public (surtout le public d’origine européenne, matraqué par ses médias) ?

              Les autorités soutiennent largement Israël, depuis longtemps, et pour des raisons qui sont expliquées dans le livre. Dès lors, la seule force qui pourra changer cette situation, ce sont les gens eux-mêmes, à la base. En se mobilisant pour discuter le plus possible autour de soi : au travail, à l’école, avec les amis ou dans le quartier. Et même avec certains journalistes. Mais pour cela, il faut trois conditions : 1. De la confiance en soi. 2. Des connaissances suffisantes. 3. Une bonne méthode.

              Le livre a été écrit pour répondre à ces besoins. 20 interviews, brèves et concrètes, avec les meilleurs spécialistes au monde, chacun traitant un aspect différent du conflit (voir la table des matières en annexe). Arabes, Israéliens, Européens, Américains, tous au service de la vérité et de la Justice. Noam Chomsky, Ilan Pappe, Tariq Ramadan, Jean Bricmont et d’autres apportent ainsi le meilleur de leur savoir et leur expérience.

              Il existe pas mal de bons livres sur Israël sous ses divers aspects. Mais très peu de gens ont la possibilité de lire tout cela.

              Nous vous proposons d’organiser un débat «

              D’autre part, des séminaires de formation seront animés par Michel Collon en France, en Belgique et en Suisse. Durant une journée, ils se baseront sur des jeux de rôle et des exercices pratiques. Le but : former un maximum de gens afin que ceux-ci puissent déployer toutes leurs initiatives dans le débat quotidien. Enfin, à ceux qui en ont la possibilité, nous proposerons des initiatives concrètes et collectives afin de peser ensemble sur les autorités, les médias et certaines personnalités.

              Si vous êtes intéressés, contactez-nous par l’intermédiaire de

              D’avance merci pour votre solidarité avec la Palestine.

              Michel Collon et l’équipe Investig’Action

              http://www.michelcollon.info http://www.michelcollon.info

               
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              Publié par le 19 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

               

              WTC – Septembre 2001.

               

              11-Septembre: chacun sa vérité.

              Une enquête d’investigation sérieuse et équilibrée produite par le groupe audiovisuel public canadien « CBC / RADIO Canada ». Ce reportage donne la parole aux défenseurs de la version officielle des attentats du 11 Septembre et à plusieurs figures centrales du Mouvement pour la Vérité – parmi lesquelles le professeur David Ray Griffin et l’architecte Richard Gage – sans aucun parti pris a priori et dans le respect des règles déontologiques de la profession journalistique.

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              Loose change final cut.

               

              « Loose Change final cut » est un documentaire sur les attentats du 11 septembre 2001. Ce film avance que les attaques n’étaient pas le seul résultat d’attentats terroristes islamistes, mais d’une série d’évènements prémédité dont le gouvernement américain avait connaissance… Cette version exclusive avec les sous-titres bien mieux synchronisés a été modifiée par investipole. Loose change final cut est la troisième édition du documentaire  » loose change  » crée par Dylan Avery (www.loosechange911.com/finalcut/). Cette version est une version sous titré en Français (French Fr).

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              Voici maintenant un joli lapsus révélateur du décérébré Bush,qui en dit long sur l’attentat.

               

               

               

               
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              Publié par le 18 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

               

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